Bible-Centre

La réflexion principale pour le 15 avril 2021

Des choses paradoxales arrivent aux apôtres dans leur communion avec Jésus ressuscité. D'abord ils marchent assez longtemps sur la route à côté du Maître sans Le reconnaître. Puis, au moment de la fraction du pain, ils Le reconnaissent et Le perdent aussitôt de vue. Que se passe-t-il donc? Jésus a-t-Il changé après la résurrection au point d'être absolument méconnaissable? Non: à d'autres moments, les apôtres Le reconnaissaient.

Peut-être sa nature, après la résurrection, a-t-elle cessé d'être visible aux yeux de l'homme ordinaire? À l'évidence non: avant et après les événements décrits, les disciples L'ont vu, et plus d'une fois. De quoi s'agit-il donc? Il s'agit de savoir qui voit ce qui se passe dans le Royaume et dans quelle mesure. En effet, le Royaume « s'est approché », comme le dit le Sauveur Lui-même. Il est maintenant tout près. Et le Ressuscité y demeure pleinement, jusqu'au bout; Il n'appartient plus à l'ancien monde non transfiguré.

On ne peut Le voir que dans la mesure où le regard peut pénétrer dans le Royaume. Mais depuis notre monde encore non transfiguré, on ne peut voir le Royaume que très peu, pour ainsi dire seulement son bord extrême. D'un autre côté, il est maintenant partout, toujours proche, et si quelqu'un marche à côté de toi sur la route, on ne peut jamais être certain que ce quelqu'un se trouve dans le même monde que toi. Il peut très bien être un habitant du Royaume que l'on aperçoit confusément sans reconnaître son visage, même de l'extérieur, à travers cette frontière qui sépare le Royaume de ce monde. Ainsi les apôtres voyaient Jésus ressuscité marcher à côté d'eux sur la route d'Emmaüs.

Eux étaient d'un côté de la frontière, Lui de l'autre; tant qu'Il était près de la frontière, ses disciples ne remarquaient rien, pensant qu'Il appartenait au même monde qu'eux. Mais vint le moment de la fraction du pain; pour qu'elle s'accomplisse dans sa plénitude, Il dut s'éloigner de la frontière vers le fond du Royaume, vers ce Trône qui en est le centre.

Alors les disciples Le reconnaissent, car la fraction du pain les fait participer à sa vie, et ils Le perdent aussitôt de vue: ils ne peuvent pas regarder au fond du Royaume, vers son centre où se trouve leur Maître. Rien d'étonnant: malgré leur communion constante avec le Maître avant et après sa résurrection, les apôtres vivaient encore entièrement dans ce monde. Le Royaume demeurait pour eux quelque chose d'extérieur. Après la Pentecôte, lorsqu'ils deviendront eux-mêmes ses habitants, ils apprendront à voir le Maître partout, où qu'Il soit et où qu'eux-mêmes se trouvent. Mais cela était encore à venir; pour l'instant, le Maître leur apparaissait puis disparaissait. Comme son Royaume.

RÉFLEXIONS

 

Il est intéressant de se demander pourquoi les apôtres qui marchent sur la route d’Emmaüs ne reconnaissent pas leur Maître. Bien sûr, ils n’attendaient pas la Résurrection, il leur semblait que tout était fini, et à Celui qu’ils prenaient pour un inconnu ils racontaient avec amertume tout « ce qui s’était passé ces jours-ci à Jérusalem ». Mais comment ne pas reconnaître... 

 

Si, dans le récit précédent, les femmes n’ont pas rencontré Jésus ressuscité et sont devenues participantes de l’Évangile de la Résurrection par la seule foi en sa parole, maintenant nous est décrite... 

 

Des choses paradoxales arrivent aux apôtres lorsqu'ils communiquent avec Jésus ressuscité. D'abord, pendant assez longtemps, ils marchent sur la route près du Maître sans Le reconnaître. Puis, au moment de la fraction du pain, ils Le reconnaissent, et aussitôt Le perdent de vue... 

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