Bible-Centre

Réflexions pour  4 août 2026

 
Pour Lc 9:49-50 

Il nous faut parcourir un assez long chemin avant de parvenir à cette pensée simple : qui n'est pas contre nous est pour nous. Il est plus facile de chercher des ennemis que de vivre parmi des compagnons de lutte et des collaborateurs. Il est plus agréable de se croire l'autorité ultime en matière de vérité que de se reconnaître comme l'un parmi beaucoup d'autres. Il faut longtemps pour assimiler que l'on n'est pas le premier, mais le dernier parmi ceux que le Seigneur a appelés. Sur ce chemin, nous cherchons toujours à quitter « qui n'est pas contre vous est pour vous » pour aller vers « qui n'est pas avec moi est contre moi ». Nous cherchons à nous mettre sur le même plan que le Seigneur et à prendre la place du premier et du meilleur disciple, celui qui a tout compris et qui réorganisera aussitôt le monde selon sa propre compréhension. C'est précisément de cela que le Seigneur nous protège en nous donnant pour exemple l'attitude d'un enfant, d'un tout-petit, envers la hiérarchie, le pouvoir, l'avancement de carrière, notre place dans le monde et, finalement, envers ce que nous savons tout simplement de lui et de nous-mêmes.

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Il nous faut parcourir un assez long chemin avant de parvenir à cette pensée simple : qui n'est pas contre nous est pour nous. Il est plus facile de chercher des ennemis que de vivre parmi des compagnons de lutte et des collaborateurs. Il est plus agréable de se croire l'autorité ultime en matière de vérité que...

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Il nous faut parcourir un assez long chemin avant de parvenir à cette pensée simple : qui n'est pas contre nous est pour nous. Il est plus facile de chercher des ennemis que de vivre parmi des compagnons de lutte et des collaborateurs. Il est plus agréable de se croire l'autorité ultime en matière de vérité que...  Lire la suite

 
Pour Mt 21:23-27 

Répondre à une question par une autre est une pratique assez courante dans le milieu juif. Mais Jésus, bien sûr, ne se serait pas livré à un jeu de mots. Manifestement, derrière la question qu'Il pose en retour se trouve quelque chose d'important, dont dépend la possibilité même pour Ses interlocuteurs de Le comprendre. Et elle concerne, semble-t-il, Jean-Baptiste. Les interlocuteurs de Jésus se mettent à réfléchir intensément : que pourraient-ils dire pour ne pas se tromper ? Ils ne voulaient manifestement pas reconnaître en Jean un prophète ; ils doutaient probablement encore de sa vocation prophétique. Mais, d'un autre côté, le peuple voyait précisément en Jean un prophète, et les pharisiens avaient toujours joué le rôle de chefs et de maîtres spirituels ; entrer en conflit avec l'opinion publique ne les arrangeait donc manifestement pas. D'où cette réponse conforme aux meilleures traditions du jeu politique : aucun commentaire, « nous ne savons pas », alors que, bien sûr, compte tenu de l'envergure de Jean, il était absolument impossible en Judée de ne pas « savoir » ou de ne pas avoir d'opinion sur son activité.

Jésus, bien entendu, comprend parfaitement tout cela. À Son tour, Il refuse de répondre à la question posée par les pharisiens. Non qu'Il veuille cacher quelque chose, mais parce qu'il est évident pour Lui qu'il est inutile de répondre : ces gens ne L'entendront de toute façon pas ; il leur faut une réponse connue d'avance qui confirmerait leurs propres conceptions. Si la réponse est différente, elle restera, tout comme la question qui vient d'être posée, sans commentaire et sans conséquence.

Au fond, la réponse précise que Jésus aurait entendue à Sa question importe assez peu. L'essentiel est qu'une réponse soit donnée, honnête, sincère et sans équivoque, quelle qu'elle fût. Tout pas de ce genre aurait pu devenir le commencement d'une discussion ultérieure, peut-être très tendue. Mais s'y dérober supprime immédiatement et radicalement toute possibilité de poursuivre la communication.

Et le problème n'est même pas que les interlocuteurs de Jésus dissimulent devant Lui ; après tout, il ne Lui est pas très difficile de comprendre ce qu'ils pensent et veulent réellement dire. Le problème est qu'ils dissimulent d'abord devant eux-mêmes : ils se cachent qu'il leur faut non pas une réponse mais une confirmation, et que ce qui les intéresse n'est pas la vérité mais leur propre préservation en tant que chefs spirituels. C'est là une véritable impasse spirituelle, et toute discussion y est inutile.

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Pour Mt 14:22-34 

La marche sur les eaux est un récit presque toujours interprété par tous comme un symbole. En effet, on pourrait difficilement proposer une image plus précise de la foi — et de la vie dans la foi — que celle-ci. Que le Seigneur Jésus marche sur les eaux ne nous étonne toutefois pas autant qu'aux apôtres, car nous savons déjà qu'Il est le Fils de Dieu. D'un point de vue pratique, ce que fait Pierre — un homme tout comme nous — est bien plus important pour nous. Et lorsqu'il commença à s'enfoncer après s'être proposé pour rejoindre Jésus sur l'eau, nous qui lisons ce récit devons nous souvenir que cela ne se passait pas dans une piscine pour enfants, mais sur un grand lac agité. Et pour Pierre comme pour chacun de nous, marcher vers Jésus dans cette situation est une question de vie ou de mort.

Nous qui vivons dans un monde globalisé où chacun reçoit quotidiennement un flot d'informations, nous voyons bien combien il est important de savoir choisir ce qui mérite notre attention, ce que nous devons regarder. C'est pourquoi l'exemple de l'apôtre marchant sur les eaux est si important pour nous. Sa foi suffit à ce miracle tant qu'il regarde Jésus. Dès que Pierre se laisse distraire et regarde ses pieds, dès que son attention se concentre sur les « difficultés objectives » de son chemin, il commence à s'enfoncer. Et nous aussi...

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La marche sur les eaux est un récit presque toujours interprété par tous comme un symbole. En effet, on pourrait difficilement proposer une image plus précise de la foi — et de la vie dans la foi — que celle-ci. Que le Seigneur Jésus marche sur les eaux ne nous étonne toutefois pas autant que...

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La marche sur les eaux est un récit presque toujours interprété par tous comme un symbole. En effet, on pourrait difficilement proposer une image plus précise de la foi — et de la vie dans la foi — que celle-ci. Que le Seigneur Jésus marche sur les eaux ne nous étonne toutefois pas autant que...  Lire la suite

 
Pour Lc 10:1-24 

La lecture d'aujourd'hui nous ramène une fois de plus à un passage lié au thème de la prédication apostolique. Contrairement à Matthieu, Luc mentionne un cercle plus large de soixante-dix apôtres dont Matthieu ne dit rien. Mais cela ne change rien au fond de la question : les soixante-dix apôtres reçoivent de Jésus le même enseignement que celui qui fut donné aux douze disciples les plus proches. De toute évidence, Jésus n'admettait aucun ésotérisme dans Son entourage et n'avait aucun enseignement particulier et secret pour des « initiés ». Et à leur retour, lorsque les apôtres, grisés par la victoire, racontèrent au Maître les guérisons et les expulsions de démons qu'ils avaient accomplies, Il leur conseilla de se réjouir non de ces succès, mais de ce que leurs noms étaient « inscrits dans les cieux » (v. 17–20).

Il ne s'agit évidemment pas de dire que Jésus attachait peu d'importance aux succès de Ses apôtres dans la prédication du Royaume. Il estimait simplement nécessaire de placer correctement les accents dans la vie spirituelle de Ses disciples. Les succès visibles attirent toujours l'attention. Et celle des apôtres était apparemment rivée sur les actions et les manifestations du Royaume qui accompagnaient leur prédication. Or le danger existe toujours de se laisser emporter par le processus et d'oublier l'essentiel. On ne peut témoigner du Royaume que lorsqu'on y est soi-même enraciné. Cet enracinement ne naît pas de lui-même : il est donné par Dieu et doit être constamment affermi. Car pour une personne qui vit physiquement dans un monde qui n'est pas encore transfiguré et qui gît dans le mal, demeurer dans le Royaume constitue en soi une tâche spirituelle distincte.

Mais un autre point est également important. Le témoignage rendu au Royaume n'est pas non plus une fin en soi. À première vue, cela paraît paradoxal, car Jésus Lui-même et tous les apôtres ne font que témoigner de lui en parole et en acte ! Et pourtant, le témoignage rendu au Royaume est secondaire. En définitive, il ressemble à la présentation par un auteur de l'œuvre qu'il a créée : lui-même, et parfois certains de ses amis, invite tous ceux qui le souhaitent à regarder ce que l'auteur a réussi à réaliser. Mais qu'arriverait-il si une telle œuvre avait besoin d'être constamment renouvelée, si elle ne pouvait exister que de cette manière ? Alors, de toute évidence, la tâche principale ne serait pas la présentation comme telle, mais l'effort créateur visant au renouvellement de l'œuvre elle-même.

Dans le cas du Royaume, le témoin se trouve précisément dans cette situation. On ne peut en témoigner qu'en le manifestant, et on ne peut le manifester qu'en renouvelant, par le contact avec lui, sa propre vie spirituelle, qui ne peut être renouvelée autrement. Il apparaît alors que l'œuvre principale du témoin, aussi paradoxal que cela puisse paraître, n'est pas de témoigner du Royaume, mais d'y vivre, et d'y vivre ouvertement, aux yeux de tous. C'est ainsi que s'accomplit la tâche principale que Jésus confie à Ses disciples : la croissance du Royaume qui, après Son retour, embrassera le monde entier.

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Pour Jn 20:1-31 

À la lecture des récits de la Résurrection, il devient évident que, malgré tout ce que Jésus leur avait dit pendant Son ministère terrestre, les apôtres n'étaient absolument pas prêts à rencontrer le Ressuscité. Ce n'est pas un hasard si Jean mentionne les vêtements funéraires, les « linges », qui ont amené pour la première fois les apôtres à penser qu'il se passait quelque chose d'inhabituel (v. 1–9). En effet, selon la coutume juive, le corps était enveloppé dans le linceul si étroitement qu'il était pratiquement impossible de le dérouler sans endommager le tissu. Or les apôtres ont vu ce linceul non seulement intact mais, apparemment, même sans qu'il ait été dérangé, si bien que le linge dont on entourait habituellement la tête du défunt, le « suaire » du v. 7, était resté posé à part, sans doute à l'endroit où se trouvait la tête du Sauveur avant la Résurrection. Il était impossible d'expliquer ce qui s'était produit autrement que par un miracle. Mais les apôtres ne se représentaient apparemment pas encore très bien ce qui avait précisément eu lieu.

Bien sûr, Marie Madeleine avait vu Jésus ressuscité dans le jardin et l'avait aussitôt annoncé aux apôtres (v. 11–18), mais son témoignage ne leur avait probablement pas suffi. La véritable rencontre eut lieu le soir du même jour (v. 19–23), et les apôtres purent enfin se convaincre que leur Maître était réellement vivant. Ce n'est pas un hasard si Jésus leur permet de regarder Ses mains, Ses pieds et Ses côtes (v. 20). Les traces des blessures devaient convaincre les apôtres qu'ils n'avaient devant eux ni un fantôme ni une ombre sortie du tombeau, comme ils auraient pu le penser en apprenant de Marie Madeleine que le Ressuscité ne lui avait pas permis de Le toucher (v. 17). Cela était extrêmement important, car il ne s'agissait pas seulement de la Personne du Ressuscité, mais aussi de la nature du Royaume. Si celui-ci ne différait en rien du monde des ombres et des esprits, son influence sur le monde ne serait pas plus forte que la leur. Les ombres et les esprits peuvent parfois manifester leur présence, mais ils sont incapables d'influer sérieusement sur l'ordre existant, et moins encore de le changer radicalement comme le monde change lorsqu'il devient une partie du Royaume.

Mais, malgré toute son objectivité et sa réalité tangible, le Royaume diffère apparemment de manière essentielle, sous certains aspects, de notre monde qui n'est pas encore transfiguré. Ce n'est pas un hasard si le Seigneur place tout de même le désir de Thomas de toucher de ses propres mains les blessures de Jésus au-dessous de la confiance accordée au témoignage (v. 24–29). Car l'essentiel dans le Royaume est déterminé par la confiance : confiance en Dieu, confiance en Jésus, confiance les uns envers les autres. Elle est le fondement de tout. Sans elle, il n'y a pas de Royaume. Et elle ne peut dépendre de la possibilité de toucher de ses mains ce en quoi l'on croit ou celui en qui l'on a confiance. Non pas parce que cela est interdit, mais parce que l'essentiel dans le Royaume ne peut être touché avec les mains. On ne peut le toucher qu'avec le cœur. Et tous ceux qui veulent vivre la vie du Royaume doivent y être prêts.

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À la lecture des récits de la Résurrection, il devient évident que, malgré tout ce que Jésus leur avait dit pendant Son ministère terrestre, les apôtres n'étaient absolument pas prêts à rencontrer le Ressuscité. Ce n'est pas un hasard si Jean mentionne...

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Pour Dt 23:2-26 

Tous les commandements de ce chapitre concernent, d'une manière ou d'une autre, la sainteté (la consécration au Seigneur) et la pureté devant Dieu. Il est très important que l'appel à la sainteté embrasse littéralement tous les aspects de la vie de l'Israélite — de la prière et des relations entre les hommes jusqu'à la manière de satisfaire les besoins physiologiques. Nous devrions peut-être apprendre cela d'eux, car nous divisons si souvent la vie entre le sacré et le profane, entre la « haute spiritualité » et le quotidien. Or Dieu ne veut pas Se contenter des seuls aspects particuliers de notre vie que nous Lui réservons. L'Écriture nous avertit sans ambiguïté : « Le Seigneur ton Dieu marche au milieu de ton camp... ton camp doit donc être saint, afin qu'Il ne voie chez toi rien d'inconvenant et ne Se détourne de toi » (verset 15).

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Tous les commandements de ce chapitre concernent, d'une manière ou d'une autre, la sainteté (la consécration au Seigneur) et la pureté devant Dieu. Il est très important que l'appel à la sainteté embrasse littéralement tous les aspects de la vie de l'Israélite — de la prière et des relations entre les hommes jusqu'à...

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Tous les commandements de ce chapitre concernent, d'une manière ou d'une autre, la sainteté (la consécration au Seigneur) et la pureté devant Dieu. Il est très important que l'appel à la sainteté embrasse littéralement tous les aspects de la vie de l'Israélite — de la prière et des relations entre les hommes jusqu'à...  Lire la suite

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