Bible-Centre

La réflexion principale pour le 11 mars 2025

Le commandement de l'amour du prochain, que beaucoup perçoivent aujourd'hui comme exclusivement néotestamentaire, existait en réalité bien avant la venue du Sauveur dans le monde. Le Livre du Lévitique relie l'amour du prochain au refus de la vengeance, et par là même à la règle néotestamentaire de « l'autre joue » : là aussi, il s'agit précisément de vengeance, de cette compensation matérielle ou morale que l'on pouvait exiger pour une offense ; il est ici question, bien sûr, non d'un passage à tabac, mais d'une offense, d'une gifle.

Jésus relie la règle de « l'autre joue » à la norme de la Torah qui suppose la rétribution selon le principe « oeil pour oeil, dent pour dent ». Une telle norme est bien présente dans la Torah, et elle suppose précisément la vengeance. Dans ce cas, il apparaît que non seulement dans les paroles de Jésus, mais aussi dans la Torah elle-même, il existe des normes qui contredisent le principe « oeil pour oeil, dent pour dent ». Comment est-ce possible ? Beaucoup deviendra plus clair si l'on se souvient du contexte législatif dans lequel cette norme est donnée. Elle apparaît dans le texte du Livre de l'Exode, et on peut aussi la trouver dans le Deutéronome, mais là elle n'est que répétée.

La législation du Livre de l'Exode parle beaucoup de compensation matérielle en cas de blessure volontaire ou involontaire infligée au prochain : tout un système d'amendes est décrit pour ce cas. Et en complément est donnée la règle « oeil pour oeil, dent pour dent ». C'est manifestement une variante alternative de résolution du conflit. Alternative, et très archaïque, remontant à des coutumes et normes prébibliques, préyahvistes. Celles-ci, visiblement, n'avaient pas encore été oubliées à l'époque où fut élaborée la législation entrée dans le Livre de l'Exode.

La vengeance du sang et le principe de l'infliction d'un dommage proportionné viennent de là, de l'antiquité préyahviste. La Torah ne prescrit pas la vengeance ; elle la limite seulement comme partie de la pratique qui existait alors. Le Livre du Lévitique, plus tardif, exige déjà le refus de la vengeance au nom de l'amour du prochain. Il n'est pas étonnant que le Sauveur exige la même chose : avec la vie du Royaume, la vengeance est absolument incompatible. Il mène ainsi à son terme la tendance que la Torah avait déjà clairement indiquée dans ses formes les plus anciennes. Cela se comprend : Il disait Lui-même qu'Il n'était pas venu abolir la Torah, mais la manifester en plénitude. Dans la plénitude du Royaume.

RÉFLEXIONS

 

Nous avons déjà vu dans le Livre du Lévitique de nombreuses définitions de la sainteté: consécration à Dieu, appartenance à son peuple, pureté religieuse et morale. Le chapitre d'aujourd'hui commence lui aussi par... 

 

Le chapitre 19 ouvre la seconde partie du Livre du Lévitique, celle que les biblistes ont appelée Code de sainteté. Ce nom n'est pas fortuit: les paroles... 

 

La seconde moitié du verset 18 est une parole très connue. Peut-être la plus citée de tout l'Ancien Testament. Bien sûr, car Jésus l'a intégrée dans Sa formule du grand commandement de la loi... 

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