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RÉFLEXIONS pour Is 52:1-15

1 Éveille-toi, éveille-toi,
revêts ta force, Sion !
revêts tes habits les plus magnifiques,
Jérusalem, ville sainte,
car ils ne viendront plus jamais chez toi,
l’incirconcis et l’impur.
2 Secoue ta poussière, lève-toi, Jérusalem captive !
les chaînes sont tombées de ton cou, fille de Sion captive !
3 Car ainsi parle Yahvé :
Vous avez été vendus pour rien,
vous serez rachetés sans argent.
4 Car ainsi parle le Seigneur Yahvé :
C’est en Égypte qu’autrefois mon peuple est descendu pour y séjourner,
c’est Assur qui à la fin l’a opprimé.
5 Mais maintenant, qu’ai-je à faire ici ?
— oracle de Yahvé —
car mon peuple a été enlevé pour rien,
ses maîtres poussent des cris de triomphe
— oracle de Yahvé —
sans cesse, tout le jour, mon nom est bafoué.
6 C’est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom,
c’est pourquoi il saura, en ce jour-là,
que c’est moi qui dis : « Me voici. »
7 Qu’ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds du messager qui annonce la paix,
du messager de bonnes nouvelles qui annonce le salut,
qui dit à Sion : « Ton Dieu règne. »
8 C’est la voix de tes guetteurs : ils élèvent la voix,
ensemble ils poussent des cris de joie,
car ils ont vu de leurs propres yeux Yahvé qui revient à Sion.
9 Ensemble poussez des cris, des cris de joie, ruines de Jérusalem !
car Yahvé a consolé son peuple, il a racheté Jérusalem.
10 Yahvé a découvert son bras de sainteté
aux yeux de toutes les nations,
et tous les confins de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.
11 Allez-vous-en, allez-vous-en, sortez d’ici,
ne touchez à rien d’impur,
sortez du milieu d’elle, purifiez-vous,
vous qui portez les objets de Yahvé.
12 Car vous ne sortirez pas à la hâte,
vous ne vous en irez pas en fuyards,
c’est Yahvé, en effet, qui marche à votre tête,
et votre arrière-garde, c’est le Dieu d’Israël.
13 Voici que mon serviteur prospérera,
il grandira, s’élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d’épouvante à sa vue,
— car il n’avait plus figure humaine,
et son apparence n’était plus celle d’un homme —
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction,
devant lui des rois resteront bouche close,
pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté,
pour avoir appris ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.
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La lecture d'aujourd'hui est entièrement consacrée à la renaissance prochaine de Jérusalem. Bien sûr, la prophétie rapportée ici avait aussi un sens historique tout à fait concret : après l'édit de Cyrus et le retour en Judée des rapatriés de Babylone, la ville et le Temple furent effectivement reconstruits. Ressuscitée de ses ruines, Jérusalem devint ensuite un grand centre économique, politique et culturel du Proche-Orient ancien. Pourtant, Isaïe ne parle manifestement pas seulement de l'histoire. Au centre de sa prédication se trouve non pas le retour du peuple, mais le retour de Dieu au lieu d'où Il avait autrefois été chassé (v. 8). Ézéchiel avait vu en son temps Dieu quitter le Temple, où il ne Lui restait plus de place (Ez 11:22–23) ; il fut maintenant révélé à Isaïe qu'Il reviendrait au lieu où s'élevait autrefois Sa maison, qui serait rebâtie.

Mais cela ne signifierait pas un retour au passé. Désormais, Il revient comme Roi (v. 7), ce qui signifie que vient le temps du triomphe de ce Royaume dont les prophètes d'avant l'exil avaient déjà parlé. La Jérusalem nouvelle devient le centre de ce Royaume. La Jérusalem d'Isaïe de Babylone est la Jérusalem messianique. Elle n'en demeure pas moins une ville terrestre parfaitement réelle, dont on peut toucher les murailles et les tours et parcourir les rues.

En outre, il ne s'agit pas seulement d'une ville nouvelle, mais aussi d'un peuple nouveau (v. 14–15). La communauté des exilés devient ce reste dont Isaïe de Jérusalem avait déjà parlé. Et lorsque Dieu revient dans Sa maison et ramène Son peuple sur la terre de ses pères, le reste, transfiguré, devient le noyau du nouvel Israël messianique. Son apparition, bien sûr, n'était attendue par aucun de ceux qui avaient autrefois chassé les Juifs de cette terre, convaincus d'en avoir fini pour toujours avec la ville rebelle. C'est seulement lorsque tout cela se sera accompli que le Messie promis par Dieu apparaîtra au monde.

Autres réflexions

 
Pour Is 52:1-12
1 Éveille-toi, éveille-toi,
revêts ta force, Sion !
revêts tes habits les plus magnifiques,
Jérusalem, ville sainte,
car ils ne viendront plus jamais chez toi,
l’incirconcis et l’impur.
2 Secoue ta poussière, lève-toi, Jérusalem captive !
les chaînes sont tombées de ton cou, fille de Sion captive !
3 Car ainsi parle Yahvé :
Vous avez été vendus pour rien,
vous serez rachetés sans argent.
4 Car ainsi parle le Seigneur Yahvé :
C’est en Égypte qu’autrefois mon peuple est descendu pour y séjourner,
c’est Assur qui à la fin l’a opprimé.
5 Mais maintenant, qu’ai-je à faire ici ?
— oracle de Yahvé —
car mon peuple a été enlevé pour rien,
ses maîtres poussent des cris de triomphe
— oracle de Yahvé —
sans cesse, tout le jour, mon nom est bafoué.
6 C’est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom,
c’est pourquoi il saura, en ce jour-là,
que c’est moi qui dis : « Me voici. »
7 Qu’ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds du messager qui annonce la paix,
du messager de bonnes nouvelles qui annonce le salut,
qui dit à Sion : « Ton Dieu règne. »
8 C’est la voix de tes guetteurs : ils élèvent la voix,
ensemble ils poussent des cris de joie,
car ils ont vu de leurs propres yeux Yahvé qui revient à Sion.
9 Ensemble poussez des cris, des cris de joie, ruines de Jérusalem !
car Yahvé a consolé son peuple, il a racheté Jérusalem.
10 Yahvé a découvert son bras de sainteté
aux yeux de toutes les nations,
et tous les confins de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.
11 Allez-vous-en, allez-vous-en, sortez d’ici,
ne touchez à rien d’impur,
sortez du milieu d’elle, purifiez-vous,
vous qui portez les objets de Yahvé.
12 Car vous ne sortirez pas à la hâte,
vous ne vous en irez pas en fuyards,
c’est Yahvé, en effet, qui marche à votre tête,
et votre arrière-garde, c’est le Dieu d’Israël.
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Des paroles adressées à Jérusalem émane la joie, même lorsqu'elles sont lues hors contexte. Une joie d'autant plus grande...  Lire la suite

Des paroles adressées à Jérusalem émane la joie, même lorsqu'elles sont lues hors contexte. Une joie d'autant plus grande est éprouvée lorsque nous voyons que, par une parole d'encouragement, le Seigneur s'adresse à une ville dont les habitants avaient été maintes fois repris par les prophètes qu'Il leur avait envoyés pour leurs péchés et leurs iniquités, puis avaient beaucoup souffert en payant pour ces péchés. Mais à chaque pécheur le Seigneur donne la possibilité de changements positifs dans sa vie ; Il ne prive personne d'espérance.

Quand il semble que les difficultés dépassent les forces nécessaires pour y faire face, et qu'on ne comprend plus comment être ni que faire, quand jour après jour il faut supporter échecs et défaites, et que derrière l'obscurité de ses propres péchés on ne voit aucune éclaircie, le Seigneur restera tout de même avec nous. Avec foi, on peut s'appuyer sur Son soutien et sortir des ténèbres pas à pas.

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Pour Is 52:1-12
1 Éveille-toi, éveille-toi,
revêts ta force, Sion !
revêts tes habits les plus magnifiques,
Jérusalem, ville sainte,
car ils ne viendront plus jamais chez toi,
l’incirconcis et l’impur.
2 Secoue ta poussière, lève-toi, Jérusalem captive !
les chaînes sont tombées de ton cou, fille de Sion captive !
3 Car ainsi parle Yahvé :
Vous avez été vendus pour rien,
vous serez rachetés sans argent.
4 Car ainsi parle le Seigneur Yahvé :
C’est en Égypte qu’autrefois mon peuple est descendu pour y séjourner,
c’est Assur qui à la fin l’a opprimé.
5 Mais maintenant, qu’ai-je à faire ici ?
— oracle de Yahvé —
car mon peuple a été enlevé pour rien,
ses maîtres poussent des cris de triomphe
— oracle de Yahvé —
sans cesse, tout le jour, mon nom est bafoué.
6 C’est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom,
c’est pourquoi il saura, en ce jour-là,
que c’est moi qui dis : « Me voici. »
7 Qu’ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds du messager qui annonce la paix,
du messager de bonnes nouvelles qui annonce le salut,
qui dit à Sion : « Ton Dieu règne. »
8 C’est la voix de tes guetteurs : ils élèvent la voix,
ensemble ils poussent des cris de joie,
car ils ont vu de leurs propres yeux Yahvé qui revient à Sion.
9 Ensemble poussez des cris, des cris de joie, ruines de Jérusalem !
car Yahvé a consolé son peuple, il a racheté Jérusalem.
10 Yahvé a découvert son bras de sainteté
aux yeux de toutes les nations,
et tous les confins de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.
11 Allez-vous-en, allez-vous-en, sortez d’ici,
ne touchez à rien d’impur,
sortez du milieu d’elle, purifiez-vous,
vous qui portez les objets de Yahvé.
12 Car vous ne sortirez pas à la hâte,
vous ne vous en irez pas en fuyards,
c’est Yahvé, en effet, qui marche à votre tête,
et votre arrière-garde, c’est le Dieu d’Israël.
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Jérusalem sera donc restaurée. Le Seigneur Lui-même conduira les captifs vers la terre sainte et demeurera Lui-même sur Sion...  Lire la suite

Jérusalem sera donc restaurée. Le Seigneur Lui-même conduira les captifs vers la terre sainte et demeurera Lui-même sur Sion. Israël, serviteur du Seigneur, sera exalté et prospérera après de longues souffrances et humiliations. Dans le destin de Jérusalem, frappée pour les péchés du peuple mais restaurée par la puissance de Dieu, les chrétiens ont vu une préfiguration du Christ, qui a subi la crucifixion et la mort, mais a été glorifié « plus que les fils des hommes ». Cette prophétie, comme le chapitre 53 qui suit, est sans doute celle qui parle le plus clairement des souffrances du Messie. Peut-être est-ce aussi le chemin de chacun, car chacun de nous a connu, et connaîtra encore, des épreuves et des douleurs. Les paroles d'Isaïe aujourd'hui sont donc un appel qui nous est adressé : ne pas nous décourager ni désespérer, mais nous souvenir, même dans les moments les plus difficiles, de la miséricorde de Dieu, qui n'abandonnera pas ceux qui servent Dieu et mettent en Lui leur espérance.

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Pour Is 52:7
7 Qu’ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds du messager qui annonce la paix,
du messager de bonnes nouvelles qui annonce le salut,
qui dit à Sion : « Ton Dieu règne. »
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Isaïe de Babylone était l’un des premiers, qui a parlé de la fin imminente de Babylone et du retour du peuple juif sur la terre de leurs pères. Quand il a commencé son sermon, cela semblait tout à fait improbable : rien n'indiquait aux changements rapides. Et tout de même ils se sont produits, rapidement et pour la plupart de gens inattendus...  Lire la suite

Isaïe de Babylone était l’un des premiers, qui a parlé de la fin imminente de Babylone et du retour du peuple juif sur la terre de leurs pères. Quand il a commencé son sermon, cela semblait tout à fait improbable : rien n'indiquait aux changements rapides. Et tout de même ils se sont produits, rapidement et pour la plupart de gens inattendus: l'armée perse sous le commandement de Cyrus le Grand a pris d'assaut Babylone et a mis fin à l'existence de Babylone. Pour les Juifs cela signifiait la possibilité de revenir sur la terre de leurs pères : peu après la fin de la guerre avec Babylone, en 517 avant J.C., Cyrus publia un décret sur le retour des Juifs sur la terre de leurs ancêtres. Alors qui était Isaïe: un prédicateur? Un visionnaire voyant tout ce qu’il va arriver?

Probablement, tout de même non. Il est tout à fait possible que le prophète ne pensait même pas aux événements politiques, lorsqu’il prédisait la fin rapide de la captivité. Il lui était révélé autre chose : il a compris que l'état spirituel du peuple avait changé, et que la période de la confession était finie. Bien sûr comprendre cela seulement par l’esprit humain, bien que et pénétrant, est impossible : il faut voir ici les profondeurs du coeur humain, et pas d’un seul, mais de plusieurs coeurs. Une telle chose est possible seulement à Dieu. Mais Dieu peut révéler Sa vision, à qui Il voudra. Et alors sur les montagnes sonne la bonne nouvelle : le temps de l'expiation du peuple est venu. Et en même temps est venu le moment de l'arrivée du Messie. Au fait, la Bonne Nouvelle était, en premier lieu, la nouvelle de l'arrivée du Messie, qu’on attendait tout juste après la fin de la captivité et le retour du peuple sur la terre de leurs pères. Bien sûr, il était encore nécessaire de restaurer la ville et le Temple, dont il restait seulement le fondement, mais cette tâche s’avéra aux futurs rapatriés facilement réalisable.

L'essentiel était dans le fait qu'est venu, enfin, le temps du Royaume de Dieu, le temps, lorsque Dieu Lui-même commencera à gouverner Son peuple. Au fait, le Royaume messianique était perçu par la plupart des croyants yahvistes, comme le Royaume de Dieu : car en le Messie ils voyaient, en premier lieu, le Régent envoyé par Dieu, Qui devait restaurer l'État indépendant juif et introduire en lui des lois, correspondantes à la Torah. C'était important : car personne de ceux qui attendaient la possibilité de revenir sur la terre de leurs pères, ne voulait plus de nouveau la perdre à cause de la violation des commandements donnés par Dieu. Le Royaume de Dieu devait notamment être le Royaume de Dieu Lui-même, où Il gouverne conformément à Ses lois à travers le Messie envoyé et mis à la tête du peuple par Lui.

Bien sûr, un tel tableau d’une société et État idéal était un peu schématique, et les espoirs de sa réalisation immédiate — quelque peu naïf. Et encore, avant l'arrivée du Messie il restait encore pas un siècle. Et tout de même, de la captivité est vraiment revenu déjà tout à fait un autre peuple. Le peuple, pour qui l'apostasie était pire que la mort, peuple, pour lequel le respect de la Torah était quelque chose qui va de soi, autant qu’il ne fallait même pas parler de cela, peuple, qui ne voulait déjà plus retourner au passé, mais voulait aller en avant — dans le Royaume du Messie, Qu’il [le peuple] s'imaginait encore de manière très terrestre, mais qu’il attendait sincèrement. Commençait une nouvelle étape de l'histoire du peuple de Dieu, qui devait s'achever au seuil du Nouveau Testament.

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Pour Is 52:15
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction,
devant lui des rois resteront bouche close,
pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté,
pour avoir appris ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.
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Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui...  Lire la suite

Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui, après deux mille années qu'il fut accompli. Le problème est que l’homme n’est pas capable d'imaginer ce que c'est le salut et ce qu’accomplit le Christ pour lui précisément. La mort de la croix du Sauveur était inconcevable et impossible pour l'antiquité; les Hellènes et les Juifs, les croyants et les païens, se laissaient séduire et trouvaient comme folie la supposition même que le Fils de Dieu peut mourir pour nous.

Aujourd'hui il est aussi pour nous inconcevable que c’est justement dans cette mort de Christ qu’est conclue Sa victoire sur le péché et la mort. Les gens de toutes époques attendent quelque chose d'autre. Le plus souvent nous attendons le roi, qui nous conduira à la vie éternelle par la main de fer, sans penser qu'une telle vie éternelle serait un camp de concentration éternel. Parfois nous attendons le Maître, qui nous apprendra la vie, oubliant que la vie éternelle consiste en Dieu Lui-même, et non dans l'accomplissement de certaines normes et règles. Mais nous n'attendons pas Celui, qui prendra notre humiliation, notre souffrance et notre pénible supplice. C'est trop terrible, pour que les gens puissent inventer une pareille chose. Et c'est pour cela que le prophète parle de la stupéfaction, avec laquelle les gens contemplent au pied de la Croix.

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Pour Is 52:15
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction,
devant lui des rois resteront bouche close,
pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté,
pour avoir appris ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.
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Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui...  Lire la suite

Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui, après deux mille années qu'il fut accompli. Le problème est que l’homme n’est pas capable d'imaginer ce que c'est le salut et ce qu’accomplit le Christ pour lui précisément. La mort de la croix du Sauveur était inconcevable et impossible pour l'antiquité; les Hellènes et les Juifs, les croyants et les païens, se laissaient séduire et trouvaient comme folie la supposition même que le Fils de Dieu peut mourir pour nous.

Aujourd'hui il est aussi pour nous inconcevable que c’est justement dans cette mort de Christ qu’est conclue Sa victoire sur le péché et la mort. Les gens de toutes époques attendent quelque chose d'autre. Le plus souvent nous attendons le roi, qui nous conduira à la vie éternelle par la main de fer, sans penser qu'une telle vie éternelle serait un camp de concentration éternel. Parfois nous attendons le Maître, qui nous apprendra la vie, oubliant que la vie éternelle consiste en Dieu Lui-même, et non dans l'accomplissement de certaines normes et règles. Mais nous n'attendons pas Celui, qui prendra notre humiliation, notre souffrance et notre pénible supplice. C'est trop terrible, pour que les gens puissent inventer une pareille chose. Et c'est pour cela que le prophète parle de la stupéfaction, avec laquelle les gens contemplent au pied de la Croix.

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Pour Is 52:13-53:12
13 Voici que mon serviteur prospérera,
il grandira, s’élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d’épouvante à sa vue,
— car il n’avait plus figure humaine,
et son apparence n’était plus celle d’un homme —
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction,
devant lui des rois resteront bouche close,
pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté,
pour avoir appris ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.
1 Qui a cru ce que nous entendions dire,
et le bras de Yahvé, à qui s’est-il révélé ?
2 Comme un surgeon il a grandi devant lui,
comme une racine en terre aride ;
sans beauté ni éclat pour attirer nos regards,
et sans apparence qui nous eût séduits ;
3 objet de mépris, abandonné des hommes,
homme de douleur, familier de la souffrance,
comme quelqu’un devant qui on se voile la face,
méprisé, nous n’en faisions aucun cas.
4 Or ce sont nos souffrances qu’il portait
et nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous le considérions comme puni,
frappé par Dieu et humilié.
5 Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes,
écrasé à cause de nos fautes.
Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui,
et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
6 Tous, comme des moutons, nous étions errants,
chacun suivant son propre chemin,
et Yahvé a fait retomber sur lui
nos fautes à tous.
7 Maltraité, il s’humiliait, il n’ouvrait pas la bouche,
comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir,
comme devant les tondeurs une brebis muette,
il n’ouvrait pas la bouche.
8 Par contrainte et jugement il a été saisi.
Parmi ses contemporains, qui s’est inquiété
qu’il ait été retranché de la terre des vivants,
qu’il ait été frappé pour le crime de son peuple ?
9 On lui a donné un sépulcre avec les impies
et sa tombe est avec le riche,
bien qu’il n’ait pas commis de violence
et qu’il n’y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l’écraser par la souffrance ;
s’il offre sa vie en sacrifice expiatoire,
il verra une postérité, il prolongera ses jours,
et par lui la volonté de Yahvé s’accomplira.
11 À la suite de l’épreuve endurée par son âme,
il verra la lumière et sera comblé.
Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes
en s’accablant lui-même de leurs fautes.
12 C’est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes,
et avec les puissants il partagera le butin,
parce qu’il s’est livré lui-même à la mort
et qu’il a été compté parmi les criminels,
alors qu’il portait le péché des multitudes
et qu’il intercédait pour les criminels.
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L'image du Messie souffrant ne se rencontre, parmi tous les prophètes, que chez Isaïe de Babylone. Pour ses contemporains, ces paroles paraissaient étranges : l'image du Messie s'associait pour eux moins que tout à quelque souffrance que ce soit. Le Messie était pour eux un Roi juste, qui vivrait aussi royalement. Quelles souffrances pourrait-il donc y avoir ici ?...  Lire la suite

L'image du Messie souffrant ne se rencontre, parmi tous les prophètes, que chez Isaïe de Babylone. Pour ses contemporains, ces paroles paraissaient étranges : l'image du Messie s'associait pour eux moins que tout à quelque souffrance que ce soit. Le Messie était pour eux un Roi juste, qui vivrait aussi royalement. Quelles souffrances pourrait-il donc y avoir ici ?

Pourtant, dans les paroles du prophète retentit une révélation concernant les lois fondamentales de la vie spirituelle. Ce n'est pas par hasard qu'il dit que le Messie souffre non pour Ses propres péchés, mais pour les péchés d'autres hommes, pour les péchés de tout le peuple de Dieu. Et Il souffre volontairement. Cela signifie que le Messie prend sur Lui la responsabilité des péchés du peuple, à peu près comme aujourd'hui encore une personne peut rembourser les dettes d'une autre en payant ses créanciers à sa place. Certes, lorsqu'il s'agit d'un crime, le transfert de responsabilité à une autre personne est aujourd'hui impossible. Aujourd'hui, chacun répond lui-même devant la loi. Mais dans l'Antiquité, il était possible de se porter garant même d'un criminel, en assumant la responsabilité du crime qu'il avait commis et en subissant le châtiment correspondant. Dans ce cas, on supposait que le garant connaissait bien celui pour qui il se portait garant et qu'il avait en lui une telle confiance qu'il était prêt à le libérer des conséquences de son acte. Les motifs du garant étaient alors sans importance. On exigeait seulement de lui qu'il prenne sur lui les conséquences du crime commis par le criminel.

C'est précisément ce que fait le Messie d'Isaïe devant Dieu : Il prend sur Lui la responsabilité des péchés commis par le peuple et porte toutes les conséquences de ces péchés. Le peuple, après cela, est libéré de la responsabilité et reçoit la chance de commencer une vie nouvelle à partir d'une page blanche. C'était la seule chance : car on ne peut entrer dans le Royaume avec le poids des conséquences que produit le péché commis consciemment et volontairement, et de tels péchés furent nombreux dans l'histoire du peuple. Quelqu'un devait les prendre sur lui, donnant aux autres la possibilité d'entrer dans le Royaume sans être écrasés par un fardeau insupportable pour la vie nouvelle. Et le Messie le fait, tout aussi volontairement et consciemment que le peuple avait autrefois péché de manière pleinement consciente et volontaire, ouvrant ainsi au peuple la route du Royaume et devenant le Rédempteur.

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Pour Is 52:13-53:12
13 Voici que mon serviteur prospérera,
il grandira, s’élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d’épouvante à sa vue,
— car il n’avait plus figure humaine,
et son apparence n’était plus celle d’un homme —
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction,
devant lui des rois resteront bouche close,
pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté,
pour avoir appris ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.
1 Qui a cru ce que nous entendions dire,
et le bras de Yahvé, à qui s’est-il révélé ?
2 Comme un surgeon il a grandi devant lui,
comme une racine en terre aride ;
sans beauté ni éclat pour attirer nos regards,
et sans apparence qui nous eût séduits ;
3 objet de mépris, abandonné des hommes,
homme de douleur, familier de la souffrance,
comme quelqu’un devant qui on se voile la face,
méprisé, nous n’en faisions aucun cas.
4 Or ce sont nos souffrances qu’il portait
et nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous le considérions comme puni,
frappé par Dieu et humilié.
5 Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes,
écrasé à cause de nos fautes.
Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui,
et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
6 Tous, comme des moutons, nous étions errants,
chacun suivant son propre chemin,
et Yahvé a fait retomber sur lui
nos fautes à tous.
7 Maltraité, il s’humiliait, il n’ouvrait pas la bouche,
comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir,
comme devant les tondeurs une brebis muette,
il n’ouvrait pas la bouche.
8 Par contrainte et jugement il a été saisi.
Parmi ses contemporains, qui s’est inquiété
qu’il ait été retranché de la terre des vivants,
qu’il ait été frappé pour le crime de son peuple ?
9 On lui a donné un sépulcre avec les impies
et sa tombe est avec le riche,
bien qu’il n’ait pas commis de violence
et qu’il n’y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l’écraser par la souffrance ;
s’il offre sa vie en sacrifice expiatoire,
il verra une postérité, il prolongera ses jours,
et par lui la volonté de Yahvé s’accomplira.
11 À la suite de l’épreuve endurée par son âme,
il verra la lumière et sera comblé.
Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes
en s’accablant lui-même de leurs fautes.
12 C’est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes,
et avec les puissants il partagera le butin,
parce qu’il s’est livré lui-même à la mort
et qu’il a été compté parmi les criminels,
alors qu’il portait le péché des multitudes
et qu’il intercédait pour les criminels.
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Même si nous ne connaissions pas la lecture traditionnelle de ces lignes, il nous serait tout de même impossible de ne pas les comparer aux...  Lire la suite

Même si nous ne connaissions pas la lecture traditionnelle de ces lignes, il nous serait tout de même impossible de ne pas les comparer aux passages de l’Évangile qui ont conservé le récit des souffrances et des humiliations du Christ ; c’est donc à très juste titre qu’Isaïe est appelé « l’évangéliste de l’Ancien Testament ». Mais nous savons que, plusieurs siècles plus tard, beaucoup de ceux qui connaissaient et relisaient sans cesse le Livre d’Isaïe n’ont pas reconnu en Jésus Celui dont parlait le prophète. La prophétie est restée incomprise.

Devons-nous, nous chrétiens, nous élever au-dessus des anciens Juifs sous prétexte que nous comprenons plus justement les paroles prophétiques ? Sommes-nous toujours prêts à voir l’image de Dieu en celui qui ne correspond pas à nos idées de prospérité, de talent et de réussite ? Une « théologie de la réussite » reste populaire chez certains chrétiens : elle tente de proclamer que les succès de la vie sont une récompense venue d’en haut — ce qui est possible, mais loin d’être vrai dans tous les cas ! — et que les échecs témoignent de la défaveur de Dieu...

Mais toutes les tentatives séduisantes d’adapter la doctrine aux intérêts terrestres et aux conceptions pragmatiques ont été rejetées d’avance aussi bien par la prophétie d’Isaïe que, plus encore, par Celui dont parlait le prophète.

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Pour Is 52:13-53:12
13 Voici que mon serviteur prospérera,
il grandira, s’élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d’épouvante à sa vue,
— car il n’avait plus figure humaine,
et son apparence n’était plus celle d’un homme —
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction,
devant lui des rois resteront bouche close,
pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté,
pour avoir appris ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.
1 Qui a cru ce que nous entendions dire,
et le bras de Yahvé, à qui s’est-il révélé ?
2 Comme un surgeon il a grandi devant lui,
comme une racine en terre aride ;
sans beauté ni éclat pour attirer nos regards,
et sans apparence qui nous eût séduits ;
3 objet de mépris, abandonné des hommes,
homme de douleur, familier de la souffrance,
comme quelqu’un devant qui on se voile la face,
méprisé, nous n’en faisions aucun cas.
4 Or ce sont nos souffrances qu’il portait
et nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous le considérions comme puni,
frappé par Dieu et humilié.
5 Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes,
écrasé à cause de nos fautes.
Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui,
et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
6 Tous, comme des moutons, nous étions errants,
chacun suivant son propre chemin,
et Yahvé a fait retomber sur lui
nos fautes à tous.
7 Maltraité, il s’humiliait, il n’ouvrait pas la bouche,
comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir,
comme devant les tondeurs une brebis muette,
il n’ouvrait pas la bouche.
8 Par contrainte et jugement il a été saisi.
Parmi ses contemporains, qui s’est inquiété
qu’il ait été retranché de la terre des vivants,
qu’il ait été frappé pour le crime de son peuple ?
9 On lui a donné un sépulcre avec les impies
et sa tombe est avec le riche,
bien qu’il n’ait pas commis de violence
et qu’il n’y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l’écraser par la souffrance ;
s’il offre sa vie en sacrifice expiatoire,
il verra une postérité, il prolongera ses jours,
et par lui la volonté de Yahvé s’accomplira.
11 À la suite de l’épreuve endurée par son âme,
il verra la lumière et sera comblé.
Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes
en s’accablant lui-même de leurs fautes.
12 C’est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes,
et avec les puissants il partagera le butin,
parce qu’il s’est livré lui-même à la mort
et qu’il a été compté parmi les criminels,
alors qu’il portait le péché des multitudes
et qu’il intercédait pour les criminels.
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Les lignes du prophète Isaïe font comprendre avec une clarté terrifiante que Jésus, innocent, a été tourmenté et qu'Il est allé volontairement à la mort. Dans les rares moments où nous approchons de ce mystère, le cœur est transpercé par la douleur devant l'injustice faite à l'Innocent et devant Sa douceur lorsqu'Il Se livre volontairement. Il est allé à la plus terrible des morts connues de l'humanité pour nous—pour tous les hommes—ceux qui ont vécu sur la terre et ceux...  Lire la suite

Les lignes du prophète Isaïe font comprendre avec une clarté terrifiante que Jésus, innocent, a été tourmenté et qu'Il est allé volontairement à la mort. Dans les rares moments où nous approchons de ce mystère, le cœur est transpercé par la douleur devant l'injustice faite à l'Innocent et devant Sa douceur lorsqu'Il Se livre volontairement. Il est allé à la plus terrible des morts connues de l'humanité pour nous—pour tous les hommes—ceux qui ont vécu sur la terre et ceux qui doivent encore naître. Et ce qu'il y a de plus terrible—et de plus beau—c'est que je suis parmi ces hommes... Pour moi, Il a porté ces souffrances afin de racheter mon péché par Son sacrifice, et par là Il donne la vie, parce qu'Il « est devenu pour tous ceux qui Lui obéissent la cause du salut éternel » (He 5:9).

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