RÉFLEXIONS pour Lc 12:4-5
Avant tout, ne laissons pas sans attention l'appellation qu'emploie ici le Seigneur : « Mes amis ». Non pas esclaves, non pas serviteurs, même pas disciples : amis. Qui sont les amis ? Pour nous, ce sont ceux que nous aimons, dont nous ne voulons pas nous séparer, à qui nous souhaitons le meilleur. Et maintenant lisons ce que Jésus dit à Ses amis en les avertissant des malheurs à venir, des persécutions, des meurtres.
Sans doute chercherions-nous des moyens d'éviter le danger à venir, nous parlerions de prudence raisonnable... Les paroles de Jésus sont inattendues : « Ne craignez pas ». Les malheurs passeront-ils donc à côté ? Non, mais il ne faut pas craindre la mort, la mort physique, parce que le meurtrier ne peut rien nous faire de plus, et la mort physique n'est pas encore la fin. S'il faut donc tenir compte de quelque chose, c'est de ce qui nous sépare de Celui qui donne la vie éternelle : le péché. En tenir compte signifie s'efforcer de l'éviter ici et maintenant. Car après la mort nous attend la résurrection, et après elle, le jugement, accompli par le Juge qui a donné Sa vie pour notre salut. Et si nous ne sommes pas pénétrés d'une crainte révérencielle, c'est ce que l'on appelle la crainte de Dieu dans le langage biblique, devant ce Juge, alors notre chemin avec Lui s'interrompt dans la géhenne.
