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La Bible pour les débutants pour le 11 juillet 2008

Traduction en slavon d'Église (ru)

T луки2 С™о1е бlговэствовaніе, ГлавA 2,  стіхи2 1-20

1 Бы1сть же во дни6 ты6z, и3зы1де повелёніе t ке1сарz ѓvгуста написaти всю2 вселе1нную.
2 Сіе2 написaніе пе1рвое бы1сть владsщу сmрjею кmринjю.
3 И# и3дsху вси2 написaтисz, ко1ждо во сво1й грaдъ.
4 Взы1де же и3 їHсифъ t галіле1и, и3з8 грaда назаре1та, во їуде1ю, во грaдъ дв7довъ, и4же нарицaетсz виfлее1мъ, зане2 бы1ти є3мY t до1му и3 nте1чества дв7дова,
5 написaтисz съ мRjею њбруче1ною є3мY жено1ю, сyщею непрaздною.
6 Бы1сть же, є3гдA бы1ста тaмw, и3спо1лнишасz днjе роди1ти є4й:
7 и3 роди2 сн7а своего2 пе1рвенца, и3 пови1тъ є3го2, и3 положи2 є3го2 въ ћслехъ: зане2 не бЁ и5мъ мёста во њби1тели.
8 И# пaстыріе бёху въ то1йже странЁ, бдsще и3 стрегyще стрaжу нощнyю њ стaдэ свое1мъ.
9 И# се2, ѓгг7лъ гDень стA въ ни1хъ, и3 слaва гDнz њсіS и5хъ: и3 ўбоsшасz стрaхомъ ве1ліимъ.
10 И# рече2 и5мъ ѓгг7лъ: не бо1йтесz: се1 бо, бlговэствyю вaмъ рaдость ве1лію, ћже бyдетъ всBмъ лю1демъ:
11 ћкw роди1сz вaмъ дне1сь сп7съ, и4же є4сть хrто1съ гDь, во грaдэ дв7довэ:
12 и3 се2 вaмъ знaменіе: њбрsщете мLнца пови1та, лежaща въ ћслехъ.
13 И# внезaпу бы1сть со ѓгг7ломъ мно1жество вHй нбcныхъ, хвaлzщихъ бг7а и3 глаго1лющихъ:
14 слaва въ вы1шнихъ бг7у, и3 на земли2 ми1ръ, во человёцэхъ бlговоле1ніе.
15 И# бы1сть, ћкw tидо1ша t ни1хъ на не1бо ѓгг7ли, и3 человёцы пaстыріе рёша дрyгъ ко дрyгу: пре1йдемъ до виfлее1ма и3 ви1димъ гlго1лъ се1й бы1вшій, є3го1же гDь сказA нaмъ.
16 И# пріидо1ша поспёшшесz, и3 њбрэто1ша мRіaмь же и3 їHсифа, и3 мLнца лежaща во ћслехъ.
17 Ви1дэвше же сказaша њ гlго1лэ гlго1ланнэмъ и5мъ њ nтрочaти се1мъ.
18 И# вси2 слы1шавшіи диви1шасz њ глаго1ланныхъ t пaстырей къ ни6мъ.
19 МRіaмь же соблюдaше вс‰ глаго1лы сі‰, слагaющи въ се1рдцы свое1мъ.
20 (За? #6#.) И# возврати1шасz пaстыріе, слaвzще и3 хвaлzще бг7а њ всёхъ, ±же слы1шаша и3 ви1дэша, ћкоже глаго1лано бы1сть къ ни6мъ.
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Notes:
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Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 n) Empereur romain de 30 av. J-C. à 14 ap. J.-C. ­ L’Empire connut une série de recensements, organisés selon un rythme régulier, pour établir notamment les registres des impôts.


2 o) Ce « premier » recensement sous Quirinius reste énigmatique. Puisque l’historien juif Flavius Josèphe date le seul qui nous soit connu de 6 ap. J.-C., la chronologie de la naissance de Jésus fournie par est difficile à concilier avec celle de Mt, où Jésus est né avant la mort d’Hérode le Grand (4 av. J.-C.). En effet, le premier recensement de la Judée fit époque l’occasion en fut la réorganisation du pays comme province dépendante de l’administration romaine, après la déposition de l’ethnarque Archélaüs, fils d’Hérode. Ce recensement provoqua l’insurrection de Judas le Galiléen, qui est mentionnée en Ac 5.37. ­ pour l’« ère chrétienne », voir 3.1.


7 p) En grec biblique, le terme n’implique pas nécessairement des frères puînés, mais souligne la dignité et les droits de l’enfant.


7 q) Plutôt qu’une hôtellerie (pandocheion , 10.34), le mot grec kataluma peut désigner une salle, 1 S 1.18 ; 9.22 ; 22.11, où logeait la famille de Joseph. Si celui-ci avait son domicile à Bethléem, on s’explique mieux qu’il y soit retourné pour le recensement, et aussi qu’il y ait amené sa jeune femme enceinte. La crèche, mangeoire des animaux, était sans doute aménagée dans un mur du pauvre logis, et celui-ci était si occupé qu’on ne put trouver meilleure place pour coucher l’enfant. Une pieuse légende a garni cette crèche de deux animaux, cf. Ha 3.2 ; Isa 1.3.


11 r) C’est donc le Messie attendu ; mais il sera « Seigneur » titre que l’AT réservait jalousement à Dieu. Une ère nouvelle va commencer. Cf. 1.43.


14 s) La traduction courante « paix aux hommes de bonne volonté », fondée sur la Vulg., ne rend pas le sens usuel du terme grec. ­ Autre leçon moins sûre « paix sur la terre et chez les hommes bienveillance divine ».


20 t) Thème cher à Luc 1.64 ; 2.28, 38 ; 5.25-26 ; 7.16 ; 13.13 ; 17.15, 18 ; 18.43 ; 19.37 ; 23.47 ; 24.53. Cf. Ac 2.47.


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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