4 Jusques à quand vous ruer sur un homme et l'abattre, vous tous, comme une muraille qui penche, une clôture qui croule?
5 Duperie seulement, leurs projets, leur plaisir est de séduire; le mensonge à la bouche, ils bénissent, au-dedans ils maudissent.
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Pour prononcer le mot « je », il faut avant tout exister, être vivant. Ma vie est tout ce que j'ai, et tout ce que je rencontre devient une partie de ma vie. C'est pourquoi la vie est l'étalon naturel auquel je compare tout le reste ; la vie est pour moi la valeur ultime ; s'il n'y a pas de vie, il n'y a pas de moi. Quand l'homme crie en lui-même : « Je ne veux plus vivre », cela signifie : « Je ne veux plus vivre AINSI », et non un refus conscient d'exister. Mais voici que le psalmiste découvre quelque chose de plus grand, de meilleur que la vie elle-même : la miséricorde de Dieu. Cette miséricorde est la source de la vie humaine ; elle est aussi ce qui remplit la vie de sens et de beauté ; elle est encore le fondement de l'espérance que la vie ne s'achèvera pas par la mort. Lorsque notre vie est placée par nous à sa juste place dans le système des valeurs, après Dieu, « je te bénirai pendant ma vie », alors nous la recevons véritablement.
Autres réflexions
Pour Ps 62:1-11
1 Du maître de chant... Yedutûn. Psaume. De David.
2 En Dieu seul le repos pour mon âme, de lui mon salut;
3 lui seul mon rocher, mon salut, ma citadelle, je ne bronche pas.
4 Jusques à quand vous ruer sur un homme et l'abattre, vous tous, comme une muraille qui penche, une clôture qui croule?
5 Duperie seulement, leurs projets, leur plaisir est de séduire; le mensonge à la bouche, ils bénissent, au-dedans ils maudissent.
6 En Dieu seul repose-toi, mon âme, de lui vient mon espoir;
7 lui seul mon rocher, mon salut, ma citadelle, je ne bronche pas;
8 en Dieu mon salut et ma gloire, le rocher de ma force. En Dieu mon abri,
9 fiez-vous à lui, peuple, en tout temps, devant lui épanchez votre cœur, Dieu nous est un abri!
10 Un souffle seulement, les fils d'Adam, un mensonge, les fils d'homme; sur la balance s'ils montaient ensemble, ils seraient moins qu'un souffle.
11 N'allez pas vous fier à la violence, vous essoufflant en rapines; aux richesses quand elles s'accroissent n'attachez pas votre cœur!
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La vie sans Dieu ressemble à un désert desséché. Le désert où se sont déroulés nombre des événements décrits dans la Bible et...
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La vie sans Dieu ressemble à un désert desséché. Le désert où se sont déroulés nombre des événements décrits dans la Bible et où furent composées les paroles du psaume exprime bien ce qui se passe dans l'âme d'un homme séparé de la Source de la vie et du Donateur de l'eau vive. Non seulement l'âme, mais aussi la chair languit chez celui qui est coupé de l'être véritable. Ce n'est pas seulement une image poétique, mais l'expression d'une importante vérité biblique sur la valeur de nos corps et l'attitude juste envers eux. Ce n'est pas par hasard que le Créateur nous a donné nos corps ; ils ne sont pas la prison de l'âme, et dans nos corps nous pouvons nous aussi Le glorifier.
Pour le psalmiste, la miséricorde du Seigneur est plus précieuse que la vie. Certains verront dans ces paroles une belle formule, un procédé d'éloquence détaché de la réalité. Mais l'amère expérience de nombreuses générations a montré à maintes reprises que la vie loin du Seigneur devient une lente agonie.
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