1 Du maître de chant. "Ne détruis pas." De David. A mi-voix. Quand il s'enfuit de devant Saül dans la caverne.
2 Pitié pour moi, ô Dieu, pitié pour moi, en toi s'abrite mon âme, à l'ombre de tes ailes je m'abrite, tant que soit passé le fléau.
3 J'appelle vers Dieu le Très-Haut, le Dieu qui a tout fait pour moi;
4 que des cieux il envoie et me sauve, qu'il confonde celui qui me harcèle,
5 Mon âme est couchée parmi les lions, qui dévorent les fils d'Adam; leurs dents, une lance et des flèches, leur langue, une épée acérée.
6 O Dieu, élève-toi sur les cieux! Sur toute la terre, ta gloire!
7 Ils tendaient un filet sous mes pas, mon âme était courbée; ils creusaient devant moi une trappe, ils sont tombés dedans.
8 Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt; je veux chanter, je veux jouer pour toi!
9 éveille-toi, ma gloire; éveille-toi, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore!
10 Je veux te louer chez les peuples, Seigneur, jouer pour toi dans les pays;
11 grand jusqu'aux cieux ton amour, jusqu'aux nues, ta vérité.
12 O Dieu, élève-toi sur les cieux. Sur toute la terre, ta gloire!
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De nouveau les ennemis se pressent contre lui ; de nouveau, encerclé par eux, il crie vers Dieu et met en Lui son espérance. Il croit que toutes les intrigues de ses ennemis sont vaines, et pas seulement parce que le Seigneur dissipera tous leurs efforts. En rappelant que ses ennemis sont tombés dans la fosse creusée pour lui, le psalmiste témoigne que, tôt ou tard, le mal se retournera contre ceux qui en sont les instigateurs et les frappera. Il est significatif que, même alors que ses adversaires l'accablent encore, il parle de leur honte au présent : dans la perspective qui est la sienne, ils ont déjà subi la défaite.
À deux reprises dans ce psaume sont mentionnées la miséricorde et la vérité qui viennent du Seigneur, et elles le sont chaque fois ensemble. Dans la vie humaine, elles sont séparées, mais dans le Seigneur elles ne font qu'un ; dans une vision prophétique, le psalmiste contemple leur triomphe inséparable sur la terre et au-dessus d'elle, jusqu'aux cieux mêmes, trône du Seigneur.
Autres réflexions
Pour Ps 57:1-11
1 Du maître de chant. "Ne détruis pas." De David. A mi-voix. Quand il s'enfuit de devant Saül dans la caverne.
2 Pitié pour moi, ô Dieu, pitié pour moi, en toi s'abrite mon âme, à l'ombre de tes ailes je m'abrite, tant que soit passé le fléau.
3 J'appelle vers Dieu le Très-Haut, le Dieu qui a tout fait pour moi;
4 que des cieux il envoie et me sauve, qu'il confonde celui qui me harcèle,
5 Mon âme est couchée parmi les lions, qui dévorent les fils d'Adam; leurs dents, une lance et des flèches, leur langue, une épée acérée.
6 O Dieu, élève-toi sur les cieux! Sur toute la terre, ta gloire!
7 Ils tendaient un filet sous mes pas, mon âme était courbée; ils creusaient devant moi une trappe, ils sont tombés dedans.
8 Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt; je veux chanter, je veux jouer pour toi!
9 éveille-toi, ma gloire; éveille-toi, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore!
10 Je veux te louer chez les peuples, Seigneur, jouer pour toi dans les pays;
11 grand jusqu'aux cieux ton amour, jusqu'aux nues, ta vérité.
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Les reproches adressés aux juges injustes sont sévères. Bien sûr, ils ne concernent pas seulement les juges qui prononcent des sentences en vertu de leur fonction, mais aussi chacun de nous, si prompt à porter des jugements...
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Les reproches adressés aux juges injustes sont sévères. Bien sûr, ils ne concernent pas seulement les juges qui prononcent des sentences en vertu de leur fonction, mais aussi chacun de nous, si prompt à porter des jugements. Bien que nous nous rappelions souvent les célèbres paroles : « Et qui sont les juges ? », elles ne conviennent pas ici. Le personnage du « Malheur d’avoir trop d’esprit » demandait si certaines personnes avaient ou non le droit de juger ; le psalmiste, sans mettre en cause des personnes particulières, parle du problème même du jugement injuste.
Le psalmiste est mû par l’espérance que la justice se réalisera. Mais nous rencontrons ici une nouvelle fois un passage difficile : la soif de justice se manifeste dans le désir de vengeance, dans le rêve de se baigner dans le sang de ses ennemis. Cela s’accorde difficilement avec les commandements évangéliques d’amour et de pardon ; de nos jours, de tels rêves risquent plutôt de repousser beaucoup de personnes.
C’est vrai. Mais le chemin vers la Bonne Nouvelle n’a pas encore été parcouru ; on ne fait encore que poser les fondations qui permettront de la recevoir. Les hommes de cette époque étaient bien plus habitués à voir le triomphe sanglant de l’injustice. C’est pourquoi l’espérance du triomphe de la justice, même exprimée de manière si belliqueuse, affermissait la certitude de la défaite inévitable du mal.
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