13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.
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La Foi, l’espérance, la charité sont la traditionnelle triade, appelées au Moyen âge des vertus «théologiques», qui, comme on considérait, sont propres seulement aux chrétiens, à la différence des vertus «païens», qui, selon les mêmes représentations du Moyen âge, sont propres à tous les gens, y compris les païens vertueux. Et Paul, comme on voit, des trois met en relief la charité, sans d'ailleurs nier que la foi et l'espérance sont inséparablement liées à elle. Alors que veut dire l'apôtre? On aurait bien sûr pu tout expliquer seulement par les particularités de l’appareil spirituel de la personnalité humaine.
En effet, la confiance, et l'espérance sont toujours d'une manière ou d'une autre liées à ces relations, qui joignent l’homme avec Dieu et avec les prochains. Et la charité comprise comme comprennent ce mot les auteurs des livres bibliques, est la relation même, autour de laquelle se construit tout le reste. Notamment sur la charité est fondée toute confiance, et seulement la charité permet d'espérer sur quelque chose, que ce soit lié à Dieu ou à l’homme.
Mais le problème n’est probablement pas seulement en cela. Toutes les espérances des chrétiens sont liées d'une manière ou d'une autre avec Royaume, avec le fait qu’arrivera le jour de son triomphe complète et définitive, le jour du dernier Jugement et le retour du Sauveur. Et la foi de tout chrétien est aussi liée au Royaume et à Celui qui a apporté le Royaume au monde. Et lorsque arrivera le jour attendu par les tous chrétiens de l'achèvement de l'étape actuelle de l'histoire du Royaume, la charité cessera d'être seulement une relation, étant devenue ce milieu spirituel, dans lequel vont désormais vivre tous les habitants du Royaume.
En effet, dans le Royaume la charité est le milieu spirituel, à l'intérieur duquel se construisent toutes les relations formant sa base: la relation de ses habitants entre eux-mêmes, leurs relations avec Dieu et avec Jésus, la relation de Jésus avec Son Père céleste. Et si la foi et l'espérance sous leur forme actuelle appartiennent au monde encore partiellement non transformé jusqu'à un certain point définissant leur forme, la charité quant à elle, manifestée par le Sauveur Lui-même, cette charité, qu'Il a laissée à Ses disciples, appartient déjà maintenant au Royaume. En tout point.
Autres réflexions
Pour 1Co 13:8-13
8 La charité ne passe jamais. Les prophéties? elles disparaîtront. Les langues? elles se tairont. La science? elle disparaîtra.
9 Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
10 Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
11 Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d'une manière partielle; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.
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Il est très difficile de parler de notions aussi « abstraites », et plus encore de les comparer. Avec une certaine part...
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Il est très difficile de parler de notions aussi « abstraites », et plus encore de les comparer. Avec une certaine part d'approximation, on peut essayer de l'exprimer ainsi : dans l'usage courant, la foi et l'espérance décrivent notre rapport aux faits. La foi concerne les faits qui « sont déjà là » (je crois que Dieu existe, qu'Il est bon, qu'Il a créé le monde, qu'Il l'a ordonné de telle ou telle manière, qu'Il a donné Son Fils unique...), tandis que l'espérance concerne ceux qui « sont encore à venir » (j'espère le salut, la résurrection des morts, la vie éternelle...). Mais ces mots servent parfois à exprimer notre relation à une autre personne : la foi comme confiance en Dieu, l'espérance comme fait de compter sur Lui. Le mot « amour » appartient à la même série : il parle de notre relation avec quelqu'un d'autre. Pourtant, ce mot est véritablement « plus grand » que la foi et l'espérance, parce que l'amour signifie la plénitude de la relation et inclut bien sûr la confiance comme l'espérance.
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Pour 1Co 13:8-13
8 La charité ne passe jamais. Les prophéties? elles disparaîtront. Les langues? elles se tairont. La science? elle disparaîtra.
9 Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
10 Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
11 Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d'une manière partielle; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.
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Pour Paul, l’amour est sans aucun doute le fondement de toutes les relations qui unissent...
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Pour Paul, l’amour est sans aucun doute le fondement de toutes les relations qui unissent les hommes vivant dans le Royaume avec Dieu et les uns avec les autres. C’est pourquoi il demeure actuel même lorsque tout le reste cesse de l’être (v. 8). Mais l’apôtre ne parle pas simplement de la vie dans le Royaume. Il a manifestement en vue une certaine plénitude du Royaume lui-même, pour ainsi dire la plénitude de la plénitude. Tous les dons spirituels que Paul décrivait encore tout récemment avec tant d’éclat disparaissent maintenant, se dissolvant dans l’amour. L’apôtre en donne une explication tout à fait claire: tous les dons que nous pouvons avoir aujourd’hui sont encore loin de la plénitude de cet amour dont le Royaume est imprégné, et ils sont donc temporaires (v. 9–10). Cette incomplétude est liée à notre propre état spirituel: du point de vue de cette plénitude de vie qui deviendra possible dans le Royaume pleinement révélé, nous sommes encore des enfants, n’ayant de la vie du Royaume que les représentations les plus générales et n’y ayant fait que les premiers pas (v. 11).
Comme on le voit, pour Paul, le chemin spirituel des personnes qui vivent dans le Royaume est inséparable de l’histoire du Royaume lui-même. La maturation spirituelle des chrétiens est pour lui inséparable de la formation du Royaume et de son développement dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore entièrement transfiguré. Les réalités du Royaume sont aujourd’hui difficiles à percevoir non seulement parce que nos yeux ne se sont pas encore assez développés pour voir clairement les objets du monde spirituel, mais aussi parce que ces réalités elles-mêmes ne se sont pas encore pleinement formées ni totalement révélées (v. 12). Mais la pleine révélation du Royaume n’aura lieu qu’à la fin des temps, avec le retour du Sauveur. En attendant, l’amour du Royaume, que nous ne pouvons vivre qu’en partie, s’unit à la foi qu’un jour viendra où il sera manifesté au monde dans toute sa plénitude, et à l’espérance que nous aussi deviendrons partie de cette plénitude (v. 13).
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