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La Bible en cinq ans pour le 24 juin 2010

Traduction en slavon d'Église (ru)

Второ1е послaніе къ корjнfzнwмъ С™aгw ґпcла пavла, ГлавA 13

Трети1цею се2 грzдY къ вaмъ: при ўстёхъ двою2 и3ли2 тріе1хъ свидётелей стaнетъ всsкъ глаго1лъ.
Пре1жде рёхъ и3 предглаго1лю, ћкw ў вaсъ бы1въ второ1е, и3 tсyтствуz нн7э пишY пре1жде согрэши1вшымъ и3 про1чымъ всBмъ, ћкw ѓще пріидY пaки, не пощаждY:
(За? #197#.) поне1же и3скуше1ніz и4щете гlющагw во мнЁ хrтA, и4же въ вaсъ не и3знемогaетъ, но мо1жетъ въ вaсъ:
и4бо ѓще и3 рaспzтъ бы1сть t не1мощи, но жи1въ є4сть t си1лы б9іz: и4бо и3 мы2 немощствyемъ въ не1мъ, но жи1ви бyдемъ съ ни1мъ t си1лы б9іz въ вaсъ.
Себе2 и3скушaйте, ѓще є3сте2 въ вёрэ: себе2 и3скушaйте. И#ли2 не знaете себе2, ћкw ї}съ хrто1съ въ вaсъ є4сть; Рaзвэ то1чію чи1мъ неискyсни є3сте2.
Ўповaю же, ћкw разумёти и4мате, ћкw мы2 нёсмы неискyсни.
Мо1лимсz же къ бг7у, не сотвори1ти вaмъ ни є3ди1нагw ѕлA, не ћкw да мы2 и3скyсни kви1мсz, но да вы2 до1брое сотворите2, мы1 же ћкw неискyсни бyдемъ.
Ничто1же бо мо1жемъ на и4стину, но по и4стинэ.
Рaдуемсz бо, є3гдA мы2 немощствyемъ, вы1 же си1льни бывaете: њ се1мъ же и3 мо1лимсz, њ вaшемъ соверше1ніи.
10 Сегw2 рaди не сы1й ў вaсъ сі‰ пишY, да не прише1дъ безщaднw сотворю2 по влaсти, ю4же гDь дaлъ ми2 є4сть въ создaніе, ґ не на разоре1ніе.
11 Про1чее же, брaтіе, рaдуйтесz, совершaйтесz, ўтэшaйтесz, то1жде мyдрствуйте, ми1ръ и3мёйте. И# бг7ъ любве2 и3 ми1ра бyдетъ съ вaми.
12 Цэлyйте дрyгъ дрyга лобзaніемъ с™ы1мъ. Цэлyютъ вы2 с™jи вси2.
13 Блгdть гDа нaшегw ї}са хrтA, и3 любы2 бг7а и3 nц7A, и3 nбще1ніе с™aгw д¦а со всёми вaми. Ґми1нь.
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Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 x) La « troisième fois ». La première, lors de la fondation de l’Église ; la seconde, lors de la visite pénible évoquée en 2 Co 1.23 ; 2.1 ; voir l’Introduction.


1 y) L’allusion ne concerne pas les charges contre Paul, 2 Co 12.16. Dans le judaïsme palestinien, on interprétait Dt 19.15 comme l’exigence d’avertir deux ou trois fois les coupables avant de les châtier.


4 z) Om. « à votre égard ».


7 a) Cette épreuve sera le comportement de Paul et des Corinthiens lors de la visite annoncée en 2 Co 13.1, où Paul fera la preuve que le Christ agit par lui, 2 Co 13.3s. Cette épreuve se réalisera au détriment des Corinthiens, 2 Co 13.6, s’ils ne se convertissent pas. Par ses sanctions Paul triomphera, 2 Co 13.7. Mais si les Corinthiens se convertissent, Paul n’aura pas à faire usage de sa puissance, il paraîtra faible et eux forts, 2 Co 13.9 ; et il paraîtra succomber dans l’épreuve, 13.7, car on pourra encore dire que ses menaces sont purement verbales, cf. 2 Co 10.9s. Il accepte pourtant avec joie cette éventualité, humiliante pour lui mais glorieuse pour ses chers fidèles.


10 b) Ce sommaire ne peut s’appliquer qu’aux chap. 10-11 ; il est tout à fait incompatible avec le contenu des chap. 1-9. Ceci confirme la division de 2 Co en deux lettres distinctes.


12 c) C’est le baiser liturgique, symbole de la fraternité chrétienne, Rm 16.16 ; 1 Co 16.20 ; 1 Th 5.26.


13 d) Cette formule trinitaire, probablement d’origine liturgique, cf. aussi Mt 28.19, a son écho dans maints passages des épîtres, où les rôles respectifs des Trois Personnes sont présentés en fonction des divers contextes Rm 1.4 ; 15.16, 30 ; 1 Co 2.10-16 ; 6.11, 14, 15, 19 ; 12.4-6 ; 2 Co 1.21s ; Ga 4.6 ; Ph 2.1 ; Ep 1.3-14 ; 2.18, 22 ; 4.4-6 ; 2 Th 2.13 ; Tt 3.5s ; He 9.14 ; 1 P 1.2 ; 3.18 ; 1 Jn 4.2 ; Jude 20, 21, Ap 1.4s ; 22.1 ; cf. Ac 10.38 ; 20.28 ; Jn 14.16, 18, 23. On remarquera en 1 Co 6.11 ; Ep 4.4-6 les formulations ternaires qui renforcent la pensée trinitaire. Comparer aussi la triade des vertus théologales, 1 Co 13.13.


Tandis qu’il écrivait les épîtres aux Thessaloniciens, Paul évangélisait Corinthe durant plus de dix-huit mois, Ac 18.1-18, du printemps 50 à la fin de l’été 51. Selon sa coutume d’agir dans les grands centres, il voulait implanter la foi au Christ dans ce port fameux très peuplé, d’où elle rayonnerait dans toute l’Achaïe, 2 Co 1.1 ; 9.2. De fait, il réussit à y établir, surtout dans les couches modestes de la population, 1 Co 1.26-28, une forte communauté. Mais cette grande ville était un foyer de culture grecque, où s’affrontaient des courants de pensée et de religion fort divers. Le contact de la jeune foi chrétienne avec cette capitale du paganisme devait poser pour les néophytes bien des problèmes délicats. C’est à les résoudre que s’emploie l’Apôtre dans les deux lettres qu’il leur écrit.

La genèse de ces deux épîtres est assez claire, en dépit de quelques points douteux. Une première lettre « précanonique », 1 Co 5.9-13, de date incertaine, n’a pas été conservée. Plus tard, durant le séjour qu’il fit à Éphèse au cours du troisième voyage, durant juste un peu plus de deux ans (52-54), Ac 19.1 ; 20.1, des questions apportées par une délégation de Corinthiens, 1 Co 16.17, auxquelles s’ajoutaient des informations reçues par le moyen d’Apollos, Ac 18.27s ; 1 Co 16.12, et des « gens de Chloé », 1 Co 1.11, poussèrent Paul à écrire une nouvelle lettre, qui est notre 1 Co, aux environs de Pâques 54 (1 Co 5.7s ; 16.5-9). Peu après, une crise dut se produire à Corinthe, où Timothée joua probablement un rôle, (1 Co 4.17 ; 16.10-11) et qui l’obligea à y faire une visite rapide et pénible, 2 Co 1.23–2.1, au cours de laquelle il promit de revenir bientôt, 2 Co 1.15-16. En fait, il ne revint pas et remplaça cette visite par une lettre sévère et écrite « parmi bien des larmes », 2 Co 2.3s, 9, qui produisit un effet salutaire, 2 Co 7.8-13. C’est en Macédoine, après avoir quitté Éphèse à la suite de crises très graves mal connues de nous, 1 Co 15.32 ; 2 Co 1.8-10 ; Ac 19.23-40, que Paul apprit de Tite cet heureux résultat, 2 Co 1.12s ; 7.5-16 ; et c’est alors qu’il écrivit les deux parties de 2 Co, pendant le printemps et l’été de 55. Il devait ensuite repasser par Corinthe, Ac 20.1s, cf. 2 Co 9.5 ; 12.14 ; 13.1, 10, pour de là remonter à Jérusalem et y être fait prisonnier.

Selon certains, 2 Co serait une compilation de plusieurs lettres – jusqu’à cinq – envoyées par Paul à Corinthe en différentes occasions. D’autres, moins impressionnés par les transitions difficiles que cette théorie cherche à expliquer, admettent cependant que les chap. 10-13 ne peuvent être la suite de 1-9. Il est psychologiquement impossible que Paul passe brutalement de la célébration de la réconciliation des chap. 1-9 à l’admonestation amère et aux justifications sarcastiques des chap. 10-13. On a suggéré que les chap. 10-13 pourraient être l’épître écrite dans les larmes, à cause de leur ton sévère, mais cela ne convient guère au contexte. L’épître écrite dans les larmes a été provoquée par la conduite d’un individu, 2 Co :2.5-8, or il n’y est même pas fait allusion dans les chap. 10-13, qui parlent du tort fait aux communautés par les faux apôtres. Il est donc plus probable que ces chapitres ont été déterminés par une détérioration de la situation à Corinthe après l’envoi des chap. 1-9.

Si ces épîtres apportent sur l’âme de Paul et sur ses relations avec ses convertis des lumières d’un extrême intérêt, leur importance doctrinale n’est pas moindre. Nous y trouvons, surtout dans 1 Co, des informations et des décisions sur bien des problèmes cruciaux du christianisme primitif, aussi bien dans sa vie intérieure : pureté des mœurs, 1 Co :5.1-13 ; 6.12-20, mariage et virginité, 1 Co 7.1-40, tenue des assemblées religieuses et célébration de l’eucharistie, 11-12, usage des charismes, 1 Co 12.1–14.40, – que dans ses rapports avec le monde païen : appel aux tribunaux, 1 Co 6.1-11, viandes offertes aux idoles 8-10. Ce qui aurait pu n’être que cas de conscience ou règlements de liturgie devient, grâce au génie de Paul, occasion de vues profondes sur la vraie liberté de la vie chrétienne, la sanctification du corps, le primat de la charité, l’union au Christ. La défense de son apostolat, 2 Co 10-13, lui inspire des pages splendides sur la grandeur du ministère apostolique, 2 Co 2.12 – 6.10 ; et le sujet très concret de la collecte, 2 Co 8-9, est illuminé par l’idéal de l’union entre les Églises. L’horizon eschatologique est toujours présent et sous-tend tout l’exposé sur la résurrection de la chair, 1 Co 15. Mais les descriptions apocalyptiques de 1 Th et 2 Th font place à une discussion plus rationnelle qui justifie cette espérance difficile pour des esprits grecs. Cette adaptation de l’Évangile au monde nouveau où il pénètre se manifeste surtout dans l’opposition de la folie de la Croix à la sagesse hellénique. Aux Corinthiens qui se divisent en s’opposant leurs différents maîtres et leurs talents humains, Paul rappelle qu’il n’y a qu’un seul maître, le Christ, un seul message, le salut par sa croix, et que là est la seule et vraie Sagesse, 1 Co 1.10 – 4.13. Ainsi, par la force des choses et sans renier les perspectives eschatologiques, il est amené à insister davantage sur la vie chrétienne présente, comme union au Christ dans la vraie connaissance qui est celle de la foi. Cette vie que donne la foi, il va l’approfondir encore, et, cette fois, par rapport au judaïsme, à la suite de la crise galate.

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