On a parfois envie d'affirmer avec une certitude absolue que personne n'aime obéir. Et les raisons en sont décrites dans le livre de la Genèse: Dieu a créé l'homme libre, et l'homme...
On a parfois envie d'affirmer avec une certitude absolue que personne n'aime obéir. Et les raisons en sont décrites dans le livre de la Genèse: Dieu a créé l'homme libre, et l'homme a usé de cette liberté en réalisant son désir d'être celui qui domine, de définir lui-même le bien et le mal, d'être « comme des dieux » (Gn 3:5), et donc de n'obéir à personne.
Comme souvent tout bout en nous lorsque nous comprenons qu'il faut obéir, même si cela a du sens et que nous devons le faire en raison de notre statut! Et que se passe-t-il intérieurement lorsque nous ne sommes pas d'accord, et qu'en plus nous ne sommes pas vraiment obligés d'obéir? Comme nous avons envie de tout faire à l'inverse; et si cela ne marche pas, de nous abandonner à l'irritation et à l'indignation!
Mais notre Maître nous donne un exemple tout autre. D'ailleurs, il vaut la peine de prêter attention à son âge: bien qu'à douze ans, en Israël, un enfant cessât d'être considéré comme tel, nous avons tout de même devant nous un garçon de douze ans... Et dans une situation où il a sans aucun doute raison, car le Sauveur ne pouvait tout simplement pas agir de façon erronée, Jésus se soumet à ses parents, non seulement le jour où ils le trouvèrent dans le Temple, mais aussi par la suite. Et il le fait parce que le Seigneur a commandé d'honorer son père et sa mère (Dt 5:16), et que la parole de Dieu, la volonté de Dieu, est pour lui ce qu'il y a de plus important.