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RÉFLEXIONS pour 1Jn 1:5-2:2

Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons : " Nous n'avons pas de péché ", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
Petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste.
C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité.
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Les paroles de l'épître de Jean paraissent paradoxales au premier regard. D'un côté, il affirme qu'en tant que chrétiens nous ne devons pas participer au péché, parce que le sang du Christ nous purifie de tout péché (1 Jn 1:6-7). De l'autre, selon ses propres paroles, nous ne sommes nullement sans péché et il vaut mieux ne pas nous tromper à ce sujet (1 Jn 1:8).

Pourtant ce paradoxe, ou plus exactement cette antinomie, décrit le phénomène de la justice biblique, connu aussi aux temps préchrétiens. Les personnes lucides qui cherchaient une vie spirituelle authentique et, par conséquent, des relations solides avec Dieu, ne se sont jamais considérées comme parfaites ou sans péché. Et la justice biblique n'a jamais été assimilée à l'absence de péché. En Dieu il n'y a pas de ténèbres, en Lui il n'y a que la lumière (1 Jn 1:5) : cette vérité était connue des Juifs croyants de tous les temps. La justice n'est pas une lumière émise par l'homme, mais la lumière de Dieu qu'il reflète. Telle est la justice humaine, et c'est ainsi que la décrivent les auteurs des livres de l'Ancien Testament.

À cet égard, rien n'a changé : l'homme, après la venue du Christ, est resté tel qu'il était. Ni autrefois ni maintenant personne ne naît dans le monde libre du péché. Mais quelque chose a tout de même changé avec la venue du Messie. De nouvelles possibilités se sont ouvertes. Auparavant, le Royaume était à côté du monde. Les prophètes d'Israël le voyaient parfois comme à travers une barrière transparente mais infranchissable. Beaucoup, non seulement parmi le peuple juif, mais partout dans le monde, en sentaient le souffle.

Mais pour la transfiguration du monde, pour le changement complet et qualitatif de sa nature, pour sa libération définitive du pouvoir du péché et de la mort, cela ne suffisait pas. Le Royaume devait entrer dans le monde dans toute sa plénitude, se heurtant inévitablement au mal dans lequel, selon la parole de l'Évangile, gît le monde déchu. Ce choc, son premier et principal coup, Celui qui a apporté le Royaume dans le monde l'a pris sur Lui : le Sauveur Lui-même. C'est Son sang qui nous a ouvert la route du Royaume. Mais pas seulement : il a aussi ouvert au Royaume la route de nos coeurs. Autrefois, ceux qui cherchaient le chemin de la justice s'efforçaient de devenir un reflet parfait de la lumière de Dieu, malgré leur péché qui, jusqu'au bout, demeurait insurmontable. Maintenant, ceux qui cherchent le chemin du Royaume peuvent devenir une porte ouverte par laquelle le souffle du Royaume entrera dans le monde en transfiguration. Malgré leur propre péché, qui est pourtant devenu surmontable grâce à ce que le Sauveur a fait pour nous. Et maintenant le chemin du Royaume, qui commence dans notre monde encore non transfiguré, s'achève dans la plénitude de ce Royaume. Dans cette plénitude qui sera révélée au monde au jour du retour du Sauveur. Son retour dans la gloire.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 2:1-2
Petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste.
C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité.
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Le souhait de ne pas pécher paraît assez simple, et si l’on est tombé dans le péché, de se tourner vers le Christ, dont le...  Lire la suite

Le souhait de ne pas pécher paraît assez simple, et si l’on est tombé dans le péché, de se tourner vers le Christ, dont le sacrifice est l’expiation pour les péchés de tous les vivants. L’espérance du pardon nous est donnée; néanmoins, la parole sur le pardon commence par l’appel à ne pas pécher. Accomplir un tel appel est difficile, et il paraît souvent impossible; pourtant, il ne vaut pas la peine de parler de pardon si nous nous complaisons constamment en nous-mêmes et n’essayons même pas de résister au péché. Les notions de ce qui doit être demeurent inébranlables, quelque nombreux que soient nos écarts; les suivre est le critère de la vérité de la foi. C’est pourquoi la connaissance des commandements n’est pas une théorie: la connaissance d’un métier ne consiste pas non plus à apprendre par cœur des normes techniques, mais à savoir travailler.

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Pour 1Jn 2:2
C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité.
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Il existe deux fausses images de Dieu : l'une dit que Dieu est un surveillant sévère, juge et bourreau tout à la fois ; l'autre, qu'il est un grand-père bonhomme qui regarde nos « farces » avec le sourire. Il est clair que les deux sont mensongères. Dieu n'est pas indifférent à nos péchés ; il est...  Lire la suite

Il existe deux fausses images de Dieu : l'une dit que Dieu est un surveillant sévère, juge et bourreau tout à la fois ; l'autre, qu'il est un grand-père bonhomme qui regarde nos « farces » avec le sourire. Il est clair que les deux sont mensongères. Dieu n'est pas indifférent à nos péchés ; ils l'offensent et il s'irrite. Mais il ne souhaite pas être bourreau, il ne veut pas nous punir pour nos péchés, il cherche une possibilité de nous faire miséricorde. En même temps, le péché entraîne inévitablement la rétribution : la mort.

Et ainsi Dieu trouve le seul chemin possible pour notre salut : son Fils devient le sacrifice de propitiation, c'est-à-dire qu'il accepte la mort, payant pour les péchés humains, les péchés de tous les hommes, par quoi la justice est satisfaite et la voie s'ouvre à la miséricorde de Dieu. Ainsi, dans le Christ, la possibilité de recevoir le pardon de Dieu est offerte à tous les hommes, et ceux qui croient en lui le reçoivent.

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Pour 1Jn 2:2
C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité.
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Il y a deux fausses images de Dieu : l’une dit que Dieu est un surveillant sévère, juge et bourreau en même temps; l'autre qu'il est un bon père, qui observe avec sourire nos «gamineries». Il est clair que les deux sont faux. Dieu n’est pas indifférent de nos péchés, Il est offensé par ceux-ci et est en colère...  Lire la suite

Il y a deux fausses images de Dieu : l’une dit que Dieu est un surveillant sévère, juge et bourreau en même temps; l'autre qu'il est un bon père, qui observe avec sourire nos «gamineries». Il est clair que les deux sont faux. Dieu n’est pas indifférent de nos péchés, Il est offensé par ceux-ci et est en colère. Mais Il ne souhaite pas être bourreau, Il ne veut pas nous châtier pour les péchés, Il cherche les possibilités pour nous faire grâce. En même temps le péché occasionne inévitablement une rançon - la mort. Et voici que Dieu trouve l’unique moyen possible pour notre salut: Son Fils devient victime de la propitiation, c'est-à-dire qu’Il accepte la mort, payant pour les péchés humains - les péchés de tous les hommes, ce qui se satisfait par la justice et s’ouvre la voie pour la grâce de Dieu. Ainsi donc, à tous les hommes est proposée la possibilité d’obtenir la grâce de Dieu en Christ, et ceux qui croient en Lui la reçoivent.

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Pour 1Jn 1:5-7
Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
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Dans la lecture d’aujourd’hui de l’épître du saint apôtre Jean, on observe un enchaînement logique intéressant. Jean écrit que...  Lire la suite

Dans la lecture d’aujourd’hui de l’épître du saint apôtre Jean, on observe un enchaînement logique intéressant. Jean écrit que Dieu est lumière, et donc, si nous sommes dans les ténèbres, c’est un signe certain que nous ne sommes pas en communion avec Lui. Cela est compréhensible. Mais il poursuit: si nous sommes dans la lumière, alors nous sommes en communion les uns avec les autres. Autrement dit, la condition de cette communion est d’être dans la lumière. Quelle est donc cette communion? Il est tout à fait évident que l’on peut communiquer avec les gens en se trouvant dans un état de péché plus ou moins grave, en étant un athée militant, etc. On ne peut tout de même pas affirmer que les non-chrétiens ne communiquent pas entre eux.

Jean parle manifestement d’une communion particulière, dont la condition est d’être dans la lumière du Christ. Il a sans doute en vue la communion, le lien des personnes dans l’Église: lorsque nos relations ne sont pas déterminées d’abord par les sympathies et antipathies, mais par ce pour quoi, ou plus exactement autour de Qui, nous sommes rassemblés: la personne du Christ. Sa lumière éclaire et guérit toutes les relations.

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Pour 1Jn 1:5-6
Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
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L'apôtre Jean nous démontre de façon spectaculaire le principe: si tu veux apprendre quelque chose de complexe à quelqu’un, dis lui d'abord quelque chose d’encourageant. Tout ce texte nous fait savoir que l’homme est pécheur et, bien que trébuchant, il peut et doit se surmonter...  Lire la suite

L'apôtre Jean nous démontre de façon spectaculaire le principe: si tu veux apprendre quelque chose de complexe à quelqu’un, dis lui d'abord quelque chose d’encourageant. Tout ce texte nous fait savoir que l’homme est pécheur et, bien que trébuchant, il peut et doit se surmonter, venir à Celui, Qui pardonne les péchés et soigne toutes les blessures; qu’en connaissant Dieu, nous entrons dans Sa lumière et nous voyons ainsi mieux toute la saleté, dont Lui seul peut nettoyer; que le premier signe de l'éloignement de la Lumière sera l'idée qu'il n'y a pas de péché en toi - tu arrêtes juste de le voir dans les ténèbres. Jean nous apprend la nécessité de nous purifier, de venir pour la purification à Celui, Qui peut purifier.

Mais pour dire tout ceci, Jean nous nous fait savoir avant tout que dans toute confession, devient simultanément source d'espoir et de douleur, ce qui explique tout, mais cette explication est plus difficile à accepter. « Dieu est lumière, et en Lui point de ténèbres». Il n'y a aucunes ténèbres en Lui, les ténèbres meurent sous cette Lumière, elles ne peuvent jamais L'atteindre. Les ténèbres ne peuvent pas sortir de la Lumière. La Lumière ne répand pas le mal et la haine. Il n’y a rien de cela en Dieu. C’est bien ça? Il ne peut avoir mieux que cela, car ainsi nous savons à tout moment qu'Il ne trahira pas, ne tuera pas, et on peut tout accepter de Ses mains, car il n’y aura absolument pas de ténèbres en cela. C’est mauvais? Non pas que mauvais, mais horrible que nos ténèbres mourront aussi à Son approche, et il pourra s’avérer qu'excepté elles, rien ne reste. C’est difficile? Très difficile, car nous aurions pu lire ce texte le jour de la mémoire du massacre des bébés de Bethléem – pratiquement les premier martyrs pour le Christ. Si Dieu est Lumière, comment une telle chose est possible? Pourquoi des enfants innocents mouraient et continuent à mourir?

Pouvaient-ils survivre ? Oui, mais seulement si les ténèbres acceptaient de mourir volontairement, de s'approcher de la Lumière et mourir. L’homme libre Hérode décida de tuer le Messie et ce n'était pas une illusion, ni horreur selon les mots du Sauveur, dont plusieurs considéraient par la suite de blasphémateur. Au moment où Hérode prenait la décision, Jésus était Bébé et ne prêchait pas encore.

Hérode était la première personne, à savoir que le Messie est né et décida de supprimer surtout le Messie, Dieu, rompre l'accomplissement des prophéties. Il décida de supprimer la Lumière, fit le choix de fusionner avec les ténèbres. Lorsque les ténèbres ne parviennent pas à atteindre la destruction souhaitée de la Lumière, elles essaient de mettre la responsabilité de ses atrocités sur la Lumière. La Lumière est-elle coupable que les ténèbres tuent tout sur son chemin pour obtenir le pouvoir et supprimer la Lumière? La Lumière est-elle coupable qu’en réalisant notre liberté, nous choisissons le mal? En répondant "oui", nous nous abusons, croyant que nous pourrons rejeter la responsabilité de nos ténèbres sur Dieu. Car l'illusion, tout comme les ténèbres, brûleront un jour sous cette Lumière.

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Pour 1Jn 1:5
Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
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Le fait que Dieu est lumière, Jean de toute évidence n’est pas le premier le dire. Et il ne s’agit même pas qu'il pouvait entendre quelque chose de semblable de la bouche du Sauveur : on parle de cela aussi dans les livres de l'Ancien Testament. Pourquoi alors l'apôtre dit cela, comme s’il...  Lire la suite

Le fait que Dieu est lumière, Jean de toute évidence n’est pas le premier le dire. Et il ne s’agit même pas qu'il pouvait entendre quelque chose de semblable de la bouche du Sauveur : on parle de cela aussi dans les livres de l'Ancien Testament. Pourquoi alors l'apôtre dit cela, comme s’il ouvrait et proclamait de nouveau quelque chose qui est une importante partie de l’Evangile? Autrefois, bien sûr, personne ne doutait aussi qu'il n’y a pas de ténèbres en Dieu.

Mais il est souvent mentionné dans les livres de l'Ancien Testament un Dieu, Qui envoie à l’homme non seulement le bien, mais aussi le mal. Certes, on peut attribuer beaucoup de choses à la nature, un langage biblique théologiquement non vérifié, ne distinguant pas d'habitude la volonté et l’indulgence. Et pourtant : il est arrivé à vivre avec Dieu dans un monde, où il y avait de place non seulement pour le bien, mais aussi pour le mal, non seulement pour la lumière, mais aussi pour les ténèbres.

Ce n’était pas bien sûr toujours ainsi: il suffit de se rappeler du premier chapitre du Livre de Genèse, le formidable poème de la création, où au premier jour de la création Dieu divise la lumière et les ténèbres, divise de sorte que les ténèbres restent en dehors du monde créé par Lui, monde qui au premier jour de la création apparaît devant nous tout inondé de la lumière de la présence de Dieu, cette présence, qui alors embrassait par elle-même le monde entier. Mais après quelque chose s'est passée, le monde a éprouvé une terrible catastrophe, et les ténèbres ont assombri la création qui rayonnait autrefois.

Et voici maintenant tout revient de nouveau au premier jour, le monde devient de nouveau vif et rayonnant, et maintenant Dieu ne tournera plus jamais la partie sombre de Sa création à l’homme. L’heure du Royaume arrive, le temps de la transformation, après laquelle il n’y aura plus de ténèbres dans la vie de ceux qui ont choisi Dieu. Et l'apôtre proclame l'arrivée de ce Royaume. Tout comme le Sauveur Lui-même avait proclamé sa proximité.

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Pour 1Jn 1:9
Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité.
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La langue de l'Écriture est la langue des paradoxes, parce que la réalité décrite par la Parole de Dieu n'entre pas dans des formules univoques. Dieu lui-même est paradoxal...  Lire la suite

La langue de l'Écriture est la langue des paradoxes, parce que la réalité décrite par la Parole de Dieu n'entre pas dans des formules univoques. Dieu lui-même est paradoxal : il est Un et Trine à la fois. Son attitude envers nous est paradoxale : il nous aime tels que nous sommes, mais nous, tels que nous sommes, ne lui sommes pas agréables. Ce monde est paradoxal : il a été créé par le Dieu infiniment bon, et pourtant il gît dans le mal. L'apôtre Jean écrit dans sa lettre sur une paradoxalité semblable en nous.

D'un côté, nous l'avons « connu », ce qui se manifeste par notre observance des commandements de Dieu. De l'autre, « si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est pas en nous ». Cette présence simultanée en nous du péché et de la grâce incompatibles constitue la tension, le dynamisme de la vie chrétienne, notre mouvement des ténèbres vers la lumière.

Et le verset que nous avons lu aujourd'hui nous dit comment nous devons accomplir ce mouvement. Nous devons reconnaître ouvertement nos péchés devant Dieu, ces péchés que nous découvrons comme violations du commandement du Christ de nous aimer les uns les autres, reconnaître notre insuffisance radicale et lui demander d'intervenir dans cette situation. Alors, par son pardon, il nous purifie de l'intérieur, nous donnant la force de l'Esprit Saint pour changer notre vie, pour monter vers lui.

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Pour 1Jn 1:9
Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité.
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Le langage des Saintes Ecritures est un langage de paradoxes, puisque la réalité, dont décrit la Parole de Dieu, n'entre pas dans les formulations à un sens. Dieu Lui-même est paradoxal: Il est un et Trinité en même temps...  Lire la suite

Le langage des Saintes Ecritures est un langage de paradoxes, puisque la réalité, dont décrit la Parole de Dieu, n'entre pas dans les formulations à un sens. Dieu Lui-même est paradoxal: Il est un et Trinité en même temps. Sa relation avec nous est paradoxale : Il nous aime tels, que nous sommes, mais nous ne Lui plaisons pas, tels que nous sommes. Ce monde est paradoxal: il a été créé parfait par Dieu, mais se trouve dans le mal. C’est un tel paradoxe à l'intérieur de nous qu’écrit l'apôtre Jean dans son Message. D'une part, nous «Le connaissons», ce qui se manifeste par notre exécution des commandements de Dieu.

Et d'autre part, «si nous disons: nous n'avons pas péché, nous faisons de Lui un menteur, et Sa parole n’est pas en nous». Voici c’est la présence simultanée en nous des incompatibles - péché et grâce qui constituent la tension, le dynamisme de la vie chrétienne, notre mouvement des ténèbres à la lumière.

Mais ce verset que nous avons lu aujourd'hui, nous dit comment nous devons faire ce mouvement. Il faut confesser ouvertement devant Dieu ses péchés (découverts par nous comme les transgressions des commandements Christique sur l'amour les uns les autres), reconnaître qu’on n’est pas autosuffisant et Lui demander d’intervenir dans cette situation. Et ainsi Il purifiera de l’intérieur par Son pardon, en nous donnant la force du Saint Esprit pour le changement de notre vie, pour l'ascension vers Lui.

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Pour 1Jn 1:10
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
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Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal...  Lire la suite

Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal. À peine dans un tel contexte nos affirmations d’une vie personnelle sans péché sonneront même un petit peu convaincantes; ils deviendront plutôt le témoignage de notre légèreté ou notre arrogance.

Peut-être et quelque chose d’autre : Jean pouvait répondre dans son message à ceux de ses coreligionnaires, qui étaient (peut-être, tout à fait sincèrement) persuadés qu’ayant confié leur destin à Christ, ils s’étaient délivrés d'un coup du pouvoir de ce péché, qui leur empêchait de vivre autrefois une vie juste. Sachant que le péché et le Royaume sont incompatibles et étant assurés que le Royaume est devenu une partie intégrante de leur vie, ils se sont tout à fait calmés sur leur propre péché: il leur semblait qu’ils ne sont plus a présent par définition sous la domination du péché. L'apôtre, comme on voit, dissipe leurs erreurs à son propre compte.

Mais l'essentiel est tout de même, probablement, ailleurs : la négation du péché par l’homme rend bien absurde la venue même du Sauveur dans le monde. Déjà Isaïe de Babylone disait que le Messie ne va pas souffrir pour Ses propres péchés, mais pour les péchés du peuple, chez qui Il viendra. Et la purification du peuple du péché deviendra l’une des tâches essentielles se trouvant devant Lui. Et Même Jésus parlait beaucoup notamment du salut des pécheurs de leur péché, sans purification duquel on n’entre pas au Royaume.

Mais voici maintenant, il s’avère qu’on a trouvé dans l'Église des gens remettant en question cette mission du Sauveur. Ce n'est pas étonnant que Jean leur donne une sévère réprimande: car, ne souhaitant pas accepter le salut proposé, ils n'allaient non seulement pas au Christ, mais égaraient aussi les autres sur le chemin. Jean comprenait parfaitement qu'il s'agit des choses très importantes pour que l'on puisse les traiter à la légère.

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Pour 1Jn 1:10
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
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Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal...  Lire la suite

Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal. À peine dans un tel contexte nos affirmations d’une vie personnelle sans péché sonneront même un petit peu convaincantes; ils deviendront plutôt le témoignage de notre légèreté ou notre arrogance.

Peut-être et quelque chose d’autre : Jean pouvait répondre dans son message à ceux de ses coreligionnaires, qui étaient (peut-être, tout à fait sincèrement) persuadés qu’ayant confié leur destin à Christ, ils s’étaient délivrés d'un coup du pouvoir de ce péché, qui leur empêchait de vivre autrefois une vie juste. Sachant que le péché et le Royaume sont incompatibles et étant assurés que le Royaume est devenu une partie intégrante de leur vie, ils se sont tout à fait calmés sur leur propre péché: il leur semblait qu’ils ne sont plus a présent par définition sous la domination du péché. L'apôtre, comme on voit, dissipe leurs erreurs à son propre compte.

Mais l'essentiel est tout de même, probablement, ailleurs : la négation du péché par l’homme rend bien absurde la venue même du Sauveur dans le monde. Déjà Isaïe de Babylone disait que le Messie ne va pas souffrir pour Ses propres péchés, mais pour les péchés du peuple, chez qui Il viendra. Et la purification du peuple du péché deviendra l’une des tâches essentielles se trouvant devant Lui. Et Même Jésus parlait beaucoup notamment du salut des pécheurs de leur péché, sans purification duquel on n’entre pas au Royaume.

Mais voici maintenant, il s’avère qu’on a trouvé dans l'Église des gens remettant en question cette mission du Sauveur. Ce n'est pas étonnant que Jean leur donne une sévère réprimande: car, ne souhaitant pas accepter le salut proposé, ils n'allaient non seulement pas au Christ, mais égaraient aussi les autres sur le chemin. Jean comprenait parfaitement qu'il s'agit des choses très importantes pour que l'on puisse les traiter à la légère.

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Pour 1Jn 1:1-10
Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie;
- car la Vie s'est manifestée: nous l'avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue -
ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.
Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète.
Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons : " Nous n'avons pas de péché ", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
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Le début de l’épître fait écho au début de l’Évangile écrit par Jean, qui rappelle à son tour le commencement du livre...  Lire la suite

Le début de l’épître fait écho au début de l’Évangile écrit par Jean, qui rappelle à son tour le commencement du livre de la Genèse. Il y a, semble-t-il, aussi une différence : là, il est question des fondements de l’ordre du monde, tandis qu’ici Jean rappelle qu’il est témoin de ce dont il écrit. Mais son témoignage ne se réduit pas à une simple confirmation protocolaire des faits ; il consiste à annoncer que Jean connaît l’essence de ce qu’il a vu : la venue dans le monde de la Source de la vie. Le but de l’épître est précisément que les hommes aient communion avec Lui et entre eux, non pas une sociabilité mondaine ni une agitation de « soirées », mais une union indiciblement mystérieuse avec Dieu et avec les frères qui sont eux aussi entrés en union avec Lui et entre eux.

Le critère de l’authenticité d’une telle union doit être les changements qualitatifs qui se produisent chez les hommes, et non seulement l’appartenance formelle à la fraternité. Mais n’y a-t-il pas contradiction dans le fait que ceux qui marchent dans la lumière ne peuvent demeurer dans les ténèbres, alors que personne ne peut affirmer qu’il n’a pas de péché ?

Non, car on ne peut voir ses propres ténèbres pécheresses que grâce à la lumière. Les ayant vues, il ne faut pas se cacher de nouveau dans les ténèbres, mais au contraire aller courageusement, avec repentir, vers la lumière qui délivre du péché.

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