13 Fin du discours. Tout est entendu. Crains Dieu et observe ses commandements, car c'est là le devoir de tout homme.
14 Car Dieu amènera en jugement toutes les actions de l'homme, tout ce qui est caché, que ce soit bien ou mal.
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Beaucoup est dit dans la
Bible de la peur de Dieu, elle est considérée comme la base («le commencement»)
de toute sagesse. Plusieurs voient en cela seulement la tentative d'intimider
l’homme et le soumettre, intimider, peut-être, pas la peur de la punition, mais
cette autorité, qui chez Dieu est par définition absolue et qui réprime souvent
mieux que n'importe quelle peur. Cependant, le mot qui est traduit d'habitude
comme «peur», désigne plutôt le frémissement, ce frémissement sacré, qu'éprouve
toujours un homme devant quelque chose ou quelqu'un de supérieur. Il peut sembler
à première vue que la différence n’est pas grande : la peur ou le frémissement,
l’homme se soumet dans tous les cas à une certaine force, qui est supérieure et
plus forte que lui.
En réalité, il y a une différence, et elle est très
importante. Le fait est que «supérieur» ne signifie toujours pas et absolument pas
«plus fort», bien que, si on parle de Dieu, les choses sont exactement ainsi :
Il est et supérieur, et plus fort que nous. Force – d’une catégorie extra
morale, elle n'a pas de lien direct au problème de la vie morale ou spirituelle.
Quand il s’agit de la force physique, nous comprenons parfaitement cela, mais on
peut absolument parler de la même chose sur n'importe quelle autre force, même
surnaturelle.
La force est une chose impersonnelle, et la vie spirituelle et
morale est toujours la vie de la personnalité, et plus la spiritualité et la
moralité dans la vie privée, plus cette personnalité devient soi-même comme une
personnalité. La catégorie «supérieure» est employée seulement chez la
personnalité, seulement à la vie spirituelle et morale. Supérieur ou inférieur
peut être celui que nous voyons comme personnalité, et nous évaluons de ce
point de vue; la possession de la force, quelle que soit la nature de cette
force, n'est pas importante dans le cas présent.
Si Dieu n’était qu’une force,
s'Il Se révélait à l’homme, seulement comme une force, Il ne serait pas supérieur
pour l’homme, et alors on pourrait parler de la peur et même de la terreur de
l’homme devant Sa force, mais parler du frémissement sacré devant le supérieur
serait impossible. Ce n’est pas par hasard que le Sauveur refuse d'influencer Ses
potentiels disciples au moyen des forces surnaturelles: cela n’est nécessaire
ni à Lui, ni à Son Père céleste.
La peur pour l'âme, en général, est inutile et
destructive, mais voici le frémissement sacré devant le Supérieur, au contraire,
est utile : car alors l’homme observera les commandements donnés par ce Supérieur
non pas par peur, mais par conscience. Seulement ainsi deviennent possibles les
changements intérieurs, qui rendent possible pour l’homme le chemin de la
justice et de ce Royaume que lui révèle l’arrivée du Christ.
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