1 La parole de Yahvé me fut adressée en ces termes :
2 Fils d’homme, pourquoi le bois de la vigne vaudrait-il mieux que le bois de toute branche sur les arbres de la forêt ?
3 En tire-t-on du bois pour en faire quelque chose ? En tire-t-on une cheville pour y pendre un objet ?
4 Voilà qu’on le jette au feu pour le consumer. Le feu consume les deux bouts ; le milieu est brûlé, est-il bon à quelque chose ?
5 Déjà, lorsqu’il était intact, on ne pouvait rien en faire ; alors, quand le feu l’a consumé et brûlé, peut-on encore en faire quelque chose ?
6 C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Yahvé. Tout comme le bois de la vigne parmi les arbres de la forêt, que j’ai jeté au feu pour le consumer, ainsi ai-je traité les habitants de Jérusalem.
7 J’ai tourné ma face contre eux. Ils ont échappé au feu, mais le feu les dévorera, et vous saurez que je suis Yahvé, lorsque je me tournerai contre eux.
8 Je ferai du pays une solitude, parce qu’ils ont été infidèles, oracle du Seigneur Yahvé.
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Depuis l’époque des premiers prophètes, la vigne était le symbole du peuple de Dieu : Isaïe, Osée, Jérémie et d’autres prophètes l’ont utilisé. Cette image est devenue si familière que, lorsque le Seigneur Jésus-Christ y recourt, Ses auditeurs comprennent aussitôt de quoi Il parle. Le prophète Ézéchiel reprend lui aussi cette image. La courte parabole du chapitre 15 de son livre contient une idée très importante, qui retient immédiatement l’attention.
Le Seigneur dit que la vigne ne sert à rien d’autre qu’à produire du raisin. Elle diffère des autres espèces de bois en ce qu’on ne peut rien en fabriquer. Par conséquent, le peuple élu « ne sert » à rien d’autre qu’à vivre dans l’alliance conclue. Ceux qui participent à l’alliance avec Dieu se distinguent des autres peuples en ceci que tout le sens de leur existence réside dans cette alliance. La création d’empires mondiaux et l’accumulation de richesses incalculables, les trésors de sagesse et l’essor des technologies : tout cela peut leur appartenir, mais ne peut être le but et le sens de leur vie. En dehors de l’alliance, en la violant, les hommes de l’alliance deviennent inutiles, déplacés dans ce monde. Et le Seigneur dit qu’il est impossible de quitter l’alliance pour une vie « ordinaire » : on ne peut que périr dans le feu, ce qui arrive à Israël avant l’exil.
Faut-il souligner que cela concerne la Nouvelle Alliance et ceux qui y participent bien davantage encore que l’Ancienne ?
Autres réflexions
Pour Ez 15:1-8
1 La parole de Yahvé me fut adressée en ces termes :
2 Fils d’homme, pourquoi le bois de la vigne vaudrait-il mieux que le bois de toute branche sur les arbres de la forêt ?
3 En tire-t-on du bois pour en faire quelque chose ? En tire-t-on une cheville pour y pendre un objet ?
4 Voilà qu’on le jette au feu pour le consumer. Le feu consume les deux bouts ; le milieu est brûlé, est-il bon à quelque chose ?
5 Déjà, lorsqu’il était intact, on ne pouvait rien en faire ; alors, quand le feu l’a consumé et brûlé, peut-on encore en faire quelque chose ?
6 C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Yahvé. Tout comme le bois de la vigne parmi les arbres de la forêt, que j’ai jeté au feu pour le consumer, ainsi ai-je traité les habitants de Jérusalem.
7 J’ai tourné ma face contre eux. Ils ont échappé au feu, mais le feu les dévorera, et vous saurez que je suis Yahvé, lorsque je me tournerai contre eux.
8 Je ferai du pays une solitude, parce qu’ils ont été infidèles, oracle du Seigneur Yahvé.
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L'inutilité de Jérusalem, qui s'est détournée de sa vocation, est comparée à celle d'une vigne : trop fragile pour servir à la construction, impropre au tressage de nattes et inutilisable comme fourrage pour le bétail. Elle ne convient qu'à...
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L'inutilité de Jérusalem, qui s'est détournée de sa vocation, est comparée à celle d'une vigne : trop fragile pour servir à la construction, impropre au tressage de nattes et inutilisable comme fourrage pour le bétail. Elle ne convient qu'à être jetée au feu, mais même là, elle brûle rapidement sans produire une chaleur comparable à celle des autres combustibles.
Mais s'il en est ainsi, pourquoi Jésus, en faisant Ses adieux à Ses disciples, Se comparera-t-Il précisément à une vigne ? Son abaissement ne s'est-il pas manifesté aussi dans cette comparaison ? Ou peut-être, en Se comparant à une vigne « sans valeur et bonne à rien », voulait-Il nous faire comprendre qu'à Ses yeux tout ce que les hommes ont l'habitude de rejeter — et plus encore ceux que la société regarde de haut à cause de leur apparence peu engageante — possède aussi une valeur qui échappe à la perception humaine ?
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