17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
Aux temps évangéliques, la venue du Messie était associée, pour la plupart de ceux qui L'attendaient, au jour du jugement de Dieu. Rien d'étonnant: le Messie devait établir sur la terre son Royaume, et tout le monde ne pouvait pas entrer dans ce Royaume, mais seulement le juste. Ainsi, le jour de la venue du Messie et de l'avènement du Royaume messianique devait, par définition, être aussi le jour du Jugement. Certes, ce Jugement était compris de différentes manières, si bien que l'on trouve dans la religiosité populaire de nombreuses images qui le décrivent.
Jean utilise l'une de ces images dans sa prédication. Elle repose sur le tableau d'une séparation de l'humanité, séparation décrite symboliquement comme le vannage du blé au moment de la moisson. C'est une image à laquelle le Sauveur Lui-même a eu recours plus d'une fois durant son ministère terrestre; elle s'est révélée très heureuse pour décrire ce qui arrivera au jour du triomphe du Royaume et du Jugement final. Il s'agit de la séparation entre les justes et les pécheurs. Mais il ne s'agit pas seulement d'une séparation; il s'agit plutôt d'une sorte de vérification, d'une épreuve de conformité.
Le grain d'un côté, la balle de l'autre, cela se comprend. Mais le grain diffère qualitativement de la balle: leur poids est différent, et il l'est parce que le grain est plein, tandis que la balle est vide, simple enveloppe creuse. C'est là que passe la principale différence entre ceux qui entrent dans le Royaume et ceux qui restent dehors. Toute la question est de savoir avec quoi l'homme arrive au seuil du Royaume. Est-il plein ou vide? Et cela dépend à son tour du chemin parcouru. Car la justice est avant tout liée à cette présence de Dieu sans laquelle elle ne peut tout simplement pas exister. C'est elle, cette présence, qui remplit l'homme. Qui fait de lui un grain. Mais s'il n'y a rien de tel, si l'homme traverse la vie sans chercher aucune présence de Dieu ou sans penser à Dieu, il n'aura rien pour être rempli. Alors, à la fin du chemin, au seuil du Royaume, il se trouvera vide. Ce n'est pas Dieu qui juge et chasse l'homme de ce seuil. On pourrait dire que l'homme se juge lui-même. Ou, plus exactement, c'est le chemin qu'il a parcouru qui devient pour lui jugement. Parcouru avec Dieu ou sans Lui.
17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
La venue du Messie, aux temps évangéliques, était associée par la plupart de ceux qui L'attendaient au jour du jugement de Dieu. Rien d'étonnant à cela : le Messie devait établir sur la terre Son Royaume, et tout le monde ne pouvait pas y entrer, mais seulement le juste. Le jour de la venue du Messie et de l'avènement du Royaume messianique devait donc, par définition, devenir aussi le jour du Jugement. Il est vrai que ce Jugement était compris de diverses manières, au point que la religiosité populaire offre une multitude d'images pour le décrire.
Jean utilise l'une de ces images dans sa prédication. Elle repose sur la scène de la séparation de l'humanité, séparation symboliquement décrite comme le vannage du blé au moment de la moisson. C'est une image à laquelle le Sauveur Lui-même a recouru plus d'une fois durant Son ministère terrestre ; manifestement, elle s'est révélée très heureuse pour décrire ce qui arrivera au jour du triomphe du Royaume et du Jugement définitif. Il s'agit de la séparation entre les justes et les pécheurs. Mais il n'y a pas seulement séparation : il y a plutôt une sorte d'épreuve, un test de conformité.
Le grain d'un côté, la balle de l'autre, cela se comprend. Mais le grain diffère qualitativement de la balle ; leur poids aussi est différent, et il l'est parce que le grain est plein, tandis que la balle est vide, simple enveloppe, coquille creuse. C'est là que passe la différence principale entre ceux qui entrent dans le Royaume et ceux qui restent dehors. Toute la question est de savoir avec quoi l'homme arrive au seuil du Royaume. Est-il plein ou vide ? Et cela, à son tour, dépend du chemin qu'il a parcouru.
La justice est avant tout liée à cette présence de Dieu sans laquelle elle ne peut tout simplement pas exister. C'est précisément cette présence qui remplit l'homme. Elle fait de lui un grain. Mais s'il n'y a rien de tel, si l'homme traverse la vie sans chercher aucune présence de Dieu, ou sans même penser à Dieu, alors il n'aura rien pour le remplir. Au bout du chemin, au seuil du Royaume, il se trouvera alors vide. Ce n'est pas Dieu qui juge l'homme et le chasse de ce seuil. On pourrait dire que l'homme se juge lui-même. Ou, plus exactement, le jugement de l'homme devient le chemin qu'il a parcouru. Parcouru avec Dieu, ou sans Lui.
1 L’an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe son frère tétrarque du pays d’Iturée et de Trachonitide, Lysanias tétrarque d’Abilène, |
2 sous le pontificat d’Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. |
3 Et il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, |
4 comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ; |
5 tout ravin sera comblé, et toute montagne ou colline sera abaissée ; les passages tortueux deviendront droits et les chemins raboteux seront nivelés. |
6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
|
7 Il disait donc aux foules qui s’en venaient se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ? |
8 Produisez donc des fruits dignes du repentir, et n’allez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous dis que Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. |
9 Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. » |
10 Et les foules l’interrogeaient, en disant : « Que nous faut-il donc faire ? » |
11 Il leur répondait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » |
12 Des publicains aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » |
13 Il leur dit : « N’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit. » |
14 Des soldats aussi l’interrogeaient, en disant : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne molestez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde. » |
15 Comme le peuple était dans l’attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s’il n’était pas le Christ, |
16 Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. |
17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
18 Et par bien d’autres exhortations encore il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. |
19 Cependant Hérode le tétrarque, qu’il reprenait au sujet d’Hérodiade, la femme de son frère, et pour tous les méfaits qu’il avait commis, |
20 ajouta encore celui-ci à tous les autres : il fit enfermer Jean en prison. |
21 Or il advint, une fois que tout le peuple eut été baptisé et au moment où Jésus, baptisé lui aussi, se trouvait en prière, que le ciel s’ouvrit, |
22 et l’Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du ciel : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
|
23 Et Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans, et il était, à ce qu’on croyait, fils de Joseph, fils d’Héli, |
24 fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, |
25 fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Naoum, fils d’Esli, fils de Naggaï, |
26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméin, fils de Josech, fils de Joda, |
27 fils de Joanan, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, |
28 fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, |
29 fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, |
30 fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, |
31 fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David, |
32 fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naasson, |
33 fils d’Aminadab, fils d’Admin, fils d’Arni, fils de Hesron, fils de Pharès, fils de Juda, |
34 fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, |
35 fils de Sérouch, fils de Ragau, fils de Phalec, fils d’Éber, fils de Sala, |
36 fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech, |
37 fils de Mathousala, fils de Hénoch, fils de Iaret, fils de Maleléel, fils de Kaïnam, |
38 fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu. |
En passant à la partie principale de son Évangile, Luc réunit en un seul récit la suite de l'histoire de Jean-Baptiste, le commencement du ministère de Jésus-Christ et Ses deux généalogies. Deux, précisément ! C'est dans ce paradoxe que se révèle la joyeuse Bonne Nouvelle : Jésus est appelé deux fois Fils de Dieu—dans l'histoire humaine, c'est-à-dire dans la généalogie proprement dite qui remonte de Joseph jusqu'à Dieu, et dans la révélation divine, lorsque la voix du Père retentit du ciel au moment de Son baptême. Cela signifie que l'histoire et la révélation fusionnent en un tout dans la vie d'un seul Homme, et que désormais la parole de Dieu retentira de lèvres humaines. Cela signifie aussi que les paroles et les actes de Jésus de Nazareth, que le lecteur découvrira dans les chapitres suivants, révèlent véritablement Dieu : Il Se trouve au cœur même des événements terrestres, dans les rues et les plaines de Palestine et—dans le cœur du lecteur.
1 L’an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe son frère tétrarque du pays d’Iturée et de Trachonitide, Lysanias tétrarque d’Abilène, |
2 sous le pontificat d’Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. |
3 Et il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, |
4 comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ; |
5 tout ravin sera comblé, et toute montagne ou colline sera abaissée ; les passages tortueux deviendront droits et les chemins raboteux seront nivelés. |
6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
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7 Il disait donc aux foules qui s’en venaient se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ? |
8 Produisez donc des fruits dignes du repentir, et n’allez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous dis que Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. |
9 Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. » |
10 Et les foules l’interrogeaient, en disant : « Que nous faut-il donc faire ? » |
11 Il leur répondait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » |
12 Des publicains aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » |
13 Il leur dit : « N’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit. » |
14 Des soldats aussi l’interrogeaient, en disant : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne molestez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde. » |
15 Comme le peuple était dans l’attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s’il n’était pas le Christ, |
16 Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. |
17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
18 Et par bien d’autres exhortations encore il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. |
19 Cependant Hérode le tétrarque, qu’il reprenait au sujet d’Hérodiade, la femme de son frère, et pour tous les méfaits qu’il avait commis, |
20 ajouta encore celui-ci à tous les autres : il fit enfermer Jean en prison. |
21 Or il advint, une fois que tout le peuple eut été baptisé et au moment où Jésus, baptisé lui aussi, se trouvait en prière, que le ciel s’ouvrit, |
22 et l’Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du ciel : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
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23 Et Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans, et il était, à ce qu’on croyait, fils de Joseph, fils d’Héli, |
24 fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, |
25 fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Naoum, fils d’Esli, fils de Naggaï, |
26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméin, fils de Josech, fils de Joda, |
27 fils de Joanan, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, |
28 fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, |
29 fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, |
30 fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, |
31 fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David, |
32 fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naasson, |
33 fils d’Aminadab, fils d’Admin, fils d’Arni, fils de Hesron, fils de Pharès, fils de Juda, |
34 fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, |
35 fils de Sérouch, fils de Ragau, fils de Phalec, fils d’Éber, fils de Sala, |
36 fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech, |
37 fils de Mathousala, fils de Hénoch, fils de Iaret, fils de Maleléel, fils de Kaïnam, |
38 fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu. |
La lecture d'aujourd'hui nous ramène de nouveau à la figure de Jean le Baptiste. Et ici nous rencontrons encore la différence de vision entre les évangélistes Matthieu et Luc, cette fois au sujet du ministère de Jean. À la différence de Matthieu, Luc, outre le contenu général de la prédication du prophète (v. 3-9), mentionne aussi les conseils que Jean donnait aux gens de différentes professions et conditions (v. 10-14). Ces conseils variaient selon les cas, mais ils avaient aussi quelque chose de commun: tous étaient, d'une manière ou d'une autre, liés à la question de l'observation des commandements donnés par Dieu. Manifestement, en rappelant les paroles d'Isaïe sur la nécessité de «préparer le chemin du Seigneur» (v. 4), Jean a surtout en vue l'importance de suivre la Torah. À première vue, un tel appel n'avait rien de fondamentalement nouveau: tous les prophètes de l'Ancien Testament en avaient parlé. Mais il y avait aussi quelque chose d'inhabituel dans l'activité de Jean.
Ce n'est pas par hasard que le récit de l'évangéliste mentionne les collecteurs d'impôts («publicains») et les soldats (v. 12, 14). Les uns comme les autres étaient des exclus dans la société juive des temps évangéliques. On regardait les publicains comme des collaborateurs travaillant avec les occupants et dépouillant leur propre peuple. Quant aux soldats, il s'agit ici vraisemblablement de soldats romains qui étaient soit païens (ce qui est peu plausible), soit prosélytes (anciens païens convertis au judaïsme). La position sociale de tels prosélytes était assez ambiguë: ils n'étaient pas considérés comme des membres à part entière de la communauté juive (seuls leurs enfants le devenaient), et pour leurs compatriotes ils étaient des étrangers, souvent même des traîtres.
Jean, cependant, à ce qu'il paraît, accueille chacun indépendamment de son statut social et religieux. De toute évidence, il ne pensait pas que le Royaume messianique à venir serait donné seulement aux Juifs orthodoxes. Le chemin était ouvert même à ceux qui étaient considérés comme perdus pour le peuple de Dieu, et perdus pour toujours: les publicains. Car ils avaient commis leur péché consciemment et volontairement, et l'on considérait qu'il était impossible de se purifier des conséquences d'un tel péché, même si le pécheur, par la suite, se repentait sincèrement de ce qu'il avait fait. Dieu pouvait accepter son repentir, mais la souillure laissée par le péché se déposait pour toujours sur lui-même et sur ses descendants.
Jean, pourtant, ne repoussait pas les publicains; il exigeait seulement qu'après le bain purificateur («baptême») ils ne transgressent plus désormais les normes de la Torah (v. 13). Pour lui, manifestement, la collaboration avec les autorités romaines n'était pas un péché aussi terrible que pour la plupart de ses contemporains. Mais il ne s'agissait évidemment pas seulement de cela. Car Jean, plus que personne, comprenait que le Messie qu'il attendait et dont il attestait la venue apporterait dans le monde le Royaume où chacun recevrait la possibilité de commencer une vie à partir d'une page blanche. Et sa propre tâche était de préparer le peuple de Dieu à cette vie nouvelle. Une vie à laquelle, une fois repenti, même le plus terrible pécheur pourra avoir part, pourvu seulement qu'il sache recevoir le don principal du Royaume: le don de l'amour de Dieu.
1 L’an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe son frère tétrarque du pays d’Iturée et de Trachonitide, Lysanias tétrarque d’Abilène, |
2 sous le pontificat d’Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. |
3 Et il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, |
4 comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ; |
5 tout ravin sera comblé, et toute montagne ou colline sera abaissée ; les passages tortueux deviendront droits et les chemins raboteux seront nivelés. |
6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
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7 Il disait donc aux foules qui s’en venaient se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ? |
8 Produisez donc des fruits dignes du repentir, et n’allez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous dis que Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. |
9 Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. » |
10 Et les foules l’interrogeaient, en disant : « Que nous faut-il donc faire ? » |
11 Il leur répondait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » |
12 Des publicains aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » |
13 Il leur dit : « N’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit. » |
14 Des soldats aussi l’interrogeaient, en disant : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne molestez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde. » |
15 Comme le peuple était dans l’attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s’il n’était pas le Christ, |
16 Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. |
17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
18 Et par bien d’autres exhortations encore il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. |
19 Cependant Hérode le tétrarque, qu’il reprenait au sujet d’Hérodiade, la femme de son frère, et pour tous les méfaits qu’il avait commis, |
20 ajouta encore celui-ci à tous les autres : il fit enfermer Jean en prison. |
21 Or il advint, une fois que tout le peuple eut été baptisé et au moment où Jésus, baptisé lui aussi, se trouvait en prière, que le ciel s’ouvrit, |
22 et l’Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du ciel : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
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23 Et Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans, et il était, à ce qu’on croyait, fils de Joseph, fils d’Héli, |
24 fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, |
25 fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Naoum, fils d’Esli, fils de Naggaï, |
26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméin, fils de Josech, fils de Joda, |
27 fils de Joanan, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, |
28 fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, |
29 fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, |
30 fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, |
31 fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David, |
32 fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naasson, |
33 fils d’Aminadab, fils d’Admin, fils d’Arni, fils de Hesron, fils de Pharès, fils de Juda, |
34 fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, |
35 fils de Sérouch, fils de Ragau, fils de Phalec, fils d’Éber, fils de Sala, |
36 fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech, |
37 fils de Mathousala, fils de Hénoch, fils de Iaret, fils de Maleléel, fils de Kaïnam, |
38 fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu. |
Le mot « repentir » nous est devenu familier. Nous nous repentons simplement parce qu'il le faut. Nous nous repentons d'une multitude de péchés, mais notre vie en est-elle changée? Si nous ne portons pas de fruits de repentir, nous pouvons sans hésiter nous appliquer les paroles du Baptiste sur la « race de vipères » et la « cognée à la racine des arbres ». On voit clairement quels fruits doivent porter les collecteurs d'impôts (les publicains) et les soldats. Mais si nous n'appartenons à aucun de ces groupes? Que devons-nous faire?
Pour le comprendre, il faut travailler sérieusement sur nous-mêmes, être attentifs à notre vie et prendre la résolution de vivre autrement. Alors s'ouvre devant nous la possibilité du baptême dans l'Esprit et le feu, de la marche à la suite du Fils bien-aimé, et naît l'espérance d'entendre les paroles tant désirées: « En toi j'ai mis ma complaisance! »
1 L’an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe son frère tétrarque du pays d’Iturée et de Trachonitide, Lysanias tétrarque d’Abilène, |
2 sous le pontificat d’Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. |
3 Et il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, |
4 comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ; |
5 tout ravin sera comblé, et toute montagne ou colline sera abaissée ; les passages tortueux deviendront droits et les chemins raboteux seront nivelés. |
6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
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7 Il disait donc aux foules qui s’en venaient se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ? |
8 Produisez donc des fruits dignes du repentir, et n’allez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous dis que Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. |
9 Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. » |
10 Et les foules l’interrogeaient, en disant : « Que nous faut-il donc faire ? » |
11 Il leur répondait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » |
12 Des publicains aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » |
13 Il leur dit : « N’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit. » |
14 Des soldats aussi l’interrogeaient, en disant : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne molestez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde. » |
15 Comme le peuple était dans l’attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s’il n’était pas le Christ, |
16 Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. |
17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
18 Et par bien d’autres exhortations encore il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. |
19 Cependant Hérode le tétrarque, qu’il reprenait au sujet d’Hérodiade, la femme de son frère, et pour tous les méfaits qu’il avait commis, |
20 ajouta encore celui-ci à tous les autres : il fit enfermer Jean en prison. |
Le début de la prédication de Jean sur la repentance est rattaché à une date historique, ce qui nous permet de mettre les événements évangéliques en rapport avec les faits qui attirèrent bien davantage l'attention des contemporains, puis des historiens. Les guerres se succèdent sans fin, les empires naissent et disparaissent, les souverains montent sur les trônes, tandis qu'au milieu d'impressionnants bains de sang un prédicateur itinérant appelle les pécheurs à la repentance. Pourtant, peu de temps passera avant que les guerres et les règnes ne se dissolvent dans la nuit des siècles, alors que les ténèbres ne pourront vaincre la mémoire de la prédication de Jean, si peu remarquée semblait-elle.
Les repères chronologiques ne sont pas mentionnés seulement pour faire ressortir le contraste entre les événements. L'homme, enclin à se jeter dans un extrême ou dans l'autre, a l'habitude de choisir une seule chose : le temporel ou l'éternel. Mais le regard biblique met en harmonie ces extrêmes apparents et reconnaît l'importance de l'éternel comme du temporel. Oui, le temporel a lui aussi de la valeur, mais il acquiert une valeur particulière au point de rencontre avec l'éternel.
Jean nie être le Messie ; il accomplit un ministère qui doit rester dans les limites de son époque. Mais il prépare la venue de Celui qui, au milieu du monde temporel, révélera le visage de l'éternité.
1 L’an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe son frère tétrarque du pays d’Iturée et de Trachonitide, Lysanias tétrarque d’Abilène, |
2 sous le pontificat d’Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. |
3 Et il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, |
4 comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ; |
5 tout ravin sera comblé, et toute montagne ou colline sera abaissée ; les passages tortueux deviendront droits et les chemins raboteux seront nivelés. |
6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
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7 Il disait donc aux foules qui s’en venaient se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ? |
8 Produisez donc des fruits dignes du repentir, et n’allez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous dis que Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. |
9 Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. » |
10 Et les foules l’interrogeaient, en disant : « Que nous faut-il donc faire ? » |
11 Il leur répondait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » |
12 Des publicains aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » |
13 Il leur dit : « N’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit. » |
14 Des soldats aussi l’interrogeaient, en disant : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne molestez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde. » |
15 Comme le peuple était dans l’attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s’il n’était pas le Christ, |
16 Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. |
17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
18 Et par bien d’autres exhortations encore il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. |
La prédication de Jean et son appel à la conversion (que la Traduction synodale appelle repentir) nous placent devant un paradoxe que nous ne remarquons pourtant pas tout de suite. Il s'agit du fait que les personnes non religieuses—les collecteurs d'impôts, les soldats et, d'une manière générale, le peuple simple qui ne réfléchit guère à la religion—répondent à l'appel de Jean plus volontiers que les personnes religieuses, par exemple les pharisiens, qui constituaient l'élite religieuse de la société juive à l'époque évangélique. En principe, il n'y a là rien d'étonnant : toute personne religieuse est convaincue que la conversion n'est pas nécessaire pour elle, qui croit déjà, mais pour ceux qui sont éloignés de la foi. Dans ce cas, la foi est naturellement toujours identifiée à la religion, tout comme la vie spirituelle est identifiée à la vie religieuse. Jean, lui, appelle manifestement tout le monde à la conversion, les personnes religieuses comme les non-religieuses. Sa tâche est en effet de préparer le peuple à la venue du Messie, et donc à l'accueil du Royaume. La seule religiosité ne suffit plus ici, et même la seule foi humaine ne suffit pas ; il faut une telle plénitude de confiance en Dieu et une telle disposition à se remettre entièrement entre Ses mains et à Sa volonté que l'homme déchu ne les connaît pas par principe. Du point de vue de ce qui est nécessaire pour le Royaume, il n'y a pas de convertis, pas plus qu'il n'y a de gens prêts à y entrer : personne n'est prêt, et chacun a besoin de se convertir. C'est alors que les personnes non religieuses se trouvent dans une situation plus simple : elles n'ont rien à perdre, elles ne revendiquent rien dans le domaine de la vie spirituelle et reconnaissent aisément qu'elles ont besoin de se convertir. Pour les personnes religieuses, c'est plus difficile : se reconnaître comme ayant besoin de conversion signifie déprécier largement ses propres réussites religieuses aux yeux de son entourage, comme d'ailleurs à ses propres yeux. Prendre une telle décision n'est pas facile, et beaucoup de pharisiens ne semblent pas en avoir la force.
1 L’an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe son frère tétrarque du pays d’Iturée et de Trachonitide, Lysanias tétrarque d’Abilène, |
2 sous le pontificat d’Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. |
3 Et il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, |
4 comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ; |
5 tout ravin sera comblé, et toute montagne ou colline sera abaissée ; les passages tortueux deviendront droits et les chemins raboteux seront nivelés. |
6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
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7 Il disait donc aux foules qui s’en venaient se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ? |
8 Produisez donc des fruits dignes du repentir, et n’allez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous dis que Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. |
9 Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. » |
10 Et les foules l’interrogeaient, en disant : « Que nous faut-il donc faire ? » |
11 Il leur répondait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » |
12 Des publicains aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » |
13 Il leur dit : « N’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit. » |
14 Des soldats aussi l’interrogeaient, en disant : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne molestez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde. » |
15 Comme le peuple était dans l’attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s’il n’était pas le Christ, |
16 Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. |
17 Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. » |
18 Et par bien d’autres exhortations encore il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. |
En se manifestant dans les eaux du Jourdain, le Seigneur entre avec autorité dans le cours de l’histoire humaine. Les eaux de ce fleuve deviennent purificatrices et vivifiantes, comme celles au-dessus desquelles planait l’Esprit de Dieu au premier jour de la création. Le Tout-Puissant vient nous laver dans l’Esprit Saint et le feu. Qui peut résister à la puissance de la bienveillance du Père qui nous est révélée dans le Christ Jésus ? Et pourtant, Jean le Baptiste parle de la responsabilité des hommes dans ce qui arrive. Produisez un fruit digne du repentir ! Il appelle à changer de vie, à une conversion totale. Le Jour du Seigneur, grand et redoutable, approche. Mais, en ce jour, le Seigneur vient dans le silence et l’humilité, et chacun de nous doit lui-même faire un effort pour entrer dans Son Royaume désormais ouvert. Ce que nous sommes lorsque le Christ se manifeste à nous n’est donc pas indifférent. Sa manifestation ne porte pas atteinte à notre liberté. Au contraire, la Théophanie est la seule réalité qui donne un sens à cette liberté.
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