1 Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. |
2 À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; |
3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. Vous avez entendu dire qu’il allait venir ; eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde. |
4 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus. Car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. |
5 Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde et le monde les écoute. |
6 Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute, qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est à quoi nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. |
7 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour est de Dieu et que quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. |
8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour. |
9 En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. |
10 En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. |
11 Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. |
12 Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. |
L’apôtre propose d’éprouver les esprits parce que beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. Jean ne l’écrit pas, mais nous pouvons développer son avertissement : prenons garde de devenir nous-mêmes de tels faux prophètes en prenant une voix venue des ténèbres pour une voix venue d’en haut. Pour éviter cela, Jean propose un critère simple : observer comment l’esprit qui prétend être prophétique réagit au Christ. Un tel esprit ne Le rejettera pas nécessairement de façon directe; il pourra même parler de Lui avec respect. Mais, même alors, tôt ou tard, il commencera inévitablement à assortir ses louanges du Christ de nombreux « mais », dont le but ultime est de nier le Christ réel venu dans la chair. Nous avons donc la possibilité de discerner ce à quoi nous avons affaire : des divergences d’opinion dont l’apôtre Paul écrivait qu’elles étaient inévitables, ou une déformation des fondements mêmes de l’Évangile.
Les faux prophètes prétendent souvent posséder une connaissance particulière, mais, en règle générale, ils n’ont pas d’amour. Cela n’a rien d’étonnant, puisqu’ils n’ont pas le Christ. La présence ou l’absence de l’amour peut sembler à beaucoup un critère trop simple et peu fiable, surtout à notre époque où l’accumulation de l’information est devenue l’un des fondements de la civilisation. Les faux docteurs d’autrefois comme ceux d’aujourd’hui prétendent à la connaissance, non à l’amour; celui-ci leur paraît trop peu sérieux et, s’il est reconnu, il est réduit à autre chose, par exemple à la sentimentalité, ce qui n’est pas encore la pire possibilité.
Mais il n’y a pas de sentimentalité dans le sacrifice du Golgotha.
1 Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. |
2 À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; |
3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. Vous avez entendu dire qu’il allait venir ; eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde. |
4 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus. Car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. |
5 Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde et le monde les écoute. |
6 Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute, qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est à quoi nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. |
Le monde est rempli de phénomènes, d'événements et d'enseignements spirituels. Tout cela est très varié, parce que même d'un seul Esprit, l'Esprit Saint, peuvent provenir des dons et des fruits très différents. Mais l'Esprit Saint n'est pas le seul esprit qui agisse dans le monde. Comment s'y retrouver, comment discerner de quel esprit provient tel ou tel phénomène ou enseignement ?
L'apôtre Jean propose un critère qui, au premier abord, paraît quelque peu inattendu. Tout ce que l'Esprit de Dieu révélait aux hommes, dans l'Ancien Testament par exemple, parlait-il toujours de Jésus-Christ ? Directement, semble-t-il, non. Mais Jésus dit aux disciples : « Scrutez les Écritures, car elles parlent de moi ». Et l'apôtre Paul appelle l'Ancien Testament un « pédagogue vers le Christ ». En effet, la chaîne des alliances qui forme l'axe de l'histoire sainte ne prend sens et finalité que lorsqu'elle conduit à la plénitude de l'union de Dieu et de l'homme, donc à la divino-humanité du Christ, au Fils de Dieu venu dans la chair.
Ce critère « fonctionne-t-il » aujourd'hui, alors que les phénomènes spirituels sont devenus plus variés que jamais et que tous les enseignements, d'une manière ou d'une autre, sont obligés de tenir compte du phénomène du christianisme ? Je pense qu'il « fonctionne », comme critère nécessaire, mais non suffisant. Un enseignement venant de Dieu affirmera nécessairement la divino-humanité du Christ ; mais une « mimique » est possible, lorsque « l'esprit qui ne vient pas de Dieu » enseigne : « Oui, le Christ, bien sûr, mais il faut encore... ». Et là, nous ne pouvons nous passer d'un don particulier de l'Esprit Saint : le don du discernement des esprits.
2 À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; |
3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. Vous avez entendu dire qu’il allait venir ; eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde. |
L'apôtre nous parle de la nécessité d'éprouver les esprits, c'est-à-dire de distinguer dans la vie ce qui est de Dieu et ce qui est satanique. Avant ces paroles, l'apôtre souligne que ce qui caractérise un chrétien, c'est la foi, l'observance des commandements et un coeur ouvert devant Dieu. Et il formule les paroles célèbres parfois appelées « critère de l'apôtre Jean ». Tout esprit, dit l'apôtre, qui confesse le Christ venu dans la chair est de Dieu. Si nous regardons attentivement l'histoire du développement dogmatique du christianisme à l'époque des conciles oecuméniques, nous verrons qu'en fin de compte tous les faux enseignements ont été rejetés par l'Église précisément selon ce critère. Et, inversement, la correspondance à ce critère aide à distinguer les confessions chrétiennes des sectes quasi chrétiennes.
Mais, outre leur signification dogmatique et historique, ces paroles sont aussi très importantes dans la vie pratique des chrétiens. Avant tout, l'apôtre Jean parle du discernement des esprits qui parlent dans le coeur humain. Ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, ce qui est digne d'un chrétien et ce qui en est indigne : pour le distinguer dans sa propre vie, il faut, dans une large mesure, utiliser précisément le critère de l'apôtre Jean.
7 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour est de Dieu et que quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. |
8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour. |
9 En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. |
10 En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. |
Ce que dit aujourd'hui l'apôtre Jean est très simple et très difficile... Le mot sans cesse répété « amour » est le mot clé. Qu'y a-t-il de plus simple ? Qu'y a-t-il de plus difficile ? L'apôtre dit que nous reconnaissons que Dieu vit en nous au fait que nous nous aimons les uns les autres, puis il avance aussitôt une autre formulation : Dieu demeure en celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu. Au fond, nous tous qui nous appelons chrétiens confessons déjà qu'Il est le Fils de Dieu. Certains d'entre nous récitent même chaque jour le Symbole de la foi. Mais avec l'amour, les choses vont un peu moins bien... Alors qu'en est-il de nos critères de demeure en Dieu ? Voilà bien pourquoi il n'y a pas de réponses simples. Nous sommes en Lui parce que nous croyons en Lui, et hors de Lui parce que nous ne savons pas aimer... et Lui seul peut démêler d'une manière ou d'une autre cette confusion et nous apprendre à aimer.
12 Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. |
Pour l’apôtre, l’amour et la connaissance de Dieu sont non seulement inséparables l’un de l’autre: ils sont pour lui les deux faces d’une seule et même réalité. Personne n’a jamais vu Dieu, dit Jean, mais si nous nous aimons les uns les autres, alors Dieu demeure « en nous » (l’expression grecque correspondante peut signifier aussi bien « à l’intérieur de chacun de nous » que « parmi nous »). Dans ce cas, l’amour de Dieu demeure « en nous » (dans les deux sens de cette expression) dans toute sa plénitude. Au premier regard, l’idée que toute connaissance de Dieu est amour peut paraître étrange. Il existe en effet d’autres formes de cette connaissance, qui ne nient pas l’amour, mais ne le placent pas non plus au centre des relations de l’homme avec Dieu.
Mais si l’on considère l’amour non seulement comme une relation entre les hommes, mais aussi comme une forme de la présence de Dieu, principale et fondamentale pour le Royaume, beaucoup de choses deviennent plus claires. En effet: comment l’homme peut-il voir Dieu? La seule possibilité réelle (sans compter les abstractions spéculatives, qui n’ont habituellement aucun rapport avec la véritable connaissance de Dieu) est la prise de conscience de ce souffle de vie que Dieu a « insufflé » à l’homme lors de la création.
Le placer consciemment au centre de sa propre vie dans toutes ses manifestations. C’est seulement ainsi que la connaissance de Dieu et la communion avec Dieu peuvent devenir une réalité pour l’homme. Alors deviennent aussi réalité pour lui la force de Dieu et l’amour de Dieu: ces formes de la présence divine qui étaient accessibles à l’homme déjà avant la venue du Christ dans le monde. Toute autre expérience de communion avec Dieu se révèle dérivée de l’expérience de la conscience de cette Présence.
Mais avec la venue du Christ, la situation change objectivement: désormais, toute expérience de la Présence (pourvu, bien sûr, qu’elle soit authentique) est inséparable du Royaume qui entre dans le monde. Ce souffle de vie, donné à chacun, peut aujourd’hui devenir une porte vers le Royaume, à condition de frapper. Mais seul le Christ peut ouvrir la porte, et lorsqu’Il l’ouvre, le nouveau fondement de la vie de l’homme devient l’énergie de l’amour sur laquelle repose toute la vie du Royaume. Seule la vie du monde déchu repose sur l’énergie naturelle, mais derrière l’énergie naturelle aussi Dieu se cache.
Mais derrière l’énergie de l’amour, Dieu ne se cache pas; en elle et par elle, Il se révèle, et c’est pourquoi elle est au fondement du Royaume. Or si, selon les paroles du Sauveur, le Royaume est au-dedans de nous et parmi nous, alors l’amour, si nous sommes habitants du Royaume, sera lui aussi au-dedans de nous et au milieu de nous. Et derrière ses manifestations concrètes au-dedans de nous et parmi nous se tient toute la plénitude de l’amour de Dieu manifesté au Royaume. Tout le reste, toutes les formes de l’être, de la conscience et de la connaissance de Dieu, est dérivé de l’amour de Dieu. Indépendamment de la mesure dans laquelle les hommes le comprennent.
12 Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. |
Nous continuons à chercher des signes, car il nous semble qu’il est si difficile de croire sans eux. Nous continuons à attendre que le Seigneur Lui-même nous apparaisse, à rêver de Le voir de nos propres yeux et de L’entendre de nos propres oreilles.
Mais nous ne voyons pas le miracle de l’amour dans notre vie. Or ce sont précisément ces miracles, lorsque soudain, de manière inattendue, on comprend que telle personne nous a regardés avec amour, ou que notre propre cœur de pierre s’est soudain réchauffé à la pensée d’un autre, qui sont le signe de la présence de Dieu dans notre cœur et dans ce monde.
La phrase «personne n’a jamais vu Dieu» paraît étrange dans la bouche de l’apôtre Jean, qui, à la Cène, était couché la tête sur la poitrine de Jésus, qui L’a vu sur la Croix et L’a vu ressuscité. Cependant, l’apôtre voulait peut-être dire autre chose: que l’existence de Dieu ne peut pas être prouvée, qu’Il ne peut pas contraindre Ses disciples, même ceux qu’Il appelle enfants, et que Jean lui-même ne peut tout de même pas les forcer à croire ce qu’il a vu de ses yeux et entendu de ses oreilles.
Mais chacun peut voir l’amour. Parce que même dans un monde plein de guerres, de haine et de discordes, l’amour est toujours présent et l’emporte toujours. Car Dieu a déjà vaincu sur la Croix par Son amour, et Il est plus grand que le mal de ce monde. Dieu est amour qui triomphe de tout.
7 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour est de Dieu et que quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. |
8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour. |
9 En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. |
10 En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. |
11 Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. |
12 Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. |
13 À ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné de son Esprit. |
14 Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. |
15 Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. |
16 Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est Amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. |
Dieu a aimé les hommes non parce qu’ils se conduisaient toujours bien, non parce qu’ils étaient particulièrement sympathiques, non parce qu’ils L’aimaient... Il nous a aimés gratuitement. Et lorsque nous disons : « Pourquoi aimerais-je Vassia Ivanov ? Lui ne m’aime pas », nous faisons passer la conversation du domaine de l’amour à celui des comptes réciproques et autres échanges de troc. L’amour existe gratuitement ; l’amour consiste en ce que quelqu’un aime, tout simplement — non pas « en réponse à l’amour », mais simplement...
11 Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. |
12 Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. |
13 À ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné de son Esprit. |
14 Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. |
15 Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. |
16 Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est Amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. |
17 En ceci consiste la perfection de l’amour en nous : que nous ayons pleine assurance au jour du Jugement, car tel est celui-là, tels aussi nous sommes en ce monde. |
18 Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; au contraire, le parfait amour bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment, et celui qui craint n’est point parvenu à la perfection de l’amour. |
L'assurance au jour du jugement... De quoi parle l'apôtre Jean ? L'assurance, c'est à la fois l'audace et la confiance. Mais représentez-vous Son jugement. Les yeux dans les yeux avec le seul Juste... Est-il donc possible, à ce jugement, de garder le calme et la confiance ? L'apôtre Jean dit que le Seigneur nous a donné une capacité suffisante d'aimer, et que l'amour peut atteindre en nous une telle perfection que nous agirons comme Lui, et que, par conséquent, nous ne craindrons pas Son jugement... Simple ? Pas du tout simple, car ce n'est qu'une capacité, une possibilité. C'est ce qu'Il a donné ; Son don est sans limites, Son don est donné en plénitude. Mais dans quelle mesure nous accueillons Son don, voilà la question. Et cela ne dépend de personne ni de rien d'autre que de nous-mêmes.
21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons pleine assurance devant Dieu : |
22 quoi que nous lui demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. |
23 Or voici son commandement : croire au nom de son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous en a donné le commandement. |
24 Et celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui ; à ceci nous savons qu’il demeure en nous : à l’Esprit qu’il nous a donné. |
1 Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. |
2 À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; |
3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. Vous avez entendu dire qu’il allait venir ; eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde. |
4 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus. Car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. |
5 Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde et le monde les écoute. |
6 Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute, qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est à quoi nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. |
«Bien-aimés! si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu…» Le cœur… mais pourquoi le cœur? Car la capacité de porter des jugements semble appartenir à l’intelligence, non au cœur. Il y eut un homme nullement religieux, un homme des Temps modernes (il vécut au XVIIe siècle), François de La Rochefoucauld, moraliste qui précéda l’apparition de Voltaire, Rousseau et Diderot, et il disait ceci: l’esprit est toujours la dupe du cœur. Il voulait peut-être dire autre chose que ce que nous allons tenter de lui faire dire. Mais voici encore une opinion, celle d’un homme tout différent, bien qu’ayant vécu à peu près à la même époque: les paroles de Spinoza selon lesquelles les passions ne sont vaincues non par la raison, mais seulement par des passions plus fortes. Ce n’est pas par hasard que nous parlons maintenant de cela, et ce n’est pas par hasard que l’Apôtre parle du cœur qui ne condamne pas, car nous sommes aux portes du Grand Carême. Nous mangerons moins et nourrirons moins bien notre cerveau afin de contraindre le cœur à devenir plus sensible et à nous dire s’il nous condamne. Car très souvent, sinon toujours, nous nous repentons de ce que notre intelligence nous propose pour la confession. Or que sont nos péchés? Presque tous sont des passions, et voilà que nous essayons de les vaincre par l’intelligence. Bien sûr, nous tâchons de faire comme si nous les vainquions par l’ascèse… Mais quelle ascèse peut pratiquer l’homme urbain moderne, qui doit aller travailler chaque jour et réfléchir au travail malgré l’hypoglycémie, qui doit courir avec ses enfants et ses parents âgés? L’ascèse au sens véritable est impossible dans de telles conditions; tout cela n’est qu’une autolimitation à la mesure de ses forces. Il ne nous reste alors, pour lutter contre les passions, que l’intelligence. Mais voici le témoignage de deux hommes si différents: cela peut être tout à fait inutile. Revenons maintenant aux paroles de l’Apôtre: «…si notre cœur ne nous condamne pas…». Regardons cet organe merveilleux: le cœur. C’est l’un des mots les plus fréquents de la Bible. Voici ce qu’écrit le philosophe du cœur, comme certains l’appellent, B. Vycheslavtsev: «Il faut reconnaître le cœur comme l’organe fondamental des expériences religieuses. Dans la simplicité et l’accessibilité de ce mot “cœur”, de ce symbole constamment présent dans le langage courant, réside sa haute valeur religieuse. Un homme “sans cœur” est un homme sans amour et sans religion; l’irréligion est, en fin de compte, absence de cœur». Consacrons le Grand Carême à accueillir dans notre cœur le Saint Cœur de Jésus et à chercher, dans l’infini Saint Cœur de Jésus, une petite place pour notre propre cœur.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||