La question sur le sens de la justice intéressait les gens réfléchis, probablement, du moment lorsque a commencé à sortir de l'histoire le mode de vie des générations et des tribus, dans lequel le système de valeurs et les modèles comportementaux étaient quelque chose de compris et partagé par tous, de sorte que de la question sur le sens du parcours aux normes morales et les règles correspondantes à la vie commune n'apparaissait simplement pas.
L'histoire avançait, et puisqu'il s'agit de l'histoire de l'humanité déchue, ce n'est pas étonnant qu'au sens spirituel et moral ce mouvement supposait une dégradation : car le péché humain ne devient pas moins avec le développement de la civilisation, et il se manifeste dans le cours de l'histoire plus considérablement. La conséquence du développement historique devenait, entre autres, et la dépréciation de plusieurs normes spirituelles et morales, qui étaient considérées autrefois comme quelque chose qui va de soi et ne nécessitant pas de justification.
C’est à ce moment que s'est posée la question sur le sens de ce que dans les livres bibliques s'appelle justice : Quel est le sens d’être juste, si la justice dans le monde déchu non seulement n'est pas rémunérée, mais aussi ne peut rien changer en lui ? Les représentations de la récompense posthume des justes et de la punition posthume des pécheurs formées déjà dans l'antiquité dans différentes cultures sont devenues la réponse. On pourrait dire que de telles explications apparaissaient de la désolation, du fait que l'expérience historique témoignait encore et encore : le monde déchu est impitoyable et injuste, il n’a besoin ni de la justice, ni des justes.
Mais il y a aussi autre chose dans ces représentations : la compréhension du fait que la justice et la moralité peuvent exister seulement d'après leurs propres lois, et non d'après les lois du monde déchu, et il faut chercher leur fondement dans une autre réalité. Et si l’homme est dans l'état d'agir moralement et être juste en dépit des lois du monde, dans lequel il vit, donc lui l’homme, a aussi une relation avec cette autre réalité, où sont enracinées la moralité et la justice. Mais dans la doctrine de la récompense posthume était insuffisamment connue : car dans un tel cas il résultait que la justice a de sens seulement dans un certain monde parfait, et le monde d’ici est condamné à ne jamais la connaître et rester dans le mal.
C'est pourquoi, probablement, nous ne trouvons pas dans la Bible la doctrine de la récompense posthume. Par contre nous trouvons autre chose, sur laquelle se réfère le prophète : la doctrine de la transfiguration du monde le jour du jugement et l'arrivée du Messie. Transfiguration, après laquelle le monde va changer, et la justice occupera dans celui-ci une place convenant. Et la différence entre ceux qui servent Dieu, et ceux qui lui résiste, entre le juste et le pécheur deviendra visible et évident à tout un chacun.