Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Lc 8:1-21

1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
4 Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par parabole :
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
16 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d’un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
17 Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
19 Sa mère et ses frères vinrent alors le trouver, mais ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule.
20 On l’en informa : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir. »
21 Mais il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Masquer

La parole, la semence que sème le semeur, porte en elle le germe du Royaume des Cieux. Tombant dans notre cœur, elle commence à produire l'épi d'une vie nouvelle. Mais dans cette parabole, le semeur n'agit pas seul. Sans le sol, c'est-à-dire sans nous, la semence ne peut germer. Comme le remarque Jésus, plus nous participons à ce processus, plus nous portons de fruit. Il en résulte une apparente injustice: plus nous sommes riches, plus nous nous enrichissons. Pourtant, il s'agit probablement moins de richesse spirituelle que de la part de notre capital — temps, attention, forces et, enfin, toute notre vie — que nous sommes prêts à investir dans ce processus commun de croissance du Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Lc 8:1-21
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
4 Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par parabole :
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
16 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d’un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
17 Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
19 Sa mère et ses frères vinrent alors le trouver, mais ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule.
20 On l’en informa : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir. »
21 Mais il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Masquer
Les paraboles de Jésus sont quelque chose entre de petites histoires amusantes de la vie quotidienne et des énigmes : par elles, Il explique en langage humain simple l’inexprimable, le Message de Son Royaume. Beaucoup commencent ainsi...  Lire la suite

Les paraboles de Jésus sont quelque chose entre de petites histoires amusantes de la vie quotidienne et des énigmes : par elles, Il explique en langage humain simple l’inexprimable, le Message de Son Royaume. Beaucoup commencent ainsi : « Le Royaume de Dieu est semblable à ce qui arrive quand... », puis Il dessine une situation familière aux auditeurs, leur ouvrant le sens de Son Évangile.

Ainsi, la parabole la plus connue raconte comment la Parole de Dieu, semblable à une semence, doit tomber dans une bonne terre pour porter du fruit et ne pas disparaître en vain. L’évangéliste complète remarquablement la parabole en donnant aussitôt après le récit de la famille de Jésus, où Il adresse aux disciples une nouvelle énigme, exprimant le même Message, mais en d’autres mots : « Celui qui écoute la Parole et la met en pratique est entré dans Ma famille ».

Il ne reste aux auditeurs qu’à comparer ces paraboles-énigmes pour comprendre en quoi consiste le Royaume que leur Maître a apporté sur la terre. Par son livre, l’évangéliste propose cette tâche non plus seulement au petit cercle des disciples, mais à tous les lecteurs de l’Évangile.

Masquer
 
Pour Lc 8:1-21
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
4 Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par parabole :
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
16 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d’un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
17 Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
19 Sa mère et ses frères vinrent alors le trouver, mais ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule.
20 On l’en informa : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir. »
21 Mais il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Masquer
À la différence de Matthieu, Luc place la parabole du semeur dans le contexte de paroles que Matthieu rapporte dans d'autres enseignements du Sauveur...  Lire la suite

À la différence de Matthieu, Luc place la parabole du semeur dans le contexte de paroles que Matthieu rapporte dans d'autres enseignements du Sauveur (v. 16–17 ; Mt 5:15, 10:26–27). Il n'est plus possible aujourd'hui de dire avec certitude si Luc cite ces paroles pour rappeler au lecteur ce que Jésus avait dit en une autre occasion, ou si le Maître, après avoir raconté sa parabole aux disciples, leur a effectivement rappelé ce dont il avait déjà eu à parler. Une chose est claire : pour l'évangéliste, comme pour Jésus lui-même, le Royaume est inséparable du témoignage. On peut lire la parabole du semeur non seulement comme une parabole sur ce qui empêche l'homme d'accueillir le Royaume et d'y entrer, mais aussi sur ce qui l'empêche de témoigner du Christ et du Royaume. Les soucis de la vie, si on leur accorde trop d'attention (v. 14), la peur des persécutions et des poursuites, si l'on y cède (v. 13), et la simple légèreté envers la révélation reçue de Dieu (v. 12) peuvent tous faire obstacle au témoin fidèle. Il ne s'agit pas seulement du fait que tout cela détourne l'homme d'une certaine activité en tournant son cœur, et donc son attention, vers autre chose.

Il s'agit aussi du fait qu'un témoignage pleinement accompli n'est pas un simple récit, mais une démonstration visible de ce qu'est la vie avec le Christ dans son Royaume. Or tout ce qui est énuméré dans la parabole du semeur détruit l'unité spirituelle de l'homme qui rend cette démonstration possible. Ce n'est pas un hasard si les commentateurs qui interprètent les versets 16–17 discutent encore de ce que Jésus entend par les secrets qui seront tôt ou tard révélés : les uns sont certains qu'il s'agit d'actes mauvais soigneusement dissimulés ou de faiblesses dont il n'est ni habituel ni aisé de parler à voix haute ; les autres affirment qu'il parlait du Royaume qui, tout en demeurant caché un certain temps, se révélera tôt ou tard dans toute sa plénitude et deviendra alors visible à tous.

Le verset 18 peut cependant aider à trancher ce débat : il appelle ceux qui écoutent à une forme particulière d'attention spirituelle. Les Évangiles évoquent souvent la situation de ceux qui écoutent sans entendre. Il ne s'agit pas simplement de laisser les paroles entrer par une oreille et sortir par l'autre : la culture juive est une culture du dialogue, non seulement entre les hommes, mais aussi entre l'homme et Dieu. Il est question de ce qui empêche parfois l'homme d'entendre son interlocuteur, et dont parle la parabole du semeur. Celui qui écoute ne suit pas lui-même ce qui se passe : son attention ne se concentre ni sur celui qui parle ni sur ses paroles, mais sur autre chose. S'il manque d'unité spirituelle, il peut pourtant ne pas s'en apercevoir, car il n'a ni l'habitude ni la capacité de surveiller ce vers quoi son attention se porte.

Un tel état d'inconscience est malheureusement la norme pour l'homme déchu. Mais ce relâchement spirituel ne convient pas au Royaume, car ce qui compte avant tout pour le Royaume, ce sont les relations ; l'attention et la conscience de ce vers quoi elle se porte deviennent ici essentielles. Sans ce recueillement spirituel, l'homme n'obtiendra pas le Royaume qu'il espère recevoir. Il ne s'agit pas d'une épreuve pour l'épreuve : l'homme spirituellement relâché n'a tout simplement pas l'organe nécessaire pour vivre dans le Royaume. Ou bien il l'a, mais cet organe est si faible que, même entré dans le Royaume, il ne peut s'y maintenir : les forces spirituelles lui manquent pour garder au centre de son attention Dieu et son prochain, sans lesquels il n'y a pas de Royaume. Alors, le contact avec le Royaume devient un moment de vérité : ce qui était auparavant caché, peut-être même à celui qui cherche — car l'homme déchu est enclin à se tromper sur son propre compte —, devient manifeste et connu de tous. On voit alors si l'homme est prêt à entrer dans le Royaume.

Masquer
 
Pour Lc 8:1-15
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
4 Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par parabole :
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
Masquer
Parmi les paraboles sur le Royaume racontées par le Sauveur, la parabole du semeur, la parabole de la parole que Dieu sème dans le cœur humain, occupe une place particulière. Le Royaume et la parole: comment sont-ils liés? Comment la parole qui entre dans le cœur humain...  Lire la suite

Parmi les paraboles sur le Royaume racontées par le Sauveur, la parabole du semeur, la parabole de la parole que Dieu sème dans le cœur humain, occupe une place particulière. Le Royaume et la parole: comment sont-ils liés? Comment la parole qui entre dans le cœur humain est-elle liée au Verbe? Le Verbe avec une majuscule s’incarne dans le Christ. Et la parole de Dieu avec une minuscule? Comment entre-t-elle dans le cœur de l’homme? Quelle est-elle, cette parole? La parole par laquelle Dieu crée le monde. La parole que les prophètes entendent. La parole qui, comme le dit l’hymnographe, ne revient pas à Dieu sans avoir accompli sa mission. Il s’avère qu’elle est donnée à chacun. Elle est semée, comme des semences dans un champ, d’une main généreuse. Seulement, elle n’est pas toujours reçue comme une terre bien préparée reçoit les semences.

Cela se comprend: la parole n’est pas simplement une révélation donnée une fois pour toutes. C’est l’instrument de l’action de Dieu, que Dieu utilise pour transformer l’homme. Pour le préparer à la plénitude de la communion avec Dieu. À la vie dans le Royaume. Or l’homme ne le veut pas toujours. Pour des raisons très diverses. Parfois simplement parce qu’il n’a pas le temps. Si la parole de Dieu n’est pas l’essentiel pour l’homme, si Dieu se trouve pour lui quelque part au bord du chemin qu’il suit, la parole de Dieu ne deviendra jamais dans son cœur l’instrument de l’action divine. Mais même si elle le devient, ce n’est pas encore tout.

La vie spirituelle, en effet, n’est pas pour un jour, ni pour un mois, ni pour un an. Elle est pour toujours. Et si un homme a aujourd’hui du temps pour «la spiritualité», mais pas demain, alors sa «spiritualité» mérite vraiment les guillemets. Et bien sûr, il faut aussi la fermeté au temps des épreuves. L’homme qui désire une vie juste, une vie avec Dieu, a toujours été l’ennemi du mal dans lequel repose le monde déchu. Et le chrétien lui est doublement ennemi: car non seulement il n’accepte pas lui-même ce mal, mais il apporte encore dans le monde le Royaume qui détruit le mal sans pitié, sans lui laisser de place dans la création.

Il n’est pas étonnant que, si ce monde hait en général les justes, il haïsse doublement les justes chrétiens. Et pourtant, les persécutions en elles-mêmes ne sont pas aussi redoutables que ce refus quotidien et organique de la vie spirituelle qui caractérise le monde déchu. Les persécutions mobilisent spirituellement; leur absence relâche. Ce n’est qu’en surmontant l’une et l’autre que l’on peut commencer une vie spirituelle normale. Avec dans le cœur la parole qui reflète ce Verbe même qui s’est incarné dans le Christ. Et qui, si on la laisse transformer son cœur, le rendra capable d’accueillir la vie du Royaume dans toute la plénitude accessible à l’homme.

Masquer
 
Pour Lc 8:1-3
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
Masquer
Le ministère terrestre du Sauveur était lié à des déplacements qui, bien que peu longs (la Palestine est petite), étaient constants. On pourrait bien sûr dire qu'il s'agissait d'un mode de vie assez habituel pour un prophète, et beaucoup considéraient Jésus comme tel. Mais avant tout, ce choix était naturellement dicté par...  Lire la suite

Le ministère terrestre du Sauveur était lié à des déplacements qui, bien que peu longs (la Palestine est petite), étaient constants. On pourrait bien sûr dire qu'il s'agissait d'un mode de vie assez habituel pour un prophète, et beaucoup considéraient Jésus comme tel. Mais avant tout, ce choix était naturellement dicté par la nécessité de prêcher le Royaume qu'Il avait apporté dans le monde.

Son entourage, à ce que l'on peut comprendre, se partageait en deux groupes : les uns prêchaient et cheminaient avec Lui ; les autres—il s'agit surtout des femmes—restaient chez eux et servaient Jésus, comme le dit l'Évangéliste, de leurs biens. Cette répartition était bien entendu due avant tout à la nécessité d'avoir, sinon une maison (dès le moment où Jésus commença à prêcher, Il n'eut plus de demeure terrestre jusqu'à la fin de Son ministère terrestre), du moins un endroit où Il pouvait séjourner quelque temps.

Mais ce n'était probablement pas la seule raison : déjà à cette époque, pendant Son ministère, devait apparaître dans le monde cet espace du Royaume que les assemblées ecclésiales deviendraient par la suite. Bien sûr, avant la Pentecôte, on ne pouvait encore parler de l'Église au plein sens du terme. Pourtant, les maisons où l'on attendait le Sauveur et où Il tenait Ses réunions en devenaient la préfiguration.

Le Royaume était naturellement partout où Jésus posait le pied. Pourtant, certaines maisons où l'on pouvait Le rencontrer donnaient au Royaume des contours terrestres précis. Cela était important—non pas, bien sûr, pour le Sauveur Lui-même, mais pour ceux qu'Il voulait sauver. Il en fut de même, plus tard, pour l'Église avec les maisons où se tenaient les assemblées eucharistiques. Elles devenaient en effet la préfiguration de cette maison dont Jésus Lui-même a dit, lors de la Cène, qu'elle comporte de nombreuses demeures—assez pour tous.

Masquer
 
Pour Lc 8:1-3
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
Masquer
La lecture d'aujourd'hui se termine par les mots « et beaucoup d'autres, qui L'assistaient de leurs biens ». Ainsi passe devant...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui se termine par les mots « et beaucoup d'autres, qui L'assistaient de leurs biens ». Ainsi passe devant nous une suite de personnes inconnues de tous, sauf de Dieu, qui ont apporté à Ses pieds tout ce qu'elles avaient, Lui donnaient toute leur vie et n'exigeaient rien en retour. Car leur unique et principale récompense était la possibilité d'être auprès de Jésus.

Masquer
 
Pour Lc 8:1-3
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
Masquer
Encore et encore, l'Évangile nous dit qu'il y a place pour tous dans l'Église, que chacun peut suivre le Christ « proclamant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu ! ». Chacun...  Lire la suite

Encore et encore, l'Évangile nous dit qu'il y a place pour tous dans l'Église, que chacun peut suivre le Christ « proclamant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu ! ». Chacun, quel que soit son passé. Même lorsque nous sommes chrétiens depuis longtemps, nous pensons souvent que le passé ne peut pas être changé. Croire que Dieu tient dans ses mains notre présent et notre avenir n'est pas si difficile. Nous savons qu'il sait tout de notre passé. Mais il est très difficile de croire qu'il peut aussi changer le passé : il peut changer notre rapport à un passé lourd au point qu'il cesse d'influer sur notre vie ; il peut guérir les blessures reçues dans notre petite enfance, dont nous pouvons même ne pas nous souvenir, bien qu'elles déforment notre vie, notre perception de la réalité, notre compréhension de nous-mêmes, notre relation aux autres.

Nous voyons quels hommes et quelles femmes suivent le Christ à travers les villes et les villages. Ils sont différents, blessés, sans instruction, anciens possédés, malades, pécheresses et pécheurs ; et tous peuvent porter la Bonne, la Joyeuse Nouvelle, la nouvelle que le Royaume de Dieu vient sur la terre, la nouvelle que pour Dieu le temps n'existe pas et qu'il a le pouvoir de tout changer si nous lui permettons d'entrer dans notre coeur. Mais ce n'est pas seulement par la prédication que nous pouvons servir Dieu. Chez d'autres, le service est plus discret, silencieux. Ce n'est pas forcément la prière solitaire d'un reclus dans une cellule, ni le travail d'un médecin ou d'une infirmière. Servir Dieu peut aussi être ce que nous percevons très rarement ainsi : « beaucoup d'autres ... le servaient de leurs biens ». C'est-à-dire qu'elles aidaient matériellement. Elles nourrissaient, donnaient à boire, habillaient, accueillaient pour la nuit. Elles pouvaient ne faire aucun exploit, ne jamais prêcher. Elles partageaient simplement avec générosité ce qu'elles avaient.

Oui, bien sûr, dans l'Évangile, le Christ dit qu'« il est difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux ». Mais le riche, dans ce sens, n'est pas celui qui possède simplement beaucoup ; c'est celui qui ne comprend pas que ses biens lui ont été donnés par Dieu, qu'ils ne lui appartiennent pas. Ce n'est qu'en commençant à donner qu'il peut entrer dans le Royaume. En commençant à donner, il deviendra riche autrement. Car on ne peut donner que ce qui est à soi ; on ne donne pas ce qui appartient à autrui, et en décidant d'arracher quelque chose de soi, on acquiert le Royaume.

Nous sommes appelés à servir Dieu par les dons que lui-même nous a donnés : pour l'un, c'est le don de la parole ; pour un autre, le don de comprendre les autres ; pour un autre encore, le don d'aider par ses biens, que Dieu donne aussi.

Masquer
 
Pour Lc 8:1-3
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
Masquer
Dans le passage d'aujourd'hui, nous voyons le Christ entouré de femmes. Il a rendu à la femme sa...  Lire la suite

Dans le passage d'aujourd'hui, nous voyons le Christ entouré de femmes. Il a rendu à la femme sa dignité humaine, ce dont l'Évangile selon Luc témoigne avec une éloquence particulière. Nous ne devons pas l'oublier. L'une des conséquences socioculturelles importantes de la diffusion du christianisme est précisément celle-ci : la femme a acquis son indépendance spirituelle par rapport à l'homme. Le processus a toutefois suivi un chemin assez difficile. Dans les premières communautés chrétiennes, alors que tous les Événements étaient encore relativement proches, le rôle des femmes était très important. Elles accomplissaient les œuvres de miséricorde et le service social, elles devenaient martyres, puis saintes ; les femmes sont nombreuses parmi les premiers saints. Mais vers la fin du Moyen Âge, à la fin du XIVe et au début du XVe siècle, alors que l'Église traversait des temps difficiles et que tant de choses se faisaient, nous le comprenons aujourd'hui, à l'encontre de l'esprit de la prédication évangélique, la situation se dégrada aussi sur ce point. La femme fut considérée comme un réceptacle du péché, et la « chasse aux sorcières » commença. Les procès intentés aux femmes furent une restauration particulièrement manifeste de l'esprit du paganisme, toujours mêlé à une certaine opposition et à une attraction entre les sexes. À notre époque, sous l'influence de la culture séculière, la situation s'éloigne à nouveau de l'équilibre, mais cette fois dans le sens opposé. Nous devons seulement toujours nous souvenir de l'idéal d'harmonie que le Christ nous a donné.

Masquer
 
Pour Lc 8:1-3
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
Masquer
Beaucoup de maîtres et de philosophes de l’Antiquité rassemblaient autour d’eux une école de disciples, et nombre d’entre eux étaient suivis par des élèves...  Lire la suite

Beaucoup de maîtres et de philosophes de l’Antiquité rassemblaient autour d’eux une école de disciples, et nombre d’entre eux étaient suivis par des élèves qui recueillaient chacune de leurs paroles ; pourtant, aucun prédicateur de l’Antiquité ne fut suivi par autant de femmes. Dans ce passage, l’évangéliste énumère en détail les noms de ces femmes, qui étaient aussi proches du Seigneur que les douze apôtres. Luc souligne qu’elles avaient été guéries ou délivrées des esprits mauvais, attirant ainsi notre attention sur le fait que Jésus avait manifesté de façon évidente à travers elles Sa puissance divine. S’Il appelle principalement les apôtres par Sa parole, Il gagne par des miracles celles qui deviendront les myrophores. Marie Madeleine a connu le Christ lorsqu’elle a compris que les sept démons qui la tourmentaient avaient été chassés, et non lorsqu’elle a entendu l’appel à suivre Jésus. Peut-être cela manifeste-t-il une différence entre les sexes dans la perception de Dieu... À la plupart des disciples, le Sauveur indique un chemin de vie entièrement nouveau, tandis qu’Il produit chez les femmes une transformation qualitative. Mais ce ne sont là que les moyens par lesquels le Seigneur attire les cœurs à Lui, des moyens qui ont peu d’importance. Une seule chose reste primordiale : le Royaume de Dieu, quelle que soit la manière dont ton attention a été attirée sur lui.

Masquer
 
Pour Lc 8:4-15
4 Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par parabole :
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
Masquer
Cette parabole expose de manière remarquable l'histoire de la prédication chrétienne au cours des vingt derniers siècles. Lorsque l'on reproche aux chrétiens une conduite indigne, on peut et l'on doit même...  Lire la suite

Cette parabole expose de manière remarquable l'histoire de la prédication chrétienne au cours des vingt derniers siècles. Lorsque l'on reproche aux chrétiens une conduite indigne, on peut et l'on doit même humblement reconnaître le bien-fondé de nombreux exemples avancés—pas de tous, mais ce n'est pas notre sujet maintenant : oui, dans certains cas la semence est tombée sur la pierre, dans d'autres elle a été étouffée par les mauvaises herbes. Voilà pourquoi, en beaucoup d'endroits, on ne voit pas de bonne récolte, bien que les semences aient été de toute première qualité. Mais il est bien plus important de nous mesurer nous-mêmes à cette parabole : dans quel état se trouve mon propre sol ? Ne me suis-je pas endurci ? N'ai-je pas cessé d'arracher mes mauvaises herbes ?

Si nous répondons honnêtement à ces questions et à d'autres semblables, nous pouvons nous heurter à une ruse du malin : « Tu es tel que tu es et tu ne deviendras pas meilleur ; n'essaie donc même pas de recevoir la semence et de porter du fruit. » Mais ce n'est pas vrai, et il ne faut pas porter sur soi un diagnostic définitif dicté par l'ennemi, toujours prêt à dérober les graines semées. L'âme de chacun de nous est capable de changer et peut être, à des moments différents, un sol différent. Avec l'aide de Dieu, une terre pierreuse peut devenir un riche terreau fertile.

Masquer
 
Pour Lc 8:4-15
4 Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par parabole :
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
Masquer
Pourquoi le Christ distingue-t-Il ainsi les apôtres des «autres», à qui il n'est donné de connaître que par paraboles? Ces paroles étonnent souvent beaucoup. En effet, nous lisons cette explication, donnée seulement aux apôtres, mais sommes-nous donc...  Lire la suite

Pourquoi le Christ distingue-t-Il ainsi les apôtres des «autres», à qui il n'est donné de connaître que par paraboles? Ces paroles étonnent souvent beaucoup. En effet, nous lisons cette explication, donnée seulement aux apôtres, mais sommes-nous donc meilleurs que ceux qui n'ont entendu que la parabole? Non, pas meilleurs. Mais l'Écriture est donnée à l'Église; les «Mystères du Royaume de Dieu» ne peuvent être connus que par ceux qui sont déjà ensemble, qui suivent le Christ sans être seuls, qui sont prêts à partager la vie, les joies et les peines avec les prochains que Dieu leur a donnés. Les 12 apôtres n'étaient pas sans péché, mais ils étaient rassemblés autour du Christ, comme nous sommes rassemblés dans l'Église, Corps du Christ. Et ensemble nous pouvons recevoir la Parole; dans l'Église, l'écoute et la compréhension de la Parole de Dieu nous sont données par l'Esprit Saint.

Et Dieu nous a aussi donné la liberté. C'est peut-être aussi pour cela qu'Il parlait en paraboles à ceux qui n'avaient pas encore décidé, comme les Apôtres, de Le suivre. L'explication de la parabole du Semeur est si simple et claire que le choix devient trop aigu; tout le monde ne peut pas s'y résoudre. L'explication de cette parabole est si catégorique qu'elle peut effrayer celui qui est «du dehors». À vrai dire, elle nous effraie nous aussi, car nous ne pouvons pas ne pas voir à quel point nous ressemblons peu à une terre fertile. Et Dieu préserve notre liberté; c'est pourquoi, en parlant par paraboles, Il nous laisse la liberté du choix: «Que celui qui a des oreilles pour entendre entende!». Nous pouvons nous décider à entendre, demander à Dieu des «oreilles qui entendent»; alors nous entendrons, nous comprendrons, et devant nous se dressera un choix très redoutable et très simple: avec Dieu, ou sans Dieu.

Masquer
 
Pour Lc 8:4-15
4 Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par parabole :
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
Masquer
La parabole du semeur est l’une des rares paraboles évangéliques accompagnées de commentaires du Sauveur Lui-même...  Lire la suite

La parabole du semeur est l’une des rares paraboles évangéliques accompagnées de commentaires du Sauveur Lui-même. Jésus raconte une histoire imagée à une vaste assemblée, puis, une fois seul avec Ses disciples, Il l’interprète, car c’est à eux seuls qu’« il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ». À la lecture de ces lignes, on se demande inévitablement pourquoi certains sont mieux préparés que d’autres à accueillir ces mystères ; pourquoi les uns, « voyant, ne voient pas », tandis que pour les autres tout est transparent et clair. La parabole elle-même répond à cette question. Chaque graine tombe sur un sol particulier, où elle rencontre les obstacles propres à ce sol, qui la font périr. Mais ces obstacles auraient pu être surmontés ; sinon, le Semeur n’aurait pas semé en de tels endroits. Il nous semble parfois que, « entendant, nous n’entendons pas », que notre cœur s’est endurci et pétrifié, que les semences divines n’y germeront jamais. Seule la foi en la miséricorde du Seigneur et en Son amour qui surmonte toutes nos faiblesses nous permet d’écouter encore et encore Sa Parole. Car, pour Son amour, il n’y a aucune différence entre transformer un sol pierreux, un chemin ou un champ envahi de mauvaises herbes. Dieu S’est révélé à certains dès leur plus tendre enfance ; d’autres viennent à Lui avant de mourir. Mais cela a-t-il tant d’importance à l’échelle de cette éternité qui s’ouvrira dans Son Royaume...

Masquer
 
Pour Lc 8:5-15
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
Masquer
Comme beaucoup d'autres paraboles du Sauveur, la parabole du semeur est une parabole du Royaume et de la vie spirituelle. Ou, plus exactement, une parabole sur ce qui...  Lire la suite

Comme beaucoup d'autres paraboles du Sauveur, la parabole du semeur est une parabole du Royaume et de la vie spirituelle. Ou, plus exactement, une parabole sur ce qui empêche l'homme d'avancer vers le Royaume. Bien sûr, si l'on comprend par le champ où sort le semeur le monde entier (et le semeur, dans ce cas, doit évidemment être le Sauveur Lui-même), on pourrait aussi interpréter la parabole comme une parabole sur différents hommes, chacun ayant ses propres problèmes dans la vie spirituelle.

Et pourtant, à y regarder de plus près, il est difficile de ne pas remarquer qu'il s'agit des problèmes les plus typiques, et il arrive souvent qu'ils se manifestent tous dans la vie spirituelle d'une même personne à différentes étapes. Bien entendu, si l'homme ne parvient pas à résoudre le problème suivant qui se dresse devant lui, il lui faudra oublier la suite du chemin spirituel. S'il y parvient, une nouvelle étape commencera dans sa vie spirituelle. Mais pour que l'on puisse parler d'une quelconque vie spirituelle, l'homme doit apprendre à écouter et à entendre Dieu et les témoins de Dieu.

Entendre non pas superficiellement, non pas comme nous écoutons d'ordinaire aujourd'hui d'une oreille distraite les sons et les paroles qui nous parviennent dans la rue, mais écouter en pénétrant ce qui est entendu, en le laissant entrer dans le cœur, toucher ce « moi » profond qui constitue le centre spirituel de notre personnalité. Mais entendre ne suffit pas. Il faut la résolution d'accomplir ce qui a été entendu. La décision prise, le choix fait, changent inévitablement toute la vie de celui qui a fait ce choix ; et si le choix est fait en faveur du Christ et du Royaume, l'opposition du monde est inévitable.

Bien sûr, elle ne se traduit pas toujours par des persécutions ouvertes, mais l'opposition, dans une mesure ou sous une forme ou une autre, existe dans tous les cas. C'est alors que l'intégrité spirituelle est importante, car elle permet à l'homme de rester ferme dans ce qui concerne le choix qu'il a fait. Mais il existe dans le monde quelque chose de plus dangereux pour la vie spirituelle que les persécutions : l'agitation quotidienne. En effet, toute pression extérieure, et plus encore les persécutions, favorisent normalement la mobilisation intérieure, psychologique, des persécutés ; et la mobilisation psychologique favorise presque toujours une vie spirituelle plus intense.

L'agitation mondaine quotidienne, elle, ne favorise aucune mobilisation psychologique ; au contraire, elle ne fait que relâcher psychologiquement. Et conserver l'intensité nécessaire de la vie spirituelle dans une telle situation est plus difficile que pendant les épreuves ; il faut pour cela accorder une attention particulière au problème. Mais si celui qui cherche le Royaume surmonte aussi cet obstacle, il se trouvera au seuil qu'il cherchait. Bien sûr, arriver au seuil du Royaume n'est pas encore la fin du chemin ; devant celui qui cherche l'attendent la vie du Royaume et le chemin du témoin. Mais c'est déjà une vie spirituellement autre, une vie nouvelle.

Masquer
 
Pour Lc 8:5-15
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
Masquer
La parabole du semeur est l'une des plus célèbres parmi celles du Christ. Elle est rapportée par les trois auteurs des Évangiles synoptiques et revient donc dans le cycle des lectures liturgiques...  Lire la suite

La parabole du semeur est l'une des plus célèbres parmi celles du Christ. Elle est rapportée par les trois auteurs des Évangiles synoptiques et revient donc dans le cycle des lectures liturgiques. Comme dans chacune de Ses paraboles, le Seigneur révèle ici, par des images, quelque chose d'essentiel sur Dieu et sur l'homme à Ses disciples. Il est évident que le semeur lui-même représente Dieu et que la semence est la parole de Dieu, comme le Christ l'explique aux disciples. Il ne S'y attarde pas, mais il importe pour nous d'approfondir tous les aspects de cette comparaison qu'Il fait de Lui-même avec le semeur qui sème la parole. Car le semeur n'a aucune garantie que son travail portera le fruit désiré. Il livre pour ainsi dire la semence au pouvoir de la terre, afin que celle-ci puisse porter du fruit. Le Seigneur en parle aussi dans l'Évangile selon Jean : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. C'est une image humble et tragique, une sorte d'icône verbale de l'Agneau de Dieu crucifié.

En expliquant cette parabole aux disciples, le Seigneur dit que le fruit que nous portons dépend en définitive de nos propres qualités, en tant que terre pauvre ou fertile où tombe la parole de Dieu. C'est nous, et non Dieu, qui sommes responsables de ce que notre cœur ne soit pas de pierre et que les épines ne prolifèrent pas... Du point de vue du Semeur, le résultat de Son labeur sur la Croix dépend de nous. C'est la plus haute mesure de responsabilité, à la fois au-dessus de nos forces et incroyablement ennoblissante pour l'homme. Le fruit que recevra le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre, dépend de nous ! Depuis des siècles, les hommes ont peur de cette responsabilité et continuent de la craindre. L'une des idées les plus répandues dans les systèmes religieux, de l'Antiquité à nos jours, est celle de la prédestination. On tente de reporter la responsabilité du fruit sur Celui qui sème, en pensant qu'il est donné aux uns d'être une bonne terre, mais pas aux autres. Et Dieu seul dit la vérité qui définit à la fois la mesure de la responsabilité et celle de la dignité de l'homme dans le monde.

Masquer
 
Pour Lc 8:5-15
5 « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé.
6 Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité.
7 Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l’ont étouffée.
8 Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple. » Et, ce disant, il s’écriait : « Entende, qui a des oreilles pour entendre ! »
9 Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifier cette parabole.
10 Il dit : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’
ils voient sans voir
et entendent sans comprendre.
11 « Voici donc ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
12 Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux qui ont entendu, puis vient le diable qui enlève la Parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.
13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui accueillent la Parole avec joie quand ils l’ont entendue, mais ceux-là n’ont pas de racine, ils ne croient que pour un moment, et au moment de l’épreuve ils font défection.
14 Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n’arrivent pas à maturité.
15 Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance.
Masquer
Les semailles sont l'une des images les plus importantes non seulement du Nouveau Testament, mais de toute la Bible. Elles le sont même à tel point que...  Lire la suite

Les semailles sont l'une des images les plus importantes non seulement du Nouveau Testament, mais de toute la Bible. Leurs sens sont même si nombreux que nous ne pourrions pas aujourd'hui les embrasser tous, fût-ce d'un rapide regard. De la Genèse à l'Apocalypse, nous y voyons une préfiguration de la coopération de Dieu avec l'homme, de Son amour pour l'homme et du travail conscient et responsable de l'être humain, non seulement pour se nourrir, mais aussi pour « semer la semence » (Gn 1:11), ce que Dieu voyait comme « bon » avant même la création de l'homme (Gn 1:12). Et nous n'avons évoqué là qu'une infime part des sens des semailles dans la Bible. Tournons-nous maintenant vers celui qui paraît le plus proche du passage évangélique d'aujourd'hui, le plus proche des paroles que Jésus nous adresse aujourd'hui. C'est le sens que donnaient aux semailles les prophètes qui préparaient la venue du Christ. « Voici que viennent des jours, dit le Seigneur, où J'ensemencerai la maison d'Israël et la maison de Juda d'une semence d'hommes et d'une semence de bétail » (Jr 31:27). Un autre prophète, Osée, dit : « Je la sèmerai pour Moi dans le pays, Je ferai miséricorde à Celle-qui-n'a-pas-reçu-miséricorde, et Je dirai à Pas-Mon-Peuple : “Tu es Mon peuple”, et il dira : “Tu es mon Dieu !” » (Os 2:25). Ici, c'est le Seigneur Lui-même qui Se présente comme le Semeur, afin que de la racine de l'« arbre de Jessé » abattu pousse une « semence sainte » (Is 6:13). Mais cette semence a-t-elle poussé ? Et quelle est cette semence ? Écoutons encore un prophète, Zacharie : « …et dis-lui : ainsi parle le Seigneur Sabaoth : voici l'Homme dont le nom est REJETON ; Il poussera de Sa propre racine et bâtira le temple du Seigneur. Il bâtira le temple du Seigneur, recevra la gloire, siégera et régnera sur Son trône ; Il sera aussi prêtre sur Son trône, et un conseil de paix sera entre les deux » (Za 6:12–13). Autrement dit, le Rejeton, c'est le Messie. Il faut toutefois apporter une réserve. Nous n'avons trouvé l'origine du mot « rejeton » ni dans la Vulgate ni dans la Septante, où figure un mot signifiant le Lever ou l'Orient : Oriens et Ἀνατολή. Pourtant, les traductions dans les langues européennes modernes emploient bien des mots signifiant rejeton ou branche, comme l'anglais branch. Comment cela s'est produit est une autre question ; mais c'est désormais un fait de notre histoire spirituelle que cette « semence sainte » est associée à Jésus et à ce qui poussera de Cette racine. Voilà pourquoi ces paroles de Zacharie nous sont si importantes et si souvent rappelées. L'histoire de la Parole de Dieu est si complexe, si difficile à comprendre… Mais faisons confiance non à la tête, mais au cœur.

Masquer
 
Pour Lc 8:16-21
16 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d’un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
17 Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
19 Sa mère et ses frères vinrent alors le trouver, mais ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule.
20 On l’en informa : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir. »
21 Mais il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Masquer
«Il leur répondit: Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique». Aujourd'hui nous lisons des paroles du Seigneur qui...  Lire la suite

«Il leur répondit: Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique». Aujourd'hui nous lisons des paroles du Seigneur qui parlent de l'amour entre une mère et son enfant comme de quelque chose qui dépasse les sentiments terrestres et devient pour nous comme un pont vers la connaissance de l'amour de Dieu. Les parallèles sont si étroits que ces paroles, comme celles du livre de Jésus fils de Sirach, coupent et heurtent l'oreille si on les lit non pas dans la prière, mais de manière ordinaire.

Mais pour essayer de comprendre, tournons-nous vers le livre des Psaumes. «N'ai-je pas apaisé et calmé mon âme, comme un enfant sevré auprès de sa mère? Mon âme est en moi comme un enfant sevré» (Ps 130:2). Beaucoup de ce dont parle le Seigneur est une réponse directe à l'interrogation du livre des Psaumes; cela se comprend, car ce livre est comme le résumé de tous les soupirs de prière, de tout ce que nous voulons dire à Dieu, tandis que le Christ est le centre de ce que le Seigneur veut nous dire.

Regardons donc cette image de l'enfant sevré du sein de sa mère. C'est ainsi que l'homme se sent dans le monde. Tout homme qui cherche le sens de sa vie et de celle de ceux qu'il aime, qui cherche un amour que la corruption n'effraie pas, qui cherche les sources de ce sentiment indicible du sacré qu'il ressent dans sa poitrine. C'est une image d'une intensité extrême... Le Seigneur a enfanté l'homme dans le monde, l'a nourri et l'a laissé s'éloigner de Lui, et l'homme voudrait tant de nouveau enfouir son petit visage contre Sa poitrine; sans Lui, il a si peur, il est si triste, si seul, si froid et si affamé. Ce sont les sentiments de l'homme.

Mais voici que le Christ dit: Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu... La réunion de la mère avec l'enfant, et des soeurs et des frères les uns avec les autres, a eu lieu; l'harmonie a été rétablie par Sa venue dans ce monde. Seulement, chose étrange, tout est inversé: l'image de la mère et celle de l'enfant semblent changer de place. Est-ce par hasard? Est-ce venu à propos? Simplement parce que telle était la situation: Sa mère était venue, Ses frères étaient venus?

Mais rien n'est fortuit. Rien n'est dépourvu de sens. Comme le disait le grand physicien Einstein, «le Seigneur Dieu ne joue pas aux dés». Donc, en tout, absolument en tout, nous pouvons chercher du sens. Pourquoi donc les images ont-elles ainsi changé de place par rapport au livre des Psaumes? Peut-être parce que l'amour pur est une relation entre deux êtres fondamentalement égaux, ou plus exactement commensurables. Nous ne pouvons pas aimer une fourmi, elle est trop petite; mais nous pouvons aimer un chaton. Or Dieu est bien plus parfait que nous que nous ne sommes plus parfaits qu'une fourmi; nous sommes beaucoup moins commensurables avec Lui. Et lorsque cette logique est brisée, on ne peut plus simplement appliquer les relations entre une mère et son enfant aux relations entre Dieu et Son enfant. Ce n'est qu'un pont. Un pont que l'on peut franchir pour commencer à connaître l'amour de Dieu. Ainsi, l'inversion ne change rien: l'essentiel est que la logique de l'incommensurabilité soit percée, l'essentiel est que l'intégrité soit rétablie.

Mais il y a aussi un sens plus simple. Peut-être Jésus nous dit-Il que nous ne sommes plus petits, que nous ne sommes plus des nourrissons; Dieu nous a sevrés de Son sein en nous faisant venir dans ce monde. Mais désormais, malgré tout Son amour pour nous, Il ne peut plus nous remettre au sein. On ne met pas au sein un enfant de cinq ans.

Masquer
 
Pour Lc 8:16-21
16 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d’un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
17 Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
19 Sa mère et ses frères vinrent alors le trouver, mais ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule.
20 On l’en informa : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir. »
21 Mais il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Masquer
En parlant du Royaume et du témoignage, Jésus prend l'exemple d'une lampe qui ne sert à rien si on la cache et la rend invisible. Il y a certes aussi...  Lire la suite

En parlant du Royaume et du témoignage, Jésus prend l'exemple d'une lampe qui ne sert à rien si on la cache et la rend invisible. Il y a certes aussi ici une polémique, que tous ne remarquent pas, contre les partisans de la guerre sainte contre les Romains. Ils agissaient généralement en secret, cherchant à préparer au mieux l'insurrection pour apparaître au grand jour, à la date fixée, en vainqueurs triomphants.

Le Royaume dont parle Jésus n'a pas besoin qu'une organisation secrète et clandestine prépare sa venue : il a besoin de témoins, non de conspirateurs. Mais ce n'est probablement pas le seul enjeu. Il s'agit aussi du fait que, si le Royaume est entré dans ta vie, il est impossible de le cacher à ceux qui t'entourent. Bien sûr, rien ne commence publiquement : entendre un témoignage comme on entend le bruit qui nous parvient dans la rue ne suffit pas.

Ce n'est pas un hasard si Jésus dit : prenez garde à la manière dont vous écoutez. Ce qui est entendu doit être accueilli par le cœur ; ce doit être le début d'un processus spirituel lié non seulement à la réflexion sur ce qu'on a entendu, mais aussi au choix que devra faire l'auditeur après avoir médité tout ce qui a été dit, et aux décisions qu'il faudra prendre en fonction de ce choix.

Tout cela se passe « dans le secret », puisqu'il s'agit de la vie intérieure de l'homme. Mais lorsque le choix est fait, les décisions prises et la vie transformée conformément à ces décisions, le témoignage, sous une forme ou une autre, fait nécessairement partie de la vie nouvelle du converti. Alors ce qui était caché devient réellement manifeste : il est impossible de témoigner uniquement au-dedans de soi. Et le témoignage, une fois entendu, fait naître de nouveaux témoins. Ainsi grandit dans le monde le Royaume apporté par le Sauveur.

Masquer
 
Pour Lc 8:16-18
16 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d’un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
17 Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
Masquer
Jésus est souvent appelé Maître, et pour nous aussi il en est ainsi. Mais chacun de nous doit parfois tenir un tel rôle ; il vaut donc la peine pour nous aussi d'apprendre du Maître...  Lire la suite

Jésus est souvent appelé Maître, et pour nous aussi il en est ainsi. Mais chacun de nous doit parfois tenir un tel rôle ; il vaut donc la peine pour nous aussi d'apprendre du Maître. Ces trois versets de l'Évangile selon Luc permettent d'entrevoir la méthode pédagogique de Jésus.

Après avoir raconté une parabole développée (celle du semeur) et en avoir donné l'explication aux disciples, Il continue selon la manière traditionnelle des maîtres juifs : de façon aphoristique. Un exemple classique de cette méthode est le livre des Proverbes, composé presque entièrement d'aphorismes. L'aphorisme en lui-même est déjà une image, qui agit sur l'imagination des auditeurs et les provoque à la réflexion. Le passage parallèle dans l'Évangile selon Marc (peut-être le plus ancien des Évangiles), Mc 4:21, montre mieux l'absence de lien entre ces paroles de Jésus, tandis que l'Évangile selon Matthieu les répartit même dans différents chapitres.

Luc s'adresse à des lecteurs hellénisés, peu habitués à un tel style, et il insère des liens logiques, « car », « donc », ce qui donne à ces paroles la qualité d'un texte continu permettant de suivre la logique du développement de la prédication de Jésus. La première image (la lampe) dit que la nouvelle annonce qu'entendent les disciples n'est pas destinée à un « usage interne », mais à être transmise à d'autres. La deuxième parole suggère l'inutilité de « jouer à cache-cache » : tout vient au jour. Puis vient l'inattendu « prenez donc garde à la manière dont vous écoutez », qui appelle à une attention particulière, et le paradoxe, exprimé à maintes reprises par Jésus, sur l'action et l'inaction.

Tout cela, rassemblé, fait naître chez les auditeurs une nouvelle représentation du mode de vie qui les attend : une interaction sérieuse, intéressée, active et sans peur avec les autres hommes.

Masquer
 
Pour Lc 8:17-18
17 Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
Masquer
Nous pouvons avoir des relations assez diverses avec la Parole de Dieu, mais le Seigneur, dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, ne met en avant que deux points principaux...  Lire la suite

Nous pouvons avoir des relations assez diverses avec la Parole de Dieu, mais le Seigneur, dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, ne met en avant que deux points principaux. D'abord, l'attention, la disposition à écouter la Parole. Dieu parle doucement, et pour L'entendre il faut un silence extérieur et intérieur, ainsi que le désir de L'entendre. Ensuite, le Christ parle de la mise en pratique de la Parole. « Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez » ; et, en expliquant, le Seigneur appelle « celui qui a » celui qui entend et met en pratique. Pour un tel homme, la Parole de Dieu est intelligible, elle le remplit de vie, elle devient elle-même sa vie. Celui qui n'entend pas, et surtout ne met pas en pratique (c'est-à-dire écoute en vain) la Parole, perd jusqu'à la capacité même d'entendre.

Au fond, le seul qui entende véritablement le Père céleste et accomplisse Sa volonté est le Seigneur Jésus Lui-même. C'est pourquoi les hommes qui Le suivent sur le chemin de l'écoute et de l'accomplissement de la Parole de Dieu deviennent proches de Lui, deviennent Sa famille. Et cette parenté qui nous unit au Seigneur Jésus n'est pas moins forte que les liens du sang qui unissent les hommes. C'est précisément pourquoi le Seigneur dit que ceux qui écoutent et accomplissent la Parole sont honorés du nom de Ses frères et de Sa Mère. Et il est d'une importance exceptionnelle pour nous tous que la famille de Jésus, Son Église, soit rassemblée par Lui non selon les signes de la parenté charnelle, mais selon celui de l'obéissance au Père. C'est précisément ainsi que Sa Mère est devenue la Vierge de Nazareth, qui a dit : « Voici la servante du Seigneur ». C'est précisément ainsi que nous entrons tous dans Son Église, nous qui sommes si éloignés de Son peuple.

Masquer
 
Pour Lc 8:18
18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »
Masquer
Plus précisément, « même ce qu’il pense avoir ». Jésus ne veut absolument pas dire quelque chose comme le proverbe « l’argent va à l’argent ». Il parle de relations avec Dieu auxquelles...  Lire la suite

Plus précisément, « même ce qu’il pense avoir ». Jésus ne veut absolument pas dire quelque chose comme le proverbe « l’argent va à l’argent ». Il parle de relations avec Dieu auxquelles nous ne sommes pas habitués : des relations de confiance et de respect, et finalement d’amour. Dieu propose Ses relations à tous, mais ne les impose à personne. L’homme qui accepte librement ce don entre dans un processus sans fin de développement de ces relations, dont le but est la déification de l’homme, la plénitude de son entrée dans la vie de Dieu. Mais l’homme qui considère que tout va bien pour lui, que les relations avec Dieu qu’il croit avoir lui suffisent, se ferme par là même à Dieu, ne reçoit pas de Lui ce que Dieu donne, et rompt donc même les faibles fils qui le maintenaient encore à flot dans cette vie. « Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez » ; réglez vos « récepteurs » sur la longueur d’onde de la grâce de Dieu.

Masquer
 
Pour Lc 8:19-21
19 Sa mère et ses frères vinrent alors le trouver, mais ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule.
20 On l’en informa : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir. »
21 Mais il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Masquer
La situation décrite par l'évangéliste Luc dans ce passage peut susciter l'étonnement et même l'indignation. Les proches de Jésus viennent à Lui...  Lire la suite

La situation décrite par l'évangéliste Luc dans ce passage peut susciter l'étonnement et même l'indignation. Les proches de Jésus viennent à Lui ; ils ne L'empêchent pas de parler, mais attendent patiemment dehors, et Lui ne sort pas pour les voir. Une question légitime se pose : peut-on traiter ainsi ses proches, est-ce chrétien ?

Mais si nous lisons attentivement ces lignes, nous comprendrons que le Seigneur ne s'adresse pas à Sa mère et à Ses frères, mais à ceux qui L'entourent ; c'est précisément pour eux qu'Il dit cela. À la différence de la conception vétérotestamentaire de la parenté, qui supposait des liens du sang, le Christ part d'une compréhension entièrement nouvelle des relations. Il apparaît que le Seigneur devient proche de celui qui entend Sa Parole. Chaque être humain reçoit le privilège d'être frère ou sœur du Seigneur. Et aucune limite nationale, géographique ou temporelle ne peut borner ces relations.

Masquer
 
Pour Lc 8:19-21
19 Sa mère et ses frères vinrent alors le trouver, mais ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule.
20 On l’en informa : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir. »
21 Mais il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Masquer
Pour beaucoup, ces paroles sont une pierre d'achoppement ; il leur semble que Jésus est ici dur envers les proches...  Lire la suite

Pour beaucoup, ces paroles sont une pierre d'achoppement ; il leur semble que Jésus est ici dur envers les proches. Mais Jésus ne rejette pas la parenté selon la chair ; Il élève la parenté selon l'esprit. De même que la parenté corporelle se définit par une certaine unité génétique avec le parent, la parenté spirituelle a pour source l'unique Père ; mais si la première n'a jamais été choisie par nous, la seconde est notre libre consentement à la volonté du Père. C'est pourquoi il n'y a pas d'exploit dans la parenté corporelle, tandis qu'il y a un exploit dans la parenté spirituelle, et Jésus nous propose un tel exploit.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.