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RÉFLEXIONS pour He 11:1

Or la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas.
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Nous comprenons aujourd'hui la foi de manières très différentes. Le plus souvent, il s'agit d'une ferme certitude de la vérité de quelque chose, que ce soit une théorie, une conception, des vues ou des convictions. Même la foi en Dieu, pour beaucoup de personnes sincèrement religieuses, se réduit aujourd'hui à la certitude que Dieu existe et qu'Il est précisément tel que Le décrivent les livres sacrés de la religion correspondante. Or l'auteur de la lettre parle d'autre chose.

Il parle de la réalisation de ce que nous attendons conformément à notre foi, et de la preuve de l'existence des choses invisibles, « assurance des choses qu'on ne voit pas » comme le rend la traduction synodale. Il apparaît que la foi commence par une certaine certitude, et une certitude fondée sur l'expérience, le mot grec correspondant signifiant littéralement « preuve », quelque chose dont on peut justement se convaincre par voie d'expérience. Cela n'a d'ailleurs rien d'étonnant : car la vraie foi, qui suppose une communion réelle avec Dieu, est impossible sans expérience.

Bien sûr, la confiance n'est pas moins importante ici, confiance en Dieu et en soi-même, bien entendu en soi véritable, en son cœur, qui devient l'organe spirituel rendant possible une communion réelle avec Dieu. Mais la confiance ouvre précisément la possibilité d'une relation avec Dieu réelle, vécue par expérience, dans laquelle Dieu entre tout aussi réellement et sensiblement dans la vie de l'homme, la renouvelant. Et le renouvellement de la vie la change intérieurement et extérieurement, souvent de manière assez radicale, comme on le voit dans les exemples cités par l'auteur de la lettre.

Cependant tous ces changements sont un processus divino-humain ; ils sont impossibles sans la participation active et consciente de l'homme conduit par Dieu. C'est ainsi que se produit la réalisation de l'attendu dont parle l'auteur. La foi apparaît désormais non seulement comme des convictions ou la certitude de l'existence de Dieu, mais elle devient, d'une part, un processus, et d'autre part un chemin spirituel. Un processus lié à l'accomplissement des plans de Dieu, et un chemin de formation spirituelle que parcourt l'homme qui participe aux plans de Dieu. Ce processus et ce chemin sont la foi authentique, celle-là même qui mène au salut.

Autres réflexions

 
Pour He 11:1
Or la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas.
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L'auteur de l’épître définit la foi comme «la raison de nos espoirs et la base invisible de ce qui se manifeste», en appelant "manifestant" ce qui autrefois restant invisible, se découvre maintenant...  Lire la suite

L'auteur de l’épître définit la foi comme «la raison de nos espoirs et la base invisible de ce qui se manifeste», en appelant "manifestant" ce qui autrefois restant invisible, se découvre maintenant. Bien sûr que s’il comprenait par foi une certaine idée théologique ou ne serait-ce que juste une conception, cette phrase aurait sonné énigmatiquement. Mais, selon le contexte, l'auteur de l’épître comprend par foi, avant tout, une fidélité absolue envers Dieu et l’alliance une fois conclue avec Lui. Avec une telle compréhension de la foi plusieurs choses deviennent plus compréhensibles.

Certes, si nous fondions nos espoirs seulement sur quelque chose d’humain, qu’il s’agisse même d’une foi profonde, ces espoirs seraient toujours suspendus dans l’air: puisque à cause de notre foi, même la plus profonde, le cours de l'histoire changerait à peine radicalement, et le Royaume ne se s’approcherait pas de nous, même d’un iota. C’est autre chose la fidélité envers des relations avec Celui, de Qui dépendent et l’histoire terrestre, et le Royaume. Une telle fidélité devient en effet le gage de ce que tout ce qui nous a été promis par Dieu, tout ce sur quoi nous espérons de Ses mots, deviendra réellement un jour une réalité de notre vie.

Et ne deviendra pas juste dans le futur, mais devient déjà: car la fidélité envers Dieu signifie la participation à la réalisation de Ses plans, ces plans, auxquelles sont liées les promesses faites par Lui. Notre fidélité devient Son instrument, et alors il se trouve que les projets autrefois invisibles de Dieu se réalisent et deviennent visibles, et aussi grâce à notre fidélité. Et cette fidélité nous ouvre le chemin au Royaume, devenant le gage de la réalisation de notre principal espoir.

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Pour He 11:1-2
Or la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas.
C'est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage.
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Paul appelle foi ce qui, demeuré auparavant invisible, se révèle maintenant. Bien sûr, s'il entendait par foi quelque concept théologique ou même simplement une vision du monde, cette phrase sonnerait de manière mystérieuse. Mais à en juger par le contexte, l'auteur de la lettre comprend d'abord par foi...  Lire la suite

Paul appelle foi ce qui, demeuré auparavant invisible, se révèle maintenant. Bien sûr, s'il entendait par foi quelque concept théologique ou même simplement une vision du monde, cette phrase sonnerait de manière mystérieuse. Mais à en juger par le contexte, l'auteur de la lettre comprend d'abord par foi la fidélité inconditionnelle à Dieu et à l'alliance conclue autrefois avec lui. Avec une telle compréhension de la foi, beaucoup de choses deviennent plus claires. Bien sûr, si nous fondions nos espérances seulement sur quelque chose d'humain, même une foi profonde, ces espérances resteraient suspendues dans le vide : car le cours de l'histoire ne changerait guère radicalement à cause de notre foi, même la plus profonde, et le Royaume ne se rapprocherait pas de nous d'un iota.

La fidélité aux relations avec Celui dont dépendent à la fois l'histoire terrestre et le Royaume est une autre affaire. Une telle fidélité devient réellement le gage que tout ce que Dieu nous a promis, tout ce que nous espérons sur la base de ses paroles, deviendra un jour vraiment la réalité de notre vie. Et non seulement le deviendra dans l'avenir, mais le devient déjà : car la fidélité à Dieu signifie aussi participation à l'accomplissement de ses plans, ces plans mêmes auxquels sont liées les promesses qu'il a données. Notre fidélité devient son instrument, et il s'avère alors que les desseins de Dieu, auparavant invisibles, s'accomplissent et deviennent visibles, y compris par notre fidélité. Et cette fidélité nous ouvre la route du Royaume, devenant le gage de l'accomplissement de notre espérance principale.

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Pour He 11:1-12
Or la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas.
C'est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage.
Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, de sorte que ce que l'on voit provient de ce qui n'est pas apparent.
Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn; aussi fut-il proclamé juste, Dieu ayant rendu témoignage à ses dons, et par elle aussi, bien que mort, il parle encore.
Par la foi, Hénoch fut enlevé, en sorte qu'il ne vit pas la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l'avait enlevé. Avant son enlèvement, en effet, il lui est rendu témoignage qu'il avait plu à Dieu.
Or sans la foi il est impossible de lui plaire. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent.
Par la foi, Noé, divinement averti de ce qui n'était pas encore visible, saisi d'une crainte religieuse, construisit une arche pour sauver sa famille. Par la foi, il condamna le monde et il devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi.
Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait.
Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse.
10 C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur.
11 Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis.
12 C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables...
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Parlant de la fidélité à Dieu, la «foi», l'auteur de l'épître la nomme «le fondement de ce que nous espérons et la certitude des choses...  Lire la suite

Parlant de la fidélité à Dieu, la «foi», l'auteur de l'épître la nomme «le fondement de ce que nous espérons et la certitude des choses invisibles» (v. 1; dans la traduction synodale: «la réalisation de ce qu'on espère et la certitude de l'invisible»). Une telle définition de la fidélité suppose non seulement la confiance en Dieu, mais aussi une certaine activité de l'homme dans le contexte des relations qui le lient à Dieu. L'auteur de l'épître donne des exemples de telles relations, qu'il trouve dans les livres de l'Ancien Testament (v. 2-5, 7-12). Tous sont unis par cette attitude envers Dieu qu'il appelle «fidélité» (le mot grec correspondant signifie d'abord «fidélité», bien qu'il puisse aussi se traduire par «foi») et sans laquelle celui qui vient à Dieu ne peut devenir digne de Lui (v. 6; dans la traduction synodale: «plaire à Dieu»).

Poursuivant sa pensée, l'auteur de l'épître remarque avec justesse qu'en venant à Dieu, il importe non seulement de croire qu'Il existe, mais aussi qu'Il récompense ceux qui cherchent la volonté de Dieu; ici il faut déjà non seulement la foi en l'être de Dieu, mais aussi la confiance en Lui, inconcevable sans relations personnelles avec Lui. Seules de telles relations peuvent donner aux fidèles le fondement solide de l'espérance que l'auteur de l'épître rappelle à ses coreligionnaires, et l'assurance que ce qui n'est pas encore arrivé arrivera pourtant nécessairement, parce que Dieu l'a promis.

Bien sûr, aucune oeuvre ni aucun acte ne peut en soi rendre l'homme digne de Dieu au sens où l'homme peut devenir digne d'une récompense humaine. En parlant des récompenses destinées à ceux qui cherchent Dieu et de ceux qui les méritent, l'auteur de l'épître a d'abord en vue le fait même de la confiance en Dieu, qui donne sens à tout ce qui se fait pour accomplir la volonté divine. Tous les exemples qu'il cite en sont des témoignages éclatants: ni Abel, ni Noé, ni Abraham, avec tout ce qu'ils ont fait, ne sont concevables sans une confiance totale et inconditionnelle en Dieu, qui Se révélait à eux et qu'ils connaissaient. Comme son maître, l'auteur de l'épître comprend que le juste ne devient juste que grâce à des relations de confiance avec Dieu, et que ses oeuvres ne sont que l'expression extérieure de ces relations. Tel fut le chemin des justes anciens; tel est aussi maintenant le chemin de ceux qui cherchent le Royaume, depuis que Celui qui l'a ouvert à tout chercheur prêt à se confier et à Le suivre est venu dans le monde.

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Pour He 11:1-19
Or la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas.
C'est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage.
Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, de sorte que ce que l'on voit provient de ce qui n'est pas apparent.
Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn; aussi fut-il proclamé juste, Dieu ayant rendu témoignage à ses dons, et par elle aussi, bien que mort, il parle encore.
Par la foi, Hénoch fut enlevé, en sorte qu'il ne vit pas la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l'avait enlevé. Avant son enlèvement, en effet, il lui est rendu témoignage qu'il avait plu à Dieu.
Or sans la foi il est impossible de lui plaire. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent.
Par la foi, Noé, divinement averti de ce qui n'était pas encore visible, saisi d'une crainte religieuse, construisit une arche pour sauver sa famille. Par la foi, il condamna le monde et il devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi.
Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait.
Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse.
10 C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur.
11 Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis.
12 C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables...
13 C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.
14 Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie.
15 Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner.
16 Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville...
17 Par la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac, et c'est son fils unique qu'il offrait en sacrifice, lui qui était le dépositaire des promesses,
18 lui à qui il avait été dit : C'est par Isaac que tu auras une postérité.
19 Dieu, pensait-il, est capable même de ressusciter les morts; c'est pour cela qu'il recouvra son fils, et ce fut un symbole.
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Comme notre conception de la foi s'est appauvrie ! Nous appelons croyant celui qui se déclare appartenir à une religion quelconque...  Lire la suite

Comme notre conception de la foi s'est appauvrie ! Nous appelons croyant celui qui se déclare appartenir à une religion quelconque ou qui pense simplement que Dieu existe. Dans de nombreux passages de l'Écriture, il est question de la foi d'une tout autre manière. La foi est notre ouverture à Dieu, un canal de communion avec Lui par lequel nous recevons Sa révélation. Ce qui est inconcevable devient pour nous une certitude. Paul appelle cela « la conviction des réalités qu'on ne voit pas ». Bien plus, par ce lien, la puissance agissante de Dieu peut se répandre dans ce monde, où se produisent alors des événements dont nous ne pouvions que rêver. L'Apôtre dit : « La foi est la garantie des biens que l'on espère. » Ainsi, la foi est un lien vivant avec Dieu par lequel nous Le connaissons, tandis qu'Il agit en nous et dans le monde.

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