10 C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous: oh! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. |
L'apôtre Paul évalue très sobrement son service et lui-même, il comprend très bien que son don de l'apostolat est un don de la grâce de Dieu, de la volonté de Dieu. Du jaloux persécuteur des chrétiens, il devient l’un des apôtres les plus zélés de christ après que Jésus lui soit apparu sur le chemin menant à Damas.
Dieu manifeste l’initiative, il appelle l’homme et lui accorde la grâce pour le service. Mais plusieurs choses dépendent de l’homme : il peut ne pas avoir de résultats, la grâce peut s’avérer stérile, si l’on ne met pas tous ses efforts sur le travail de Dieu.
Si même tous les efforts sont mis, il est important de comprendre, comme le voit remarquablement claire l'apôtre, que je ne travaille pas de mes propres forces, mais par «la grâce de Dieu qui est avec moi».
1 Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu et dans lequel vous demeurez fermes, |
2 par lequel aussi vous vous sauvez, si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé; sinon, vous auriez cru en vain. |
3 Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, |
4 qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, |
5 qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. |
6 Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart d'entre eux demeurent jusqu'à présent et quelques-uns se sont endormis - |
7 ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. |
8 Et, en tout dernier lieu, il m'est apparu à moi aussi, comme à l'avorton. |
9 Car je suis le moindre des apôtres; je ne mérite pas d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. |
10 C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous: oh! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. |
11 Bref, eux ou moi, voilà ce que nous prêchons. Et voilà ce que vous avez cru. |
Aujourd’hui, l’apôtre Paul nous donne un exemple de la manière de considérer nos propres actions. Paul évalue son service du Royaume avec une parfaite objectivité. Oui, il comprend qu’après tout ce qu’il a fait contre l’Église, le Seigneur avait pleinement le droit de le rejeter. Pourtant, Il l’a accueilli et lui a donné la possibilité de Le servir. Pour Paul, le ministère est un immense privilège, une grâce, un don. Mais Paul ne fait pas preuve d’une fausse modestie et ne dit pas : « Oui, je ne suis absolument personne, je ne suis rien... » Par la grâce de Dieu, il est ce qu’il est, et il ne cherche pas à minimiser ses propres mérites — mais il se souvient qu’en réalité le mérite appartient à Dieu. Une fausse modestie serait de l’ingratitude, et il importe à Paul de dire tout ce qui a été accompli, parce que cela revient à reconnaître les œuvres de Dieu et à Le glorifier.
1 Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu et dans lequel vous demeurez fermes, |
2 par lequel aussi vous vous sauvez, si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé; sinon, vous auriez cru en vain. |
3 Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, |
4 qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, |
5 qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. |
6 Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart d'entre eux demeurent jusqu'à présent et quelques-uns se sont endormis - |
7 ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. |
8 Et, en tout dernier lieu, il m'est apparu à moi aussi, comme à l'avorton. |
9 Car je suis le moindre des apôtres; je ne mérite pas d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. |
10 C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous: oh! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. |
11 Bref, eux ou moi, voilà ce que nous prêchons. Et voilà ce que vous avez cru. |
En parlant de son annonce de l'Évangile, Paul mentionne une certaine « Écriture » où il est question de la mort du Christ et de Sa résurrection. À en juger par cette mention, au moment où il écrivait son épître à l'Église de Corinthe, il existait déjà dans le milieu chrétien certains textes proprement chrétiens. Il ne s'agit peut-être pas des évangiles que nous connaissons, mais de certains écrits qui en ont constitué le fondement. Et de ce qu'ils contenaient de principal : les témoignages sur la mort du Messie et sur Sa résurrection. Et pourtant, aucun texte ne pouvait remplacer le témoignage vivant.
Surtout le témoignage d'un homme qui n'avait pas été auprès de Jésus pendant Sa vie terrestre, comme les autres apôtres, et qui, en général, n'avait aucune intention de devenir Son disciple ou Son partisan. D'un homme qui, au contraire, était ennemi des chrétiens et les persécutait autant qu'il le pouvait. Car le témoignage d'un tel homme montre de la meilleure manière ce qu'est le Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde et comment il agit sur l'homme.
Paul, alors d'ailleurs non pas encore Paul ni apôtre, mais Shaoul, disciple de Gamaliel, personne n'avait jamais tenté de le convaincre de la vérité du christianisme. Il n'avait même jamais rien entendu de ce que nous appellerions aujourd'hui l'enseignement chrétien. Pour lui, le christianisme n'était pas un enseignement, mais une rencontre. Une rencontre avec une force dépassant de loin la sienne, dans laquelle il reconnut la force de Dieu. Et derrière laquelle, à la très grande surprise du futur apôtre, se tenait Celui dont il s'apprêtait à persécuter les disciples comme ennemis de Dieu.
C'est ainsi que Paul fit connaissance avec le Roi de ce Royaume dont il sentit le souffle et la force là même, sur le chemin de Damas. Et il devint apôtre non pour prêcher un nouvel enseignement, mais pour raconter à tous ceux qui étaient prêts à entendre sa rencontre avec le Ressuscité et le Royaume que Celui-ci lui avait révélé. Une rencontre devenue le centre et le sens de sa vie et de son témoignage.
1 Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu et dans lequel vous demeurez fermes, |
2 par lequel aussi vous vous sauvez, si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé; sinon, vous auriez cru en vain. |
3 Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, |
4 qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, |
5 qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. |
6 Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart d'entre eux demeurent jusqu'à présent et quelques-uns se sont endormis - |
7 ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. |
8 Et, en tout dernier lieu, il m'est apparu à moi aussi, comme à l'avorton. |
9 Car je suis le moindre des apôtres; je ne mérite pas d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. |
10 C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous: oh! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. |
11 Bref, eux ou moi, voilà ce que nous prêchons. Et voilà ce que vous avez cru. |
Les paroles de Paul sur la Résurrection, proposées dans la lecture d'aujourd'hui, sont la meilleure illustration de ce que, dans la pratique ecclésiale, on appelle tradition ou transmission. Avant tout, au centre de la véritable tradition se trouve toujours le fait fondateur sans lequel le christianisme, comme expérience de la vie du Royaume, ne pourrait pas exister: le fait de la résurrection de Jésus-Christ (v. 3 – 7). Et ce fait, la tradition le confirme par les témoignages de témoins oculaires, grâce auxquels il devient non pas simplement un récit d'un événement historique, mais l'Évangile au sens premier du mot, la bonne nouvelle pour quiconque cherche le Royaume (v. 1 – 2). Les témoignages oculaires sont ici essentiels en principe: si la Résurrection n'est qu'un événement mystique ne touchant personne concrètement, si personne ne l'a jamais vécue comme réalité de sa propre vie, alors nous, qui vivons des millénaires après les événements décrits par les évangélistes, avons d'autant moins à espérer que la Résurrection puisse avoir le moindre rapport avec nous. Mais si, autrefois, elle a réellement changé la vie de ceux qui ont accueilli le Messie ressuscité d'entre les morts, alors nous pouvons nous aussi espérer que la Résurrection entrera dans notre vie, la transformera et nous fera participer au Royaume. Mais les témoignages de ceux dont les rencontres avec le Ressuscité, comme la rencontre de l'apôtre lui-même avec Lui, ont eu lieu après la Pentecôte, quand l'histoire du ministère terrestre du Sauveur était achevée, ne sont pas moins importants (v. 8 – 9).
En effet, sans de telles rencontres, nous pourrions très raisonnablement supposer que les possibilités de rencontre et de communion directe avec le Ressuscité étaient limitées aux quarante jours après la Résurrection dont parlent les évangélistes. Dans ce cas, il nous faudrait nous résigner à l'idée que le Royaume fut une réalité concernant notre monde seulement pendant ces quarante jours, et espérer qu'il nous sera de nouveau révélé à la fin des temps, avec le retour du Sauveur. Mais l'expérience de Paul lui-même (comme celle d'une multitude d'autres témoins qui vécurent plus tard) dit que le Royaume n'a pas disparu après l'Ascension, qu'il reste ouvert à tout chercheur et le restera jusqu'à la fin des temps, lorsqu'il apparaîtra dans toute sa plénitude. Et s'il en est ainsi, il est possible de vivre dans le Royaume dès aujourd'hui, tout comme il est possible de rencontrer le Ressuscité dès aujourd'hui, pourvu que l'on veuille vraiment cette rencontre. Et l'exemple de Paul lui-même confirme la possibilité d'une vie nouvelle (v. 10), devenant une illustration convaincante de ses paroles et les faisant entrer dans cette tradition vivante qui n'est pas fondée sur des livres décrivant le Royaume, mais sur des hommes qui y vivent.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||