Bible-Centre

Lecture en trois ans pour le 14 février 2018

La Bible de Jérusalem (fr)

1 Jean, Chapitre 2,  vers 1-17

I. Marcher dans la lumière> 8 Première condition : rompre avec le péché., 3 Deuxième condition : observer les commandements, principalement celui de la charité., 12 Troisième condition : se garder du monde.
1 Petits enfants,
je vous écris ceci pour que vous
ne péchiez pas.
Mais si quelqu’un vient à pécher,
nous avons comme avocat auprès du Père
Jésus Christ, le Juste.
2 C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés,
non seulement pour les nôtres,
mais aussi pour ceux du monde entier.
3 À ceci nous savons que nous le connaissons :
si nous gardons ses commandements.
4 Qui dit : « Je le connais »,
alors qu’il ne garde pas ses commandements
est un menteur,
et la vérité n’est pas en lui.
5 Mais celui qui garde sa parole,
c’est en lui vraiment que l’amour de Dieu
est accompli.
À cela nous savons que nous sommes en lui.
6 Celui qui prétend demeurer en lui doit se conduire à son tour
comme celui-là s’est conduit.
7 Bien-aimés,
ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris,
c’est un commandement ancien,
que vous avez reçu dès le début.
Ce commandement ancien
est la parole que vous avez entendue.
8 Et néanmoins, encore une fois, c’est un commandement nouveau
que je vous écris
— ce qui est vrai pour vous comme pour lui —
puisque les ténèbres s’en vont
et que la véritable lumière brille déjà.
9 Celui qui prétend être dans la lumière
tout en haïssant son frère
est encore dans les ténèbres.
10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière
et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres,
il marche dans les ténèbres,
il ne sait où il va,
parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
12 Je vous écris, petits enfants,
parce que vos péchés vous sont remis
par la vertu de son nom.
13 Je vous écris, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens,
parce que vous avez vaincu le Mauvais.
14 Je vous ai écrit, petits enfants,
parce que vous connaissez le Père.
Je vous ai écrit, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens,
parce que vous êtes forts,
que la parole de Dieu demeure en vous
et que vous avez vaincu le Mauvais.
15 N’aimez ni le monde
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
16 Car tout ce qui est dans le monde
— la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux
et l’orgueil de la richesse —
vient non pas du Père,
mais du monde.
17 Or le monde passe
avec ses convoitises ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure éternellement.
Lire la suite:1 Jean, Chapitre 2
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 f) Littéralement « paraclet », voir Jn 14.16. Jésus et l’Esprit reçoivent le même titre, pour deux missions différentes et simultanées (après Pâques), conformément à deux sens du terme Jésus glorifié intercède auprès du Père (cf. He 7.25) ; l’Esprit intervient dans le cœur des croyants (Jn 16.13).


3 g) Cette connaissance, Os 2.22, est la foi, Jn 3.12, engageant toute la conduite, 3.23 ; 5.1, de telle sorte que la conduite est le critère qui fait reconnaître la vie dans le Christ, v. 5 ; 3.10 ; 4.13 ; 5.2.


4 h) Add. « de Dieu ».


5 i) Il s’agit de l’amour de Dieu pour nous, plutôt que de l’amour que nous avons pour Dieu.


6 j) « Être dans », « demeurer en » expressions johanniques, voir Jn 6.56.


6 k) Jésus, désigné de même en 3.3, 5, 7, 16 ; 4.17, cf. Jn 19.35.


8 l) Bien qu’il soit préparé par la Loi ancienne, Lv 19.18, et connu des chrétiens dès leur initiation, v. 7 ; 3.11, ce commandement a reçu la marque de Jésus Christ, Jn 13.34.


13 m) Le diable demeure toujours le Tentateur, Gn 3.1-6 ; Jb 1.6 ; Mt 4.1, qui pousse les hommes au mal, 3.8. Mais nous avons « connu » le Fils, 2.3, qui demeure en nous, 1.3, 7, nous préserve du mal, 3.6-9 ; 5.18 ; Jn 17.15, et nous rend vainqueurs du « monde », 4.4 ; 5.4-5 ; Jn 16.33 ; Mt 6.13 ; cf. Jn 1.9 ; Jc 4.4 ; Ga 6.14.


14 n) Var. (Vulg.) « Je vous écris ». — Le deuxième avis « Je vous ai écrit, pères... » est omis par Vulg.


16 o) « convoitise »; ou « concupiscence ». — « la richesse »; Vulg. « la vie ». — Les mobiles qui mènent le « monde » la sensualité, la séduction des apparences, l’orgueil qui résulte de la possession des biens terrestres. Les vraies réalités sont tout autres cf. 2 Co 4.18 ; He 11.1, 3, 27 ; etc.


En plus de l’évangile, trois épîtres nous ont été conservées par la tradition sous le nom de Jean. Elles offrent avec l’évangile sous sa forme actuelle une telle parenté littéraire et doctrinale qu’il est difficile de ne pas les attribuer au même auteur, probablement ce « Jean l’Ancien » dont parlait Papias (cf. 2 Jn 1 ; 3 Jn 1). La troisième épître est vraisemblablement la première en date ; elle tend à régler un conflit d’autorité qui avait surgi dans une des Églises relevant de l’autorité de Jean. La deuxième épître met en garde une autre Église particulière contre la propagande de faux docteurs niant la réalité de l’Incarnation. Quant à la première épître, de beaucoup la plus importante, elle se présente plutôt comme une lettre encyclique destinée aux communautés d’Asie, menacées par les déchirements des premières hérésies. Jean y a condensé l’essentiel de son expérience religieuse ; partant de thèmes parallèles successifs (lumière, 1 Jn 1.5s ; justice, 1 Jn 2.29s ; amour, 1 Jn 4.7-8s ; vérité, 1 Jn 5.6s), il veut montrer le lien intime qui existe entre notre état d’enfants de Dieu et la rectitude de notre vie morale, considérée comme fidélité au double commandement de la foi en Jésus et de l’amour fraternel (1 Jn 3.23-24). C’est un des écrits du NT les plus marqués par la pensée qui s’exprime dans les écrits de la secte de Qumrân : le double dualisme « lumière-ténèbres » et « vérité-mensonge » (1 Jn 1.5-7 ; 2.9-11 ; 2.21-22) ; le discernement des « esprits » (2 Jn 4.1-6) qui se termine par l’opposition entre « esprit de vérité et esprit d’erreur », comme à Qumrân. Dans l’évangile, une telle influence qumranienne est limitée à de rares passages, spécialement 3.19-21.

1 Jn 2.18-21 fait état d’un schisme qui se serait produit dans les milieux « johanniques ». Face à des dissidents tentés par la gnose, pour qui seul le message du Fils de Dieu compte, l’épître rappelle que le Sauveur du monde (1 Jn 4.14) était aussi un homme de chair (1 Jn 4.2 ; 2 Jn 7) et de sang (1 Jn 1.7 ; 5.5-6), avec un nom bien humain, Jésus (1 Jn 1.7 ; 2.22 ; 4.3 ; 5.1, 5), et que le disciple doit suivre son exemple (1 Jn 2.6 ; 3.16-18 ; 4.11, 20). De fait, la première épître contient une des affirmations les plus bouleversantes de toute la Bible : « Dieu est Amour » (1 Jn 4.8, 16).

Réduire

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.