4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
Avant tout, ne laissons pas sans attention l'appellation qu'emploie ici le Seigneur : « Mes amis ». Non pas esclaves, non pas serviteurs, même pas disciples : amis. Qui sont les amis ? Pour nous, ce sont ceux que nous aimons, dont nous ne voulons pas nous séparer, à qui nous souhaitons le meilleur. Et maintenant lisons ce que Jésus dit à Ses amis en les avertissant des malheurs à venir, des persécutions, des meurtres.
Sans doute chercherions-nous des moyens d'éviter le danger à venir, nous parlerions de prudence raisonnable... Les paroles de Jésus sont inattendues : « Ne craignez pas ». Les malheurs passeront-ils donc à côté ? Non, mais il ne faut pas craindre la mort, la mort physique, parce que le meurtrier ne peut rien nous faire de plus, et la mort physique n'est pas encore la fin. S'il faut donc tenir compte de quelque chose, c'est de ce qui nous sépare de Celui qui donne la vie éternelle : le péché. En tenir compte signifie s'efforcer de l'éviter ici et maintenant. Car après la mort nous attend la résurrection, et après elle, le jugement, accompli par le Juge qui a donné Sa vie pour notre salut. Et si nous ne sommes pas pénétrés d'une crainte révérencielle, c'est ce que l'on appelle la crainte de Dieu dans le langage biblique, devant ce Juge, alors notre chemin avec Lui s'interrompt dans la géhenne.
4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
Montrons avant tout la manière dont Jésus S’exprime ici: « mes amis»; et non mes esclaves, mes serviteurs, et non plus mes disciples, Il dit bien «ami». Qui sont ces amis? Pour nous, c’est ceux que nous aimons, dont nous ne voulons pas nous séparer et dont nous souhaitons tout ce qui est de plus meilleur. Lisons maintenant ce que Jésus dit àSes amis, leur prévenant des futurs désastres, persécutions, meurtres.
Nous aurions certainement cherché les moyens à éviter le futur danger, et parlé d’une raisonnable prudence… Les paroles de Jésus sont inopinées : «Soyez sans crainte»; mais est ce que les malheurs passeront sans nous toucher? Non, mais il ne faut pas avoir peur de la mort, de la mort physique, car le meurtre n’est plus capable de faire quoi que ce soit avec nous; la mort physique n’est pas encore la fin. Alors, s’il faut considérer quelque chose, cela devrait être ce qui nous sépare de Celui qui donne la vie éternelle, cette chose est le péché. Considérer ou tenir compte veut dire essayer d’éviter cela ici et maintenant. Car la résurrection nous attend après la mort, et après la résurrection -le jugement, qui lui est accompli par le Juge – ce Juge qui donna Sa vie pour notre salut. Alors, si nous n’aurons pas un frémissement révérencieux (ce qui est appelé «la crainte de Dieu» dans le langage religieux) devant ce Juge, notre chemin avec lui se rompra et nous serons jeter dans la géhenne.
2 Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. |
3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits. |
4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
6 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Et pas un d’entre eux n’est en oubli devant Dieu ! |
7 Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte ; vous valez mieux qu’une multitude de passereaux. |
8 « Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ; |
9 mais celui qui m’aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu. |
10 « Et quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis. |
11 « Lorsqu’on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, |
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire. » |
En parlant du Royaume et de la manière de l'obtenir, le Sauveur, semble-t-il, met au premier plan la question de la vie, de la vie que mène l'homme. Une telle approche peut être considérée comme tout à fait traditionnelle. En effet, dans la Bible aussi, lorsqu'il est question de l'homme et de sa vie ou de sa force vitale (la traduction synodale parle alors habituellement de «l'âme»), une ligne nette est tracée entre l'homme tel qu'il était avant la chute et l'homme tel qu'il est devenu après la chute.
Avant la chute, cette force était liée avant tout au souffle de vie que Dieu insuffla en l'homme lors de la création; après la chute, elle se trouva liée principalement au sang, à l'essence physiologique de l'homme, comme chez les animaux, chez qui elle est aussi liée au sang. Il apparaît que, pour les auteurs bibliques, la vie est entière et indivisible: elle ne se divise pas en spirituel et physique de sorte que l'une de ses composantes puisse être séparée de l'autre. Mais la qualité de la vie peut être différente, déterminée par l'état spirituel de l'homme: plus ses relations avec Dieu sont pleines et intenses, plus la vie de l'homme contient de spirituel, et plus sa composante spirituelle l'emporte sur la composante naturelle en la soumettant à elle. Dans le Royaume, semble-t-il, la vie de l'homme est entièrement transformée.
Ici une seule chose importe: l'homme vit-il de cette vie, ou non? Si sa vie devient une partie de la vie du Royaume, même la mort de son corps physique ne change rien en principe: car, dans le Royaume, la nature dans son ancienne qualité n'existe pas, et dans son état nouveau, transfiguré, elle n'est plus pour l'esprit quelque chose d'entièrement étranger, comme dans le monde non transfiguré. Et dans la mesure où la vie de l'homme, dans notre monde en cours de transfiguration mais pas encore transfiguré, appartient au Royaume, il peut ne pas craindre de pertes au moment de la mort physique: car la mort n'a rien à voir avec le Royaume. Mais si toute la vie de l'homme reste comme auparavant liée seulement au monde non transfiguré et à la corporéité non transfigurée, il n'a rien sur quoi compter: la mort sera pour lui la seule et dernière réalité.
Le Royaume finira de toute façon par transformer notre monde en le faisant devenir sa part, mais l'homme qui n'a pas de rapport avec le Royaume n'aura aucun rapport avec ce triomphe du Royaume, du moins jusqu'au jour du Jugement. C'est pourquoi Jésus conseille de craindre non pas celui qui peut tuer physiquement l'homme, mais celui qui peut le priver du Royaume: car, ayant le Royaume, l'homme ne perd rien même en cas de mort physique; mais ayant perdu le Royaume, tôt ou tard il perdra inévitablement tout, y compris la vie physique qu'il aura conservée à un prix si inadéquat.
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain c’est-à-dire de l’hypocrisie des Pharisiens. |
2 Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. |
3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits. |
4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
6 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Et pas un d’entre eux n’est en oubli devant Dieu ! |
7 Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte ; vous valez mieux qu’une multitude de passereaux. |
8 « Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ; |
9 mais celui qui m’aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu. |
10 « Et quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis. |
11 « Lorsqu’on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, |
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire. » |
13 Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » |
14 Il lui dit : « Homme, qui m’a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? » |
15 Puis il leur dit : « Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens. » |
16 Il leur dit alors une parabole : « Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté. |
17 Et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où recueillir ma récolte. » |
18 Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y recueillerai tout mon blé et mes biens, |
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. » |
20 Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura ? » |
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu. » |
22 Puis il dit à ses disciples : « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. |
23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. |
24 Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux ! |
25 Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? |
26 Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres ? |
27 Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. |
28 Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l’herbe qui est aujourd’hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi ! |
29 Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez ; ne vous tourmentez pas. |
30 Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. |
31 Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. |
32 « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s’est complu à vous donner le Royaume. |
33 « Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n’approche ni mite ne détruit. |
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. |
En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus le décrit avant tout comme une vie nouvelle, ouverte à ceux qui la cherchent. Mais on ne peut la trouver qu'à condition d'être soi-même absolument ouvert. Pour vivre de la vie du Royaume, il faut renoncer à sa propre vie. Non pas à l'espace vital en tant que tel, ni au courant de vie que la Bible appelle l'âme, mais au fait de s'approprier cet espace et ce courant, de les considérer comme sa propriété inaliénable, comme quelque chose qui vous appartient de droit.
Dans le Royaume, tout est autrement. Là, la vie est commune. Une seule pour tous. Elle n'est pas une propriété, elle est à l'usage de tous. Et l'ampleur de cet usage n'est limitée par rien, sinon par le potentiel spirituel de la personne elle-même. Autant de vie du Royaume elle pourra contenir, autant elle en recevra. Mais elle ne devient la propriété de personne au sens où nous avons l'habitude d'employer ce mot pour les rapports de propriété dans notre monde.
La vie du Royaume est tienne dans la mesure où tu peux vivre de cette vie. C'est pourquoi Jésus conseille de s'abandonner au courant de la vie du Royaume. D'y entrer comme dans un fleuve. Et d'avancer avec lui. Sans chercher, comme on dit aujourd'hui, à fixer quoi que ce soit. Sans chercher à évaluer ses propres états, ses réussites ou ses échecs. Sans s'accrocher à rien de ce qui attire et retient l'homme dans ce monde. Et surtout sans tenter de faire entrer la vie du Royaume dans des cadres religieux: ni avec le levain des pharisiens, ni avec celui des sadducéens, on ne pétrit la vie nouvelle. Le Royaume n'entre dans aucun cadre humain, mais il entre dans le coeur humain. Si, bien sûr, il devient pour l'homme le trésor principal. Car là où est le trésor, là aussi est le coeur.
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain c’est-à-dire de l’hypocrisie des Pharisiens. |
2 Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. |
3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits. |
4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
6 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Et pas un d’entre eux n’est en oubli devant Dieu ! |
7 Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte ; vous valez mieux qu’une multitude de passereaux. |
8 « Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ; |
9 mais celui qui m’aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu. |
10 « Et quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis. |
11 « Lorsqu’on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, |
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire. » |
13 Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » |
14 Il lui dit : « Homme, qui m’a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? » |
15 Puis il leur dit : « Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens. » |
16 Il leur dit alors une parabole : « Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté. |
17 Et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où recueillir ma récolte. » |
18 Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y recueillerai tout mon blé et mes biens, |
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. » |
20 Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura ? » |
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu. » |
22 Puis il dit à ses disciples : « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. |
23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. |
24 Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux ! |
25 Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? |
26 Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres ? |
27 Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. |
28 Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l’herbe qui est aujourd’hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi ! |
29 Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez ; ne vous tourmentez pas. |
30 Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. |
31 Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. |
32 « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s’est complu à vous donner le Royaume. |
33 « Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n’approche ni mite ne détruit. |
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. |
« Vous valez plus que beaucoup de petits oiseaux » : pour beaucoup de gens aujourd'hui, ces paroles résonnent comme une révélation. Quand une vie humaine ne vaut presque rien (ou vaut beaucoup d'argent), la nourriture devient inévitablement plus importante que l'âme, et le vêtement plus important que le corps. La réalité du Royaume de Dieu nous libère de cet esclavage de l'argent, de la nourriture, du vêtement et de l'angoisse accablante du lendemain. Le Seigneur nous dit simplement : « Pour Moi, vous êtes plus importants et plus précieux que tout cela. » Nous savons très bien voir la laideur de ce monde et celle des gens qui nous entourent (et parfois la nôtre). Mais le Seigneur dit : « Pour Moi, vous êtes plus beaux que les fleurs des champs. » Nous tremblons de peur pour notre bien-être, notre santé et notre vie. Mais Il nous rassure : « N'ayez pas peur, Mon Royaume vous appartient. »
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain c’est-à-dire de l’hypocrisie des Pharisiens. |
2 Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. |
3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits. |
4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
6 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Et pas un d’entre eux n’est en oubli devant Dieu ! |
7 Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte ; vous valez mieux qu’une multitude de passereaux. |
Le Royaume de Dieu qui vient demandera à l'homme un chemin particulier de foi. Jésus dit aux disciples « ne vous inquiétez pas », mais condamne aussitôt le riche insensé qui n'a déjà plus de quoi s'inquiéter. La question ne se résout pas sur le plan de « travailler ou ne pas travailler », de faire ou non des efforts pour prendre soin de soi et de ses proches. Car il ne s'agit pas ici de nourriture et de vêtement, mais d'espérance, de ce sur quoi l'homme s'appuie, du fondement sur lequel il se tient. Les disciples du Christ auront besoin de manger et de boire ; ils ne deviennent pas des « lis des champs », ils restent des hommes. Mais ces hommes ne vivent pas d'eux-mêmes, ni de leurs efforts, ni même de leur foi : ils vivent de Dieu, de Sa miséricorde envers eux. Au lieu de nos « problèmes » habituels, ils orientent leur cœur vers le Royaume, qui devient la mesure et le but de tous leurs travaux et efforts quotidiens.
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