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RÉFLEXIONS pour Col 4:5

Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors; sachez tirer parti de la période présente.
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Il est intéressant, qui Paul appelle «ceux du dehors»? Qu'est-ce qu’il voulait dire en demandant de s’adresser à ces «ceux du dehors» raisonnablement, en utilisant n'importe quelle possibilité (que sous-entend l'expression correspondante grecque, qui signifie exactement «utiliser le temps le mieux possible»)? D'habitude dans la première Église chrétienne, on appelait «ceux du dehors» tous ceux qui ne l’appartenaient pas. Si tel est le cas, il se trouve alors que Paul recommande de traiter raisonnablement ces gens, qui n’ont aucune relation avec l'Église. Mais dans quel sens il dit cela? Il est évident que les gens n'appartenant pas à l'Église, pouvaient soit sympathiser avec les chrétiens, en s'intéressant à leur vie et doctrine, soit être ennemis avec ceux-ci, soit rester indifférent.

Naturellement avec les ennemis, c’est à peine que pourraient être possibles des contacts fructueux, mais avec les deux autres catégories — tout à fait. Et il ne s’agit peut-être tout de même pas seulement que les contacts avec ceux-là du dehors, avec qui ils se maintiennent, seraient tout aussi efficace du point de vue de la résolution des problèmes et des questions concrets, qu'il arrivait à résoudre avec ces gens.

Il s’agissait aussi probablement du fait que toute communication avec ceux du dehors devenait un témoignage. En effet, si l’homme vit dans le Royaume, il ne peut pas cacher cela. Il peut ne pas témoigner dans le sens, que nous comprenons ce mot aujourd'hui, il peut même ne rien dire au sujet du christianisme. Mais le problème au fait n’est pas seulement en ce qui est dit, mais aussi de la manière dont il est dit. En fin de compte, le Royaume est composé des relations, les relations de ses habitants entre eux et chacun d'eux avec Christ.

Et l’homme vivant dans le Royaume et sachant bâtir et maintenir de telles relations, ne pourra simplement pas traiter différemment l’homme du dehors, qui, certainement, ne pourra ne pas remarquer une certaine, au minimum, singularité d’une telle relation envers lui: car dans le monde non transformé il n’y a rien de semblable. Et dans un tel cas, même ordinaire, par exemple une rencontre d'affaires s’avère être un témoignage du Royaume. Ne serait-ce parce qu’elle permet de voir à l'exemple d’une personne concrète l'alternative au monde non transformé et l'ordre non transformé des choses.

Autres réflexions

 
Pour Col 4:1-18
Maître, accordez à vos esclaves le juste et l'équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel.
Soyez assidus à la prière; qu'elle vous tienne vigilants, dans l'action de grâces.
Priez pour nous en particulier, afin que Dieu ouvre un champ libre à notre prédication et que nous puissions annoncer le mystère du Christ; c'est à cause de lui que je suis dans les fers;
obtenez-moi de le publier en parlant comme je le dois.
Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors; sachez tirer parti de la période présente.
Que votre langage soit toujours aimable, plein d'à-propos, avec l'art de répondre à chacun comme il faut.
Pour tout ce qui me concerne, Tychique vous informera, ce frère bien-aimé qui m'est un fidèle assistant et compagnon de service dans le Seigneur.
Je vous l'envoie tout exprès pour vous donner de nos nouvelles et réconforter vos cœurs.
Je lui adjoins Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est de chez vous. Ils vous apprendront tout ce qui se passe ici.
10 Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le cousin de Barnabé, au sujet duquel vous avez reçu des instructions: s'il vient chez vous, faites-lui bon accueil.
11 Jésus surnommé Justus vous salue également. De ceux qui nous sont venus de la Circoncision, ce sont les seuls qui travaillent avec moi pour le Royaume de Dieu; ils m'ont été une consolation.
12 Épaphras, votre compatriote, vous salue; ce serviteur du Christ Jésus ne cesse de lutter pour vous dans ses prières, afin que vous teniez ferme, parfaits et bien établis dans tous les vouloirs divins.
13 Oui, je lui rends ce témoignage qu'il prend beaucoup de peine pour vous, ainsi que pour ceux de Laodicée et pour ceux de Hiérapolis.
14 Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin, et de Démas.
15 Saluez les frères qui sont à Laodicée, avec Nymphas et l'Église qui s'assemble dans sa maison.
16 Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites qu'on la lise aussi dans l'Église des Laodicéens, et procurez-vous celle de Laodicée, pour la lire à votre tour.
17 Dites à Archippe : " Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, et tâche de bien l'accomplir. "
18 Voici le salut de ma main, à moi, Paul. Souvenez-vous de mes chaînes ! La grâce soit avec vous !
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Comme toute lettre, l'Épître aux Colossiens s'achève par des vœux et des recommandations amicales, des salutations...  Lire la suite

Comme toute lettre, l'Épître aux Colossiens s'achève par des vœux et des recommandations amicales, des salutations de ceux qui se trouvent auprès de l'Apôtre et de brèves nouvelles. Tout ressemble à une lettre ordinaire, à l'exception de quelques formules aphoristiques devenues des lois de la vie chrétienne. Paul rappelle encore et encore que le devoir et le besoin quotidiens de l'homme sont la prière avec action de grâce, c'est-à-dire une communion continuelle avec Dieu, un dialogue à la recherche de la vérité et la reconnaissance pour la possibilité qui nous en est donnée. Nous pouvons contempler sans cesse Celui qui est la Vérité. Grâce à cela, toute notre vie se transforme en quelque chose de merveilleux et, comme le dit l'Apôtre, nous pouvons nous conduire avec sagesse envers ceux du dehors.

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Pour Col 4:1-18
Maître, accordez à vos esclaves le juste et l'équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel.
Soyez assidus à la prière; qu'elle vous tienne vigilants, dans l'action de grâces.
Priez pour nous en particulier, afin que Dieu ouvre un champ libre à notre prédication et que nous puissions annoncer le mystère du Christ; c'est à cause de lui que je suis dans les fers;
obtenez-moi de le publier en parlant comme je le dois.
Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors; sachez tirer parti de la période présente.
Que votre langage soit toujours aimable, plein d'à-propos, avec l'art de répondre à chacun comme il faut.
Pour tout ce qui me concerne, Tychique vous informera, ce frère bien-aimé qui m'est un fidèle assistant et compagnon de service dans le Seigneur.
Je vous l'envoie tout exprès pour vous donner de nos nouvelles et réconforter vos cœurs.
Je lui adjoins Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est de chez vous. Ils vous apprendront tout ce qui se passe ici.
10 Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le cousin de Barnabé, au sujet duquel vous avez reçu des instructions: s'il vient chez vous, faites-lui bon accueil.
11 Jésus surnommé Justus vous salue également. De ceux qui nous sont venus de la Circoncision, ce sont les seuls qui travaillent avec moi pour le Royaume de Dieu; ils m'ont été une consolation.
12 Épaphras, votre compatriote, vous salue; ce serviteur du Christ Jésus ne cesse de lutter pour vous dans ses prières, afin que vous teniez ferme, parfaits et bien établis dans tous les vouloirs divins.
13 Oui, je lui rends ce témoignage qu'il prend beaucoup de peine pour vous, ainsi que pour ceux de Laodicée et pour ceux de Hiérapolis.
14 Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin, et de Démas.
15 Saluez les frères qui sont à Laodicée, avec Nymphas et l'Église qui s'assemble dans sa maison.
16 Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites qu'on la lise aussi dans l'Église des Laodicéens, et procurez-vous celle de Laodicée, pour la lire à votre tour.
17 Dites à Archippe : " Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, et tâche de bien l'accomplir. "
18 Voici le salut de ma main, à moi, Paul. Souvenez-vous de mes chaînes ! La grâce soit avec vous !
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Paul achève son discours sur le Royaume et sur la vie spirituelle dans sa lettre aux chrétiens de Colosses par un appel à la prière...  Lire la suite

Paul achève son discours sur le Royaume et sur la vie spirituelle dans sa lettre aux chrétiens de Colosses par un appel à la prière, afin que, lorsqu'un témoignage sera nécessaire, chacun, y compris l'apôtre lui-même, se montre un témoin digne (v. 2-6). Cet appel de Paul fait écho à un autre, où l'apôtre invite ses frères de Colosses à garder la parole du Christ (Col. 3:16). Un tel appel s'avère tout à fait traditionnel quant à la compréhension du texte sacré et de son rôle dans la vie spirituelle. En effet, la tradition rabbinique au temps de Paul voyait dans la Torah non seulement un texte qui exigeait étude et mise en pratique, mais aussi un moyen de communion avec Dieu et de connaissance de Dieu, ce qu'était la lecture de la Torah pour le Juif croyant. Une vie spirituelle normale et plénière exigeait de chacun qu'il fasse croître dans son coeur ce qu'on appelait la Torah intérieure: l'axe spirituel de la personnalité, fondé sur la pratique de l'observance des commandements et sur le témoignage de la fidélité à Dieu et à la Torah, témoignage non seulement par la parole, mais par toute la vie.

Paul, comme on le voit, transpose cette conception traditionnelle de la Torah intérieure aux relations des fidèles avec le Christ, sans lesquelles il n'y a pas de christianisme. La Torah intérieure a toujours été pensée comme quelque chose d'inséparable d'une communion constante avec Dieu, au point qu'à l'époque évangélique, dans les milieux rabbiniques, on discutait même de l'obligation pour le Juif croyant de prier sans cesse; et Paul conseille lui aussi aux chrétiens de Colosses de demeurer constamment dans la prière, ayant peut-être à l'esprit une pratique de ce genre (v. 2).

Cependant, dans le cas présent, l'apôtre considérait comme tâche principale non seulement la formation de la Torah intérieure dans le coeur de ses destinataires, mais aussi leur enracinement dans la vie du Royaume. C'était la continuation de l'ancienne tradition, repensée à la lumière de la nouvelle révélation messianique et de l'expérience de la vie du Royaume. Et les fidèles étaient désormais appelés à témoigner non seulement de leur fidélité à Dieu et à la Torah, mais aussi du Royaume auquel ils avaient pris part. C'est à un tel témoignage que l'apôtre appelle ses frères de Colosses, le considérant comme la tâche principale de tout chrétien dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore transfiguré jusqu'au bout.

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