L'attitude envers les prophètes est manifestement, du point de vue de la Torah, un indicateur de la fidélité à Dieu. Il n'y a rien d'étonnant ici: car le prophète est avant tout le témoin de Dieu, et croire au prophète signifie donc croire Dieu lui-même. Mais, d'un autre côté, la Torah elle-même contient tout ce qui est nécessaire à ceux qui veulent accomplir la volonté de Dieu! Pourquoi donc précisément ici, dans la Torah, le ministère prophétique est-il mentionné comme quelque chose sans quoi la Torah n'est pas complète?
On pourrait dire, bien sûr, qu'il s'agit de la composante particulière, charismatique, de la Torah, que celle-ci suppose elle-même un développement constant, que la révélation ne se termine ni avec Moïse ni avec aucun des prophètes ultérieurs. Tout cela est vrai, mais cette mention du ministère prophétique par la Torah comporte encore un autre aspect, qui concerne chacun.
Certes, le ministère prophétique n'est pas donné à tous. Et pourtant chacun a, ou devrait au moins avoir, ses propres relations vivantes avec Dieu. La Torah elle-même n'est pas simplement une législation, ni un code de règles de conduite ou de normes morales. La Torah est la description d'un chemin qui mène à Dieu. On pourrait la comparer à une carte, qui n'a de valeur que si on l'utilise selon sa destination, en traçant grâce à elle le chemin vers le but.
Mais, en règle générale, une carte seule ne suffit pas pour résoudre cette tâche: il faut aussi une boussole. Les relations avec Dieu, la révélation personnelle, deviennent pour l'homme cette boussole. Et la Torah elle-même indique cette boussole au lecteur, faisant comprendre que sans révélation directe elle est inutile, qu'il est impossible de la suivre en s'appuyant seulement sur la lettre. Pour ne pas se limiter à la lettre seule, il faut sentir ce souffle de Dieu, cet esprit dont parlaient les prophètes. Alors la Torah prendra vie, se transformant d'un code de lois en parole vivante de révélation.
L'attitude envers les prophètes est manifestement, du point de vue de la Torah, un indicateur de la fidélité à Dieu. Il n'y a rien d'étonnant ici: car le prophète est avant tout...
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« Car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru ». Depuis notre conversion au Christ, nous regardons le monde avec d'autres yeux. Pour chacun de nous, quelque chose change dans la vie. Et, en recevant la Communion, nous devenons plus proches du Christ: nous le recevons, lui, ainsi que le chemin du salut qu'il nous propose. Et chacun de nous « sera relevé, car Dieu a le pouvoir de le relever ».
Nous tombons et nous nous relevons sur notre chemin à la suite du Christ. Il nous est préparé de tomber aux yeux de ce monde comme chemin de salut. Nous verrons nous-mêmes la profondeur de notre chute dans le repentir, mais lui nous relèvera selon sa miséricorde, il nous relèvera au jour de la Résurrection des morts pour la vie éternelle.
« Car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru ». Depuis notre conversion au Christ, nous regardons le monde avec d'autres yeux. Pour chacun de nous, quelque chose change dans la vie. Et, en recevant la Communion, nous devenons...
« Car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru ». Depuis notre conversion au Christ, nous regardons le monde avec d'autres yeux. Pour chacun de nous, quelque chose change dans la vie. Et, en recevant la Communion, nous devenons... Lire la suite
La fatigue constante, ou, comme le dit la lecture d'aujourd'hui, l'épuisement, est l'état habituel de l'homme moderne. Une vie lourde et tendue, les problèmes permanents et la lutte pour survivre forcent l'homme à rassembler toutes ses forces.
Et les brebis sans berger sont une image très exacte de la manière dont l'homme se conduit dans une telle situation. Se précipiter d'un côté puis de l'autre, ne pas trouver le chemin, tomber sous la dent du loup, crier de terreur sans trouver la route, se jeter on ne sait où: quiconque a vu au moins une fois des brebis perdues sait combien vite elles perdent toute leur impassibilité.
L'homme laissé seul face à lui-même tombe tôt ou tard dans la même panique existentielle devant un monde cruel et effrayant, dont il ne comprend pas les lois et ne peut les comprendre. Ce n'est qu'en levant la tête, en reconnaissant son lien avec Dieu et la nécessité de la communion avec lui, que l'homme trouve l'aide et le soutien qui donnent la force de vivre.
La fatigue constante, ou, comme le dit la lecture d'aujourd'hui, l'épuisement, est l'état habituel de l'homme moderne. Une vie lourde et tendue, les problèmes permanents et la lutte pour survivre forcent l'homme...
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La lamentation sur le peuple élu, que le prophète Ézéchiel revêt au chapitre 19 de la forme d'une parabole particulière, est très importante, si l'on peut dire, dans le contexte émotionnel de son livre. Pendant presque toute la première moitié de celui-ci, le prophète rapporte les paroles du Tout-Puissant, qui dénonce le péché avec amertume et douleur, appelle à la correction et annonce les malheurs. Et si tu ne le connais pas assez bien, tu peux entendre dans ces paroles des nuances de vengeance, voire d'une étrange cruauté. Il n'y a rien de tel: c'est simplement que nous ne savons pas toujours percevoir l'essence des paroles prophétiques. Et cette lamentation remet tout à sa place.
Il est difficile de dire avec certitude si cette lamentation retentit au nom de Jérusalem, affligée de ses péchés, ou au nom de Dieu, qui pleure sur ces mêmes péchés. Mais l'important est autre chose: au chapitre précédent, le Seigneur dit directement qu'il ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il vive. Et la lamentation est ici nécessaire pour que nous comprenions ceci: la perte de l'homme dans ses propres péchés n'est pas le triomphe de la justice suprême, mais une tragédie. Une tragédie pour nous et, ce qui est le plus important, pour Dieu lui-même. Pour notre salut, il accomplira lui-même une œuvre grande et incompréhensible, et il pleurera sur Jérusalem, parce que « mon cœur s'est retourné en moi de pitié pour toi, mon peuple ».
Il nous arrive de penser que de tels « sentiments », comme la douleur, ne peuvent pas appartenir à Dieu. C'est difficile à imaginer. Mais la lamentation d'Ézéchiel témoigne que cette compassion et cette douleur sont précisément les manifestations authentiques de son amour.
La lamentation sur le peuple élu, que le prophète Ézéchiel revêt au chapitre 19 de la forme d'une parabole particulière, est très importante, si l'on peut dire, dans le contexte émotionnel de son livre. Pendant presque toute la première moitié de celui-ci, le prophète rapporte les paroles...
La lamentation sur le peuple élu, que le prophète Ézéchiel revêt au chapitre 19 de la forme d'une parabole particulière, est très importante, si l'on peut dire, dans le contexte émotionnel de son livre. Pendant presque toute la première moitié de celui-ci, le prophète rapporte les paroles... Lire la suite
La lecture d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre ce que l'on appelle habituellement le « secret messianique » de Jésus. En parlant de lui, on entend le fait que Jésus lui-même, jusqu'aux derniers jours de son ministère terrestre, ne parlait presque pas directement de sa messianité, du moins pas ouvertement. Le récit de l'évangéliste nous ramène au miracle de la multiplication des pains (v. 1-14). La réaction à ce miracle fut manifestement une tentative de proclamer Jésus « roi », de faire de lui le chef d'un nouveau mouvement messianique (v. 15). Et ce n'est pas étonnant: selon les représentations généralement admises à cette époque, le Messie devait justement devenir roi, rétablir un État juif indépendant et y introduire des lois conformes à la Torah. Jésus, bien sûr, n'avait aucune intention de devenir le chef de quelque mouvement politico-religieux que ce soit.
Mais Jésus avait aussi une autre raison, plus importante, de cacher sa messianité. Il la dit lui-même directement à ceux qui étaient partis le chercher en Galilée: la plupart des hommes qui cherchaient à le rencontrer ne le faisaient pas parce qu'ils avaient soif du Royaume, mais parce qu'ils voulaient, en cas de besoin, toujours pouvoir recevoir gratuitement du pain (v. 26). Jésus, lui, leur parle de la vie éternelle et de l'essentiel sans lequel on ne peut y participer: la confiance en Celui que Dieu a envoyé dans le monde pour donner le Royaume aux hommes (v. 27-29).
Mais ils ne le comprennent pas. Ils lui demandent: où sont les preuves de la vérité de tes paroles (v. 30)? Et ils donnent aussitôt un exemple des preuves qui les convaincraient: la manne venue du ciel, comme au temps de Moïse dans le désert (v. 31). Jésus, de nouveau, leur dit que le Royaume est plus grand que n'importe quel miracle, et que le pain du Royaume est plus important que la manne (v. 32-33). Et de nouveau, ils ne le comprennent pas.
Ses auditeurs ne parviennent pas à saisir qu'avec la venue du Sauveur dans le monde une nouvelle époque a commencé, et que ce qui leur est arrivé sur la rive du lac de Génésareth n'était pas un miracle au sens où la manne en était un. Simplement, en étant avec Jésus, ils se sont trouvés dans le Royaume et ont vécu un certain temps selon ses lois; mais, manifestement, ils n'ont pas compris jusqu'au bout ce qui leur était arrivé. C'est pourquoi ils demandent du pain à Jésus et s'attendent à le recevoir comme autrefois leurs pères recevaient de Dieu la manne (v. 34). Et Jésus tente encore et encore de leur expliquer qu'il ne s'agit pas du pain, mais du Royaume et de cette plénitude de la vie divine qui y est donnée à chacun, de sorte que là aucune manne ne sera plus nécessaire.
Le miracle, c'est l'irruption du Royaume dans notre monde, la manifestation de ses lois là où, d'ordinaire, règnent des règles tout autres. Mais maintenant le Royaume entre dans le monde en le transformant, et le temps des miracles passe. Vient le temps du Royaume, ouvert à quiconque le cherche et veut y entrer.
La lecture d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre ce que l'on appelle habituellement le « secret messianique » de Jésus. En parlant de lui, on entend le fait que Jésus lui-même, jusqu'aux derniers jours de son ministère terrestre, ne parlait presque pas directement de sa messianité, du moins pas ouvertement. Le récit de l'évangéliste nous ramène à...
La lecture d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre ce que l'on appelle habituellement le « secret messianique » de Jésus. En parlant de lui, on entend le fait que Jésus lui-même, jusqu'aux derniers jours de son ministère terrestre, ne parlait presque pas directement de sa messianité, du moins pas ouvertement. Le récit de l'évangéliste nous ramène à... Lire la suite
Chez de nombreux peuples, la loi de la vengeance du sang prescrivait de mettre à mort toute la famille du meurtrier. La Loi vétérotestamentaire, elle, réduit progressivement les droits du vengeur du sang et protège même celui qui a commis un homicide involontaire. C'est un long chemin, qui doit conduire Israël à prendre conscience que le Dieu aimant ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion et son repentir.
Chez de nombreux peuples, la loi de la vengeance du sang prescrivait de mettre à mort toute la famille du meurtrier. La Loi vétérotestamentaire, elle, réduit progressivement les droits du vengeur du sang et protège même...
Chez de nombreux peuples, la loi de la vengeance du sang prescrivait de mettre à mort toute la famille du meurtrier. La Loi vétérotestamentaire, elle, réduit progressivement les droits du vengeur du sang et protège même... Lire la suite
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