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RÉFLEXIONS pour 1Co 16:13-14

13 Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, soyez forts.
14 Que tout se passe chez vous dans la charité.
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Paul dans plusieurs de ses messages décrit les habitants du Royaume, comment ils doivent être. Et dans l’épître aux Corinthiens il s'adresse aussi à ce sujet. Sur quoi l'apôtre, prête donc attention comme étant des traits distinctifs des habitants du Royaume? Il, comme on voit, met en relief la concentration spirituelle (c’est notamment de cela que parle l'apôtre, en exhortant ceux à qui il s’adresse de «veiller» : veiller signifie, en fait, ne pas dormir, ne pas se détendre, et avant tout, bien sûr ne pas se détendre spirituellement), la fermeté dans la fidélité («foi»), sous laquelle il veut bien sûr dire la fidélité à Christ, le courage, la force (qui dans la traduction Bible de Jérusalem est appelée «fermeté»). Il est facile de remarquer que toutes ces qualités sont liées entre elles et sont définies par l'état spirituel de l’homme.

La concentration spirituelle est impossible sans cette intégrité spirituelle, qui est le résultat et le but de toute ascèse, y compris, bien sûr et chrétienne. Mais une telle intégrité n’est qu’un moyen, elle est importante non pas en soi-même, mais comme un outil nécessaire pour rester fidèle à Christ. En fait, la fidélité est impossible sans l’intégrité spirituelle, en son absence l’homme s’avère trop instable spirituellement pour rester fidèle à qui que ce soit et quoi que ce soit. Et n’étant pas resté fidèle à Christ, il est bien sûr impossible de parler d’aucune vie dans le Royaume : car la trahison signifie la rupture de toutes relations, et c’est notamment les relations qui forment le Royaume — entre ses habitants et le Christ et les uns avec les autres, les habitants avec Dieu, et enfin le Christ avec le Père. Et chacun, qui rompt ces relations, perd le Royaume. Si les relations restent, apparaissent à l’homme courage et force.

Il ne s’agit bien sûr pas de la force physique, mais de cette force du Royaume, qui est si bien visible dans chacun de ses vrais témoins. Et pendant l’épreuve, cette force devient la base spirituelle de ce courage, qui donne au fidèle les forces de persévérer même dans les minutes les plus difficiles. Mais la principale particularité des habitants du Royaume est cet amour, qui est pour eux un milieu spirituel organique, dans lequel on construit toutes leurs relations entre elles-mêmes.

Ce n’est pas par hasard que le Sauveur pendant la Cène indique l'amour, comme étant le signe distinctif des chrétiens. En fait, c’est notamment l'amour qui forme cette substance spirituelle du Royaume, que l'on pourrait appeler sa nature. Et chaque habitant du Royaume est impliqué dans cet amour. C’est pourquoi l'apôtre exhorte, agissant dans notre monde se transformant, mais pas encore transformé, à faire cela de manière que tout ce qui se passe à l'Église, se fasse dans l'amour pour que chaque action des chrétiens donne la possibilité de se manifester à cette nouvelle nature, la nature du Royaume transformant le monde.

Autres réflexions

 
Pour 1Co 16:13-14
13 Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, soyez forts.
14 Que tout se passe chez vous dans la charité.
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Dans beaucoup de ses lettres, Paul décrit les habitants du Royaume, tels qu'ils doivent être. Et dans l'épître aux Corinthiens, il revient aussi à ce thème. Sur quoi l'apôtre attire-t-il donc l'attention comme traits distinctifs de l'habitant du Royaume ?..  Lire la suite

Dans beaucoup de ses lettres, Paul décrit les habitants du Royaume, tels qu'ils doivent être. Et dans l'épître aux Corinthiens, il revient aussi à ce thème. Sur quoi l'apôtre attire-t-il donc l'attention comme traits distinctifs de l'habitant du Royaume ? Il met visiblement en avant le recueillement spirituel, c'est de lui que parle l'apôtre lorsqu'il appelle ses destinataires à « veiller » : veiller signifie proprement ne pas dormir, ne pas se relâcher, et avant tout bien sûr ne pas se relâcher spirituellement ; la fermeté dans la fidélité, ou « foi », par laquelle il faut entendre évidemment la fidélité au Christ ; le courage ; la force, que la traduction synodale appelle « fermeté ».

Il n'est pas difficile de remarquer que toutes ces qualités sont liées entre elles et déterminées par l'état spirituel de l'homme. Le recueillement spirituel est impossible sans cette intégrité spirituelle qui est le résultat et le but de toute ascèse, y compris bien sûr de l'ascèse chrétienne. Mais une telle intégrité n'est qu'un moyen ; elle n'est pas importante en elle-même, mais comme instrument nécessaire pour garder la fidélité au Christ. En effet, la fidélité est impossible sans intégrité spirituelle ; en son absence, l'homme se révèle trop instable spirituellement pour garder fidélité à qui que ce soit ou à quoi que ce soit.

Et sans garder fidélité au Christ, bien sûr, il est impossible de parler d'une vie dans le Royaume : car la trahison signifie la rupture de toute relation, et le Royaume est précisément formé par des relations, celles de ses habitants avec le Christ et entre eux, les leurs avec Dieu, et enfin celles du Christ Lui-même avec le Père. Quiconque rompt ces relations perd le Royaume. Si les relations sont conservées, l'homme reçoit courage et force.

Il ne s'agit évidemment pas de force physique, mais de cette force du Royaume qui se voit si bien en chacun de ses véritables témoins. Et dans les épreuves, cette force devient le fondement spirituel du courage qui donne aux fidèles la force de garder la fermeté même dans les minutes les plus lourdes. Mais la caractéristique principale des habitants du Royaume est l'amour, qui constitue pour eux le milieu spirituel organique dans lequel se construisent toutes leurs relations entre eux. Ce n'est pas par hasard que le Sauveur, pendant la Cène, désigne l'amour comme le signe distinctif des chrétiens.

En effet, c'est précisément l'amour qui constitue cette substance spirituelle du Royaume que l'on pourrait appeler sa nature. Et chaque habitant du Royaume participe à cet amour. C'est pourquoi l'apôtre appelle à agir dans notre monde en voie de transfiguration mais pas encore transfiguré de telle sorte que tout ce qui se passe dans l'Église se fasse dans l'amour, que chaque action des chrétiens donne à cette nature nouvelle, la nature du Royaume qui transfigure le monde, la possibilité de se manifester.

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Pour 1Co 16:13-14
13 Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, soyez forts.
14 Que tout se passe chez vous dans la charité.
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Pour plusieurs, le christianisme avec son sermon sur le pardon, la miséricorde, la douceur et l’humilité se présente comme une conception du monde des faibles. Mais en est-il vraiment ainsi?...  Lire la suite

Pour plusieurs, le christianisme avec son sermon sur le pardon, la miséricorde, la douceur et l’humilité se présente comme une conception du monde des faibles. Mais en est-il vraiment ainsi?

Voici l'appel de l'apôtre Paul - il parle de la force, d’une force intérieure, qui devrait être présente chez tous les chrétiens. Et plusieurs générations de croyants, pendant de nombreuses persécutions ont prouvé la virilité du christianisme. Mais cette persévérance et fermeté va de pair avec le refus à la violence, parce que tout doit être avec charité.

Au propre, ceci est la douceur, telle comme celle du Christ. Il n'est pas en effet faible, Il est très fort, mais refuse d'utiliser cette force. Et les chrétiens sont conviés à suivre ce même chemin : acquérir à l'intérieur de soi la force de Dieu, la force du Saint-Esprit, mais l’utiliser seulement dans des œuvres de charité.

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Pour 1Co 16:1-24
Quant à la collecte en faveur des saints, suivez, vous aussi, les instructions que j'ai données aux Églises de la Galatie.
Que le premier jour de la semaine, chacun de vous mette de côté chez lui ce qu'il aura pu épargner, en sorte qu'on n'attende pas que je vienne pour recueillir les dons.
Et une fois près de vous, j'enverrai, munis de lettres, ceux que vous aurez jugés aptes, porter vos libéralités à Jérusalem;
et s'il vaut la peine que j'y aille aussi, ils feront le voyage avec moi.
J'irai chez vous, après avoir traversé la Macédoine; car je passerai par la Macédoine.
Peut-être séjournerai-je chez vous ou même y passerai-je l'hiver, afin que ce soit vous qui m'acheminiez vers l'endroit où j'irai.
Car je ne veux pas vous voir juste en passant; j'espère bien rester quelque temps chez vous, si le Seigneur le permet.
Toutefois je resterai à Éphèse jusqu'à la Pentecôte;
car une porte y est ouverte toute grande à mon activité, et les adversaires sont nombreux.
10 Si Timothée arrive, veillez à ce qu'il soit sans crainte au milieu de vous; car il travaille comme moi à l'œuvre du Seigneur.
11 Que personne donc ne le méprise. Acheminez-le en paix, pour qu'il vienne me rejoindre: je l'attends avec les frères.
12 Quant à notre frère Apollos, je l'ai vivement exhorté à aller chez vous avec les frères, mais il ne veut absolument pas y aller maintenant; il ira lorsqu'il en trouvera l'occasion.
13 Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, soyez forts.
14 Que tout se passe chez vous dans la charité.
15 Encore une recommandation, frères. Vous savez que Stéphanas et les siens sont les prémices de l'Achaïe, et qu'ils se sont rangés d'eux-mêmes au service des saints.
16 À votre tour, rangez-vous sous de tels hommes, et sous quiconque travaille et peine avec eux.
17 Je suis heureux de la visite de Stéphanas, de Fortunatus et d'Achaïcus, qui ont suppléé à votre absence;
18 ils ont en effet tranquillisé mon esprit et le vôtre. Sachez donc apprécier de tels hommes.
19 Les Églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous saluent bien dans le Seigneur, ainsi que l'assemblée qui se réunit chez eux.
20 Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser.
21 La salutation est de ma main, à moi, Paul.
22 Si quelqu'un n'aime pas le Seigneur, qu'il soit anathème ! " Maran atha. "
23 La grâce du Seigneur Jésus soit avec vous!
24 Je vous aime tous dans le Christ Jésus.
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À la fin de sa lettre à l'Église de Corinthe, Paul, comme...  Lire la suite

À la fin de sa lettre à l'Église de Corinthe, Paul, comme toujours, mentionne les personnes qui partageaient avec lui ses travaux et son ministère. Des unes, nous savons quelque chose par d'autres livres du Nouveau Testament; des autres, nous ne pouvons que conjecturer, car nous ne connaissons que leurs noms. Il est probable que certaines de ces personnes étaient peu connues de l'Église de Corinthe, voire pas connues du tout. Et pourtant l'apôtre demande aux frères de Corinthe de les accueillir comme les leurs.

Or il n'existait pas alors d'hôtelleries ecclésiales semblables à celles qui existent aujourd'hui auprès de certaines églises, de sorte qu'accueillir les personnes dont parle Paul aurait dû se faire chez l'un des frères, dans sa propre maison. Mais, à ce qu'on voit, cela ne trouble pas l'apôtre; il ne demande pas d'accueillir ses compagnons si la possibilité ou le désir se présente, il est absolument sûr que les chrétiens de Corinthe trouveront et la possibilité et le désir. S'il s'agissait des lois et des normes de notre monde pas encore transfiguré, une telle attitude pourrait être considérée, au mieux, comme de l'indiscrétion. Mais Paul, dans ce cas, agit selon d'autres lois, selon les lois du Royaume, où il n'y a pas d'étrangers, et où il ne peut donc pas arriver qu'un frère venu de loin doive passer la nuit dans la rue.

Et cette certitude de l'apôtre que cela est possible, qu'il peut compter sur les chrétiens de Corinthe en matière d'hospitalité, témoigne que, dans l'Église en général et dans l'Église de Corinthe en particulier, la situation spirituelle était normale malgré tout ce que Paul lui-même avait écrit à ses frères de Corinthe. Car accueillir chez soi une personne que l'on voit pour la première fois n'est possible que lorsque les relations avec elle s'établissent aussitôt, au premier regard, ou bien existent déjà depuis longtemps. L'un et l'autre ne sont possibles que par la grâce et seulement dans le Royaume; quant à la nature de notre monde pas encore transfiguré, elle agit de manière destructrice sur toutes les relations, qui, sous cette influence, se refroidissent ou se formalisent, à moins que les personnes ne soient liées par quelque chose de naturel. Et le fait même que Paul ne doute pas un seul instant de ses frères de Corinthe est le meilleur témoignage de la réalité de l'Église comme communauté de personnes vivant dans le Royaume et selon les lois du Royaume. L'Église telle qu'elle doit être, telle qu'elle a été voulue et créée par son Fondateur.

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Lectures du  20 juin 2021

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