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RÉFLEXIONS pour Mc 10:32-52

32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
33 " Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux païens,
34 ils le bafoueront, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et après trois jours il ressuscitera. "
35 Jacques et Jean, les fils de Zébédée, avancent vers lui et lui disent : " Maître, nous voulons que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. "
36 Il leur dit : " Que voulez-vous que je fasse pour vous ? " -
37 " Accorde-nous, lui dirent-ils, de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. "
38 Jésus leur dit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire et être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? "
39 Ils lui dirent : " Nous le pouvons. " Jésus leur dit : " La coupe que je vais boire, vous la boirez, et le baptême dont je vais être baptisé, vous en serez baptisés ;
40 quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, mais c'est pour ceux à qui cela a été destiné. "
41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s'indigner contre Jacques et Jean.
42 Les ayant appelés près de lui, Jésus leur dit : " Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir.
43 Il ne doit pas en être ainsi parmi vous: au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur,
44 et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous.
45 Aussi bien, le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. "
46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée Bartimée , un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.
47 Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! "
48 Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : " Fils de David, aie pitié de moi ! "
49 Jésus s'arrêta et dit : " Appelez-le. " On appelle l'aveugle en lui disant : " Aie confiance ! Lève-toi, il t'appelle. "
50 Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus.
51 Alors Jésus lui adressa la parole : " Que veux-tu que je fasse pour toi ? " L'aveugle lui répondit : " Rabbouni, que je recouvre la vue ! "
52 Jésus lui dit : " Va, ta foi t'a sauvé. " Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.
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«Montant à Jérusalem», Jésus parle de nouveau de Ses souffrances et de Sa résurrection; jusqu'ici les disciples ne comprenaient pas Ses paroles, et Pierre discutait même avec Lui. Maintenant Il décrit tout ce qui doit Lui arriver. Les disciples sont saisis d'effroi; mais ont-ils enfin compris les paroles du Maître?

Jacques et Jean demandent à Jésus de leur donner les places les plus honorables dans Son Royaume. Selon les coutumes du temps, à la droite du roi siégeait son premier conseiller; la place à gauche venait au second rang. Le Christ répond aux frères: «Vous ne savez pas ce que vous demandez», et leur propose de partager avec Lui la coupe des souffrances. C'est ce qui arriva aux deux frères: Jean subit des persécutions (voir Ap 1:9), et son frère Jacques fut tué (Ac 12:2).

Voulant rétablir la paix entre les disciples, le Christ leur révèle que de telles demandes n'ont pas de sens: dans le Royaume de Dieu, il n'y a pas la pyramide de pouvoir qui existe dans tout royaume terrestre, ni domination au sens habituel. Qui est le plus grand dans le Royaume de Dieu? Celui qui sert le plus. Et Celui qui sert le plus, c'est le Roi Lui-même (cf. Ph 2:7).

Peut-être par contraste, l'évangéliste Marc raconte la demande de l'aveugle Bartimée, à laquelle le Seigneur répondit par le miracle de la guérison. En quoi la foi de Bartimée s'est-elle manifestée? Il appelle Jésus par le titre messianique «Fils de David», ce qui ne plut pas à tout le monde: beaucoup lui ordonnent de se taire. En allant vers Jésus, il jette son manteau; s'il était resté aveugle, il ne l'aurait jamais retrouvé. Enfin, une fois qu'il voit, il suit Jésus.

Le Seigneur a répondu à la demande de l'aveugle Bartimée, mais Il a rejeté celle de deux de Ses disciples. Demandons-nous: à quoi ressemblent mes prières? Peut-être Jésus me dit-Il aussi: «Tu ne sais pas ce que tu demandes»?

Autres réflexions

 
Pour Mc 10:32-45
32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
33 " Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux païens,
34 ils le bafoueront, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et après trois jours il ressuscitera. "
35 Jacques et Jean, les fils de Zébédée, avancent vers lui et lui disent : " Maître, nous voulons que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. "
36 Il leur dit : " Que voulez-vous que je fasse pour vous ? " -
37 " Accorde-nous, lui dirent-ils, de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. "
38 Jésus leur dit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire et être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? "
39 Ils lui dirent : " Nous le pouvons. " Jésus leur dit : " La coupe que je vais boire, vous la boirez, et le baptême dont je vais être baptisé, vous en serez baptisés ;
40 quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, mais c'est pour ceux à qui cela a été destiné. "
41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s'indigner contre Jacques et Jean.
42 Les ayant appelés près de lui, Jésus leur dit : " Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir.
43 Il ne doit pas en être ainsi parmi vous: au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur,
44 et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous.
45 Aussi bien, le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. "
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Dans quelle mesure les disciples du Christ comprenaient Ses paroles sur la Croix restera pour nous à jamais un mystère. Il est fort possible que...  Lire la suite

Dans quelle mesure les disciples du Christ comprenaient Ses paroles sur la Croix restera pour nous à jamais un mystère. Il est fort possible qu’une certaine espérance couvait en eux: que le Maître parlait en paraboles et que Sa prédiction ne s’accomplirait pas littéralement. C’est peut-être ce qui explique le contraste frappant entre les paroles du Christ sur Sa mort et Sa résurrection et la demande des fils de Zébédée. Car c’est seulement en attendant que le Christ règne dans la gloire qu’on pouvait Lui demander des places élevées auprès de Lui. «Vous ne savez pas ce que vous demandez», ces paroles du Christ soulignent la profondeur de l’incompréhension humaine du dessein de Dieu. Les paroles des fils de Zébédée affirmant qu’ils peuvent boire la coupe du Christ et être baptisés de Son baptême apparaissent d’autant plus comme une audace déplacée.

Dans la réponse du Christ, deux choses essentielles ressortent. D’abord, Il dit: «Vous boirez la coupe que Je bois». Pour un homme, il aurait été naturel de reprocher aux frères leur présomption: quel être humain le pourrait? Mais le Seigneur dit: vous le ferez. Ses paroles suivantes, selon lesquelles celui qui veut être le premier parmi Ses disciples doit être l’esclave de tous, remettent tout à sa place. Ce n’est pas la proximité du trône qui est le don principal du Christ à Ses disciples, mais bien Sa coupe, la possibilité de Le suivre sur Son chemin de Croix. C’est pourquoi Il dit aux fils de Zébédée que la «hauteur du rang» ne doit pas être leur but. Il leur ouvre la possibilité d’acquérir la proximité de Dieu sans obtenir aucune grandeur extérieure. C’est une révélation d’une importance exceptionnelle, qui concerne chacun de Ses disciples.

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Pour Mc 10:32-45
32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
33 " Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux païens,
34 ils le bafoueront, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et après trois jours il ressuscitera. "
35 Jacques et Jean, les fils de Zébédée, avancent vers lui et lui disent : " Maître, nous voulons que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. "
36 Il leur dit : " Que voulez-vous que je fasse pour vous ? " -
37 " Accorde-nous, lui dirent-ils, de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. "
38 Jésus leur dit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire et être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? "
39 Ils lui dirent : " Nous le pouvons. " Jésus leur dit : " La coupe que je vais boire, vous la boirez, et le baptême dont je vais être baptisé, vous en serez baptisés ;
40 quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, mais c'est pour ceux à qui cela a été destiné. "
41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s'indigner contre Jacques et Jean.
42 Les ayant appelés près de lui, Jésus leur dit : " Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir.
43 Il ne doit pas en être ainsi parmi vous: au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur,
44 et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous.
45 Aussi bien, le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. "
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Les apôtres se représentaient encore bien mal ce qu'était le Royaume que leur Maître avait apporté dans le monde, s'ils Lui posaient des questions sur ceux qui devaient y occuper les places d'honneur à Ses côtés. Pour eux, c'était sans doute...  Lire la suite

Les apôtres se représentaient encore bien mal ce qu'était le Royaume que leur Maître avait apporté dans le monde, s'ils Lui posaient des questions sur ceux qui devaient y occuper les places d'honneur à Ses côtés. Pour eux, c'était sans doute une réalité de notre monde, quoique inhabituelle. Peut-être pensaient-ils qu'il s'agissait d'un État terrestre qui serait cependant rempli des signes et des miracles de Dieu accomplis par leur Maître, lequel, enfin, avec l'aide de Dieu, prendrait la place qui Lui revenait. Quant à la coupe et au lavage (« baptême »), ils les ont très probablement compris en ce sens qu'avant le triomphe les attendait tous une longue lutte, et que chacun aurait sa part de souffrances, ce qui, dans l'ensemble, correspondait tout à fait aux représentations messianiques généralement admises alors.

Pourtant Jésus accepte leur disponibilité, en leur disant qu'ils devront boire la même coupe que Lui et recevoir le même lavage que Lui, sans entrer dans les détails ni tenter de leur expliquer quoi que ce soit. À l'évidence, Il comprenait qu'à ce moment-là toute explication était inutile : les disciples ne L'auraient de toute façon pas compris, comme ils ne L'avaient pas compris jusque-là.

Mais Jésus dit aussitôt à Ses disciples que, dans Son Royaume, tout est différent des royaumes terrestres, manifestement afin qu'ils n'aient dès le début aucune illusion à ce sujet. Il tient, à l'évidence, la disposition intérieure à ne pas dominer, mais à servir, pour le fondement spirituel sans lequel il ne peut être question d'aucune vie dans le Royaume. Quant aux détails de l'organisation du Royaume, Il les juge manifestement moins importants : si les disciples ne les comprennent pas maintenant, ils les comprendront plus tard, après avoir acquis l'expérience spirituelle nécessaire. Ainsi le Sauveur établit Lui-même les priorités en matière de vie spirituelle : d'abord ce sans quoi on n'entre pas dans le Royaume, puis, à mesure que l'expérience spirituelle s'accumule, tout le reste.

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Pour Mc 10:32-45
32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
33 " Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux païens,
34 ils le bafoueront, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et après trois jours il ressuscitera. "
35 Jacques et Jean, les fils de Zébédée, avancent vers lui et lui disent : " Maître, nous voulons que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. "
36 Il leur dit : " Que voulez-vous que je fasse pour vous ? " -
37 " Accorde-nous, lui dirent-ils, de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. "
38 Jésus leur dit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire et être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? "
39 Ils lui dirent : " Nous le pouvons. " Jésus leur dit : " La coupe que je vais boire, vous la boirez, et le baptême dont je vais être baptisé, vous en serez baptisés ;
40 quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, mais c'est pour ceux à qui cela a été destiné. "
41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s'indigner contre Jacques et Jean.
42 Les ayant appelés près de lui, Jésus leur dit : " Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir.
43 Il ne doit pas en être ainsi parmi vous: au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur,
44 et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous.
45 Aussi bien, le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. "
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La question de la primauté revenait périodiquement dans les conversations des disciples entre eux, encore et encore. Sans aucun doute, ils se représentaient encore le Royaume comme pleinement terrestre, et dans tout État terrestre, même établi par Dieu, il y a un roi et des proches...  Lire la suite

La question de la primauté revenait périodiquement dans les conversations des disciples entre eux, encore et encore. Sans aucun doute, ils se représentaient encore le Royaume comme pleinement terrestre, et dans tout État terrestre, même établi par Dieu, il y a un roi et des proches. Le Roi, cela va de soi, ils Le voyaient dans leur Maître, car ils ne doutaient pas de Sa messianité, mais qui serait parmi Ses proches ? Les Douze, cela se comprend, mais quelqu'un sera bien parmi les plus proches, quelqu'un s'assiéra à la droite du Roi, et quelqu'un à Sa gauche ?

Il en avait été ainsi en tout temps et dans tous les États, et les apôtres ne pouvaient simplement pas encore se représenter le Royaume autrement. Ces conversations sont particulièrement remarquables sur le fond du récit de Jésus au sujet des souffrances et de la mort qui L'attendent. Les disciples semblent ne pas remarquer les paroles du Maître, même si, en réalité, ils ne L'entendent tout simplement pas, comme il arrive souvent qu'une personne n'entende pas ce qui ne tient pas dans sa conscience. Jésus, Lui, tente encore et encore de leur expliquer que, dans le Royaume entré dans le monde avec Lui, tout n'est pas comme dans les royaumes terrestres du monde déchu.

Il dit directement aux disciples : dans le monde déchu, les gouvernants recherchent avant tout le pouvoir, et un pouvoir non pas tant sur les corps que sur les âmes de ceux qu'ils veulent gouverner. Le pouvoir, dans le monde déchu, est une manière de s'approprier d'autres personnes, leurs vies, leurs âmes, afin qu'elles appartiennent ensuite au dominateur et qu'il puisse en disposer à son gré, de la même manière que chacun est libre de disposer de lui-même, de son âme et de sa vie. Le Royaume est organisé autrement ; là, la question du pouvoir, ou plutôt de ce qui y correspond à la notion terrestre de pouvoir, est une question de service.

Dans la mesure où l'homme est prêt à être l'esclave de tous, il a du pouvoir, dans le sens particulier du mot, celui où il s'applique aux relations du Royaume. Il s'agit ici de l'esclavage sous la forme patriarcale où il existait chez les Juifs, lorsque l'esclave était en fait membre de la famille, mais sans droits. L'esclave ne revendiquait rien dans la maison, mais il y vivait et profitait dans la maison de tout ce dont profitaient les autres membres de la famille. Dans certains cas, il pouvait même hériter du maître de maison.

L'esclave domestique travaillait comme les esclaves ont toujours travaillé, sans compter et sans exiger de salaire. En revanche, il recevait autant qu'il lui fallait : il n'avait pas de gain fixe. C'est une telle position envers les autres qui est adéquate du point de vue des relations qui unissent entre eux les habitants du Royaume. Dans le monde déchu, rien de semblable, bien sûr, ne peut exister, mais Jésus oriente les disciples précisément vers les relations du Royaume, du moins lorsqu'il s'agit de leurs relations avec Lui et entre eux.

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Pour Mc 10:32
32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
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Le chemin des apôtres à la suite du Christ n’a pas été facile. Non parce qu’ils savaient ce qui L’attendait, Lui et eux, mais précisément parce qu’ils ne le savaient pas. Bien sûr, après la confession de Pierre, aucun d’eux ne doutait que Jésus fût Celui-là même, le Messie promis par Dieu, que...  Lire la suite

Le chemin des apôtres à la suite du Christ n’a pas été facile. Non parce qu’ils savaient ce qui L’attendait, Lui et eux, mais précisément parce qu’ils ne le savaient pas. Bien sûr, après la confession de Pierre, aucun d’eux ne doutait que Jésus fût Celui-là même, le Messie promis par Dieu, que le peuple de Dieu attendait tant.

Mais ce Messie agissait d’une manière tout à fait mystérieuse et incompréhensible. Les apôtres étaient des hommes de leur temps; ils attendaient du Messie la même chose que la plupart de leurs contemporains: Il devait commencer la guerre messianique contre les païens, donc contre Rome, vaincre dans cette guerre, rétablir, en le créant en fait de nouveau, un État juif fort fondé sur les lois de la Torah, et devenir le roi de cet État.

Si Jésus avait agi ainsi, ou même seulement eu l’intention d’agir ainsi, tout aurait été clair pour les apôtres. Bien sûr, l’insurrection messianique et la guerre qui devait inévitablement la suivre ne pouvaient pas ne pas effrayer. Mais les apôtres y étaient prêts; la perspective de la guerre en tant que telle ne les aurait sans doute pas horrifiés. Ce qui les horrifiait était autre chose: le fait que Jésus justement n’allait rien faire de ce qu’ils attendaient de Lui. Bien plus, Il leur parlait de plus en plus souvent de la mort qui L’attendait. Et cela était déjà tout à fait incompréhensible.

Bien sûr, l’image du Messie souffrant est présente dans les livres prophétiques, et tous la connaissaient très bien. Mais on l’interprétait d’ordinaire en ce sens que le Messie aurait peut-être à souffrir précisément pendant la guerre messianique, et que la mesure de Ses souffrances dépendrait de la condition pécheresse et impure de ceux qui se trouveraient près de Lui. Mais personne ne pensait ni ne parlait de la mort du Messie. On supposait qu’après toutes les souffrances, le Messie sortirait finalement vainqueur de la guerre et deviendrait enfin le Roi de Son Royaume, lequel était d’ailleurs perçu comme une réalité tout à fait terrestre.

Si le Messie mourait, ce serait une catastrophe cosmique absolument impensable: cela signifierait que le plan de Dieu pour la délivrance du peuple et l’édification du Royaume de Dieu s’était effondré. Or Jésus, pendant ce temps, dit encore et encore qu’Il va à Jérusalem non vers la victoire ni vers le triomphe, mais vers la mort. Ses disciples avaient de quoi être saisis d’effroi. Pourtant, ils Le suivent: car pour eux il n’y a plus d’autre route. Ils vont vers l’inconnu à la suite du Maître.

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Pour Mc 10:38
38 Jésus leur dit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire et être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? "
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Les apôtres essaient de comprendre le Christ avec la logique humaine ordinaire. Leurs représentations quotidiennes ne sont pas encore transfigurées par la lumière qu'ils ont récemment commencé à recevoir du Maître ; c'est pourquoi eux-mêmes « ne savent pas ce qu'ils demandent ». Beaucoup d'entre nous viennent à Dieu pour...  Lire la suite

Les apôtres essaient de comprendre le Christ avec la logique humaine ordinaire. Leurs représentations quotidiennes ne sont pas encore transfigurées par la lumière qu'ils ont récemment commencé à recevoir du Maître ; c'est pourquoi eux-mêmes « ne savent pas ce qu'ils demandent ».

Beaucoup d'entre nous viennent à Dieu pour recevoir. Et Il nous donne beaucoup, mais nous réclamons insatiablement encore et encore ; et finalement, comme dans le conte bien connu, nous nous retrouvons devant l'auge brisée.

Or le Christ Lui-même, du point de vue d'un entourage prospère, est resté devant « l'auge brisée », à Gethsémani et au Golgotha. À chacun qui veut être avec Lui, Il propose de partager ce qui, aux yeux de l'entourage, est défaite et échec. Mais c'est seulement ainsi, par la croix, que l'on va vers la Résurrection. En acceptant au moins une part de Son abaissement, seulement une part infime, car le Christ ne veut pas que nous chargions sur nous ce que nous sommes incapables de porter, on peut recevoir le droit de partager avec Lui la joie du Triomphe. Et c'est précisément dans cette joie que veut nous faire entrer Celui qui est venu non « pour être servi, mais pour servir ».

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Pour Mc 10:46-52
46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée Bartimée , un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.
47 Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! "
48 Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : " Fils de David, aie pitié de moi ! "
49 Jésus s'arrêta et dit : " Appelez-le. " On appelle l'aveugle en lui disant : " Aie confiance ! Lève-toi, il t'appelle. "
50 Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus.
51 Alors Jésus lui adressa la parole : " Que veux-tu que je fasse pour toi ? " L'aveugle lui répondit : " Rabbouni, que je recouvre la vue ! "
52 Jésus lui dit : " Va, ta foi t'a sauvé. " Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.
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Dans la rencontre avec Jésus, certains sont guéris, d'autres non. Certains le remarquent, d'autres l'ignorent. Certains s'approchent, d'autres passent à côté. Et parmi ceux qui s'approchent, les uns viennent pour le Royaume et pour la vie, les autres...  Lire la suite

Dans la rencontre avec Jésus, certains sont guéris, d'autres non. Certains le remarquent, d'autres l'ignorent. Certains s'approchent, d'autres passent à côté. Et parmi ceux qui s'approchent, les uns viennent pour le Royaume et pour la vie, les autres pour débattre avec lui ou le prendre au piège par une parole. À chacun son choix.

L'aveugle au bord du chemin veut la guérison: il veut recouvrer la vue, voir, et avant tout voir celui qui peut lui rendre la vue, la possibilité même de voir. Est-ce possible? Oui, bien sûr. Dans le Royaume tout est possible, et cet aveugle tend de toutes ses forces précisément vers celui qui a apporté le Royaume dans le monde.

C'est possible, mais à une seule condition: la rencontre devient le but principal et unique, pour lequel, s'il le faut, on peut repousser de côté toutes les conventions, interdictions et limitations. Il ne s'agit évidemment pas des commandements de Dieu, mais bien des limitations et des règles inventées par les hommes, des opinions humaines. L'aveugle appelle Jésus Fils de David, c'est-à-dire Messie. On essaie de le faire taire, car officiellement personne ne reconnaissait Jésus comme Messie, et officieusement les opinions divergeaient fortement.

À ce moment-là, Jésus était de toute façon, dans l'opinion publique, une personnalité scandaleuse ou du moins ambiguë à tous égards. Pour se précipiter vers lui ainsi, il fallait lui faire pleinement confiance, lui faire confiance non pas malgré, mais au-dessus de toutes les conventions sociales, en les ignorant simplement et en ne voyant que l'Homme en tant que tel. Voilà des relations avec le Christ qui sont réellement salvatrices. Non parce qu'il est Dieu et homme à la fois, mais parce que ces relations sont vraies; si elles n'avaient pas été vraies, même sa divinité n'aurait pas aidé.

Au bout du compte, tout est déterminé précisément par les relations, par leur profondeur, leur authenticité, qu'il s'agisse des relations avec Dieu ou avec l'homme. Les vraies relations sont toujours inconditionnelles: elles ne peuvent être conditionnées par aucun facteur extérieur, social, religieux ou autre. C'est seulement alors que les relations deviennent efficaces, transformant ceux qui y entrent. Alors, dans les relations avec le Christ, tout est possible: miracles, guérisons, participation au Royaume. Autrement, tout est inutile, même si l'on le rencontre face à face.

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Pour Mc 10:46-52
46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée Bartimée , un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.
47 Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! "
48 Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : " Fils de David, aie pitié de moi ! "
49 Jésus s'arrêta et dit : " Appelez-le. " On appelle l'aveugle en lui disant : " Aie confiance ! Lève-toi, il t'appelle. "
50 Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus.
51 Alors Jésus lui adressa la parole : " Que veux-tu que je fasse pour toi ? " L'aveugle lui répondit : " Rabbouni, que je recouvre la vue ! "
52 Jésus lui dit : " Va, ta foi t'a sauvé. " Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.
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Les guérisons accomplies par Jésus se font chaque fois un peu différemment. Parfois Il touche la personne, lui impose les mains, et parfois Il dit, comme à l'aveugle qu'Il a guéri sur la route de Jéricho...  Lire la suite

Les guérisons accomplies par Jésus se font chaque fois un peu différemment. Parfois Il touche la personne, lui impose les mains, et parfois Il dit, comme à l'aveugle qu'Il a guéri sur la route de Jéricho : ta foi t'a sauvé. Qu'est-ce donc qui sauvait les autres ? N'était-ce pas la foi ? Bien sûr que si : sans la foi Jésus ne peut aider personne. Il s'agit, bien entendu, de la foi comme confiance, confiance en Dieu et confiance en Lui-même, en Celui par qui agissent Dieu, la puissance de Dieu et l'amour de Dieu.

Pour la guérison, une telle confiance suffisait : celui qui était guéri pouvait ne pas vraiment comprendre qui se tenait devant lui, il pouvait ne pas voir en Jésus le Messie, ni encore moins le Fils de Dieu. L'essentiel était ailleurs : faire confiance à Jésus comme à Celui par qui Dieu agit, et agit en plénitude, de sorte que rien ne Lui est impossible. À condition d'une telle confiance, l'homme peut non seulement établir avec Jésus des relations de confiance, il peut devenir une partie de Sa vie, et donc une partie du Royaume, au moins en partie et pour un temps. La plénitude d'une telle entrée dans la vie du Royaume est largement déterminée par l'état spirituel de la personne. En principe, toute personne guérie par Jésus aurait pu, en participant par Lui à la vie du Royaume, en rester habitante, à condition bien sûr de garder l'état qu'elle avait vécu au moment de la guérison. Elle aurait alors partagé avec le Christ Son chemin et aurait été de ceux pour qui la Pentecôte serait devenue non pas le commencement, mais l'achèvement du chemin, ou du moins de l'une de ses étapes.

Pour la plupart des guéris, cependant, la guérison ne devenait qu'un retour à l'état accessible aux humains dans le monde déchu. Peu d'entre eux considéraient la guérison comme le point de départ d'un chemin spirituel ultérieur. Or l'aveugle guéri par Jésus sur la route de Jéricho suivit Jésus. Il décida de partager avec Celui qui l'avait guéri au moins une partie du chemin. Pour un tel pas de confiance, il faut beaucoup plus que pour simplement s'approcher et demander la guérison. Avec une telle confiance, la guérison ne requiert même pas de contact physique : la confiance seule suffit, les relations elles-mêmes comme telles. L'évangéliste ne nous dit rien du destin ultérieur de Bartimée, mais une chose est claire : il suivit Jésus. Jusqu'où, c'est leur affaire à tous deux.

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Pour Mc 10:46-52
46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée Bartimée , un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.
47 Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! "
48 Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : " Fils de David, aie pitié de moi ! "
49 Jésus s'arrêta et dit : " Appelez-le. " On appelle l'aveugle en lui disant : " Aie confiance ! Lève-toi, il t'appelle. "
50 Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus.
51 Alors Jésus lui adressa la parole : " Que veux-tu que je fasse pour toi ? " L'aveugle lui répondit : " Rabbouni, que je recouvre la vue ! "
52 Jésus lui dit : " Va, ta foi t'a sauvé. " Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.
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L'Évangile selon Marc, en décrivant la guérison de l'aveugle, ajoute au récit un détail remarquable absent de Luc: outre le nom du guéri, l'évangéliste mentionne...  Lire la suite

L'Évangile selon Marc, en décrivant la guérison de l'aveugle, ajoute au récit un détail remarquable absent de Luc: outre le nom du guéri, l'évangéliste mentionne la phrase par laquelle les gens l'encouragent: «N'aie pas peur, lève-toi, Il t'appelle.» À première vue, la situation paraît paradoxale: l'homme qui venait lui-même d'appeler Jésus sans tenir compte de la réaction de la foule s'arrête soudain, comme saisi de crainte, et n'ose pas s'approcher de Celui qu'il appelait à l'aide. De quoi Bartimée a-t-il peur? Certainement pas des hommes. S'il les avait craints, il n'aurait pas crié vers Celui que tous considéraient comme un grand Prophète afin d'attirer Son attention. Il n'a pas non plus peur de Jésus comme homme. Il semble que Bartimée ait soudain senti quelque chose d'inhabituel, quelque chose que ce Prophète étonnant porte avec Lui et en Lui. Il a senti ce Royaume même dont Jésus ne cessait de témoigner en disant qu'il s'était «approché». En le sentant, il a comme reculé et s'est arrêté. Il n'était sans doute pas fort en théologie. Il ne connaissait pas les subtilités des nombreuses théories messianiques étudiées alors dans les académies de Jérusalem et de Babylone. Mais il a senti le souffle du Royaume, parce qu'il s'était totalement confié à ce Maître étrange et inhabituel. Et l'ayant senti, il a compris qu'il n'était pas prêt à y entrer. Ceux qui l'entouraient, sans comprendre ce qui arrêtait cet homme si résolu un instant auparavant, le poussent: va, Il t'appelle. Bartimée y va. Les autres pensent qu'il va vers sa guérison. Lui, entre-temps, fait un pas dans le Royaume.

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Pour Mc 10:46-52
46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée Bartimée , un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.
47 Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! "
48 Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : " Fils de David, aie pitié de moi ! "
49 Jésus s'arrêta et dit : " Appelez-le. " On appelle l'aveugle en lui disant : " Aie confiance ! Lève-toi, il t'appelle. "
50 Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus.
51 Alors Jésus lui adressa la parole : " Que veux-tu que je fasse pour toi ? " L'aveugle lui répondit : " Rabbouni, que je recouvre la vue ! "
52 Jésus lui dit : " Va, ta foi t'a sauvé. " Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.
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Entendant l'aveugle crier : « Aie pitié de moi », Jésus lui répondit aussitôt et engagea le dialogue avec lui. Mais la guérison...  Lire la suite

Entendant l'aveugle crier : « Aie pitié de moi », Jésus lui répondit aussitôt et engagea le dialogue avec lui. Mais la guérison ne se produisit pas immédiatement. Avant d'accomplir Son miracle, Il demanda à Bartimée ce qu'il voulait au juste, en quoi devait consister cette miséricorde. L'aveugle répondit aussitôt : « Que je retrouve la vue. » Alors il reçut non seulement la vue ordinaire, mais aussi la certitude que le Christ se tenait devant lui. Ce n'est pas un hasard s'« il suivit Jésus sur le chemin ».

Parfois, le Seigneur attend de nous que nous prenions nous-mêmes conscience de notre problème et que nous formulions précisément ce que nous ne pouvons surmonter sans Son miracle. N'est-ce pas là l'un des aspects du sacrement de la confession ? Tant que nous ne prenons pas conscience de notre péché et ne l'exprimons pas en présence d'un prêtre, il ne peut nous être remis.

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Pour Mc 10:46-52
46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée Bartimée , un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.
47 Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! "
48 Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : " Fils de David, aie pitié de moi ! "
49 Jésus s'arrêta et dit : " Appelez-le. " On appelle l'aveugle en lui disant : " Aie confiance ! Lève-toi, il t'appelle. "
50 Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus.
51 Alors Jésus lui adressa la parole : " Que veux-tu que je fasse pour toi ? " L'aveugle lui répondit : " Rabbouni, que je recouvre la vue ! "
52 Jésus lui dit : " Va, ta foi t'a sauvé. " Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.
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Bartimée veut recouvrer la vue. Souvent, ceux qui demandent quelque chose le redoutent en même temps, car il leur faudra alors changer leur mode de vie habituel...  Lire la suite

Bartimée veut recouvrer la vue. Souvent, ceux qui demandent quelque chose le redoutent en même temps, car il leur faudra alors changer leur mode de vie habituel, et cela crée toujours des problèmes. Si Bartimée recouvre la vue, il sera obligé de cesser de mendier, de commencer à chercher du travail et, plus généralement, d'assumer la responsabilité de lui-même et de ceux qui l'entourent. Mais il y est prêt : non seulement il crie vers le Christ, mais il va à Lui en rejetant son manteau, peut-être son seul bien précieux. Bartimée risque de ne pas le retrouver s'il ne recouvre pas la vue, mais il est prêt à rejeter tout ce qui a de la valeur pour demander l'essentiel. Il va vers Jésus et, ayant recouvré la vue, demeure avec Lui. Combien de fois ce « manteau » auquel nous nous agrippons, différent pour chacun, nous empêche-t-il d'aller vers Jésus et de recevoir de Lui la véritable vue...

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Pour Mc 10:48
48 Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : " Fils de David, aie pitié de moi ! "
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Différentes personnes réagissent différemment à l'apparition de Jésus. Et la réaction la plus directe est en général celle de ceux qui cherchent auprès de lui une aide, le plus souvent une guérison. Cela se comprend : de telles personnes n'ont d'ordinaire rien à perdre...  Lire la suite

Différentes personnes réagissent différemment à l'apparition de Jésus. Et la réaction la plus directe est en général celle de ceux qui cherchent auprès de lui une aide, le plus souvent une guérison. Cela se comprend : de telles personnes n'ont d'ordinaire rien à perdre. Quelle exigence peut-on imposer à un mendiant aveugle assis au bord du chemin ? Ceux qui l'entourent essaient de le faire taire ou, du moins, de l'empêcher de crier si fort.

On peut les comprendre : à ce moment-là, toutes sortes de rumeurs sur Jésus circulaient déjà parmi le peuple, et l'attitude envers lui et sa prédication était ambiguë. À beaucoup de personnes respectées et faisant autorité dans la société religieuse, elle paraissait pour le moins douteuse. Mais le mendiant aveugle au bord de la route se souciait peu de ces personnes respectées et faisant autorité : aucune d'elles ne pouvait l'aider. Et ces personnes respectées et faisant autorité n'avaient pas besoin de lui. Bien sûr, elles lui donnaient l'aumône, et il ne mourait pas de faim.

Mais c'était la limite de ce qu'il pouvait recevoir de la société et des personnes respectées dans la société. Et voici quelqu'un qui peut vraiment aider, guérir, délivrer de la cécité. Un prédicateur. On dit qu'il est prophète. Peut-être n'est-il pas prophète, mais il guérit, cela est certain. Si un tel homme passe sur la route, comment ne pas saisir l'occasion ? Comment ne pas crier ? D'autant plus si recouvrer la vue est le but principal et le sens principal de la vie. Ici agit une loi spirituelle importante : pour que les relations avec Dieu, les relations avec le Christ, soient pleines, elles doivent devenir inconditionnelles. L'homme doit suivre le Christ sans regarder en arrière.

Sans regarder en arrière vers la tradition, les coutumes ou les autorités religieuses. Sinon, rien n'en sortira. Et pour aller ainsi, il faut une liberté intérieure vis-à-vis de tout cela. Une liberté comme celle de l'aveugle au bord de la route, qui n'a rien à perdre. Qui veut une seule chose, et la veut de toute son âme, de tout son être. Bien sûr, il ne comprend pas encore à qui il a affaire. Mais sa détermination est grande ; ceux qui essaient de le faire taire n'ont pas une telle détermination. Et grâce à cette détermination et à sa confiance envers l'Inconnu, le mendiant aveugle reçoit ce qu'il veut. Ceux qui tentaient de le faire taire ne reçoivent rien. Ce n'est pas étonnant : après tout, ils ne cherchaient rien.

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Pour Mc 10:23-32
23 Alors Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : " Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu ! "
24 Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprit et leur dit : " Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le Royaume de Dieu !
25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ! "
26 Ils restèrent interdits à l'excès et se disaient les uns aux autres : " Et qui peut être sauvé ? "
27 Fixant sur eux son regard, Jésus dit : " Pour les hommes, impossible, mais non pour Dieu : car tout est possible pour Dieu. "
28 Pierre se mit à lui dire : " Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t'avons suivi. "
29 Jésus déclara : " En vérité, je vous le dis, nul n'aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l'Évangile,
30 qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
31 Beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers. "
32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
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Comme pour préciser ses paroles précédentes, Jésus dit: il est difficile à celui qui met son espérance dans la richesse d'entrer dans le Royaume des Cieux...  Lire la suite

Comme pour préciser ses paroles précédentes, Jésus dit: il est difficile à celui qui met son espérance dans la richesse d'entrer dans le Royaume des Cieux. Il semblerait que ces mots portent une espérance: on peut être riche en s'appuyant non sur ce que l'on possède, mais sur Dieu. Mais en réalité tout est bien plus compliqué.

Les disciples sont effrayés: ils sont convaincus qu'ils ne verront pas le Royaume. Pierre, comme souvent, se montre le plus résolu: il pose au Maître la question que tous voulaient poser sans l'oser. Il dit à Jésus: voici, nous avons tout quitté et nous t'avons suivi. Cela ne suffit-il pas? Faut-il autre chose? Que recevrons-nous pour avoir fait ce que nous avons fait? Qui sommes-nous: riches ou pauvres? En quoi mettons-nous notre espérance?

On pose de telles questions lorsque quelque chose d'incompréhensible se produit. Et c'était bien le cas: les apôtres ne comprenaient presque rien. Ils faisaient confiance au Maître, mais ils avaient toujours du mal à le comprendre. Maintenant commençait un véritable théâtre de l'absurde, derrière lequel se dessinait déjà quelque chose de si terrible que les apôtres se figeaient à la seule pensée de cette horreur.

Jésus leur indique l'unique issue: ne regarder que vers le Royaume, ne vivre que de lui, demeurer constamment en lui. À la question: que nous arrivera-t-il? Il répond: non pas ce qui arrivera, mais ce qui est, déjà ici et maintenant. Et devant vous vous attend quelque chose d'encore plus joyeux. Mais si vous ne le voyez pas, si vous ne savez pas l'accueillir ici et maintenant, il n'y aura aucun «plus tard». Car le Royaume s'est déjà approché. Et il faut y entrer maintenant, sans remettre à plus tard.

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Pour Mc 10:23-32
23 Alors Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : " Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu ! "
24 Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprit et leur dit : " Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le Royaume de Dieu !
25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ! "
26 Ils restèrent interdits à l'excès et se disaient les uns aux autres : " Et qui peut être sauvé ? "
27 Fixant sur eux son regard, Jésus dit : " Pour les hommes, impossible, mais non pour Dieu : car tout est possible pour Dieu. "
28 Pierre se mit à lui dire : " Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t'avons suivi. "
29 Jésus déclara : " En vérité, je vous le dis, nul n'aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l'Évangile,
30 qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
31 Beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers. "
32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
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« Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront premiers » Que signifient ces paroles ? Pourquoi doit-il en être ainsi ? Nous sommes habitués à...  Lire la suite

« Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront premiers » Que signifient ces paroles ? Pourquoi doit-il en être ainsi ? Nous sommes habitués à ce genre de paroles et plus rien ne nous y étonne. Il est clair que les derniers, les plus pauvres et les plus malheureux, doivent recevoir justice dans l'autre monde, avec honneur et pouvoir. Mais, comme nous l'avons déjà dit plus d'une fois, une telle logique ne dépasse pas la logique des communistes : « celui qui n'était rien deviendra tout ». Et l'on ne peut même pas imaginer unir cette force meurtrière pour l'âme à l'enseignement de notre Seigneur. À la fin de l'époque soviétique, on racontait cette anecdote : en 1917, une vieille princesse regarde par la fenêtre et demande à un passant quel est ce bruit, ce qui se passe. L'homme lui répond que les gardes rouges veulent qu'il n'y ait plus de riches. Étrange, répond-elle, mon grand-père voulait qu'il n'y ait plus de pauvres. Eh bien, cette logique qui retourne le monde sens dessus dessous, à laquelle servaient les bolcheviks, n'a rien de commun avec l'enseignement de notre Seigneur, qui est le Dieu d'une bonté ineffable ; elle n'en est qu'une mauvaise parodie. Essayons donc de penser ce que signifient tout de même ces paroles : beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront premiers. Imaginons une scène : un groupe de coureurs au départ. On donne le signal et tous commencent la course. L'un prend de l'avance, un autre reste en arrière. Puis, soudain, on donne le signal de revenir en courant au point de départ : qui arrivera le premier ? Évidemment les derniers. Et ce mouvement de retour nous apparaît comme le repentir, car la « metanoia » est un retournement, un retour. Ce n'est qu'une image. Mais pourquoi le Seigneur n'aurait-il pas voulu dire précisément cela ? Rappelons le psaume 84 : tu as remis toutes les iniquités de ton peuple, tu as couvert tous leurs péchés, tu es revenu de l'ardeur de ta colère, ramène-nous, Dieu de notre salut (et la même situation se trouve, par exemple, dans la Vulgate, où retentissent deux fois conversus-converte, ce qui a disparu dans la traduction synodale, où l'on trouve « tu as détourné » et « restaure »). Tout cela nous paraît être un argument, peut-être pas très décisif, mais tout de même un argument en faveur de notre image pour les paroles du Seigneur aujourd'hui, même si nous nous sommes quelque peu écartés de l'usage que l'apôtre Paul fait de cette image.

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Pour Mc 10:23-32
23 Alors Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : " Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu ! "
24 Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprit et leur dit : " Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le Royaume de Dieu !
25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ! "
26 Ils restèrent interdits à l'excès et se disaient les uns aux autres : " Et qui peut être sauvé ? "
27 Fixant sur eux son regard, Jésus dit : " Pour les hommes, impossible, mais non pour Dieu : car tout est possible pour Dieu. "
28 Pierre se mit à lui dire : " Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t'avons suivi. "
29 Jésus déclara : " En vérité, je vous le dis, nul n'aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l'Évangile,
30 qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
31 Beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers. "
32 Ils étaient en route, montant à Jérusalem; et Jésus marchait devant eux, et ils étaient dans la stupeur, et ceux qui suivaient étaient effrayés. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver:
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Après que le jeune homme riche n'eut pas pu suivre la parole du Seigneur Jésus, distribuer tout et devenir Son disciple, le Seigneur, s'adressant aux disciples, parle de la difficulté pour un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux...  Lire la suite

Après que le jeune homme riche n'eut pas pu suivre la parole du Seigneur Jésus, distribuer tout et devenir Son disciple, le Seigneur, s'adressant aux disciples, parle de la difficulté pour un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux. En expliquant aux disciples ce qui s'est passé, le Seigneur dit : « qu'il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu ». Le chameau qui essaie d'entrer par le trou d'une aiguille est une image que les disciples ont retenue pour toujours. Habituellement, l'attention des lecteurs est attirée par cette image étrange, même quelque peu surréaliste. Peut-être la traduction faite par l'évangéliste Marc de cette parole depuis l'araméen, langue dans laquelle parlait le Christ (et dans laquelle Pierre a raconté cela), n'est-elle pas tout à fait parfaite ; nous ne le savons pas. Il est évident que le Seigneur parle de quelque chose d'absolument impossible, et c'est précisément cela que Pierre a retenu et que Marc a traduit.

Les paroles sur ceux qui se confient dans les richesses se rencontrent toutefois dans des versions tardives du texte évangélique. Il est possible que des copistes les y aient insérées par analogie avec les récits des autres évangélistes (au Moyen Âge existait une telle tendance à l'unification des récits des synoptiques). Les manuscrits les plus anciens ne contiennent pas ces paroles, et le texte de Marc y sonne tout simplement de manière saisissante. Le Seigneur dit : « Enfants ! qu'il est difficile d'entrer dans le Royaume de Dieu ; il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ». Ainsi, il ne s'agit même pas de richesse : selon les paroles du Christ, il est en général difficile d'entrer dans le Royaume de Dieu. La richesse et la confiance mise en elle ne sont qu'un exemple particulier, particulièrement frappant.

C'est précisément ainsi que les disciples comprennent les paroles du Christ. Et c'est pourquoi ils ne parlent pas de richesse (d'autant qu'ils n'en ont pas). « Qui donc peut être sauvé ? », demandent-ils au Seigneur. Pierre, perplexe, pose une question encore plus concrète : « Et nous, qui T'avons suivi ? Nous est-il donc difficile, à nous aussi, d'entrer dans le Royaume de Dieu ? » Les disciples ont l'impression qu'il est impossible à absolument personne d'entrer dans le Royaume de Dieu, même à eux qui ont tout quitté. C'est à cette question que le Seigneur nous donne la parole d'une grande espérance : « Aux hommes cela est impossible, mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu ». Aucun mérite humain n'aidera à entrer dans le Royaume de Dieu. Dieu seul accomplit notre salut, et nos représentations humaines sont ici impuissantes : beaucoup de derniers seront premiers et de premiers derniers ; pour les hommes, c'est un mystère. Mais l'essentiel est que c'est une grande espérance, ouverte à tous.

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