20 Mais non ; le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. |
21 Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. |
Les Juifs croyants connaissaient la résurrection universelle bien avant la venue du Christ. Ils savaient que viendrait le jour du Jugement, et que tous ceux qui avaient jamais vécu sur la terre devraient revenir à la vie afin de se tenir devant Dieu et de répondre de la vie qu’ils avaient vécue. Ils connaissaient aussi le Royaume messianique, où les ressuscités deviendraient les voisins de ceux qui verraient la venue du Messie de leur vivant : au temps de Paul, on regardait le Royaume messianique comme le Royaume de Dieu, où le terrestre et le céleste sont unis, de sorte que les ressuscités, les justes miraculeusement rendus par Dieu à la vie, y deviendraient les voisins de ceux qui y entreraient sans avoir eu le temps de mourir.
Mais à cette époque on ne regardait pas le Messie comme le porteur du Royaume. Il n’en était que le Roi, tandis que le Royaume lui-même était établi par Dieu selon Sa volonté. Le Messie, quant à lui, était considéré par nature comme un homme ordinaire, à qui était donnée une vocation particulière : le ministère messianique. On ne devait pas nécessairement naître Messie ; on pouvait le devenir, de même que d’autres devenaient prophètes : Dieu appelait au service, et le prophète devenait ce qu’il devait devenir.
Paul parle pourtant d’un autre Messie, de Celui qui s’est révélé à lui sur le chemin de Damas. Ce Messie n’était pas simplement le Roi du Royaume établi par Dieu ; Il portait Lui-même ce Royaume en Lui, Il le portait depuis Sa naissance, qui elle aussi était inhabituelle. Un Messie contenant en Lui toute la plénitude du Royaume : c’était une image nouvelle, et rien de semblable n’existait dans le judaïsme traditionnel de l’époque évangélique.
L’image d’un tel Messie et d’un tel Royaume obligeait à regarder autrement les choses familières. Le Royaume entrait dans le monde non pas simplement comme une force extérieure, comme le souffle de Dieu, étranger dès l’origine au monde déchu comme à la nature humaine déchue. Il entrait dans le monde par un Homme qui ne diffère de chacun de nous que par le fait que Son humanité est parfaitement libre du pouvoir du péché.
Et les relations d’amour établies avec cet Homme ouvrent à chacun de nous la plénitude du Royaume, l’ouvrent humainement, de même que les relations d’amour nous unissent humainement à Lui. Ce sont précisément les relations humaines qui deviennent le fondement spirituel du Royaume, et Dieu y entre en les rendant divino-humaines. Ainsi la vie du Royaume devient notre vie, son histoire un fait de notre biographie spirituelle, et son triomphe notre salut.
20 Mais non ; le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. |
21 Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. |
Les Juifs croyants connaissaient la résurrection universelle bien avant la venue du Christ. Ils savaient que le jour du Jugement viendrait et que tous ceux qui avaient vécu un jour sur terre devraient revenir à la vie, se tenir devant Dieu et rendre compte de la vie qu'ils avaient menée. Ils connaissaient aussi le Royaume messianique, où les ressuscités deviendraient les voisins de ceux qui seraient encore en vie lors de la venue du Messie. À l'époque de Paul, le Royaume messianique était considéré comme le Royaume de Dieu, où la terre et le ciel sont unis de telle sorte que les justes ressuscités, miraculeusement rendus à la vie par Dieu, y vivraient aux côtés de ceux qui y entreraient sans avoir connu la mort.
Mais à cette époque, on ne voyait pas dans le Messie le porteur du Royaume. Il n'en était que le Roi, tandis que le Royaume lui-même était établi par Dieu selon sa volonté. Le Messie était considéré comme un homme ordinaire par nature, auquel était confiée une vocation particulière : le ministère messianique. Il ne fallait pas nécessairement naître Messie ; on pouvait le devenir comme d'autres devenaient prophètes. Dieu appelait une personne au ministère, et le prophète devenait ce qu'il devait devenir.
Paul parle, lui, d'un autre Messie, de Celui qui s'est révélé à lui sur le chemin de Damas. Ce Messie n'était pas simplement le Roi du Royaume établi par Dieu : il portait lui-même ce Royaume en lui, et le portait depuis sa naissance, qui était elle aussi extraordinaire. Un Messie qui renferme en lui toute la plénitude du Royaume est une image nouvelle ; le judaïsme traditionnel de l'époque évangélique ne connaissait rien de semblable.
L'image d'un tel Messie et d'un tel Royaume obligeait à porter un autre regard sur les réalités familières. Le Royaume entrait dans le monde non pas simplement comme une force extérieure, comme le souffle de Dieu, étranger dès l'origine au monde déchu comme à la nature humaine déchue. Il entrait dans le monde par un Homme qui ne diffère de chacun de nous que par le fait que son humanité est entièrement libre de l'emprise du péché.
Et les liens d'amour établis avec cet Homme ouvrent à chacun de nous la plénitude du Royaume : ils l'ouvrent de manière humaine, tout comme ces liens d'amour nous unissent à lui de manière humaine. Ce sont les relations humaines elles-mêmes qui deviennent le fondement spirituel du Royaume, et Dieu y entre en les rendant divino-humaines. Ainsi la vie du Royaume devient notre vie, son histoire devient un fait de notre biographie spirituelle, et son triomphe devient notre salut.
20 Mais non ; le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. |
21 Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. |
22 De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ. |
23 Mais chacun à son rang : comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement. |
24 Puis ce sera la fin, lorsqu’il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. |
25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds.
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26 Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort ; |
En la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, l’Église catholique lit des passages de l’Écriture qui parlent du rôle de la Vierge dans la métahistoire du salut de l’humanité (dans le livre de l’Apocalypse), du peu de poids de la mort face à la Résurrection (1 Co 15,20-26) et de la glorification humaine de la Mère du Seigneur (Lc 1,39-56). Le cantique de la Vierge dans l’Évangile selon Luc montre que sa gloire est la gloire du Seigneur en elle, à travers la glorification qu’elle rend à Dieu.
20 Mais non ; le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. |
21 Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. |
22 De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ. |
23 Mais chacun à son rang : comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement. |
24 Puis ce sera la fin, lorsqu’il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. |
25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds.
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26 Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort ; |
27 car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dira : « Tout est soumis désormais », c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses. |
28 Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous. |
29 Autrement, que feront « ceux qui se seront épuisés pour des morts » ? Si ceux qui sont réellement morts ne ressuscitent pas, pourquoi s’épuiser pour eux ? |
30 Et nous-mêmes, pourquoi à toute heure nous exposer au péril ? |
31 Chaque jour je suis à la mort, aussi vrai, frères, que vous êtes pour moi un titre de gloire dans le Christ Jésus, notre Seigneur. |
32 Si c’est dans des vues humaines que j’ai livré combat contre les bêtes à Éphèse, que m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons.
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33 Ne vous y trompez pas : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » |
34 Dégrisez-vous, comme il sied, et ne péchez pas ; car il en est parmi vous qui ignorent tout de Dieu. Je le dis à votre honte. |
En poursuivant son propos sur la résurrection universelle, Paul, on le voit, ne la sépare pas de l'histoire du Royaume, qui se déploie peu à peu dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore transfiguré jusqu'au bout. Et seule la résurrection, et nullement l'immortalité de l'âme, est pour l'apôtre la véritable victoire sur la mort.
À proprement parler, toute l'histoire du Royaume devient pour lui une série d'étapes se succédant sur le chemin de cette victoire. La victoire principale est déjà remportée : le Christ est ressuscité d'entre les morts, et Sa résurrection devient le gage du triomphe définitif du Royaume à la fin des temps (v. 20). Il est le premier, mais d'autres Le suivront. L'opposition centrale de l'époque actuelle est, selon la pensée de l'apôtre, l'opposition du Christ et du Royaume, avec sa plénitude de vie, à cette mort qui est entrée dans le monde après la chute, mort que l'on ne peut vaincre en n'espérant que l'immortalité de l'âme (v. 21-22). Mais la résurrection est un processus qui demande du temps, un temps que l'on peut aussi mesurer aux horloges de notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore transfiguré jusqu'au bout. Cela n'a rien d'étonnant : le Royaume n'est pas étranger à notre monde ; il y entre pour le transformer entièrement, et l'histoire du Royaume ne peut pas se dérouler séparément de l'histoire qui se poursuit encore par inertie dans notre monde, bien que son sens et sa force motrice se soient épuisés avec la venue du Sauveur.
Selon le témoignage de l'évangéliste, le processus de la résurrection universelle a commencé au moment de la mort du Sauveur sur la croix (Mt 27,50-53), et il s'achèvera, selon les paroles de Paul, le jour de Son retour (v. 23). C'est précisément ce jour-là que l'Église manifestera au monde sa plénitude comme plénitude du corps du Christ, dont parlait l'apôtre. Ceux qui ont cherché le Royaume et l'ont trouvé à l'époque présente pourront jouir jusqu'au bout de cette plénitude de vie que, aujourd'hui, même en touchant le Royaume, nous ne vivons qu'en partie.
Pour ceux, en revanche, qui n'ont rien cherché, ce jour deviendra le jour de ce dernier Jugement où se décidera leur destin dans l'éternité (v. 24-25). Sans un tel jugement, il est impossible de clore l'étape historique actuelle, de même qu'il est impossible sans lui que le Christ et le Royaume triomphent pleinement et définitivement de cette mort qui est entrée dans le monde avec la chute (v. 26-28). Seule une telle perspective donne sens au christianisme et à la vie chrétienne ; sinon, il ne vaut même pas la peine de commencer, car si le monde doit rester pour toujours tel qu'il est maintenant, mieux vaut alors vraiment, selon le proverbe bien connu, « manger, boire et se réjouir tant que nous sommes vivants » (v. 29-33). Le christianisme n'est pas une religion, mais la vie dans le Royaume ; c'est pourquoi suivre le Christ n'a de sens que pour celui pour qui ce Royaume est plus important que tout ce qu'il possède ou peut trouver dans notre monde, pas encore transfiguré.
20 Mais non ; le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. |
21 Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. |
22 De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ. |
23 Mais chacun à son rang : comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement. |
24 Puis ce sera la fin, lorsqu’il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. |
25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds.
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26 Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort ; |
27 car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dira : « Tout est soumis désormais », c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses. |
28 Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous. |
29 Autrement, que feront « ceux qui se seront épuisés pour des morts » ? Si ceux qui sont réellement morts ne ressuscitent pas, pourquoi s’épuiser pour eux ? |
30 Et nous-mêmes, pourquoi à toute heure nous exposer au péril ? |
31 Chaque jour je suis à la mort, aussi vrai, frères, que vous êtes pour moi un titre de gloire dans le Christ Jésus, notre Seigneur. |
32 Si c’est dans des vues humaines que j’ai livré combat contre les bêtes à Éphèse, que m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons.
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33 Ne vous y trompez pas : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » |
34 Dégrisez-vous, comme il sied, et ne péchez pas ; car il en est parmi vous qui ignorent tout de Dieu. Je le dis à votre honte. |
La résurrection du Christ est le commencement d’une humanité nouvelle, ressuscitée ; c’est en ce sens que l’Apôtre Paul L’appelle les prémices de ceux qui sont morts. L’union des chrétiens avec le Christ ressemble au lien mystérieux de tous les hommes avec Adam : nous avons tous péché en Adam, et c’est pourquoi la mort règne sur tous les hommes (cf. Rm 5,12–14). Adam est le premier des hommes à être mort et a ainsi inauguré l’ère de la mort ; Jésus est le premier des hommes à être ressuscité et a inauguré l’ère messianique de la résurrection.
Une question se pose aussitôt : « Pourquoi donc les chrétiens continuent-ils de mourir, et pourquoi personne encore, hormis le Christ Lui-même, n’est-il ressuscité comme Lui, dans un corps nouveau, pour ne plus mourir ? » La réponse de l’Apôtre est remarquable en ce que tout l’intervalle entre la résurrection du Christ et celle de ceux qui sont dans le Christ tient dans un seul petit mot : « ensuite » (1 Co 15,23).
Pour Dieu, « un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour » (2 P 3,8). Nous ignorons combien de temps durera l’histoire du monde entre la résurrection du Christ et Sa seconde venue ; près de deux mille ans se sont déjà écoulés. Mais toute cette époque n’est qu’un bref intervalle dans le dessein de Dieu pour le monde et l’homme ; l’Écriture l’appelle les « derniers jours » (cf. He 1,1–2 ; 2 P 3,3).
À la fin du passage se trouve une pensée que, dix-neuf siècles plus tard, l’un des personnages de Dostoïevski exprimera en d’autres termes : « S’il n’y a ni Dieu ni immortalité, tout est permis. » Les mots « mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Co 15,32) sont une citation de la prophétie d’Isaïe (Is 22,13). Ils sont prononcés par ceux qui festoient et se réjouissent dans Jérusalem assiégée et condamnée. Il n’y a aucune espérance dans cette réjouissance ; mais nous, nous avons une espérance : le Christ.
12 Or, si l’on proclame que le Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? |
13 S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. |
14 Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. |
15 Il se trouve même que nous sommes des faux témoins de Dieu, puisque nous avons attesté contre Dieu qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité, s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas. |
16 Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. |
17 Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi ; vous êtes encore dans vos péchés. |
18 Alors aussi ceux qui se sont endormis dans le Christ ont péri. |
19 Si nous qui sommes dans le Christ n’avons d’espoir que cette vie, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. |
20 Mais non ; le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. |
L'apôtre Paul nous met en garde contre un danger très sérieux : la confusion des notions. Il dit que les Corinthiens se réunissent « sans que ce soit pour manger le repas du Seigneur ». Mais comment faut-il le manger ? Qu'est-ce qui ne va pas dans la communauté de Corinthe, et quel rapport cela a-t-il avec nous ? Il est tout à fait évident qu'aujourd'hui, même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut pas venir à l'église pour manger : l'Eucharistie, sous sa forme actuelle, ne saurait tenir lieu de petit déjeuner ou de déjeuner. Tout va-t-il donc bien pour nous ? Je crains que non. Car le problème est que l'on vient à l'église non pas pour rencontrer Dieu. Ce qui prend la place de cette rencontre n'a déjà plus beaucoup d'importance. De nos jours, c'est généralement la compagnie des autres. Nous ressentons vivement notre solitude et, à l'église, nous pouvons rencontrer des gens en espérant être compris, car les gens y sont effectivement, en général, plus bienveillants que dans la rue ou dans le métro. Et nous venons pour nous retrouver, pour parler, pour passer le temps... L'Église devient pour nous un cercle de sociabilité. Et cela, ce n'est pas manger le repas du Seigneur.
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