RÉFLEXIONS pour 1Jn 4:1-12 — le 19 février 2021

RÉFLEXIONS pour 1Jn 4:1-12

L’apôtre propose d’éprouver les esprits parce que beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. Jean ne l’écrit pas, mais nous pouvons développer son avertissement : prenons garde de devenir nous-mêmes de tels faux prophètes en prenant une voix venue des ténèbres pour une voix venue d’en haut. Pour éviter cela, Jean propose un critère simple : observer comment l’esprit qui prétend être prophétique réagit au Christ. Un tel esprit ne Le rejettera pas nécessairement de façon directe; il pourra même parler de Lui avec respect. Mais, même alors, tôt ou tard, il commencera inévitablement à assortir ses louanges du Christ de nombreux « mais », dont le but ultime est de nier le Christ réel venu dans la chair. Nous avons donc la possibilité de discerner ce à quoi nous avons affaire : des divergences d’opinion dont l’apôtre Paul écrivait qu’elles étaient inévitables, ou une déformation des fondements mêmes de l’Évangile.

Les faux prophètes prétendent souvent posséder une connaissance particulière, mais, en règle générale, ils n’ont pas d’amour. Cela n’a rien d’étonnant, puisqu’ils n’ont pas le Christ. La présence ou l’absence de l’amour peut sembler à beaucoup un critère trop simple et peu fiable, surtout à notre époque où l’accumulation de l’information est devenue l’un des fondements de la civilisation. Les faux docteurs d’autrefois comme ceux d’aujourd’hui prétendent à la connaissance, non à l’amour; celui-ci leur paraît trop peu sérieux et, s’il est reconnu, il est réduit à autre chose, par exemple à la sentimentalité, ce qui n’est pas encore la pire possibilité.

Mais il n’y a pas de sentimentalité dans le sacrifice du Golgotha.