Les prophéties d’Isaïe parlent sans cesse de ce que deviendra le monde sans Dieu. Ce que deviendra le monde où les hommes n’accueillent pas et ne reconnaissent pas Dieu. « Qui enverrai-Je ? et qui ira pour Nous ? » demande le Seigneur. Dans cette question s’exprime ce que le Seigneur veut voir en nous. Le fait que nous Lui sommes nécessaires. Le fait qu’Il envoie le prophète, un homme qu’Il a purifié du péché afin d’appeler les hommes à Lui.
Et dans les Proverbes, nous lisons la nécessité du travail. Du travail spirituel pour être délivré des péchés et des vices. Ainsi, dans la lecture de ce jour, se rejoignent deux des plus grands chemins de la relation de l’homme avec Dieu : l’appel constant au repentir et au travail spirituel. Au repentir devant Dieu et devant son prochain. Devant celui avec qui tu te disputes, celui que tu envies, celui au-dessus de qui tu t’élèves et que tu traites avec mépris.
Et tout le texte de la lecture d’aujourd’hui rappelle beaucoup la prière de saint Éphrem le Syrien, que nous lisons pendant le carême et qui sert à affermir notre compréhension des principaux vices du cœur humain, d’où découle le Jugement sur le monde.
