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RÉFLEXIONS pour 1Co 11:1

Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ.
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L'apôtre Paul prend sur soi l’authentique responsabilité du chrétien, l’appel, qui est donné en réalité à tout un chacun, même si sous différente forme : être la présence du Christ dans ce monde, être un témoin. Chacun de nous est appelé à témoigner le Christ par sa vie, de manière qu’en nous regardant, les gens ne voient non seulement le Christ et puissent croire, mais qu’ils connaissent aussi, comment agir.

C'est une terrible responsabilité, mais tout possible à Dieu. Personne de nous ne peut être témoin pour toujours. Mais chaque croyant en Christ parvient parfois à devenir témoin, à manifester le Christ à quelqu'un d’autre, même si pas toujours consciemment. Parfois notre mot dit presque par mégarde, notre geste, sourire sauvent l’homme, et il rencontre en eux Dieu.

Mais qui est un témoin ? Celui qui a lui-même vu. Cela ne signifie pas que nous devons obligatoirement voir le Christ, l'apôtre Paul n’a pas vu Jésus, il est devenu aveugle, L'ayant rencontré sur le chemin menant à Damas. Mais il ne faut aussi obligatoirement pas être aveuglé par une vision. Une Rencontre est nécessaire. Nous ne pouvons pas porter témoignage sur celui qu’on ne connait pas, dont nous n’avons pas rencontré, personnellement. Si nous voulons exécuter notre vocation à être des témoins, à imiter le Christ, alors nous devons tout le temps demander la Rencontre.

Mais nous devons être prêts à ce que Dieu veut, peut-être Il veut S'ouvrir à nous à travers une autre personne. Les habitants de Corinthe L'ont par exemple rencontré à travers l'apôtre Paul, ils s'orientaient sur lui, le regardaient. Ce n'était pas l'idolâtrie, ils voyaient simplement l'image de Dieu en l'apôtre Paul. Si nous serons attentifs aux gens qui nous entourent, alors nous rencontrerons peut-être Jésus Christ plus vite, que si nous attendions des signes et visions de Dieu.

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L'apôtre Paul assume la véritable responsabilité du chrétien, la vocation qui en réalité est donnée à chacun, quoique sous des formes différentes: être la présence du Christ dans ce monde, être témoin. Chacun de nous est appelé...  Lire la suite

L'apôtre Paul assume la véritable responsabilité du chrétien, la vocation qui en réalité est donnée à chacun, quoique sous des formes différentes: être la présence du Christ dans ce monde, être témoin. Chacun de nous est appelé à témoigner du Christ par sa vie, de telle manière qu'en nous regardant les hommes non seulement voient le Christ et puissent croire, mais sachent aussi comment agir. C'est une responsabilité redoutable, mais tout est possible à Dieu. Aucun de nous ne peut être témoin toujours. Mais il est donné parfois à chaque croyant dans le Christ de devenir témoin, de manifester le Christ à quelqu'un, même sans toujours en avoir conscience. Parfois une parole presque dite par hasard, un geste, un sourire sauvent une personne, et elle y rencontre Dieu.

Mais qu'est-ce qu'un témoin? C'est celui qui a vu lui-même. Cela ne veut pas dire que nous devions nécessairement voir le Christ; l'apôtre Paul n'a pas vu Jésus, il est devenu aveugle en Le rencontrant sur le chemin de Damas. Mais il n'est même pas nécessaire d'être aveuglé par une vision. Ce qui est nécessaire, c'est la Rencontre. Nous ne pouvons pas témoigner de Celui que nous ne connaissons pas, que nous n'avons pas rencontré nous-mêmes, personnellement. Si nous voulons accomplir notre vocation d'être témoins, d'imiter le Christ, nous devons sans cesse demander la Rencontre. Mais nous devons être prêts à ce que Dieu veuille se révéler à nous à travers une personne. Les habitants de Corinthe, par exemple, L'ont rencontré dans l'apôtre Paul; ils se tournaient vers lui, ils le regardaient. Ce n'était pas de l'idolâtrie, ils voyaient simplement dans l'apôtre Paul l'image de Dieu. Si nous sommes attentifs aux personnes qui nous entourent, nous rencontrerons le Christ plus vite que si nous attendons de Dieu des signes et des visions.

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Pour 1Co 11:1-16
Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ.
Je vous félicite de ce qu'en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises.
Je veux cependant que vous le sachiez: le chef de tout homme, c'est le Christ; le chef de la femme, c'est l'homme; et le chef du Christ, c'est Dieu.
Tout homme qui prie ou prophétise le chef couvert fait affront à son chef.
Toute femme qui prie ou prophétise le chef découvert fait affront à son chef; c'est exactement comme si elle était tondue.
Si donc une femme ne met pas de voile, alors, qu'elle se coupe les cheveux! Mais si c'est une honte pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou tondus, qu'elle mette un voile.
L'homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu; quant à la femme, elle est la gloire de l'homme.
Ce n'est pas l'homme en effet qui a été tiré de la femme, mais la femme de l'homme;
et ce n'est pas l'homme, bien sûr, qui a été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme.
10 Voilà pourquoi la femme doit avoir sur la tête un signe de sujétion, à cause des anges.
11 Aussi bien, dans le Seigneur, ni la femme ne va sans l'homme, ni l'homme sans la femme;
12 car, de même que la femme a été tirée de l'homme, ainsi l'homme naît par la femme, et tout vient de Dieu.
13 Jugez-en par vous-mêmes. Est-il convenable que la femme prie Dieu la tête découverte?
14 La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter les cheveux longs,
15 tandis que c'est une gloire pour la femme de les porter ainsi? Car la chevelure lui a été donnée en guise de voile.
16 Au reste, si quelqu'un se plaît à ergoter, tel n'est pas notre usage, ni celui des Églises de Dieu.
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Revenant au thème des relations entre les habitants du Royaume, Paul aborde...  Lire la suite

Revenant au thème des relations entre les habitants du Royaume, Paul aborde une question qui, à première vue, n’a pas d’importance de principe : pourquoi la femme doit-elle se couvrir la tête dans l’assemblée ecclésiale? Il semblerait qu’il ne s’agisse que d’une norme culturelle très précise, propre à une époque très précise, qui n’avait de sens que là et alors où cette norme était actuelle. Dans le monde gréco-romain des temps évangéliques, seules les femmes de mauvaise vie sortaient tête nue, et pour une mère de famille paraître ainsi en public était une honte.

Bien sûr, il n’en fut pas ainsi partout ni toujours. Mais Paul, dans son épître, ne fait pas appel à une simple norme culturelle. Il commence par constater le fait que, dans le mariage chrétien, existe une hiérarchie bien réelle, à la tête de laquelle se trouve Dieu Lui-même, suivi du Sauveur, du mari comme chef de famille et enfin de la femme (v. 3). Pour l’apôtre, la tête couverte de l’épouse n’est rien d’autre que le signe de la reconnaissance de cette hiérarchie (v. 10). Et elle devient actuelle avant tout dans la vie ecclésiale, quand il s’agit de prière et de prophétie, ce qui n’a rien d’étonnant : c’est là en effet que le chrétien se manifeste au plus haut point comme habitant du Royaume (v. 4-6).

Il semblerait que, lorsqu’il s’agit de prière ou de prophétie, là où les relations personnelles de telle personne avec Dieu passent au premier plan, toute hiérarchie devrait perdre son actualité. Mais Paul, au contraire, parle de son importance de principe pour le Royaume, y compris dans le contexte d’un service qui, à première vue, ne suppose aucune hiérarchie et demeure profondément, exclusivement personnel (v. 7-9). Ce n’est pas étonnant si l’on se rappelle que, pour l’apôtre, l’Église est avant tout une communauté de personnes vivant dans le Royaume, et qu’il regarde la famille comme une petite Église. Or, dans une communauté, toutes les relations qui unissent les personnes entre elles ont de l’importance. Leur importance demeure même lorsque l’homme se trouve seul à seul avec Dieu.

Et si ces relations sont hiérarchiques, leur hiérarchie devient elle aussi significative pour Dieu et importante pour le Royaume. Une telle hiérarchie n’est plus quelque chose d’imposé de l’extérieur; elle devient une partie organique de la communauté du Royaume, dont elle forme la structure. Bien sûr, une telle structure est, pour parler le langage philosophique, non pas ontologique mais fonctionnelle, ce dont Paul avertit aussitôt (v. 11-12). Elle n’est pas liée au fait que certains de ceux qui y entrent seraient par nature, ou par leurs qualités spirituelles, pires ou meilleurs que d’autres. Il s’agit seulement que la famille, comme petite Église, accomplisse son service et témoigne du Royaume de la meilleure manière. De même que la divinité du Sauveur n’est en rien inférieure à celle du Père, ce qui pourtant n’abolit pas une certaine hiérarchie liée au ministère du Messie que Dieu Lui a confié, de même la femme n’est inférieure au mari ni par nature ni par esprit; mais le service de la famille comme petite Église exige de chacun une place bien définie dans la hiérarchie familiale. Une hiérarchie sans laquelle les membres de la famille chrétienne ne pourront devenir de véritables témoins du Royaume.

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