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RÉFLEXIONS pour Jn 6:27-33

27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? "
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. "
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
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Les auditeurs de Jésus ne Le comprennent pas toujours correctement ; Il donne souvent à des mots familiers, depuis longtemps habituels, un sens entièrement nouveau. Et le sens nouveau qu’Il leur donne se révèle souvent tout à fait inattendu, modifiant ce que nous appellerions aujourd’hui un paradigme de pensée. Ainsi, on L’interroge sur les œuvres de Dieu en entendant à peu près ce que nous appellerions aujourd’hui les devoirs religieux. On Lui pose la question des œuvres de Dieu au sens où les maîtres de la Torah et les rabbins érudits en parlaient souvent : pour observer la Torah jusqu’au bout, il faut accomplir les commandements et, en outre, faire encore ceci et cela. Mais Jésus parle de la confiance et de la relation avec Lui-même comme de l’œuvre principale de Dieu. Rien d’étonnant à cela, car beaucoup de maîtres d’Israël considéraient eux aussi toutes les obligations religieuses comme un moyen d’établir et d’affermir la relation avec Dieu, estimant que cette relation était l’œuvre principale et unique de Dieu. Et voici que Celui dont dépend la possibilité non seulement d’établir une relation avec Dieu, ce qui était déjà possible auparavant, mais de participer à la vie du Royaume dans toute sa plénitude, est venu dans le monde. Or on Lui demande quelles obligations religieuses supplémentaires il faut encore assumer afin d’être certainement, lorsque le Messie viendra, parmi le reste qui L’accueillera. Il en va de même pour le pain dont parle Jésus. Il leur parle de ce souffle de vie qui imprègne le Royaume, et ils Lui répondent : eh bien, il fut un temps où Dieu donnait la manne à nos pères dans le désert ; et Toi, que nous donneras-Tu ? Peux-Tu nous montrer quelque chose qui deviendrait pour nous une preuve convaincante de Tes paroles ? Le principal problème est manifestement que ceux qui interrogent ne parviennent pas à voir l’essentiel pour lequel Jésus est venu dans le monde : le Royaume. Ils L’interrogent donc sur bien des choses qui n’ont pas de rapport direct avec le Royaume. Et Lui tente encore et encore de les ramener à l’essentiel, car le sens de Sa mission consiste précisément à faire participer le plus grand nombre possible de personnes à la vie du Royaume, afin que l’histoire du Royaume dans le monde ne s’achève pas avec Son ministère terrestre.

Autres réflexions

 
Pour Jn 6:27-33
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? "
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. "
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
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Les auditeurs de Jésus ne Le comprennent pas toujours correctement : dans des mots familiers, depuis longtemps habituels, Il met souvent un sens tout à fait nouveau. Et souvent le sens nouveau qu'Il y met se révèle tout à fait inattendu, changeant ce que...  Lire la suite

Les auditeurs de Jésus ne Le comprennent pas toujours correctement : dans des mots familiers, depuis longtemps habituels, Il met souvent un sens tout à fait nouveau. Et souvent le sens nouveau qu'Il y met se révèle tout à fait inattendu, changeant ce qu'aujourd'hui nous appellerions le paradigme de la pensée.

Ainsi, on L'interroge sur les oeuvres de Dieu, en ayant en vue à peu près ce qu'aujourd'hui nous appellerions des obligations religieuses. On Lui pose une question sur les oeuvres de Dieu dans le sens où les maîtres de la Torah et les rabbins savants en parlaient souvent : pour observer la Torah jusqu'au bout, il faut accomplir les commandements et, en outre, faire encore ceci et cela. Mais Jésus parle de confiance, de relations avec Lui-même comme de l'oeuvre principale de Dieu. Et ce n'est pas étonnant : beaucoup de maîtres d'Israël eux-mêmes regardaient toutes les obligations religieuses comme un moyen d'établir et d'affermir les relations avec Dieu, considérant précisément cela comme l'oeuvre principale et unique de Dieu.

Et voici que maintenant est venu dans le monde Celui des relations avec qui dépend la possibilité non seulement d'établir des relations avec Dieu (cela était possible auparavant aussi), mais de participer à la vie du Royaume dans toute sa plénitude. Et on Lui demande quelles autres obligations religieuses il faut assumer afin que, lorsque le Messie viendra, on soit sûrement parmi ce reste qui L'accueillera.

Il en va de même pour le pain dont parle Jésus. Il leur parle de ce souffle de vie dont le Royaume est imprégné, et ils Lui répondent : eh bien, il y eut autrefois des temps où Dieu donnait à nos pères la manne dans le désert ; et Toi, que nous donneras-Tu ? Peux-Tu nous montrer quelque chose qui serait pour nous une preuve convaincante de Tes paroles ?

On voit que le problème principal ici est que ceux qui interrogent ne parviennent pas à voir l'essentiel pour lequel Jésus est venu dans le monde : le Royaume. C'est pourquoi ils L'interrogent sur beaucoup de choses qui n'ont pas de rapport direct avec le Royaume. Lui, encore et encore, tente de les ramener à l'essentiel : car le sens de Sa mission consiste précisément à faire participer à la vie du Royaume le plus grand nombre possible de personnes, afin que l'histoire du Royaume dans le monde ne s'achève pas avec Son ministère terrestre.

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Pour Jn 6:30-35
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. "
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif.
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Aujourd’hui, nous avons devant nous la première mort parmi les chrétiens (si l’on ne compte pas Ananie et Saphire comme chrétiens). Et le premier chrétien mourant est déjà un martyr. Le monde continue de rejeter le Christ et Ses disciples. Et si les grands prêtres avaient craint de mettre à mort le Christ Lui-même de leur propre autorité, sans les Romains, parce qu’Il...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous avons devant nous la première mort parmi les chrétiens (si l’on ne compte pas Ananie et Saphire comme chrétiens — voir Ac 5:1–11). Et le premier chrétien mourant est déjà un martyr. Le monde continue de rejeter le Christ et Ses disciples. Et si les grands prêtres avaient craint de mettre à mort le Christ Lui-même de leur propre autorité, sans les Romains, parce qu’Il était trop aimé de beaucoup dans le peuple, après s’être débarrassés de Lui, ils ne font plus de cérémonies avec Ses disciples.

Le Sanhédrin, devant lequel paraît Étienne, entend une fois de plus des accusations ouvertes à son adresse : des accusations concernant la mort du Juste. Et ils en avaient déjà passablement assez ; ils l’avaient entendu de Pierre et de Jean au moins deux fois déjà (voir Ac 4:5–12», 5:27-32). Mais cette fois, ils n’ont pas tenu : ils ont été provoqués par le fait qu’Étienne leur a dit honnêtement ce qu’il ne savait pas seulement, mais voyait réellement. Lui, comme le Christ, témoignait au monde d’une réalité objective : le monde est dans le péché, mais Jésus a apporté le salut. Et le monde n’a pas besoin d’une telle vérité...

Quand le Christ disait : « S’ils M’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi », Il disait aussi : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître » (voir Jn 15:20). Étienne, homme rempli de « foi et de force », véritable disciple du Christ, dit avant sa mort presque les mêmes paroles que son Maître a dites sur la croix : il demande au Seigneur de pardonner à ses persécuteurs… Et l’Église, malgré tout, continue de grandir et de s’affermir, précisément parce qu’elle continue d’agir comme son Seigneur le lui a commandé et comme Lui-même a agi.

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Pour Jn 6:30-35
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. "
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif.
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Dans la lecture évangélique d’aujourd’hui, nous pouvons voir un comportement naturel, propre à tous les hommes. La foule, rassasiée...  Lire la suite

Dans la lecture évangélique d’aujourd’hui, nous pouvons voir un comportement naturel, propre à tous les hommes. La foule, qui a apaisé sa faim et écoute les paroles du Seigneur sur le pain de Dieu, « qui descend du ciel et donne la vie au monde », demande avec raison que ce pain ne finisse jamais. Et plus encore s’il s’agit de ce pain qui « donne la vie au monde » ! Comme cela ressemble à la rencontre de Jésus avec la Samaritaine (voir Jn 4,5-30). Cette femme, ayant entendu parler de l’eau qui étanche la soif de telle sorte qu’on n’aura jamais soif, demande à Jésus : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif et que je ne vienne plus ici puiser ».

Comme nous, les hommes, nous nous ressemblons dans nos désirs ! Dès que nous entendons parler de quelque chose de merveilleux, nous avons envie de nous l’approprier, d’y avoir directement part, surtout lorsqu’il s’agit d’un avantage direct. Ainsi, en tout homme, on peut trouver cette soif du pain et de l’eau miraculeux qui donnent la vie. Et dans les deux cas, le Seigneur prononce des paroles étranges : Lui-même est le pain dans un cas et l’eau dans l’autre. C’est précisément par le caractère inattendu de ces paroles et par leur sens qu’on peut conduire l’homme à un autre niveau, plus profond.

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Pour Jn 6:30-35
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. "
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif.
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Un dialogue très intéressant se déroule dans la lecture évangélique d'aujourd'hui. Jésus dit que le véritable pain venu du ciel n'est pas la manne que Moïse donnait aux Juifs dans le désert...  Lire la suite

Un dialogue très intéressant se déroule dans la lecture évangélique d'aujourd'hui. Jésus dit que le véritable pain venu du ciel n'est pas la manne que Moïse donnait aux Juifs dans le désert, mais Lui-même, Jésus. Il est parfaitement évident qu'aucun de Ses auditeurs ne Le comprend. Il n'a pas encore été question du sacrement de l'Eucharistie. Jésus ne donne aucune explication précise sur la raison ni sur la manière dont Il est le pain. Il annonce simplement la vérité et donne aux hommes la possibilité d'entrer eux-mêmes en relation avec cette vérité. Il ne craint pas de ne pas être compris—bien que, de toute évidence, personne ne puisse alors Le comprendre. La parole de Jésus est simplement déposée dans le cœur, semée comme une graine. En son temps, elle portera du fruit. Cela est sans doute important pour nous : même si nous ne comprenons pas quelque chose dans l'Évangile, un jour Ses paroles nous deviendront compréhensibles. Même si notre interlocuteur ne comprend pas ce que nous disons de Dieu, s'il veut écouter, il vaut la peine de parler, en priant pour que Sa parole se révèle plus tard dans son cœur.

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Pour Jn 6:22-40
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés.
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain.
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus.
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? "
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés.
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? "
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. "
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. "
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif.
36 Mais je vous l'ai dit: vous me voyez et vous ne croyez pas.
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors;
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. "
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Les gens se sont précipités à la recherche du Christ parce qu'ils avaient mangé du pain et en voulaient davantage plutôt que des miracles. Mais beaucoup d'entre eux considèrent aussi les miracles...  Lire la suite

Les gens se sont précipités à la recherche du Christ parce qu'ils avaient mangé du pain et en voulaient davantage plutôt que des miracles. Mais beaucoup d'entre eux considèrent aussi les miracles moins comme des signes témoignant d'une vérité supérieure que comme des spectacles impressionnants. C'est pourquoi les paroles sur le pain de vie qui descend du ciel et qui, contrairement à la manne, ne rassasie pas seulement le corps restent incomprises.

Les auditeurs ont du mal à comprendre le Christ, mais Il continue de leur parler. S'il en est ainsi, pourquoi prêche-t-Il ? Ne sème-t-Il pas au vent ?

Non, pas au vent. Il sème pour l'avenir, et des jours viendront où ce qui a été semé commencera à germer dans ces mêmes cœurs qui semblent encore réfractaires. À l'éternelle question : « Que faire ? », le Christ donne une réponse inattendue que beaucoup ont encore du mal à concevoir : croire. Non pas parce qu'Il rejetterait les œuvres, mais parce qu'au milieu de notre agitation et de nos efforts pour mettre en pratique des projets artificiels conçus selon notre propre jugement, il est trop facile de perdre de vue s'il faut ou non construire ce que nous avons imaginé.

La foi, elle, donne un point de repère qui nous aide à agir.

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Pour Jn 6:22-29
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés.
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain.
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus.
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? "
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés.
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? "
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. "
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Dans les derniers versets du passage d’aujourd’hui de l’Évangile selon Jean, Jésus s’adresse à chacun de nous. Il répond à une question qui résonne dans...  Lire la suite

Dans les derniers versets du passage d’aujourd’hui de l’Évangile selon Jean, Jésus s’adresse à chacun de nous. Il répond à une question qui résonne dans bien des cœurs : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (Jn 6:28) En effet, lorsque tu rencontres le Christ et que tu veux Le suivre, il est si important de comprendre ce qu’il faut faire. Tu vois la Lumière, l’Amour, tu sens Son regard aimant posé sur toi et tu ne sais pas comment répondre à tout cela. Dans l’Évangile, Jésus donne une réponse, ce qui nous permet d’être certains qu’au moment où cette question résonnera dans le cœur de n’importe quel homme, Il lui répondra aussi. Que ce soit par les mots de ces lignes ou d’une autre manière, Il répondra ! Et que dira-t-Il ? Non, ce ne sera pas un fardeau effrayant et pesant ; ce ne sera pas l’ordre d’abandonner tous ses amis et ses proches et d’aller à l’église vingt fois par semaine. Il appellera cet homme à continuer de Le suivre et à demander encore Sa présence, en croyant en Lui. Ces paroles s’adresseront à celui qui crie vers Lui : « Que votre cœur ne se trouble pas ! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en Moi » (Jn 14:1).

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Pour Jn 6:22-29
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés.
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain.
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus.
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? "
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés.
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? "
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. "
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Chaque croyant voudrait sans doute faire quelque chose pour Dieu. Quelque chose de bon, quelque chose qui Lui ferait plaisir...  Lire la suite

Chaque croyant voudrait sans doute faire quelque chose pour Dieu. Quelque chose de bon, quelque chose qui Lui ferait plaisir... Certains considèrent cela comme tout simplement impossible, d'autres travaillent avec zèle, essayant de faire quelque chose pour Lui.

L'erreur est dans la formulation même de la question. Quand nous faisons quelque chose pour Dieu, c'est NOTRE affaire, c'est nous qui le faisons nous-mêmes.

Dans la lecture évangélique d'aujourd'hui se pose la question fondamentale : que faire pour accomplir les oeuvres de Dieu ? Non pas des oeuvres pour Dieu, mais les oeuvres de Dieu. Et Jésus explique que tout est très simple : l'oeuvre de Dieu, c'est de croire au Fils de Dieu. Non pas simplement croire qu'Il a existé, qu'Il existe, qu'Il est vraiment le Fils de Dieu, mais croire en Lui : Lui ouvrir son coeur, L'accueillir comme son unique Sauveur. Non en théorie, mais en pratique. Et lorsque nous Lui ouvrirons vraiment notre coeur, nous pourrons accomplir les oeuvres de Dieu.

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Pour Jn 6:14-27
14 A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : " C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. "
15 Alors Jésus, se rendant compte qu'ils allaient venir s'emparer de lui pour le faire roi, s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul.
16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer,
17 et, montant en bateau, ils se rendaient de l'autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit; Jésus n'était pas encore venu les rejoindre;
18 et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait.
19 Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s'approcher du bateau. Ils eurent peur.
20 Mais il leur dit : " C'est moi. N'ayez pas peur. "
21 Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient.
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés.
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain.
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus.
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? "
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés.
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
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Jésus fut sans aucun doute très populaire pendant Son ministère terrestre. Mais Lui-même, à ce que l’on voit, n’était guère réjoui par cette...  Lire la suite

Jésus fut sans aucun doute très populaire pendant Son ministère terrestre. Mais Lui-même, à ce que l’on voit, n’était guère réjoui par cette popularité. Il dit clairement : vous avez besoin de Moi pour que Je vous nourrisse de pain, mais le pain n’est pas l’essentiel ; l’essentiel est le Royaume que Je pourrais vous donner si vous le vouliez. Une question naturelle se pose alors : pourquoi, dans ce cas, organiser ces grands repas que Jésus Lui-même offrit plus d’une fois à Ses auditeurs ? On pourrait bien sûr tout expliquer par le simple désir d’aider des personnes affamées. Mais était-ce seulement cela ? La tâche principale de Jésus était de montrer à tous ce qu’est le Royaume. Le miracle de la multiplication des pains, par exemple, devient lui aussi une telle démonstration, tout comme la marche sur les eaux. Ni l’un ni l’autre ne sont des tours de magie, ni même une démonstration de toute-puissance ; ce sont des exemples de la nature du Royaume qui pénètre dans notre monde. Cette nature est absolument plastique et entièrement soumise à l’influence spirituelle de la volonté humaine ; on pourrait même dire qu’elle est déterminée par cette volonté. Avec une telle plasticité, l’eau peut devenir un appui solide sans cesser d’être de l’eau, et il peut y avoir autant de nourriture qu’il en faut pour tous, avec même du surplus. Mais pour vivre dans un tel monde, il faut être soi-même parfait dans ses intentions. Il semble seulement qu’il serait merveilleux que tout ce à quoi nous pensons se réalise aussitôt. Il suffit d’imaginer qu’une nature entièrement docile nous présenterait immédiatement les incarnations de toutes nos peurs, de tous nos désirs et de tous nos complexes inconscients pour comprendre que nous ne sommes pas encore vraiment prêts à vivre dans le Royaume. Jésus nous appelle pourtant à commencer le chemin vers le Royaume, en commençant par l’ordre juste des priorités dont Il a parlé plus d’une fois : d’abord le Royaume, et ensuite seulement tout le reste.

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Pour Jn 6:1-41
Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée ou de Tibériade.
Une grande foule le suivait, à la vue des signes qu'il opérait sur les malades.
Jésus gravit la montagne et là, il s'assit avec ses disciples.
Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Levant alors les yeux et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : " Où achèterons-nous des pains pour que mangent ces gens ? "
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire.
Philippe lui répondit : " Deux cents deniers de pain ne suffisent pas pour que chacun en reçoive un petit morceau. "
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit:
" Il y a ici un enfant, qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? "
10 Jésus leur dit : " Faites s'étendre les gens. " Il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu. Ils s'étendirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
11 Alors Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu'ils en voulaient.
12 Quand ils furent repus, il dit à ses disciples : " Rassemblez les morceaux en surplus, afin que rien ne soit perdu. "
13 Ils les rassemblèrent donc et remplirent douze couffins avec les morceaux des cinq pains d'orge restés en surplus à ceux qui avaient mangé.
14 A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : " C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. "
15 Alors Jésus, se rendant compte qu'ils allaient venir s'emparer de lui pour le faire roi, s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul.
16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer,
17 et, montant en bateau, ils se rendaient de l'autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit; Jésus n'était pas encore venu les rejoindre;
18 et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait.
19 Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s'approcher du bateau. Ils eurent peur.
20 Mais il leur dit : " C'est moi. N'ayez pas peur. "
21 Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient.
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés.
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain.
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus.
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? "
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés.
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? "
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. "
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. "
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif.
36 Mais je vous l'ai dit: vous me voyez et vous ne croyez pas.
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors;
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. "
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. "
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N'est-il pas étrange que Celui qui vient des cieux se soucie de nourrir de pain les foules de Ses auditeurs et...  Lire la suite

N'est-il pas étrange que Celui qui vient des cieux se soucie de nourrir de pain les foules de Ses auditeurs et de Ses disciples? Est-ce pour cela qu'Il est venu? Pourtant, le miracle de la multiplication des pains pour cinq mille personnes est le seul miracle décrit par tous les évangélistes, et il est donc particulièrement important. C'est lui qui sert de point de départ à la conversation sur le vrai pain dont l'homme vit véritablement, le pain de vie.

Nous avons entendu depuis l'enfance que l'homme ne vit pas seulement de pain. Mais si nous essayons de comprendre ce qui compose notre régime spirituel, y trouverons-nous ce qui peut réellement rassasier le cœur, et non un substitut qui ne laisse qu'une gueule de bois et de la nausée?

Le Seigneur nous propose un tel pain. Ce n'est pas un enseignement, ni des commandements, ni la foi en Dieu: tout cela existait déjà chez les Juifs et existe dans beaucoup d'écoles spirituelles et de religions. Jésus parle du pain qui descend réellement des cieux et donne la vraie vie, la vie éternelle. Ce pain, c'est Lui-même.

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Pour Jn 6:1-41
Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée ou de Tibériade.
Une grande foule le suivait, à la vue des signes qu'il opérait sur les malades.
Jésus gravit la montagne et là, il s'assit avec ses disciples.
Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Levant alors les yeux et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : " Où achèterons-nous des pains pour que mangent ces gens ? "
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire.
Philippe lui répondit : " Deux cents deniers de pain ne suffisent pas pour que chacun en reçoive un petit morceau. "
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit:
" Il y a ici un enfant, qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? "
10 Jésus leur dit : " Faites s'étendre les gens. " Il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu. Ils s'étendirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
11 Alors Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu'ils en voulaient.
12 Quand ils furent repus, il dit à ses disciples : " Rassemblez les morceaux en surplus, afin que rien ne soit perdu. "
13 Ils les rassemblèrent donc et remplirent douze couffins avec les morceaux des cinq pains d'orge restés en surplus à ceux qui avaient mangé.
14 A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : " C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. "
15 Alors Jésus, se rendant compte qu'ils allaient venir s'emparer de lui pour le faire roi, s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul.
16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer,
17 et, montant en bateau, ils se rendaient de l'autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit; Jésus n'était pas encore venu les rejoindre;
18 et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait.
19 Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s'approcher du bateau. Ils eurent peur.
20 Mais il leur dit : " C'est moi. N'ayez pas peur. "
21 Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient.
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés.
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain.
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus.
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? "
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés.
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. "
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? "
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. "
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. "
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ;
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. "
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif.
36 Mais je vous l'ai dit: vous me voyez et vous ne croyez pas.
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors;
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. "
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. "
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La lecture d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre ce que l'on appelle habituellement le « secret messianique » de Jésus. En parlant de lui, on entend le fait que Jésus lui-même, jusqu'aux derniers jours de son ministère terrestre, ne parlait presque pas directement de sa messianité, du moins pas ouvertement. Le récit de l'évangéliste nous ramène à...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre ce que l'on appelle habituellement le « secret messianique » de Jésus. En parlant de lui, on entend le fait que Jésus lui-même, jusqu'aux derniers jours de son ministère terrestre, ne parlait presque pas directement de sa messianité, du moins pas ouvertement. Le récit de l'évangéliste nous ramène au miracle de la multiplication des pains (v. 1-14). La réaction à ce miracle fut manifestement une tentative de proclamer Jésus « roi », de faire de lui le chef d'un nouveau mouvement messianique (v. 15). Et ce n'est pas étonnant: selon les représentations généralement admises à cette époque, le Messie devait justement devenir roi, rétablir un État juif indépendant et y introduire des lois conformes à la Torah. Jésus, bien sûr, n'avait aucune intention de devenir le chef de quelque mouvement politico-religieux que ce soit.

Mais Jésus avait aussi une autre raison, plus importante, de cacher sa messianité. Il la dit lui-même directement à ceux qui étaient partis le chercher en Galilée: la plupart des hommes qui cherchaient à le rencontrer ne le faisaient pas parce qu'ils avaient soif du Royaume, mais parce qu'ils voulaient, en cas de besoin, toujours pouvoir recevoir gratuitement du pain (v. 26). Jésus, lui, leur parle de la vie éternelle et de l'essentiel sans lequel on ne peut y participer: la confiance en Celui que Dieu a envoyé dans le monde pour donner le Royaume aux hommes (v. 27-29).

Mais ils ne le comprennent pas. Ils lui demandent: où sont les preuves de la vérité de tes paroles (v. 30)? Et ils donnent aussitôt un exemple des preuves qui les convaincraient: la manne venue du ciel, comme au temps de Moïse dans le désert (v. 31). Jésus, de nouveau, leur dit que le Royaume est plus grand que n'importe quel miracle, et que le pain du Royaume est plus important que la manne (v. 32-33). Et de nouveau, ils ne le comprennent pas.

Ses auditeurs ne parviennent pas à saisir qu'avec la venue du Sauveur dans le monde une nouvelle époque a commencé, et que ce qui leur est arrivé sur la rive du lac de Génésareth n'était pas un miracle au sens où la manne en était un. Simplement, en étant avec Jésus, ils se sont trouvés dans le Royaume et ont vécu un certain temps selon ses lois; mais, manifestement, ils n'ont pas compris jusqu'au bout ce qui leur était arrivé. C'est pourquoi ils demandent du pain à Jésus et s'attendent à le recevoir comme autrefois leurs pères recevaient de Dieu la manne (v. 34). Et Jésus tente encore et encore de leur expliquer qu'il ne s'agit pas du pain, mais du Royaume et de cette plénitude de la vie divine qui y est donnée à chacun, de sorte que là aucune manne ne sera plus nécessaire.

Le miracle, c'est l'irruption du Royaume dans notre monde, la manifestation de ses lois là où, d'ordinaire, règnent des règles tout autres. Mais maintenant le Royaume entre dans le monde en le transformant, et le temps des miracles passe. Vient le temps du Royaume, ouvert à quiconque le cherche et veut y entrer.

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