Nous sommes déjà habitués au fait que la Bible appelle prostitution l’observance de rites païens. Mais ici le prophète appelle aussi prostitution les relations commerciales, car pendant de nombreux siècles Tyr fut à la fois un puissant bastion du paganisme et la plus grande ville commerçante. Beaucoup de séductions se trouvent sur les chemins du commerce, et il est difficile d’y résister sans bases morales solides. Le tour viendra aussi pour Tyr de boire les conséquences de ses fautes séculaires ; la ville subira la défaite face aux conquérants et sera détruite.
Selon la parole du prophète, Tyr renaîtra par la suite, mais les paroles prophétiques produisent d’abord une impression ambivalente. Tyr est comparée à une prostituée, et ses relations commerciales avec le monde entier sont donc assimilées à la prostitution. Mais que faire du fait que son profit commercial sera consacré au Seigneur ? Peut-on Lui consacrer ce qui est pécheur ?
Il doit s’agir ici du fait que le Seigneur est capable de transformer et de purifier aussi ce qui avait commencé comme une occupation imprégnée de péché. Le commerce continuera de fournir aux hommes tout ce qui leur est nécessaire, mais il sera en même temps libéré des méthodes malhonnêtes. Il n’est pas exclu, à cet égard, que Tyr, bastion du commerce, soit mentionnée ici non seulement personnellement, mais aussi comme symbole des activités commerciales. C’est précisément une telle ville qui devra connaître le repentir et la conversion.
