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RÉFLEXIONS pour 2Co 6:9-10

pour gens obscurs, nous pourtant si connus; pour gens qui vont mourir, et nous voilà vivants; pour gens qu'on châtie, mais sans les mettre à mort;
10 pour tristes, nous qui sommes toujours joyeux ; pour pauvres, nous qui faisons tant de riches ; pour gens qui n'ont rien, nous qui possédons tout.
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Comment le chrétien peut-il témoigner du Royaume, qui «n’est pas de ce monde»? On peut bien sûr tenter d’en raconter quelque chose par les mots, mais en effet, lorsqu’il s’agit des choses, qui sont impossibles ni de voir, ni de palper, les mots ne restent souvent qu’une abstraction. N'entre pas dans la conscience de l'habitant de «ce monde», comme c'est possible, par exemple, de donner sa vie pour l’obtenir de nouveau dans une encore plus grande plénitude. Dans une telle situation, la meilleure preuve, et donc, et le meilleur témoignage devient le témoignage de l’improbable, de l'absurde (ou, plus exactement, de ce qui semble absurde). Ce que Paul décrit, est tout à fait impossible. Ça ne viendra pas dans la tête des gens normaux de vivre comme cela. On peut encore comprendre ceux qui sont prêts à tout risquer et même supporter les souffrances et les persécutions pour la future grande victoire, qui amènera au succès, avec usure compensant toutes les souffrances. Mais souffrir, sachant qu’il n’y aura pas de victoire dans ce monde, que les souffrances ici ne seront jamais rachetées, que du point de vue de «ce monde», elles sont totalement et complètement dénuées de sens?

Seul un fou ou… ou celui chez qui sont cachés dans les manches certains atouts, qui lui permettent d’espérer et lui donnent la force de vivre comme il vit, peut accepter une telle chose. Puisque la plupart des persécutions ne répriment jamais aucun mouvement jusqu'à la fin tant que ne sont pas épuisées dans ce mouvement même les forces intérieures pour la résistance, et donc, et pour l'existence ultérieure (font exception seulement les cas de la terreur massive ou de génocide direct, et ceci pas toujours). Et chez ceux qui regardaient les chrétiens persécutés, devait s'insinuer involontairement à la tête l'idée du fait que ces gens ont, cela ne peut ne pas être une certaine ressource secrète, en outre une ressource tout à fait inépuisable, qui soutient l'existence de leur mouvement au fond de son absurdité totale du point de vue des perspectives de «ce monde».

Voici alors ici apparaît la possibilité de témoigner, ce que c'est le Royaume, qui «n’est pas de ce monde». Si un certain mouvement existe en dépit de toutes les lois du monde non transformé, si d'après les lois de ce monde non transformé il ne doit pas et ne peut pas exister, cela signifie que les gens, qui le composent, ont une certaine autre source de sens, de force et l'assurance pour ne pas laisser ce que la logique de «ce monde» reconnaît absurde et sans espoir. Et alors l’homme réfléchi (peut-être, pas immédiatement) écoutera les mots des témoins sur le Royaume, avec la force dont ils vivent et témoignent.

Autres réflexions

 
Pour 2Co 6:1-10
Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu.
Il dit en effet : Au moment favorable, je t'ai exaucé ; au jour du salut, je t'ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Nous ne donnons à personne aucun sujet de scandale, pour que le ministère ne soit pas décrié.
Au contraire, nous nous recommandons en tout comme des ministres de Dieu: par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses,
sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes;
par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte,
par la parole de vérité, par la puissance de Dieu; par les armes offensives et défensives de la justice;
dans l'honneur et l'ignominie, dans la mauvaise et la bonne réputation; tenus pour imposteurs, et pourtant véridiques;
pour gens obscurs, nous pourtant si connus; pour gens qui vont mourir, et nous voilà vivants; pour gens qu'on châtie, mais sans les mettre à mort;
10 pour tristes, nous qui sommes toujours joyeux ; pour pauvres, nous qui faisons tant de riches ; pour gens qui n'ont rien, nous qui possédons tout.
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C’est peut-être l’expression la plus brève de la Bonne Nouvelle du Nouveau Testament...  Lire la suite

C’est peut-être l’expression la plus brève de la Bonne Nouvelle du Nouveau Testament : « Car Il dit : Au temps favorable Je t’ai exaucé, au jour du salut Je t’ai secouru. Le voici maintenant le temps favorable, le voici maintenant le jour du salut. » En effet, le prophète Isaïe, que cite l’apôtre Paul, parle d’un état à venir des relations entre Dieu et l’homme, dans lequel Dieu accueille nos prières et nous aide en accomplissant notre salut. Mais l’apôtre Paul l’affirme : ce temps est arrivé ! Près de deux mille ans se sont écoulés depuis lors ; que dirons-nous aujourd’hui ? Que ce temps est venu puis s’en est allé ? Qu’il n’est jamais venu ? Ou bien entendrons-nous au-dedans de nous la voix de la foi : « Le voici maintenant le jour du salut » ?

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Pour 2Co 6:1-10
Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu.
Il dit en effet : Au moment favorable, je t'ai exaucé ; au jour du salut, je t'ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Nous ne donnons à personne aucun sujet de scandale, pour que le ministère ne soit pas décrié.
Au contraire, nous nous recommandons en tout comme des ministres de Dieu: par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses,
sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes;
par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte,
par la parole de vérité, par la puissance de Dieu; par les armes offensives et défensives de la justice;
dans l'honneur et l'ignominie, dans la mauvaise et la bonne réputation; tenus pour imposteurs, et pourtant véridiques;
pour gens obscurs, nous pourtant si connus; pour gens qui vont mourir, et nous voilà vivants; pour gens qu'on châtie, mais sans les mettre à mort;
10 pour tristes, nous qui sommes toujours joyeux ; pour pauvres, nous qui faisons tant de riches ; pour gens qui n'ont rien, nous qui possédons tout.
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Dans des circonstances très difficiles, l’Apôtre Paul garde sa présence d’esprit et reste fidèle au Dieu qui l’a appelé au ministère...  Lire la suite

Dans des circonstances très difficiles, l’Apôtre Paul garde sa présence d’esprit et reste fidèle au Dieu qui l’a appelé au ministère. Les versets 3-10 sont un hymne au service missionnaire. Quelle est la source de sa force ? Paul répond lui-même à cette question : « Car Il dit : Au temps favorable Je t’ai exaucé, au jour du salut Je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » La même puissance de la foi peut nous permettre d’accomplir les commandements du Christ dans le Sermon sur la montagne, et elle jaillit en nous comme une prière de louange semblable au Psaume 97.

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Pour 2Co 6:1-10
Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu.
Il dit en effet : Au moment favorable, je t'ai exaucé ; au jour du salut, je t'ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Nous ne donnons à personne aucun sujet de scandale, pour que le ministère ne soit pas décrié.
Au contraire, nous nous recommandons en tout comme des ministres de Dieu: par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses,
sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes;
par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte,
par la parole de vérité, par la puissance de Dieu; par les armes offensives et défensives de la justice;
dans l'honneur et l'ignominie, dans la mauvaise et la bonne réputation; tenus pour imposteurs, et pourtant véridiques;
pour gens obscurs, nous pourtant si connus; pour gens qui vont mourir, et nous voilà vivants; pour gens qu'on châtie, mais sans les mettre à mort;
10 pour tristes, nous qui sommes toujours joyeux ; pour pauvres, nous qui faisons tant de riches ; pour gens qui n'ont rien, nous qui possédons tout.
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En décrivant le service, le sien et celui de ses collaborateurs, Paul le décrit comme le service d'un véritable pauvre. Pauvre au sens où la pauvreté était comprise dès l'époque du prophète Isaïe de Jérusalem: non comme une condition matérielle...  Lire la suite

En décrivant le service, le sien et celui de ses collaborateurs, Paul le décrit comme le service d'un véritable pauvre. Pauvre au sens où la pauvreté était comprise dès l'époque du prophète Isaïe de Jérusalem: non comme une condition matérielle, mais comme un état spirituel. Et ce service se caractérise avant tout par l'absence complète de toute affirmation de soi.

En effet, qu'était la pauvreté pour les premiers chrétiens, et plus tôt encore pour ces justes pour qui, comme pour les disciples d'Isaïe, elle devint synonyme de justice? D'abord la conscience de ce fait simple et évident pour eux: ni eux-mêmes ni personne d'autre n'a rien à apporter à Dieu. Certes, l'homme peut avoir l'impression de faire quelque chose pour Dieu, mais seulement jusqu'au moment où il comprend vraiment ce qu'est la justice.

Et quand l'homme comprend que la justice n'est pas une affaire humaine, que seul Dieu peut rendre l'homme juste, et seulement en étant directement présent dans sa vie, que seule cette présence fait du juste un juste; quand l'homme comprend tout cela, il comprend aussi qu'il ne peut rien faire pour Dieu. Il ne peut qu'accepter ce que Dieu voudra lui donner. Cela signifie que l'homme ne peut rien mériter de Dieu ni devant Dieu. Il ne peut donc être question d'aucune affirmation de soi par le service de Dieu.

En aucun sens: ni en bon ni en mauvais. Même si quelqu'un décidait de s'affirmer par le service au meilleur sens du terme, de se tenir sur ses propres jambes, comme nous disons d'habitude, une telle personne n'y parviendrait pas: il n'existe pas de «jambes propres» chez un véritable serviteur de Dieu. Il ne peut avoir que les jambes de Dieu, celles que Dieu lui donne et qui restent toujours à Dieu, n'étant accordées à l'homme qu'à l'usage, sans jamais devenir sa propriété.

Alors il n'y a vraiment pas lieu de juger les services des autres, encore moins de les entraver, pas plus qu'il n'y a lieu de chercher la reconnaissance ou une position dans ce monde: car pour tout cela il faut posséder quelque chose à soi, quelque chose qui t'appartienne par nature ou par droit d'acquisition, et non qui soit emprunté pour un temps.

La justice ne peut pas appartenir à l'homme; ce n'est pas sa propriété ni une qualité acquise par ses propres efforts, mais un état dans lequel Dieu introduit l'homme et qui peut lui être retiré aussi facilement qu'il lui a été donné. C'est précisément en ce sens que le Sauveur Lui-même disait que Ses disciples, pour ce qui concerne leur service, devaient se considérer comme des serviteurs ne méritant rien de particulier: ils ont fait ce qu'ils devaient faire, mais n'ont pas acquis de droits devenus inaliénables.

Un serviteur peut rester dans la maison et user de tout ce qui s'y trouve, mais il n'a pas de droits propres sur la maison. Et il ne s'agit pas ici de tenir les serviteurs de Dieu en bride, mais du fait qu'en se rapportant ainsi à sa vie et à son service, l'homme peut recevoir infiniment plus qu'en insistant sur ses droits. En vivant et en servant Dieu ainsi, on peut recevoir la vie du Royaume dans toute sa plénitude. Sinon, on reste avec ce qui est à soi. Avec toutes les conséquences qui en découlent.

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