Bible-Centre

La réflexion principale pour le 18 février 2017

De la bouche de Moïse comme de celle d'autres prophètes, on a plus d'une fois entendu des paroles sur Yahvé qui combat lui-même pour son peuple dans les guerres que celui-ci doit mener. Alors quoi : Dieu aime-t-il la guerre ? Et la guerre sainte est-elle donc vraiment l'œuvre de Dieu ?

Dans l'histoire yahviste, il y eut des temps où l'on voyait les choses précisément ainsi. À l'époque de Josué et des Juges, les chefs du mouvement prophétique ne doutaient pas que la guerre sainte avait non seulement droit à l'existence, mais qu'elle était directement agréable à Dieu, lui qui bénit ceux qui vont exterminer les ennemis de la vraie foi, et qui non seulement les bénit, mais marche lui-même en tête de son armée. Au début du chemin spirituel, l'idée de guerre sainte est proche de beaucoup ; les néophytes sont souvent très belliqueux et intolérants, mais dans le cas normal cela passe au cours de la maturation spirituelle.

Et pourtant : derrière les paroles de Moïse et d'autres prophètes, n'y aurait-il qu'un point de vue humain limité par le cadre historique ? Ce n'est pas le propre de la Bible. De quoi s'agit-il donc ici ?

La guerre est une conséquence du péché humain et l'une des formes de sa manifestation ; quiconque a lu attentivement la Bible ne le contestera guère. Il vaudrait mieux qu'il n'y ait pas de guerres dans le monde. Mais dans le monde déchu cela ne peut être ainsi : pour cela, il faudrait recréer le monde à nouveau, alors que Dieu veut sauver celui qui existe.

Et pour le peuple de Dieu, il aurait été préférable de ne participer à aucune guerre : même une guerre tout à fait juste demeure une épreuve spirituelle sérieuse et agit toujours de manière destructrice sur l'âme. C'est pourquoi la Torah permet à l'homme « faible de cœur » de refuser de participer à la guerre : l'âme de l'homme est plus importante que ses exploits militaires, il s'agit bien sûr non du cœur physique.

Mais Dieu voulait conduire son peuple vers la terre qu'il lui avait destinée, il voulait la lui donner. Sans guerre, il était impossible ni de recevoir cette terre ni de la conserver. Se passer de guerre n'aurait été possible que si Dieu avait décidé d'installer son peuple quelque part au-delà du cercle polaire, ou même sur la Lune, mais cela n'entrait pas dans ses plans.

C'est pourquoi le peuple de Dieu devait inévitablement combattre, bien que la guerre ne soit pas le choix de Dieu. Il aurait préféré se passer entièrement de guerre ; mais si une telle évolution des événements était absolument impossible, il ne lui restait qu'à soutenir son peuple dans les guerres auxquelles celui-ci devrait participer. Non seulement pour le peuple, mais aussi pour le plan dans lequel ce peuple devait jouer un rôle unique, qu'il était impossible de confier à un autre peuple.

RÉFLEXIONS

 

En demeurant dans le Seigneur et dans sa parole, les Israélites reçoivent de Dieu de l'aide dans les combats contre les Amorrites et dans la conquête de la terre à l'est du Jourdain. Et bien que toute la terre de Palestine soit promise à Israël... 

 

Le peuple n'avait pas de temps particulier, spécialement réservé, pour apprendre à faire la guerre. Il fallait apprendre la guerre en cours de route, en avançant sur le chemin par lequel Dieu conduisait Son peuple et en rencontrant sur ce chemin des ennemis... 

 

De la bouche de Moïse comme de celle d'autres prophètes ont retenti plus d'une fois des paroles sur Yahvé, qui combat Lui-même pour Son peuple dans les guerres que ce peuple doit mener. Alors quoi : Dieu aime-t-Il la guerre ? Et donc la guerre sainte est-elle vraiment l'œuvre de Dieu ?.. 

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