On peut trouver dans la Bible plusieurs passages qui parlent assez directement de la rébellion de Satan contre Dieu ou de son opposition à Dieu. Voici quelques citations (cette sélection ne prétend pas être exhaustive)...
On peut trouver dans la Bible plusieurs passages qui parlent assez directement de la rébellion de Satan contre Dieu ou de son opposition à Dieu. Voici quelques citations (cette sélection ne prétend pas être exhaustive) :
Sagesse de Salomon, 2:24 « Dieu a créé l'homme pour l'incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre nature ; mais par l'envie du diable, la mort est entrée dans le monde, et ceux qui sont de son parti en font l'expérience ».
Ésaïe, 14:12-15 « Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ! Tu es abattu à terre, toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : "Je monterai au ciel, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, à l'extrémité du septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut". Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse ».
Évangile selon Jean, 8:44 « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge ».
1re épître de Jean, 3:8 « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable ».
Cependant, les Saintes Écritures ne nous donnent pas de descriptions « imagées » de cet événement. Il y a à cela plusieurs raisons, dont les principales sont les suivantes : 1) La Bible s'adresse à nous, les hommes, et nous sommes responsables de nous-mêmes et de notre propre péché ; 2) Aux temps de l'Ancien Testament, il existait un grave danger de dualisme, d'adoration de deux divinités opposées, l'une bonne et l'autre mauvaise. De nombreux peuples païens de l'Antiquité (y compris sémitiques) adhéraient à ce point de vue : les Babyloniens et les Perses, par exemple. C'est pourquoi tout ce qui concerne Satan n'est mentionné qu'en passant dans l'Ancien Testament, afin de ne pas attirer l'attention du lecteur sur ce sujet.
1 x) Om. « et nous le sommes », et var. (Vulg.) « et que nous le soyons ».
3 y) Jésus.
5 z) « les péchés »; var. « nos péchés ».
6 a) Jean stylise les portraits. De l’espérance de la vision, v. 2, et de la sainteté consommée, v. 3, découle dès maintenant, par l’action de Jésus Christ, v. 5 ; 2.2, l’abstention de tout mal qui convient aux fils de Dieu, v. 9 ; 5.18 ; cf. Ga 5.16, qui ont été « justifiés », v. 7 ; 2.29 ; cf. Rm 3.24-25. Cela n’exclut pas, en fait, la possibilité concrète du péché, 1.8-10, qui précisément brise la communion, cf. 2.3-5.
8 b) Aux expressions être de Dieu, de la vérité, enfants de Dieu, signifiant que le chrétien vit sous l’influence de Dieu qui demeure en lui, s’opposent les expressions être du diable, 3.8, du Mauvais, 3.12, du monde, 2.16 ; 4.5, enfants du diable, 3.10, pour désigner tous ceux qui vivent sous l’influence perverse de Satan et se laissent « égarer » par lui.
9 c) Peut-être le Christ, cf. Ga 3.16 ; 5.18. Mais ce serait plutôt, soit l’Esprit, cf. 2.20, 27, soit le germe de vie qu’est la Parole reçue, 2.7, 24, et fructifiant par l’Esprit, 2.20, 27.
12 d) L’antithèse se poursuit, jusqu’à 4.6, entre les fils de Dieu qui vivent dans la vérité et l’amour, et le monde où règnent le péché et la haine.
En plus de l’évangile, trois épîtres nous ont été conservées par la tradition sous le nom de Jean. Elles offrent avec l’évangile sous sa forme actuelle une telle parenté littéraire et doctrinale qu’il est difficile de ne pas les attribuer au même auteur, probablement ce « Jean l’Ancien » dont parlait Papias (cf. 2 Jn 1 ; 3 Jn 1). La troisième épître est vraisemblablement la première en date ; elle tend à régler un conflit d’autorité qui avait surgi dans une des Églises relevant de l’autorité de Jean. La deuxième épître met en garde une autre Église particulière contre la propagande de faux docteurs niant la réalité de l’Incarnation. Quant à la première épître, de beaucoup la plus importante, elle se présente plutôt comme une lettre encyclique destinée aux communautés d’Asie, menacées par les déchirements des premières hérésies. Jean y a condensé l’essentiel de son expérience religieuse ; partant de thèmes parallèles successifs (lumière, 1 Jn 1.5s ; justice, 1 Jn 2.29s ; amour, 1 Jn 4.7-8s ; vérité, 1 Jn 5.6s), il veut montrer le lien intime qui existe entre notre état d’enfants de Dieu et la rectitude de notre vie morale, considérée comme fidélité au double commandement de la foi en Jésus et de l’amour fraternel (1 Jn 3.23-24). C’est un des écrits du NT les plus marqués par la pensée qui s’exprime dans les écrits de la secte de Qumrân : le double dualisme « lumière-ténèbres » et « vérité-mensonge » (1 Jn 1.5-7 ; 2.9-11 ; 2.21-22) ; le discernement des « esprits » (2 Jn 4.1-6) qui se termine par l’opposition entre « esprit de vérité et esprit d’erreur », comme à Qumrân. Dans l’évangile, une telle influence qumranienne est limitée à de rares passages, spécialement 3.19-21.
1 Jn 2.18-21 fait état d’un schisme qui se serait produit dans les milieux « johanniques ». Face à des dissidents tentés par la gnose, pour qui seul le message du Fils de Dieu compte, l’épître rappelle que le Sauveur du monde (1 Jn 4.14) était aussi un homme de chair (1 Jn 4.2 ; 2 Jn 7) et de sang (1 Jn 1.7 ; 5.5-6), avec un nom bien humain, Jésus (1 Jn 1.7 ; 2.22 ; 4.3 ; 5.1, 5), et que le disciple doit suivre son exemple (1 Jn 2.6 ; 3.16-18 ; 4.11, 20). De fait, la première épître contient une des affirmations les plus bouleversantes de toute la Bible : « Dieu est Amour » (1 Jn 4.8, 16).