Pourquoi le Seigneur, qui répète si souvent lorsqu’Il accomplit des miracles « va et ne le dis à personne », accomplit-Il un miracle aussi manifeste, qui deviendra certainement connu de tous, et même une seconde fois ? Car pour manifester le pouvoir du Fils de Dieu sur la création, il aurait suffi de rassasier cinq mille hommes avec cinq pains…
La question posée est très certainement mal formulée, et c’est important. Il n’est pas du tout évident que le Seigneur ait consciemment prévu cette situation. Le verbe grec du verset 29, à la différence du russe « s’assit », exprime une action non achevée : « étant monté sur la montagne, Il y était assis ». Et les foules vinrent à Lui… Ce que le Seigneur ne pouvait certainement pas faire, c’était leur refuser la guérison et la parole de vie ; ainsi, après la prédication, le soir arriva sans qu’on s’en aperçoive. Il n’a pas créé exprès la situation pour un miracle ; mais puisqu’elle s’est présentée, le miracle lui-même devient la suite naturelle de l’abondante miséricorde du Christ.
Il est également important pour nous que l’évangéliste conserve le récit de la seconde multiplication des pains pour la foule, nous donnant la possibilité de voir les traits essentiels de ressemblance dans la manière dont le miracle s’accomplit. À la différence de la première fois, les disciples ne disent plus avec scepticisme que deux cents unités romaines conventionnelles ne suffiraient pas pour une telle foule ; ils demandent au Maître : d’où aurions-nous assez de pain ? Et le Christ prend ce qui est là et rend grâce.
C’est précisément là, sans doute, le mot clé de tout le récit de ce miracle : l’action de grâce à Dieu. C’est elle qui se révèle être l’acte qui introduit le miracle dans le monde et efface la frontière entre la terre et le ciel.
Pourquoi le Seigneur, qui répète si souvent lorsqu’Il accomplit des miracles « va et ne le dis à personne », accomplit-Il un miracle aussi manifeste, qui deviendra certainement connu de tous, et même une seconde fois ? Car pour manifester le pouvoir du Fils de Dieu sur la création, il aurait suffi de...
Pourquoi le Seigneur, qui répète si souvent lorsqu’Il accomplit des miracles « va et ne le dis à personne », accomplit-Il un miracle aussi manifeste, qui deviendra certainement connu de tous, et même une seconde fois ? Car pour manifester le pouvoir du Fils de Dieu sur la création, il aurait suffi de... Lire la suite
En s’adressant au peuple, Jésus s’efforce sans cesse de ramener Ses auditeurs aux fondements, au noyau spirituel de la tradition yahviste et juive. Comme on le sait, on L’a plus d’une fois accusé de violer le sabbat en guérissant des personnes le jour du sabbat. Et Lui leur rappelle la circoncision, qui s’accomplit le jour fixé même lorsque ce jour se trouve être le sabbat. Et Il ajoute : de quoi donc M’accusez-vous ?
La logique est claire : la circoncision n’est qu’un signe de l’Alliance, un signe de fidélité à la Torah. Et voilà que, pour marquer la fidélité d’un homme à la Torah, il est possible de passer outre au repos du sabbat ; un tel manquement n’est pas considéré comme une violation du sabbat. Peut-on donc considérer comme transgresseur du sabbat Celui qui, le jour du sabbat, guérit un homme en le faisant participer à la vie du Royaume ? Car il n’est pas question de médecine, ni d’un traitement que la tradition juive considère effectivement, dans certains cas, comme une violation du sabbat. Il s’agit d’ouvrir à l’homme le Royaume de Dieu dans toute sa plénitude. N’est-ce pas là, en fin de compte, le véritable sens du sabbat ? Toutes les interdictions et restrictions dont le jour du sabbat est entouré n’ont finalement qu’un seul but : détourner entièrement l’attention de l’homme du quotidien pour la tourner vers cette présence de Dieu sans laquelle aucune vie spirituelle n’est possible.
La fidélité à la Torah est la condition indispensable de la communion avec Dieu ; c’est pourquoi la circoncision, comme signe d’une telle fidélité, s’accomplit même le sabbat. Et la manifestation du Royaume de Dieu n’est-elle donc pas, non pas même un signe ou un symbole, mais une manifestation éclatante de cette même fidélité ? Si elle l’est, pourquoi faut-il saisir des pierres à l’apparition de Celui qui manifeste le Royaume, et le manifeste dans toute sa plénitude ?
C’est ainsi que Jésus essaie de faire comprendre à Ses auditeurs le sens véritable du sabbat et de la vie spirituelle comme telle. Pourtant, beaucoup d’entre eux, restant attachés à leur tradition plus qu’au Royaume, sont tout de même prêts à saisir des pierres.
En s’adressant au peuple, Jésus s’efforce sans cesse de ramener Ses auditeurs aux fondements, au noyau spirituel de la tradition yahviste et juive. Comme on le sait, on L’a plus d’une fois accusé de violer le sabbat en guérissant des personnes le jour du sabbat. Et Lui leur rappelle...
En s’adressant au peuple, Jésus s’efforce sans cesse de ramener Ses auditeurs aux fondements, au noyau spirituel de la tradition yahviste et juive. Comme on le sait, on L’a plus d’une fois accusé de violer le sabbat en guérissant des personnes le jour du sabbat. Et Lui leur rappelle... Lire la suite
Tout sarment qui porte du fruit, le Père le purifie afin qu’il porte encore plus de fruit. Jésus dit que les disciples sont déjà purifiés par la parole qu’Il a annoncée, et que maintenant la tâche est de demeurer en Lui.
Quelque chose en nous tend sans cesse vers l’indépendance, et c’est sans doute normal, car Dieu nous a créés libres. Mais lorsque nous commençons à chercher la liberté loin de Lui, tôt ou tard nous l’obtenons, et alors il apparaît que sans la Vigne vivante nous mourons, nous nous desséchons.
Cependant, le plus souvent, nous existons comme une branche fendue, qui semble encore unie à la vigne et se nourrir d’elle, mais cette union est fragile et la sève manque. De notre choix dépendra qu’elle se rompe définitivement ou qu’elle soit de nouveau greffée à la vigne.
Tout sarment qui porte du fruit, le Père le purifie afin qu’il porte encore plus de fruit. Jésus dit que les disciples sont déjà purifiés par la parole qu’Il a annoncée, et que maintenant la tâche...
Tout sarment qui porte du fruit, le Père le purifie afin qu’il porte encore plus de fruit. Jésus dit que les disciples sont déjà purifiés par la parole qu’Il a annoncée, et que maintenant la tâche... Lire la suite
La Résurrection est le centre même de la Bonne Nouvelle, mais elle est aussi la nouvelle la plus difficile à recevoir pour nous. Lorsque les disciples entendirent Jésus annoncer Sa mort et Sa Résurrection, ils « furent profondément attristés » ; ils n’entendirent que les paroles sur la mort, et ne comprirent pas celles sur la Résurrection.
Cela n’a rien d’étonnant : la mort et la corruption constituent le fondement de notre expérience de la vie ; partout autour de nous règnent la perte, la maladie et la peine. C’est pourquoi nous ne doutons pas que la mort ait touché le Christ ; il est facile d’y croire, car elle touche tous les hommes. Mais avec la Résurrection, c’est plus difficile : nous ne sommes pas toujours capables de connaître cette réalité par expérience. Elle nous paraît trop bonne pour être vraie. Elle n’est entrée dans la vie des apôtres que lorsqu’ils ont vu de leurs propres yeux le Christ ressuscité. Elle peut entrer dans notre vie de la même manière que dans la leur : par la rencontre pascale, par la foi et par l’amour.
La Résurrection est le centre même de la Bonne Nouvelle, mais elle est aussi la nouvelle la plus difficile à recevoir pour nous. Lorsque les disciples entendirent Jésus annoncer Sa mort et Sa Résurrection, ils...
La Résurrection est le centre même de la Bonne Nouvelle, mais elle est aussi la nouvelle la plus difficile à recevoir pour nous. Lorsque les disciples entendirent Jésus annoncer Sa mort et Sa Résurrection, ils... Lire la suite
Le potier n’est pas attaché précisément au morceau d’argile concret dont a été fait le vase défectueux ; il n’est pas obligé de façonner seulement à partir de lui. Pourtant, c’est bien avec ce morceau qu’il forme de nouveau un autre vase. Et cependant ce n’est pas un vase entièrement autre : car nous avons devant nous la même argile familière, mais guérie de ses anciennes imperfections.
L’une des révélations bibliques les plus importantes affirme ceci : le Seigneur a le pouvoir d’annuler ce qu’Il avait projeté, mais, de Sa bonne volonté, Il reste fidèle à l’alliance qu’Il a conclue avec le peuple, même si, à strictement parler, Il n’est pas tenu d’observer une fidélité que nous avons unilatéralement foulée aux pieds. Et Il ne veut pas la perte du peuple infidèle, même s’Il n’empêche pas les épreuves qui s’abattent sur lui ; Il veut le transformer, en faire un autre peuple, guéri de ses maladies de péché.
On pourrait croire que le prophète se tient devant le Seigneur et intercède pour le peuple en se guidant seulement par ses propres considérations humanitaires ou par des sentiments de parenté. Mais c’est le Seigneur Lui-même qui a placé le prophète devant Lui ; cela signifie donc qu’Il lui a confié d’intercéder pour les pécheurs. Les pensées sur la justice du châtiment des péchés ne sont nullement étrangères au prophète, mais derrière sa compréhension de la justice de la rétribution du mal se dessinent déjà les contours d’autres facettes de cette même justice, inséparable de la miséricorde envers les pécheurs égarés.
Le potier n’est pas attaché précisément au morceau d’argile concret dont a été fait le vase défectueux ; il n’est pas obligé de façonner seulement à partir de lui. Pourtant, c’est bien avec ce morceau qu’il forme de nouveau un autre vase. Et cependant ce n’est pas un vase entièrement autre : car nous avons devant nous...
Le potier n’est pas attaché précisément au morceau d’argile concret dont a été fait le vase défectueux ; il n’est pas obligé de façonner seulement à partir de lui. Pourtant, c’est bien avec ce morceau qu’il forme de nouveau un autre vase. Et cependant ce n’est pas un vase entièrement autre : car nous avons devant nous... Lire la suite
La mention de l’impureté de la femme après l’accouchement peut nous troubler. Il n’y a pourtant là aucun péché ; au contraire, en contribuant à l’apparition d’une vie nouvelle, elle participe en quelque sorte à l’acte créateur avec le Créateur du monde... Cependant, nous rencontrerons plus d’une fois dans la Bible des expressions semblables : « né dans les péchés », « conçu dans les iniquités », et ainsi de suite (voir, par exemple, le psaume 50). Il semble que les hommes aient toujours perçu clairement que la naissance, même lorsqu’elle accomplit le commandement de Dieu, n’est pas absolument libre du péché, car l’être qui vient au monde porte sur lui la même empreinte d’imperfection, de peur, de solitude, d’incomplétude, en un mot, de la même condition pécheresse que nous tous.
Et pourtant, l’idée du karma comme d’un mauvais destin pesant invariablement sur l’homme depuis le jour de sa naissance est profondément étrangère à la révélation biblique. Déjà dans le règlement lévitique, nous lisons que chaque enfant est consacré à Dieu, par l’offrande du sacrifice approprié, c’est-à-dire qu’il participe potentiellement à la sanctification, à la libération de tout mal.
La mention de l’impureté de la femme après l’accouchement peut nous troubler. Il n’y a pourtant là aucun péché ; au contraire, en contribuant à l’apparition d’une vie nouvelle, elle participe en quelque sorte à...
La mention de l’impureté de la femme après l’accouchement peut nous troubler. Il n’y a pourtant là aucun péché ; au contraire, en contribuant à l’apparition d’une vie nouvelle, elle participe en quelque sorte à... Lire la suite
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