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RÉFLEXIONS pour Jn 12:1-19

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts.
On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives.
Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s'emplit de la senteur du parfum.
Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit:
" Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "
Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.
Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. "
La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
10 Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare,
11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.
12 Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem;
13 ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : " Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël ! "
14 Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit:
15 Sois sans crainte, fille de Sion: Voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse.
16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait.
17 La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.
18 C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe.
19 Alors les Pharisiens se dirent entre eux : " Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voilà le monde parti après lui ! "
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Répondant à la remarque de Judas, le Seigneur dit que, contrairement aux pauvres, Il ne sera pas toujours avec les disciples. Il est parti, et pourtant Il est resté : tel est le mystère de notre foi. Et Il est resté dans ces mêmes pauvres que Judas prétendait vouloir réconforter (rappelez-vous : « Ce que vous leur avez fait, c’est à Moi que vous l’avez fait » dans Mt 25 ?). Il y a vraiment beaucoup de pauvres autour de nous, et il ne s’agit pas seulement d’aisance ou de pauvreté matérielle : chacun manque du minimum vital d’amour ; en quoi ne sommes-nous pas pauvres ? C’est précisément grâce à cette présence mystique de Jésus au milieu de nous — dans nos rues, dans le métro, chez nous — que nous pouvons suivre Marie de Béthanie, qui a fait miséricorde à son Seigneur en L’oignant d’un parfum précieux. Témoigner de l’amour aux pauvres en les aimant : voilà notre onction, pour laquelle le Christ est toujours proche.

Autres réflexions

 
Pour Jn 12:1-19
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts.
On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives.
Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s'emplit de la senteur du parfum.
Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit:
" Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "
Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.
Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. "
La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
10 Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare,
11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.
12 Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem;
13 ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : " Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël ! "
14 Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit:
15 Sois sans crainte, fille de Sion: Voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse.
16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait.
17 La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.
18 C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe.
19 Alors les Pharisiens se dirent entre eux : " Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voilà le monde parti après lui ! "
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La lecture d'aujourd'hui nous ramène une fois encore à Lazare, que Jésus a ressuscité. Tout en restant dans l'ombre, il prend néanmoins part à des événements tels que...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous ramène une fois encore à Lazare, que Jésus a ressuscité. Tout en restant dans l'ombre, il prend néanmoins part à des événements tels que l'onction de Jésus (v. 1-11) et l'entrée du Seigneur à Jérusalem (v. 12-19). Au début du récit, nous rencontrons Lazare dans la maison où se déroulent les événements (v. 1-2), et sa présence attire l'attention de beaucoup sur ce qui se passe, alors qu'autrement ils n'auraient peut-être rien remarqué (v. 9). Même l'accueil triomphal de Jésus dans les rues de Jérusalem était, selon le témoignage de l'évangéliste, lié dans une large mesure aux rumeurs qui s'étaient répandues dans la ville au sujet de l'homme qui était mort et qu'il avait ressuscité (v. 17-18).

Une telle attention à Lazare et à tout ce qui touche au miracle de sa résurrection par Jésus n'est évidemment pas fortuite. Pour la plupart des Juifs croyants, la résurrection des morts était précisément le signe de la venue du jour du Jugement et du Royaume messianique. Et celui qui était capable d'accomplir de tels miracles était naturellement regardé comme le Messie attendu depuis longtemps. Jésus lui-même, qui cachait auparavant sa messianité et ne révélait le mystère de son ministère qu'à quelques-uns, témoigne maintenant ouvertement de sa mission: il accepte les acclamations du peuple réuni dans les rues de la ville, qui l'accueille comme le Messie (v. 12-15). En effet, après une manifestation de la puissance du Royaume si évidente pour tous, il aurait déjà été absolument impossible de continuer à cacher sa messianité. D'un autre côté, Jésus n'avait désormais que très peu de temps avant l'achèvement de son ministère terrestre; il pouvait donc ne plus craindre d'être entraîné dans des jeux religieux et politiques et fait chef d'une nouvelle insurrection messianique.

Mais même des témoignages si manifestes n'ont apparemment pas convaincu tout le monde. Ni les dirigeants du Temple (v. 10-11), ni la plupart des chefs du mouvement pharisien (v. 19) n'ont changé d'avis sur Jésus. Pourtant, leur position ne pouvait guère être déterminée par quelque témoignage ou argument que ce fût. S'il avait été question d'arguments, on aurait difficilement pu en trouver un plus puissant que Lazare vivant, ressuscité par Jésus sous les yeux d'une multitude de témoins. Mais à en juger par le récit de l'évangéliste, l'unique réponse des milieux sacerdotaux à cet argument fut le projet de tuer Lazare afin de se débarrasser de lui comme d'un témoignage vivant que Jésus avait raison.

Il ne s'agit manifestement plus de témoignages ni de discussion théologique, mais d'un jeu politique dont le résultat est connu d'avance. Ceux qui y jouent n'ont pas besoin du Royaume. Ils ont besoin d'une stabilité religieuse et politique dans la société qui, à leurs yeux, justifie tous les sacrifices. Et si, au début, il ne s'agissait que d'un seul homme (Jn 11:49-50), il s'agit maintenant d'au moins deux. Telle est la logique du pouvoir terrestre opposé au Royaume: ne voulant pas reconnaître l'évidence, il ne fait que multiplier les victimes en essayant de se débarrasser de quiconque peut devenir témoin du Royaume. C'est la logique des forces des ténèbres qui conduit le Sauveur à la croix.

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Pour Jn 12:1-19
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts.
On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives.
Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s'emplit de la senteur du parfum.
Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit:
" Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "
Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.
Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. "
La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
10 Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare,
11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.
12 Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem;
13 ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : " Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël ! "
14 Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit:
15 Sois sans crainte, fille de Sion: Voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse.
16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait.
17 La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.
18 C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe.
19 Alors les Pharisiens se dirent entre eux : " Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voilà le monde parti après lui ! "
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En répondant à la remarque de Judas, le Seigneur dit que, contrairement aux pauvres, Il ne sera pas toujours avec les disciples...  Lire la suite

En répondant à la remarque de Judas, le Seigneur dit que, contrairement aux pauvres, Il ne sera pas toujours avec les disciples. Il est parti, mais Il est resté: tel est le mystère de notre foi. Et Il est resté dans ces pauvres mêmes que Judas prétendait vouloir consoler («Ce que vous leur avez fait, vous Me l'avez fait» Mt 25).

Et les pauvres sont vraiment nombreux autour de nous; il ne s'agit pas seulement d'aisance ou de pauvreté matérielle: nous manquons tous du minimum vital d'amour; en quoi ne sommes-nous pas pauvres?

Et c'est justement grâce à cette présence mystique de Jésus au milieu de nous, dans nos rues, dans le métro, chez nous, que nous pouvons suivre Marie de Béthanie, qui a fait miséricorde à son Seigneur en L'oignant de parfums précieux. Témoigner de l'amour aux pauvres par l'amour: voilà notre onction, pour laquelle le Christ est toujours tout près.

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Pour Jn 12:1-18
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts.
On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives.
Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s'emplit de la senteur du parfum.
Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit:
" Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "
Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.
Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. "
La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
10 Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare,
11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.
12 Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem;
13 ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : " Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël ! "
14 Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit:
15 Sois sans crainte, fille de Sion: Voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse.
16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait.
17 La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.
18 C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe.
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Pourquoi une foule enthousiaste accueille-t-elle Jésus dans les rues de Jérusalem ? L’évangéliste répond à cette question de façon tout à fait claire : parce que la nouvelle de la résurrection de Lazare par Lui s’est déjà répandue dans la ville, car...  Lire la suite

Pourquoi une foule enthousiaste accueille-t-elle Jésus dans les rues de Jérusalem ? L’évangéliste répond à cette question de façon tout à fait claire : parce que la nouvelle de la résurrection de Lazare par Lui s’est déjà répandue dans la ville, car de Jérusalem à Béthanie il n’y a pas très loin. Et bien sûr, beaucoup pensèrent alors que le Messie tant attendu était enfin venu : car c’est précisément Sa venue qui marquera le début de cette résurrection universelle précédant le Jugement dernier, à laquelle croyait et qu’attendait alors la majorité des Juifs croyants. Il semblerait que cette foi et ces attentes correspondaient pleinement au but principal du ministère terrestre du Sauveur, dont l’accomplissement était désormais tout proche. La victoire sur la mort était proche ; il semblait que rien n’empêchait plus de l’annoncer ouvertement.

Et pourtant il y avait quelque chose qui distinguait profondément les attentes populaires de la réalité nouvelle qui allait venir dans le monde. La rumeur de la résurrection de Lazare, ou plus exactement la réaction de la foule de Jérusalem à cette rumeur, indiquait cette différence plus clairement que toute autre chose. À ce qu’on voit, le peuple attendait et désirait réellement la résurrection universelle. Mais il la voyait comme un retour à cette vie compréhensible et familière du monde non transfiguré, qui, pour peu qu’on la débarrasse des maladies et de la menace d’une fin inévitable, lui paraissait idéale. Bien sûr, on supposait aussi la résolution de tous les problèmes sociaux : dans le Royaume messianique il n’y aurait pas seulement plus de malades, mais plus de pauvres ; tous seraient rassasiés et, sinon riches, du moins aisés. Et beaucoup de ceux qui acclamaient Jésus pensaient que maintenant, puisque « le processus était lancé », Il se déclarerait enfin ouvertement Messie et se mettrait à faire ce qu’on attendait de Lui depuis longtemps : chasser de Judée les Romains et les autres païens, prendre la tête de l’État nouvellement créé, résoudre tous les problèmes sociaux, promulguer des lois justes fondées sur la Torah, et résoudre tous les problèmes miraculeusement, comme Il avait agi jusqu’alors en guérissant, ressuscitant et nourrissant.

Et peut-être Jésus seul savait-Il qu’il n’en serait rien. La résurrection ne commencerait qu’au moment de Sa mort sur la croix, lorsque les tombeaux s’ouvriraient et que les premiers justes en sortiraient, ressuscités non pour l’ancienne vie, mais pour la vie nouvelle, pour la vie du Royaume qu’Il a apporté dans le monde.

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Pour Jn 12:1-11
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts.
On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives.
Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s'emplit de la senteur du parfum.
Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit:
" Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "
Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.
Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. "
La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
10 Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare,
11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.
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À vrai dire, l'idée est parfaitement raisonnable : ne pas dépenser de l'argent pour des gestes symboliques, mais aller le distribuer aux pauvres. Et pourtant Jésus approuve ce geste, qui n'apporte...  Lire la suite

À vrai dire, l'idée est parfaitement raisonnable : ne pas dépenser de l'argent pour des gestes symboliques, mais aller le distribuer aux pauvres. Et pourtant Jésus approuve ce geste, qui n'apporte aucune utilité pratique...

Pourquoi Marie oint-elle les pieds de Jésus et les essuie-t-elle avec ses cheveux ? Il est pourtant tout à fait évident qu'elle n'a pas pensé une seule seconde à Sa sépulture. Si nous lui avions demandé pourquoi elle l'avait fait, elle n'aurait sans doute pas su répondre. Mais Jésus ne pose pas la question. Il comprend sans paroles l'essentiel : elle l'a fait par amour. Et tout le reste n'a plus d'importance : même un acte fou, accompli par amour, est beau et précieux ; bien plus, un tel acte reçoit un sens plus profond que celui que pouvait imaginer la personne qui l'accomplissait.

Mais il y a une petite remarque : tout cela n'est vrai que dans les cas où la force motrice est l'amour, et l'amour seul. Dès qu'apparaît un autre motif, un acte insensé reste insensé.

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Pour Jn 12:1-11
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts.
On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives.
Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s'emplit de la senteur du parfum.
Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit:
" Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "
Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.
Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. "
La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
10 Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare,
11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.
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Imaginons un petit village — Béthanie, où Jésus et Ses disciples se sont réunis pour un nouveau repas. Lazare aussi était là, récemment...  Lire la suite

Imaginons un petit village — Béthanie, où Jésus et Ses disciples se sont réunis pour un nouveau repas. Lazare aussi était là, récemment ressuscité par Jésus, ainsi que ses sœurs Marthe et Marie, et peut-être quelques autres proches. Béthanie se souvient encore du chagrin de ces sœurs, de la perplexité des disciples, des larmes de Jésus et du miracle étonnant de la résurrection. Et voici que beaucoup, sans doute participants et témoins de ce miracle, sont réunis à la même table.

Comme toujours, on converse ; Jésus raconte quelque chose ou, au contraire, écoute Ses proches, les soutient d’un regard, d’un sourire, d’une parole. Le repas a déjà commencé. Et voici que l’une des sœurs accomplit un geste dont entendra parler toute personne qui écoutera la prédication de l’Évangile (voir Mt 26,13). La maison se remplit du parfum du nard et de l’amour offert à Jésus. Tous se taisent. Jésus Lui-même se tait, ainsi que tous les présents, ne sachant comment réagir, ou peut-être ayant compris qu’une réaction mise en paroles n’est pas nécessaire. Et seul crie le vide dans le cœur de Judas, qui n’est pas rempli d’amour.

On peut appeler cela comme on veut — trahison, hypocrisie, calcul, avidité, mise en avant de son opinion comme de la plus importante, etc. À côté de tout cela, la liste peut comprendre des qualités très nécessaires et utiles aux hommes. Mais une chose est claire — c’est le « non-amour ». L’amour peut être évincé ou remplacé ; on peut agir correctement et justement, comme les pharisiens par exemple, mais sans amour, et alors cela n’a pas de valeur, parce que cela balaie tout sur son passage.

Essayons, pendant la Semaine sainte qui vient, avant de faire quoi que ce soit, d’inviter l’Amour dans notre cœur, et donc le Christ. Car là où est l’Amour — là est Dieu.

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Pour Jn 12:12-19
12 Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem;
13 ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : " Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël ! "
14 Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit:
15 Sois sans crainte, fille de Sion: Voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse.
16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait.
17 La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.
18 C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe.
19 Alors les Pharisiens se dirent entre eux : " Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voilà le monde parti après lui ! "
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Comme il arrive souvent, parmi les hommes engagés dans les événements, peu comprennent le sens de ce qui se passe, et souvent personne ne le comprend. Les foules acclament le Roi, mais ceux qui assistaient à Son entrée à Jérusalem pouvaient difficilement entendre que Son Royaume ne ressemble à aucun royaume terrestre...  Lire la suite

Comme il arrive souvent, parmi les hommes engagés dans les événements, peu comprennent le sens de ce qui se passe, et souvent personne ne le comprend. Les foules acclament le Roi, mais ceux qui assistaient à Son entrée à Jérusalem pouvaient difficilement entendre que Son Royaume ne ressemble à aucun royaume terrestre et que Jésus n'a nullement l'intention de remplacer des dirigeants terrestres par d'autres, tout aussi habituels. Ceux qui avaient entendu parler de la résurrection de Lazare étaient-ils capables de comprendre que ce qui s'était produit n'était pas un miracle isolé, mais le gage de la Résurrection universelle ?

Il nous est difficile de comprendre pleinement les sentiments des habitants de Jérusalem et des pèlerins rassemblés dans la ville, mais ils attendent manifestement autre chose que ce que le Christ apporte. Or Il marche vers des souffrances que beaucoup de ceux qui L'acclament d'abord ne comprendront pas, et Il le sait. Même un accueil superficiel du Christ, semblable aux acclamations des foules en liesse, peut devenir le fondement d'une compréhension plus profonde de ce qu'Il a apporté au monde. Mais il peut aussi ne pas le devenir, si l'on prend ce premier rapprochement avec Lui pour la plénitude de la compréhension.

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Pour Jn 12:17-18
17 La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.
18 C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe.
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L'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem est peut-être Son unique témoignage explicite et public de Sa messianité. Maintenant qu'il restait très peu de temps avant l'achèvement de Son chemin terrestre, il n'y avait plus de danger qu'on Le place à la tête de quelque...  Lire la suite

L'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem est peut-être Son unique témoignage explicite et public de Sa messianité. Maintenant qu'il restait très peu de temps avant l'achèvement de Son chemin terrestre, il n'y avait plus de danger qu'on Le place à la tête de quelque soulèvement messianique, bien que Ses propres disciples aient justement espéré un tel soulèvement, et cela jusqu'à la fin. L'évangéliste souligne pourtant que le peuple accueille Jésus comme Messie avant tout parce que des rumeurs sur la résurrection miraculeuse de Lazare s'étaient largement répandues dans la ville. Cela se comprenait : en effet, si au moins un homme était réellement ressuscité des morts, cela signifiait que ce fameux jour du Jugement et de la résurrection universelle, dont parlaient les prophètes, était arrivé. Et Celui qui avait ressuscité était évidemment le Messie. Cette logique était simple et claire ; elle s'inscrivait parfaitement dans les représentations messianiques populaires.

En réalité, tout n'était pas si simple. Les représentations populaires du Messie n'allaient pas plus loin que l'image du Messie comme grand Roi terrestre. Certes, ce Roi n'était pas imaginé comme un homme ordinaire. Il pouvait, par exemple, accomplir des miracles et même ressusciter les morts. Mais Son Royaume était imaginé comme un royaume tout à fait terrestre. Et la vie de ce royaume terrestre aussi était, somme toute, tout à fait terrestre. Bien sûr, pleinement conforme à la Torah. Bien sûr, avec cette mesure de proximité de la présence de Dieu sans laquelle la venue du Messie était impensable. Et, bien sûr, sans ce triomphe de la mort qui caractérise l'époque actuelle. Mais les gens restaient les mêmes. Seulement ils devenaient justes et pieux. Au meilleur sens de ces mots, mais tout de même de manière terrestre.

La résurrection de Lazare par Jésus s'inscrivait pleinement dans le cadre de ces représentations du Royaume. Personne ne pensait qu'une telle résurrection n'était qu'un prélude. Une préparation à l'essentiel. Lazare, en effet, n'est pas ressuscité dans cette vie nouvelle que Jésus a apportée avec Lui. Il est ressuscité grâce à cette vie nouvelle. Mais il ne l'a pas contenue en lui. Sa nature est restée la même. Il est revenu à la vie que vivent les hommes du monde non transfiguré.

Or le Sauveur est venu pour donner davantage à l'homme. Pour le faire participer à la plénitude de la vie, et non à une petite part de celle-ci. Voilà ce que ne pouvaient pas comprendre ceux qui L'accueillaient dans les rues de Jérusalem. Ils pensaient que l'essentiel s'était déjà produit, alors qu'il était encore à venir. Mais même les disciples les plus proches de Jésus ne le savaient pas encore. Lui seul le savait.

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Pour Jn 12:19-36
19 Alors les Pharisiens se dirent entre eux : " Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voilà le monde parti après lui ! "
20 Il y avait là quelques Grecs, de ceux qui montaient pour adorer pendant la fête.
21 Ils s'avancèrent vers Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et ils lui firent cette demande : " Seigneur, nous voulons voir Jésus. "
22 Philippe vient le dire à André; André et Philippe viennent le dirent à Jésus.
23 Jésus leur répond : " Voici venue l'heure où doit être glorifié le Fils de l'homme.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.
25 Qui aime sa vie la perd; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle.
26 Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
27 Maintenant mon âme est troublée. Et que dire? Père, sauve-moi de cette heure! Mais c'est pour cela que je suis venu à cette heure.
28 Père, glorifie ton nom ! " Du ciel vint alors une voix : " Je l'ai glorifié et de nouveau je le glorifierai. "
29 La foule qui se tenait là et qui avait entendu, disait qu'il y avait eu un coup de tonnerre ; d'autres disaient : " Un ange lui a parlé. "
30 Jésus reprit : " Ce n'est pas pour moi qu'il y a eu cette voix, mais pour vous.
31 C'est maintenant le jugement de ce monde; maintenant le Prince de ce monde va être jeté dehors;
32 et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi. "
33 Il signifiait par là de quelle mort il allait mourir.
34 La foule alors lui répondit : " Nous avons appris de la Loi que le Christ demeure à jamais. Comment peux-tu dire : "Il faut que soit élevé le Fils de l'homme" ? Qui est ce Fils de l'homme ? "
35 Jésus leur dit : " Pour peu de temps encore la lumière est parmi vous. Marchez tant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous saisissent : celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va.
36 Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir des fils de lumière. " Ainsi parla Jésus, et s'en allant il se déroba à leur vue.
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Quand il s'agit du ministère terrestre du Sauveur, nous comprenons qu'il est question de quelque chose d'unique: en effet, à lui seul il était destiné de naître et de vivre sa vie terrestre comme Messie; cela n'a été donné à personne d'autre. Et pourtant...  Lire la suite

Quand il s'agit du ministère terrestre du Sauveur, nous comprenons qu'il est question de quelque chose d'unique: en effet, à lui seul il était destiné de naître et de vivre sa vie terrestre comme Messie; cela n'a été donné à personne d'autre. Et pourtant sa vie est devenue une sorte de modèle spirituel qui convient à chacun de ses disciples. Bien plus: il n'existe tout simplement pas d'autre modèle permettant d'entrer dans le Royaume et, de toute évidence, il ne peut pas y en avoir, du moins dans notre monde marqué par la chute.

Ce modèle est très simple en théorie et loin d'être simple en pratique: l'homme doit consentir à se séparer de sa propre vie afin de la recevoir ensuite de nouveau, mais autrement, dans une qualité nouvelle, apte au Royaume. Celui qui aime sa vie, son âme, telle qu'elle est, dans son état actuel, ne peut pas compter sur le Royaume. L'exigence paraît excessive et dure, mais, comme on le voit, cette dureté tient précisément à la spécificité du monde déchu, dont la vie de chacun de nous fait partie. Même Jésus lui-même, sur qui le péché originel n'a pas de pouvoir, n'était pas, pendant son ministère terrestre, entièrement libre de cette spécificité: étant pleinement et jusqu'au bout habitant de notre monde non transfiguré et partie de celui-ci, il s'est trouvé soumis, sinon au péché, du moins à la mort, même si, bien sûr, ce n'était pas comme nous: la mort n'était pour lui que possible, non inévitable comme pour nous.

Et la seule chose qui puisse nous aider, c'est la disposition à renoncer à notre vie dans sa qualité actuelle, ce que Jésus appelle « haïr sa propre vie ». Il faut se souvenir que, dans la langue biblique, l'amour et la haine ne désignent pas les états émotionnels que nous entendons souvent par ces mots, mais l'attitude d'acceptation ou de refus envers ce vers quoi se tourne notre volonté. Le refus de la vie, y compris avant tout de notre propre vie, dans sa qualité et son état actuels, et la disposition à s'en séparer pour une vie autre et nouvelle, constituent la condition préalable nécessaire pour commencer le chemin vers le Royaume, chemin au cours duquel notre ancienne vie sera refondue en une vie nouvelle, apte à l'éternité.

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Pour Jn 12:19-36
19 Alors les Pharisiens se dirent entre eux : " Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voilà le monde parti après lui ! "
20 Il y avait là quelques Grecs, de ceux qui montaient pour adorer pendant la fête.
21 Ils s'avancèrent vers Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et ils lui firent cette demande : " Seigneur, nous voulons voir Jésus. "
22 Philippe vient le dire à André; André et Philippe viennent le dirent à Jésus.
23 Jésus leur répond : " Voici venue l'heure où doit être glorifié le Fils de l'homme.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.
25 Qui aime sa vie la perd; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle.
26 Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
27 Maintenant mon âme est troublée. Et que dire? Père, sauve-moi de cette heure! Mais c'est pour cela que je suis venu à cette heure.
28 Père, glorifie ton nom ! " Du ciel vint alors une voix : " Je l'ai glorifié et de nouveau je le glorifierai. "
29 La foule qui se tenait là et qui avait entendu, disait qu'il y avait eu un coup de tonnerre ; d'autres disaient : " Un ange lui a parlé. "
30 Jésus reprit : " Ce n'est pas pour moi qu'il y a eu cette voix, mais pour vous.
31 C'est maintenant le jugement de ce monde; maintenant le Prince de ce monde va être jeté dehors;
32 et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi. "
33 Il signifiait par là de quelle mort il allait mourir.
34 La foule alors lui répondit : " Nous avons appris de la Loi que le Christ demeure à jamais. Comment peux-tu dire : "Il faut que soit élevé le Fils de l'homme" ? Qui est ce Fils de l'homme ? "
35 Jésus leur dit : " Pour peu de temps encore la lumière est parmi vous. Marchez tant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous saisissent : celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va.
36 Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir des fils de lumière. " Ainsi parla Jésus, et s'en allant il se déroba à leur vue.
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Les Grecs, venus vers Jésus, demandent l'aide de Philippe. Et celui-ci, pour une raison quelconque, va vers...  Lire la suite

Les Grecs, venus vers Jésus, demandent l'aide de Philippe. Et celui-ci, pour une raison quelconque, va vers André. Il est peu vraisemblable que l'apôtre ait eu peur d'aller lui-même vers le Maître. Il est tout aussi peu vraisemblable qu'André ait été le secrétaire personnel du Christ, chargé de l'emploi du temps du Maître. Il s'agit de tout autre chose.

Quelque chose d'inhabituel se produit. Pour la première fois sont mentionnés d'autres peuples qui répondent à la prédication de Jésus, même s'ils croient au même Dieu que les Juifs. La communauté des disciples du Christ se trouve face à quelque chose de nouveau. C'est pourquoi Philippe se comporte de façon très naturelle: il ne se hâte pas d'agir seul. Jésus envoyait les apôtres prêcher non pas un par un, mais deux par deux (voir Mc 6:7).

Qui sait, peut-être Philippe est-il allé vers André précisément parce qu'il était avec lui «en binôme»? De plus, Philippe se souvient sûrement de ce que le Christ avait dit: «Là où deux ou trois sont réunis en Mon nom, Je suis au milieu d'eux» (Mt 18:20).

Le Seigneur fonde ainsi l'Église: non pas des croyants isolés, mais des disciples qui viennent ensemble vers Lui. Lorsque nous ne comprenons pas quoi faire, lorsque nous voulons connaître la volonté de Dieu, il ne nous faut pas nous appuyer exclusivement sur la manière dont nous l'entendons nous-mêmes. Dieu nous a donné Son Église pour nous aider: Il nous a donné des anciens, Il nous a donné des frères et des soeurs avec lesquels nous pouvons nous adresser à Lui ensemble. Et ainsi s'accomplit Sa parole: «Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par Mon Père qui est aux cieux» (Mt 18:19).

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Pour Jn 12:19-36
19 Alors les Pharisiens se dirent entre eux : " Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voilà le monde parti après lui ! "
20 Il y avait là quelques Grecs, de ceux qui montaient pour adorer pendant la fête.
21 Ils s'avancèrent vers Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et ils lui firent cette demande : " Seigneur, nous voulons voir Jésus. "
22 Philippe vient le dire à André; André et Philippe viennent le dirent à Jésus.
23 Jésus leur répond : " Voici venue l'heure où doit être glorifié le Fils de l'homme.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.
25 Qui aime sa vie la perd; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle.
26 Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
27 Maintenant mon âme est troublée. Et que dire? Père, sauve-moi de cette heure! Mais c'est pour cela que je suis venu à cette heure.
28 Père, glorifie ton nom ! " Du ciel vint alors une voix : " Je l'ai glorifié et de nouveau je le glorifierai. "
29 La foule qui se tenait là et qui avait entendu, disait qu'il y avait eu un coup de tonnerre ; d'autres disaient : " Un ange lui a parlé. "
30 Jésus reprit : " Ce n'est pas pour moi qu'il y a eu cette voix, mais pour vous.
31 C'est maintenant le jugement de ce monde; maintenant le Prince de ce monde va être jeté dehors;
32 et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi. "
33 Il signifiait par là de quelle mort il allait mourir.
34 La foule alors lui répondit : " Nous avons appris de la Loi que le Christ demeure à jamais. Comment peux-tu dire : "Il faut que soit élevé le Fils de l'homme" ? Qui est ce Fils de l'homme ? "
35 Jésus leur dit : " Pour peu de temps encore la lumière est parmi vous. Marchez tant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous saisissent : celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va.
36 Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir des fils de lumière. " Ainsi parla Jésus, et s'en allant il se déroba à leur vue.
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Il existe dans l’histoire de l’humanité des tournants qui peuvent passer extérieurement inaperçus, tout en étant...  Lire la suite

Il existe dans l’histoire de l’humanité des tournants qui peuvent passer extérieurement inaperçus, tout en étant la véritable cause d’événements historiques de grande ampleur. Lorsque « quelques Grecs » demandent à l’apôtre Philippe de leur organiser une rencontre avec Jésus, un tel tournant se produit, et le Seigneur dit à ce sujet : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. »

En effet, toute l’histoire de la religion de l’Ancien Testament s’est déroulée dans une contradiction flagrante entre le caractère universel de la révélation divine qui y était donnée et le caractère étroitement national de la religion elle-même. Participer à l’Alliance avec Dieu et être juif par le sang étaient considérés comme une seule et même chose. À maintes reprises, les prophètes ont annoncé que viendrait le jour où le Seigneur appellerait à Lui toutes les nations, mais ce temps était associé à la venue future du Messie. Or ce jour est arrivé.

C’est dans ce contexte universel qu’il faut comprendre les paroles du Christ : « Quand J’aurai été élevé de terre, J’attirerai tous les hommes à Moi. » Voilà pourquoi le désir des Grecs de rencontrer le Christ devient un tel tournant de l’histoire.

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