13 Vos paroles sont dures à mon égard, dit
Yahvé. Pourtant vous dites : Que nous sommes-nous dit contre toi ? - |
14 Vous dites : C'est vanité de servir Dieu, et
que gagnons-nous à avoir gardé ses observances et marché dans le deuil devant Yahvé
Sabaot ? |
15 Maintenant nous en sommes à déclarer heureux
les arrogants : ils prospèrent, ceux qui font le mal; ils mettent Dieu à l'épreuve et
ils s'en tirent! |
16 Alors ceux qui craignent Yahvé se parlèrent
l'un à l'autre. Yahvé prêta attention et entendit : un livre aide-mémoire fut écrit
devant lui en faveur de ceux qui craignent Yahvé et qui pensent à son Nom. |
17 Au Jour que je prépare, ils seront mon bien
propre, dit Yahvé Sabaot. J'aurai compassion d'eux comme un homme a compassion de son
fils qui le sert. |
18 Alors vous verrez la différence entre un juste
et un méchant, entre qui sert Dieu et qui ne le sert pas. |
Le pire se produit lorsque nous commençons à compter le peu de temps que nous consacrons au Seigneur et nos rares bonnes actions. Nous commençons à plaider contre Dieu : j’ai passé tant de temps debout en prière, et Tu ne m’as rien donné en échange ; j’ai accompli telle bonne action pour telle personne, ce qui revient à faire quelque chose pour Toi, et Tu ne m’as toujours pas récompensé. À ce moment-là, la distance entre Dieu et nous devient monstrueusement grande, car Dieu est Amour, tandis que nous essayons de calculer l’amour, que nous marchandons avec lui et tentons, par nos manifestations d’amour envers Dieu dépourvues d’un amour véritable pour Lui, d’acheter des manifestations extérieures de Son amour. Dans de tels moments, nous ne croyons pas réellement à l’amour de Dieu pour nous ; nous cessons de comprendre que Dieu ne compte pas, qu’Il nous aime tout le temps. Mais nous ne remarquons pas toujours Son amour ; dans le monde qui nous entoure et dans notre vie, nous ne voyons pas Son sourire plein de tendresse ni les paroles qu’Il nous adresse.
Et s’Il garde réellement le silence, n’est-ce pas parce que Dieu ne veut pas marchander avec nous, puisqu’Il nous aime gratuitement ?
13 Vos paroles sont dures à mon égard, dit
Yahvé. Pourtant vous dites : Que nous sommes-nous dit contre toi ? - |
14 Vous dites : C'est vanité de servir Dieu, et
que gagnons-nous à avoir gardé ses observances et marché dans le deuil devant Yahvé
Sabaot ? |
15 Maintenant nous en sommes à déclarer heureux
les arrogants : ils prospèrent, ceux qui font le mal; ils mettent Dieu à l'épreuve et
ils s'en tirent! |
16 Alors ceux qui craignent Yahvé se parlèrent
l'un à l'autre. Yahvé prêta attention et entendit : un livre aide-mémoire fut écrit
devant lui en faveur de ceux qui craignent Yahvé et qui pensent à son Nom. |
17 Au Jour que je prépare, ils seront mon bien
propre, dit Yahvé Sabaot. J'aurai compassion d'eux comme un homme a compassion de son
fils qui le sert. |
18 Alors vous verrez la différence entre un juste
et un méchant, entre qui sert Dieu et qui ne le sert pas. |
Il est difficile de contester l’actualité brûlante de l’histoire racontée par le prophète. La question « comment est-ce possible? » nous nous la posons trop souvent, car la vie offre pour cela quantité d’occasions. Le monde paraît injuste, il vit selon des lois qui, semble-t-il, n’exigent ni foi en Dieu, ni humilité devant Lui, ni confiance en Sa volonté. À la question « à quoi bon tout cela, si de toute façon celui qui ne se soumet pas aux lois de Dieu s’en tire mieux », il est parfois très difficile de répondre pour soi-même, et pratiquement impossible de dire quoi que ce soit à celui qui, à partir de cette question, présente une facture à Dieu.
Et pourtant, c’est le moyen le plus simple de voir la différence entre l’humain et le divin, de voir la différence de hauteur entre l’homme et Dieu. Oui, celui qui ne se lie pas par l’amour de Dieu peut mieux s’installer. Mais il faut tout de même choisir si cette installation vaut une vie avec Dieu. Nous avons chaque jour le droit de refuser, mais avons-nous besoin d’une telle vie? Nous voulons des signes visibles de la présence de Dieu dans la vie, mais, pour une raison quelconque, nous essayons de mesurer la grâce en termes d’argent, de carrière, d’apparence extérieure. À cela Il nous répond que l’acquisition n’est appropriée qu’à l’égard du Royaume de Dieu (Mt 6:33), qui n’a pas de prix.
18 Alors vous verrez la différence entre un juste
et un méchant, entre qui sert Dieu et qui ne le sert pas. |
La question sur le sens de la justice intéressait les gens réfléchis, probablement, du moment lorsque a commencé à sortir de l'histoire le mode de vie des générations et des tribus, dans lequel le système de valeurs et les modèles comportementaux étaient quelque chose de compris et partagé par tous, de sorte que de la question sur le sens du parcours aux normes morales et les règles correspondantes à la vie commune n'apparaissait simplement pas.
L'histoire avançait, et puisqu'il s'agit de l'histoire de l'humanité déchue, ce n'est pas étonnant qu'au sens spirituel et moral ce mouvement supposait une dégradation : car le péché humain ne devient pas moins avec le développement de la civilisation, et il se manifeste dans le cours de l'histoire plus considérablement. La conséquence du développement historique devenait, entre autres, et la dépréciation de plusieurs normes spirituelles et morales, qui étaient considérées autrefois comme quelque chose qui va de soi et ne nécessitant pas de justification.
C’est à ce moment que s'est posée la question sur le sens de ce que dans les livres bibliques s'appelle justice : Quel est le sens d’être juste, si la justice dans le monde déchu non seulement n'est pas rémunérée, mais aussi ne peut rien changer en lui ? Les représentations de la récompense posthume des justes et de la punition posthume des pécheurs formées déjà dans l'antiquité dans différentes cultures sont devenues la réponse. On pourrait dire que de telles explications apparaissaient de la désolation, du fait que l'expérience historique témoignait encore et encore : le monde déchu est impitoyable et injuste, il n’a besoin ni de la justice, ni des justes.
Mais il y a aussi autre chose dans ces représentations : la compréhension du fait que la justice et la moralité peuvent exister seulement d'après leurs propres lois, et non d'après les lois du monde déchu, et il faut chercher leur fondement dans une autre réalité. Et si l’homme est dans l'état d'agir moralement et être juste en dépit des lois du monde, dans lequel il vit, donc lui l’homme, a aussi une relation avec cette autre réalité, où sont enracinées la moralité et la justice. Mais dans la doctrine de la récompense posthume était insuffisamment connue : car dans un tel cas il résultait que la justice a de sens seulement dans un certain monde parfait, et le monde d’ici est condamné à ne jamais la connaître et rester dans le mal.
C'est pourquoi, probablement, nous ne trouvons pas dans la Bible la doctrine de la récompense posthume. Par contre nous trouvons autre chose, sur laquelle se réfère le prophète : la doctrine de la transfiguration du monde le jour du jugement et l'arrivée du Messie. Transfiguration, après laquelle le monde va changer, et la justice occupera dans celui-ci une place convenant. Et la différence entre ceux qui servent Dieu, et ceux qui lui résiste, entre le juste et le pécheur deviendra visible et évident à tout un chacun.
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