La parole, la semence que sème le semeur, porte en elle le germe du Royaume des Cieux. Tombant dans notre cœur, elle commence à produire l'épi d'une vie nouvelle. Mais dans cette parabole, le semeur n'agit pas seul. Sans le sol, c'est-à-dire sans nous, la semence ne peut germer. Comme le remarque Jésus, plus nous participons à ce processus, plus nous portons de fruit. Il en résulte une apparente injustice: plus nous sommes riches, plus nous nous enrichissons. Pourtant, il s'agit probablement moins de richesse spirituelle que de la part de notre capital — temps, attention, forces et, enfin, toute notre vie — que nous sommes prêts à investir dans ce processus commun de croissance du Royaume.
