RÉFLEXIONS pour 2Ch 1:7 — le 17 mai 2023

RÉFLEXIONS pour 2Ch 1:7

Les relations de Dieu avec Salomon diffèrent de celles qui liaient à Dieu son père David. Celui-ci était prophète, et l'expérience prophétique était le fondement de toute sa vie spirituelle. À la différence de son père, Salomon n'était pas prophète. Mais il eut sans aucun doute une expérience de communion avec Dieu, même si elle n'était pas la même que celle de David. C'est sans doute pourquoi Salomon demande à Dieu avant tout la sagesse. Il comprend parfaitement qu'il est encore trop jeune pour posséder l'expérience nécessaire au gouvernement du pays. Mais il en a conscience et fait pleinement confiance à Dieu, qui, Salomon en est sûr, après l'avoir fait souverain, lui donnera aussi la sagesse pour accomplir cette mission. Une telle confiance en Dieu pousse parfois Dieu à appeler à un ministère prophétique celui qui Lui fait ainsi confiance. Mais dans le cas présent, rien de tel ne se produisit, peut-être parce que le peuple de Dieu, précisément à ce moment-là, n'avait pas besoin d'un prophète sur le trône, mais d'un homme tel que Salomon, qui se révéla un politique habile, résolu et en même temps prudent, un souverain réformateur capable de créer, à la place d'une formation étatique patriarcale et tribale, un État moderne selon les critères de son temps. Et ce n'est pas par hasard que Salomon demande à Dieu précisément la sagesse : à son époque, par sagesse, on entendait non pas simplement des connaissances abstraites ou une culture générale, mais avant tout la capacité de construire des relations avec les hommes et de gouverner sa propre maison comme, s'il le fallait, tout un pays. Et Salomon accomplit la tâche qui lui est confiée : Dieu n'abandonne jamais ceux qui s'adressent à Lui avec une pleine confiance et le désir d'accomplir Sa volonté.