19 Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. |
20 Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d'angle le Christ Jésus lui-même. |
21 En lui toute construction s'ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur; |
22 en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l'Esprit. |
Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul répond à tous ceux qui, par fausse modestie, affirment n’être dans l’Église que des personnes sans importance et étrangères, indignes de quoi que ce soit et simplement de passage. Il dit : « Vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la maison de Dieu. » Rien de plus et rien de moins — concitoyens des saints et membres de la maison de Dieu ! Lui plaît-il donc que nous refusions un tel honneur ? Regardons la question sous un autre angle. C’est une immense responsabilité que de se souvenir que notre citoyenneté est dans le Royaume des Cieux... Et refuser « un privilège si peu mérité » signifie en réalité refuser aussi cette responsabilité. Paul nous appelle à l’accepter avec gratitude et humilité.
19 Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. |
20 Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d'angle le Christ Jésus lui-même. |
21 En lui toute construction s'ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur; |
22 en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l'Esprit. |
Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Paul répond à tous ceux qui, par fausse modestie, affirment que dans l'Église ils sont de petites gens, sans vraie place, indignes de rien et qu'ils ne faisaient que passer. Il dit: « Vous n'êtes donc plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu ». Rien de moins que concitoyens des saints et de la maison de Dieu! Est-il donc agréable à Dieu que nous refusions un tel honneur?
Mais on peut aussi regarder cela d'un autre côté: c'est en effet une immense responsabilité que de se souvenir que notre citoyenneté est dans le Royaume des Cieux... Et le refus d'un « privilège si immérité » signifie en réalité aussi le refus de la responsabilité. Paul, lui, nous appelle à accepter cette responsabilité avec gratitude et humilité.
19 Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. |
L’apôtre Paul écrit ces paroles à une Église composée principalement d’anciens païens, c’est-à-dire de ceux qui, même dans les moments religieux de leur vie, s’adressaient non au Dieu unique, mais à une multitude de dieux divers, cherchant à en tirer profit pour eux-mêmes, en se plaçant, eux et leurs intérêts, au-dessus de la volonté divine. Tout cela les éloignait inévitablement du Dieu que vénérait Israël, et par rapport à Israël et à son Dieu ils étaient des étrangers, des immigrés, des impies.
Leur conversion au Christ change radicalement la situation: s’unissant par la foi à Celui qui, comme Fils de l’homme, appartient au peuple d’Israël, et qui, comme Fils de Dieu, participe pleinement à la vie du Dieu unique, ils cessent d’être des immigrés étrangers à Israël, d’une part, et, d’autre part, ils acquièrent l’attribut essentiel de la sainteté: l’appartenance à Dieu.
Comprenons-nous que des changements semblables entrent aussi dans notre vie lorsque la Bonne Nouvelle nous atteint et que nous y répondons de tout notre cœur?
19 Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. |
L'apôtre Paul accoste constamment dans ses messages le sujet de l'universalisme chrétien. La sérieuse et profonde division des gens entre ceux, à qui appartient l'héritage de la foi du peuple élu, et ceux qui lui sont étrangers, est surmontée par la mort de Christ pour tous les hommes.
L'apôtre dit ensuite qu’une révélation particulière du secret Christique, donnée aux apôtres et prophètes par le Saint Esprit s’est accomplie, pour que puisse s’ouvrir aux païens la possibilité d'entrer dans l'Église, de faire alliance avec Dieu. Aujourd'hui, les «païens» (c'est-à-dire des non israéliens) qui viennent à l'Église, forment la majorité absolue dans elle, et c'est pourquoi la compréhension de la grandeur de ce don s'est émoussée.
Les différences qui sont apparues entre les gens dans l'histoire, sont surmontées à l'Église, et tout se fait, selon la parole de l'apôtre, «plus des étrangers ni des hôtes; concitoyens des saints, de la maison de Dieu». Ces différences ont donc en elles-mêmes une importance très relative.
Cependant les relations entre les hommes nous entourant dans le monde sont arrangées de telle manière que les divisions des gens en des groupes historiquement formés existent éternellement et ont la valeur indéfectible. Nous prenons conscience et comprenons notre personnalité dans une large mesure en nous identifiant avec un groupe d’hommes défini et typique.
Cela a toujours été ainsi, d'anciennes tribus primitives aux sociétés complexes et modernes. Au fond, l'apôtre propose aux chrétiens une autre voie d'auto-identification: d'être concitoyens des saints et être de la maison de Dieu.
19 Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. |
L'apôtre Paul écrit ces mots à une église comprenant principalement des anciens païens, c'est-à-dire ceux la même qui dans les moments religieux de leur vie s'adressaient à la multitude de différents dieux, et non pas à l’Unique Dieu, aspirant à tirer profit pour soi même, en mettant ses intérêts et soi-même plus hauts que la volonté divine. Tout cela les excluait inévitablement de ce Dieu, Que Israël adorait, et ils étaient des étrangers, des hôtes, des impies par rapport à Israël et son Dieu.
Leur conversion au Christ change radicalement la situation: en s’unissant par la foi à Celui Qui, comme Fils de l’Homme appartient au peuple d’Israélien, et comme Fils de Dieu – prend entièrement part dans la vie de l’Unique Dieu, ils cessent d'une part d'être des hôtes, des étrangers à Israël, mais, d'autre part, reçoivent l'attribut le plus important de la sainteté - l'appartenance au Dieu.
Comprenons-nous que les mêmes changements ont lieu dans notre vie, lorsque nous sommes rattrapés par la Bonne Nouvelle, et que nous répondons cela par le cœur?
11 Rappelez-vous donc qu'autrefois, vous les païens - qui étiez tels dans la chair, vous qui étiez appelés " prépuce " par ceux qui s'appellent " circoncision ", . . . d'une opération pratiquée dans la chair ! - |
12 rappelez-vous qu'en ce temps-là vous étiez sans Christ, exclus de la cité d'Israël, étrangers aux alliances de la Promesse, n'ayant ni espérance ni Dieu en ce monde! |
13 Or voici qu'à présent, dans le Christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du Christ. |
14 Car c'est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n'en a fait qu'un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine, |
15 cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix, |
16 et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix: en sa personne il a tué la Haine. |
17 Alors il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin et paix pour ceux qui étaient proches : |
18 par lui nous avons en effet, tous deux en un seul Esprit, libre accès auprès du Père. |
19 Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. |
20 Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d'angle le Christ Jésus lui-même. |
21 En lui toute construction s'ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur; |
22 en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l'Esprit. |
Poursuivant son propos sur le salut et sur le nouveau peuple de Dieu, Paul prête une attention particulière à son lien spirituel avec l’ancien peuple de Dieu, le peuple juif. À vrai dire, pour l’apôtre il n’existe pas deux peuples différents : car Dieu n’a conçu et créé qu’un seul peuple qui Lui appartienne, et la venue du Christ n’a rien changé à ce dessein ; elle n’a fait qu’élargir les frontières du peuple de Dieu, en y intégrant ceux qui, sans le Christ, n’en auraient jamais fait partie (v. 11-13). Mais cet élargissement n’était pas purement mécanique : il supposait une qualité nouvelle non seulement chez les anciens païens qui se joignaient au peuple, mais aussi chez les Juifs eux-mêmes. Il s’agit avant tout de cette purification complète du péché qui n’est possible que par le sang du Christ : car le sang des sacrifices de purification accomplis depuis les temps anciens dans le peuple de Dieu ne pouvait libérer entièrement ni une personne particulière ni le peuple tout entier du pouvoir du péché, ne le purifiant que partiellement. Désormais, avec la venue du Sauveur dans le monde, le sang qu’Il a versé sur la croix, Sa mort et Sa résurrection donnent à chacun la possibilité d’être pleinement purifié, de sorte que le péché n’ait plus aucun pouvoir sur celui qui a été purifié (v. 13).
Mais il ne s’agit pas seulement de purification, même si la libération complète du péché est une condition nécessaire pour demeurer dans le Royaume. Il s’agit aussi d’une qualité nouvelle de vie spirituelle, de ces relations qui unissent les fidèles à Dieu, au Christ et les uns aux autres. Paul, bien sûr, ne parle pas par hasard de la croix, qui « tue l’hostilité » entre deux parties de l’humanité autrefois séparées (v. 16). Car c’est précisément la mort du Sauveur sur la croix et Sa résurrection qui ont ouvert à tout chercheur le chemin du Royaume. Autrefois, en parlant de la Torah, les maîtres et les guides parlaient des commandements et de la manière d’atteindre la justice en les observant, pour devenir une Torah vivante (l’apôtre appelle cela « la loi des commandements », v. 15), même si personne n’avait jamais osé dire que le but proposé avait été atteint. Désormais est apparu Celui qui est Lui-même devenu l’exemple de la Torah vivante, accomplissant ce dont les maîtres d’autrefois ne pouvaient parler que comme d’un idéal magnifique, mais inaccessible (v. 15 ; le mot grec correspondant peut signifier non seulement « enseignement », mais aussi « exemple », « modèle »).
La qualité nouvelle de vie spirituelle manifestée par le Sauveur abolit aussi la barrière qui se dressait auparavant comme un mur infranchissable entre le peuple de Dieu et le reste de l’humanité : car désormais la vie du Royaume, entrée dans le monde par le Christ et dans le Christ, est devenue accessible à tout chercheur. Le souffle du Royaume qui vient du Père est désormais également accessible aux Juifs qui ont accueilli la bonne nouvelle comme aux anciens païens qui se sont tournés vers le Christ (v. 17-18), de sorte que les uns et les autres peuvent maintenant non seulement vivre d’une même vie du Royaume, mais aussi l’édifier ensemble, en participant à l’accomplissement des desseins de Dieu qui lui sont liés (v. 19-22).
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