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RÉFLEXIONS pour Lc 24:31

31 Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.
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Des choses paradoxales arrivent aux apôtres dans leur communion avec Jésus ressuscité. D'abord ils marchent assez longtemps sur la route à côté du Maître sans Le reconnaître. Puis, au moment de la fraction du pain, ils Le reconnaissent et Le perdent aussitôt de vue. Que se passe-t-il donc? Jésus a-t-Il changé après la résurrection au point d'être absolument méconnaissable? Non: à d'autres moments, les apôtres Le reconnaissaient.

Peut-être sa nature, après la résurrection, a-t-elle cessé d'être visible aux yeux de l'homme ordinaire? À l'évidence non: avant et après les événements décrits, les disciples L'ont vu, et plus d'une fois. De quoi s'agit-il donc? Il s'agit de savoir qui voit ce qui se passe dans le Royaume et dans quelle mesure. En effet, le Royaume « s'est approché », comme le dit le Sauveur Lui-même. Il est maintenant tout près. Et le Ressuscité y demeure pleinement, jusqu'au bout; Il n'appartient plus à l'ancien monde non transfiguré.

On ne peut Le voir que dans la mesure où le regard peut pénétrer dans le Royaume. Mais depuis notre monde encore non transfiguré, on ne peut voir le Royaume que très peu, pour ainsi dire seulement son bord extrême. D'un autre côté, il est maintenant partout, toujours proche, et si quelqu'un marche à côté de toi sur la route, on ne peut jamais être certain que ce quelqu'un se trouve dans le même monde que toi. Il peut très bien être un habitant du Royaume que l'on aperçoit confusément sans reconnaître son visage, même de l'extérieur, à travers cette frontière qui sépare le Royaume de ce monde. Ainsi les apôtres voyaient Jésus ressuscité marcher à côté d'eux sur la route d'Emmaüs.

Eux étaient d'un côté de la frontière, Lui de l'autre; tant qu'Il était près de la frontière, ses disciples ne remarquaient rien, pensant qu'Il appartenait au même monde qu'eux. Mais vint le moment de la fraction du pain; pour qu'elle s'accomplisse dans sa plénitude, Il dut s'éloigner de la frontière vers le fond du Royaume, vers ce Trône qui en est le centre.

Alors les disciples Le reconnaissent, car la fraction du pain les fait participer à sa vie, et ils Le perdent aussitôt de vue: ils ne peuvent pas regarder au fond du Royaume, vers son centre où se trouve leur Maître. Rien d'étonnant: malgré leur communion constante avec le Maître avant et après sa résurrection, les apôtres vivaient encore entièrement dans ce monde. Le Royaume demeurait pour eux quelque chose d'extérieur. Après la Pentecôte, lorsqu'ils deviendront eux-mêmes ses habitants, ils apprendront à voir le Maître partout, où qu'Il soit et où qu'eux-mêmes se trouvent. Mais cela était encore à venir; pour l'instant, le Maître leur apparaissait puis disparaissait. Comme son Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Lc 24:31
31 Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.
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Des choses paradoxales arrivent aux apôtres lorsqu'ils communiquent avec Jésus ressuscité. D'abord, pendant assez longtemps, ils marchent sur la route près du Maître sans Le reconnaître. Puis, au moment de la fraction du pain, ils Le reconnaissent, et aussitôt Le perdent de vue...  Lire la suite

Des choses paradoxales arrivent aux apôtres lorsqu'ils communiquent avec Jésus ressuscité. D'abord, pendant assez longtemps, ils marchent sur la route près du Maître sans Le reconnaître. Puis, au moment de la fraction du pain, ils Le reconnaissent, et aussitôt Le perdent de vue. Que se passe-t-il donc ? Jésus aurait-Il donc tellement changé après la résurrection qu'il était absolument impossible de Le reconnaître ? Cela est peu vraisemblable : à d'autres moments, les apôtres Le reconnaissaient.

Peut-être Sa nature, après la résurrection, avait-elle cessé d'être visible aux yeux de l'homme ordinaire ? Manifestement non : avant comme après les événements décrits, les disciples Le voyaient, et plus d'une fois. De quoi s'agit-il donc ? Sans doute de savoir qui voit ce qui se passe dans le Royaume, et jusqu'à quel point. En effet, le Royaume « s'est approché », comme le dit le Sauveur Lui-même. Il est maintenant tout proche. Et le Ressuscité y demeure pleinement, jusqu'au bout ; Il n'appartient plus à l'ancien monde non transfiguré.

Et on ne peut Le voir que dans la mesure où l'on peut pénétrer du regard dans le Royaume. Mais depuis notre monde, pas encore transfiguré, on ne peut voir le Royaume que très peu. On ne peut en voir, pour ainsi dire, que le bord même. D'un autre côté, il est maintenant partout, il est toujours proche ; et si quelqu'un marche près de toi sur la route, on ne peut jamais être sûr que ce quelqu'un se trouve dans le même monde que toi. Il peut fort bien se révéler habitant du Royaume, que l'on peut voir confusément, sans reconnaître son visage, même de l'extérieur, à travers la frontière qui sépare le Royaume de ce monde. Ainsi les apôtres voyaient Jésus ressuscité marcher près d'eux sur la route d'Emmaüs.

Ils étaient d'un côté de la frontière, Lui de l'autre ; mais tant qu'Il était près de la frontière, Ses disciples ne remarquaient rien, pensant qu'Il appartenait au même monde qu'eux. Mais voici que vint le moment de la fraction du pain, où, pour que cette fraction du pain s'accomplisse en plénitude, Il dut s'éloigner de la frontière vers l'intérieur du Royaume, vers ce Trône qui en est le centre.

Et c'est alors que les disciples Le reconnaissent, car la fraction du pain les fait participer à Sa vie, et aussitôt ils Le perdent de vue : ils ne peuvent pas regarder au fond du Royaume, en son centre, où s'est trouvé leur Maître. Rien d'étonnant à cela : les apôtres, malgré leur communion constante avec le Maître avant comme après Sa résurrection, vivaient encore entièrement dans ce monde-ci. Le Royaume restait pour eux quelque chose d'extérieur. Après la Pentecôte, lorsqu'ils deviendront eux-mêmes ses habitants, ils apprendront à voir le Maître partout, où qu'Il soit et où qu'ils se trouvent. Mais cela était encore à venir ; pour l'instant, le Maître apparaissait puis disparaissait pour eux. Comme Son Royaume.

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Pour Lc 24:13-43
13 Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades,
14 et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.
15 Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux;
16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
17 Il leur dit : " Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent, le visage sombre.
18 Prenant la parole, l'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci ! " -
19 " Quoi donc ? " leur dit-il. Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s'est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,
20 comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié.
21 Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées!
22 Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S'étant rendues de grand matin au tombeau
23 et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu'elles ont même eu la vision d'anges qui le disent vivant.
24 Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu ! "
25 Alors il leur dit : " O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !
26 Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? "
27 Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait.
28 Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin.
29 Mais ils le pressèrent en disant : " Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. " Il entra donc pour rester avec eux.
30 Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna.
31 Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.
32 Et ils se dirent l'un à l'autre : " Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? "
33 À cette heure même, ils partirent et s'en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,
34 qui dirent : " C'est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! "
35 Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.
36 Tandis qu'ils disaient cela, lui se tint au milieu d'eux et leur dit : " Paix à vous ! "
37 Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit.
38 Mais il leur dit : " Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi des doutes montent-ils en votre cœur ?
39 Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu'un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai. "
40 Ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds.
41 Et comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et demeuraient saisis d'étonnement, il leur dit : " Avez-vous ici quelque chose à manger ?
42 Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé.
43 Il le prit et le mangea devant eux.
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Au début, lorsque le Ressuscité apparaissait aux apôtres, ils ne Le reconnaissaient pas, et pas seulement parce qu'Il avait changé...  Lire la suite

Au début, lorsque le Ressuscité apparaissait aux apôtres, ils ne Le reconnaissaient pas, et pas seulement parce qu'Il avait changé. Pour Le reconnaître, il faut accorder son cœur, comme un œil exercé sait trouver immédiatement l'objet recherché au milieu d'un amas de choses. Le Christ avait appris aux apôtres à reconnaître Sa voix ; après quelques jours de désarroi, ils purent donc retrouver la communion avec Lui. Mais même chez les disciples, un éloignement temporaire du Christ eut pour conséquence qu'ils ne Le reconnurent pas.

Maintenant, après Son départ visible du monde, nous ne parvenons pas toujours, nous non plus, à discerner Sa présence. Mais aujourd'hui encore, par la foi, nous sommes capables de nous disposer à la communion avec le Christ. Car Celui qui a promis d'être avec nous jusqu'à la fin du monde est toujours proche. C'est Lui qui nous accompagne sur les routes terrestres et nous dévoile le sens de l'Écriture qui nous échappe à cause de notre manque d'attention spirituelle.

Et bien sûr, comme les apôtres, nous pouvons aujourd'hui encore Le reconnaître à la fraction du pain, lorsqu'Il ne Se révèle pas seulement, mais S'unit aussi à nous.

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Pour Lc 24:13-35
13 Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades,
14 et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.
15 Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux;
16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
17 Il leur dit : " Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent, le visage sombre.
18 Prenant la parole, l'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci ! " -
19 " Quoi donc ? " leur dit-il. Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s'est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,
20 comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié.
21 Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées!
22 Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S'étant rendues de grand matin au tombeau
23 et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu'elles ont même eu la vision d'anges qui le disent vivant.
24 Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu ! "
25 Alors il leur dit : " O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !
26 Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? "
27 Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait.
28 Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin.
29 Mais ils le pressèrent en disant : " Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. " Il entra donc pour rester avec eux.
30 Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna.
31 Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.
32 Et ils se dirent l'un à l'autre : " Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? "
33 À cette heure même, ils partirent et s'en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,
34 qui dirent : " C'est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! "
35 Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.
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Si, dans le récit précédent, les femmes n’ont pas rencontré Jésus ressuscité et sont devenues participantes de l’Évangile de la Résurrection par la seule foi en sa parole, maintenant nous est décrite...  Lire la suite

Si, dans le récit précédent, les femmes n’ont pas rencontré Jésus ressuscité et sont devenues participantes de l’Évangile de la Résurrection par la seule foi en sa parole, maintenant nous est décrite une véritable rencontre : car le Christ, non reconnu par les voyageurs, demeure lui-même, et ils ont réellement partagé avec lui la conversation et le repas, même s’ils ne l’ont reconnu qu’au tout dernier moment. Si auparavant Jésus enseignait les foules et discutait ouvertement avec les scribes et les pharisiens, après la Résurrection seuls peuvent le voir et le reconnaître ceux qui le veulent eux-mêmes de tout leur cœur. Et cette reconnaissance se produit précisément dans le cœur : « Notre cœur ne brûlait-il pas en nous ? ».

Cette expérience des deux disciples est ouverte à tous ceux qui ne peuvent se résigner à la mort de l’espérance ; en réalité, c’est l’expérience de l’Église, lorsque « deux ou trois sont réunis » pour rencontrer le Christ dans l’Écriture, car tout y est écrit à son sujet, et reconnaître sa présence au repas du Royaume.

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Pour Lc 24:12-35
12 Pierre cependant partit et courut au tombeau. Mais, se penchant, il ne voit que les linges. Et il s'en alla chez lui, tout surpris de ce qui était arrivé.
13 Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades,
14 et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.
15 Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux;
16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
17 Il leur dit : " Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent, le visage sombre.
18 Prenant la parole, l'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci ! " -
19 " Quoi donc ? " leur dit-il. Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s'est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,
20 comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié.
21 Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées!
22 Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S'étant rendues de grand matin au tombeau
23 et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu'elles ont même eu la vision d'anges qui le disent vivant.
24 Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu ! "
25 Alors il leur dit : " O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !
26 Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? "
27 Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait.
28 Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin.
29 Mais ils le pressèrent en disant : " Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. " Il entra donc pour rester avec eux.
30 Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna.
31 Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.
32 Et ils se dirent l'un à l'autre : " Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? "
33 À cette heure même, ils partirent et s'en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,
34 qui dirent : " C'est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! "
35 Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.
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Il est intéressant de se demander pourquoi les apôtres qui marchent sur la route d’Emmaüs ne reconnaissent pas leur Maître. Bien sûr, ils n’attendaient pas la Résurrection, il leur semblait que tout était fini, et à Celui qu’ils prenaient pour un inconnu ils racontaient avec amertume tout « ce qui s’était passé ces jours-ci à Jérusalem ». Mais comment ne pas reconnaître...  Lire la suite

Il est intéressant de se demander pourquoi les apôtres qui marchent sur la route d’Emmaüs ne reconnaissent pas leur Maître. Bien sûr, ils n’attendaient pas la Résurrection, il leur semblait que tout était fini, et à Celui qu’ils prenaient pour un inconnu ils racontaient avec amertume tout « ce qui s’était passé ces jours-ci à Jérusalem ». Mais comment ne pas reconnaître Celui avec qui l’on a passé plusieurs années, en Le côtoyant chaque jour ? Une humanité changée, difficilement perceptible aux yeux et aux sens de l’homme déchu ? Sans doute oui, car le Royaume ne se révèle qu’avec difficulté, et seulement en partie, à la vue non transfigurée. Mais au moment de la fraction du pain, ils Le voient tout à fait clairement ! Que s’est-il donc passé ?

Un théologien saurait sans doute construire à partir de ce seul fait toute une sacramentologie. Mais l’affaire est peut-être à la fois plus simple et plus complexe : les disciples ont simplement participé au Royaume, ils y sont entrés et se sont trouvés directement en son centre, là où Il est, Lui, leur Maître. Et depuis le Royaume, le Royaume se voit bien, et les apôtres, bien sûr, ont aussitôt discerné Jésus sans difficulté. Mais comment et pourquoi il arrive que le Royaume s’ouvre aux disciples puis se referme de nouveau devant eux, il ne reste qu’à le deviner.

Une chose est claire : désormais, il est réellement proche, si proche que l’on peut franchir sa frontière sans même s’en apercevoir. Mais, d’un autre côté, il apparaît qu’on peut franchir la frontière du Royaume sans remarquer non seulement la frontière, mais même le Royaume ! On peut le traverser sans rien voir ni ressentir, sans remarquer même Celui qu’il était impossible de ne pas remarquer tant qu’Il appartenait encore, par Sa nature humaine, à la partie non transfigurée de l’univers. Apparemment, il faut une relation qui s’actualise ici et maintenant, un lien semblable à celui qui unit ceux qui sont rassemblés autour du pain rompu, pour éprouver la réalité du Royaume. Et il se révèle infiniment grand : il a suffi aux apôtres de reconnaître Jésus, de se trouver dans la même dimension spirituelle que Lui, pour qu’Il disparaisse aussitôt de leur vue, comme dissous dans une distance infinie ; car Il est au centre de Son Royaume, et les apôtres, comme on le voit, sont encore très loin du centre…

Et pourtant, la rencontre a eu lieu. C’est l’essentiel. Le reste suivra, car devant eux s’ouvre toute une vie. Une vie qu’il faudra vivre dans le Royaume.

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Pour Lc 24:1-35
Le premier jour de la semaine, à la pointe de l'aurore, elles allèrent à la tombe, portant les aromates qu'elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée de devant le tombeau,
mais, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Et il advint, comme elles en demeuraient perplexes, que deux hommes se tinrent devant elles, en habit éblouissant.
Et tandis que, saisies d'effroi, elles tenaient leur visage incliné vers le sol, ils leur dirent : " Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?
Il n'est pas ici; mais il est ressuscité. Rappelez-vous comment il vous a parlé, quand il était encore en Galilée:
Il faut, disait-il, que le Fils de l'homme soit livré aux mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour. "
Et elles se rappelèrent ses paroles.
À leur retour du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
10 C'étaient Marie la Magdaléenne, Jeanne et Marie, mère de Jacques. Les autres femmes qui étaient avec elles le dirent aussi aux apôtres;
11 mais ces propos leur semblèrent du radotage, et ils ne les crurent pas.
12 Pierre cependant partit et courut au tombeau. Mais, se penchant, il ne voit que les linges. Et il s'en alla chez lui, tout surpris de ce qui était arrivé.
13 Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades,
14 et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.
15 Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux;
16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
17 Il leur dit : " Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent, le visage sombre.
18 Prenant la parole, l'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci ! " -
19 " Quoi donc ? " leur dit-il. Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s'est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,
20 comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié.
21 Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées!
22 Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S'étant rendues de grand matin au tombeau
23 et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu'elles ont même eu la vision d'anges qui le disent vivant.
24 Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu ! "
25 Alors il leur dit : " O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !
26 Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? "
27 Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait.
28 Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin.
29 Mais ils le pressèrent en disant : " Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. " Il entra donc pour rester avec eux.
30 Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna.
31 Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.
32 Et ils se dirent l'un à l'autre : " Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? "
33 À cette heure même, ils partirent et s'en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,
34 qui dirent : " C'est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! "
35 Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.
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L'annonce de la Résurrection de Jésus constitue le coeur de la prédication apostolique, le centre du christianisme...  Lire la suite

L'annonce de la Résurrection de Jésus constitue le coeur de la prédication apostolique, le centre du christianisme. Aujourd'hui, l'évangéliste montre combien cette annonce était impossible à contenir et bouleversante pour les premiers disciples. Luc décrit leurs doutes et leurs hésitations afin de refléter l'expérience de sa communauté (l'Église locale), mais son récit peut tout à fait nous concerner nous aussi. Nous avons, nous aussi, entendu plus d'une fois parler de la Résurrection, nous l'avons lue plus d'une fois dans l'Évangile, entendue dans la prédication à l'église, racontée nous-mêmes à d'autres. Mais, comme les deux voyageurs d'Emmaüs, il nous est très difficile de croire à la Résurrection tant que le Seigneur lui-même n'élargit pas imperceptiblement nos coeurs, tant qu'il ne nous ouvre pas par son Esprit l'Écriture qui témoigne de sa Résurrection.

La Résurrection n'est pas un concept théologique abstrait. La foi en elle repose sur une rencontre personnelle avec le Ressuscité : comme les femmes myrophores l'ont rencontré, comme les deux disciples l'ont reconnu à la fraction du pain, comme il s'est présenté devant tous les apôtres. Mais elle repose aussi sur notre rencontre, même si nous n'avons pas encore reconnu qui nous parlait sur le chemin de notre vie ; l'ardeur du coeur et la joie au sujet du Seigneur ressuscité témoignent déjà que nous devenons participants de sa gloire.

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Pour Lc 24:1-35
Le premier jour de la semaine, à la pointe de l'aurore, elles allèrent à la tombe, portant les aromates qu'elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée de devant le tombeau,
mais, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Et il advint, comme elles en demeuraient perplexes, que deux hommes se tinrent devant elles, en habit éblouissant.
Et tandis que, saisies d'effroi, elles tenaient leur visage incliné vers le sol, ils leur dirent : " Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?
Il n'est pas ici; mais il est ressuscité. Rappelez-vous comment il vous a parlé, quand il était encore en Galilée:
Il faut, disait-il, que le Fils de l'homme soit livré aux mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour. "
Et elles se rappelèrent ses paroles.
À leur retour du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
10 C'étaient Marie la Magdaléenne, Jeanne et Marie, mère de Jacques. Les autres femmes qui étaient avec elles le dirent aussi aux apôtres;
11 mais ces propos leur semblèrent du radotage, et ils ne les crurent pas.
12 Pierre cependant partit et courut au tombeau. Mais, se penchant, il ne voit que les linges. Et il s'en alla chez lui, tout surpris de ce qui était arrivé.
13 Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades,
14 et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.
15 Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux;
16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
17 Il leur dit : " Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent, le visage sombre.
18 Prenant la parole, l'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci ! " -
19 " Quoi donc ? " leur dit-il. Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s'est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,
20 comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié.
21 Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées!
22 Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S'étant rendues de grand matin au tombeau
23 et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu'elles ont même eu la vision d'anges qui le disent vivant.
24 Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu ! "
25 Alors il leur dit : " O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !
26 Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? "
27 Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait.
28 Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin.
29 Mais ils le pressèrent en disant : " Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. " Il entra donc pour rester avec eux.
30 Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna.
31 Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.
32 Et ils se dirent l'un à l'autre : " Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? "
33 À cette heure même, ils partirent et s'en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,
34 qui dirent : " C'est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! "
35 Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.
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En lisant les récits évangéliques des rencontres et des échanges des disciples avec le Maître ressuscité, beaucoup se demandent pourquoi, L'ayant reconnu au moment de la fraction du pain, les apôtres perdent aussitôt le Sauveur de vue...  Lire la suite

En lisant les récits évangéliques des rencontres et des échanges des disciples avec le Maître ressuscité, beaucoup se demandent pourquoi, L'ayant reconnu au moment de la fraction du pain, les apôtres perdent aussitôt le Sauveur de vue. Il semblerait qu'à l'instant même, en marchant sur la route, ils Le voyaient parfaitement clairement, Il était près d'eux, et voilà qu'Il n'est plus là, et l'on ne sait ni comment ni où Il a disparu.

Pourtant, la proximité du Royaume qui entre dans le monde peut expliquer beaucoup de choses ici. Jésus, avant même Sa mort et Sa résurrection, parlait du Royaume qui s'était approché, qui était désormais proche, qui entrait déjà dans le monde. Et après Sa résurrection, Il confirme de nouveau cette pensée. Mais la situation a maintenant changé : après la résurrection, Jésus appartient déjà entièrement au Royaume, et Il est présent dans ce monde dans la mesure où le Royaume y est entré. Il ne franchit plus les frontières du Royaume, Il ne touche plus le monde déchu, non pas la nature physique comme telle, mais cette partie de celle-ci qui n'est pas encore entrée en contact avec le Royaume. Les apôtres, eux, appartiennent encore au monde déchu, et lui appartiennent entièrement ; pour eux, la situation ne changera qu'après la Pentecôte, lorsqu'ils entreront en contact avec le Royaume, sentiront son souffle, y entreront ; alors ils apprendront à voir le Royaume tel qu'il est, à percevoir sa profondeur infinie, où il n'y a pas de distances et où il est donc facile et simple de rencontrer le Christ : il suffit de L'appeler.

Pour l'instant, avant la Pentecôte, les disciples ne voient, pour ainsi dire, que le bord du Royaume, cette frontière par laquelle il touche le monde encore non transfiguré. La frontière elle-même est transparente, on peut facilement ne pas la remarquer. Et le Sauveur ressuscité, qui se trouve de l'autre côté, semble marcher sur la même route que les apôtres. Il marche vraiment sur la même route, mais Sa partie de la route passe de l'autre côté de la frontière qui sépare le Royaume du monde déchu.

Les disciples, bien sûr, ne remarquent aucune frontière : ils sont sûrs que le mystérieux Inconnu est un habitant de leur monde, et non un habitant du Royaume. Et tant qu'Il se trouve aussi près de la frontière de Son côté que Ses disciples du leur, les apôtres ne remarquent rien. Mais voici que vient le moment de la fraction du pain, et Jésus se trouve là où, à ce moment, Il peut seul se trouver : au centre de Son Royaume, comme il convient au Roi. De la frontière du Royaume, Il s'en va vers sa profondeur.

Et, naturellement, Il devient invisible pour les apôtres : car ils ne peuvent pas encore regarder si loin dans la profondeur du Royaume. Il leur semble que le Maître a disparu précisément au moment où ils ont enfin deviné Qui était devant eux. En réalité, bien sûr, Jésus n'a disparu nulle part : si les apôtres avaient été capables de voir le Royaume tel qu'il est, ils y auraient vu leur Maître dans la gloire. Mais leur temps n'était pas encore venu. La Pentecôte était encore devant eux. Pour l'instant, il ne restait aux apôtres qu'à s'étonner et à se demander pourquoi leur Maître apparaissait si soudainement et disparaissait tout aussi soudainement de leur vue.

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