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RÉFLEXIONS pour Lc 12:35-59

35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils!
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? "
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte!
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé !
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois:
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. "
54 Il disait encore aux foules : " Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il.
55 Et lorsque c'est le vent du midi qui souffle, vous dites qu'il va faire chaud, et c'est ce qui arrive.
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas?
57 " Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ?
58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d'en finir avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'exécuteur, et que l'exécuteur ne te jette en prison.
59 Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies rendu même jusqu'au dernier sou. "
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La venue du Royaume de Dieu est un mystère peut-être aussi grand que celui du Royaume lui-même. C'est pourquoi le Seigneur appelle les disciples à veiller, afin de ne pas manquer ni laisser passer dans leur sommeil la venue du Royaume dans leur vie. Il ne s'agit probablement pas seulement d'être constamment prêts à mourir ou à accueillir la Seconde Venue du Christ.

Le Christ entre aussi dans la vie humaine au moment où l'homme s'y attend le moins : à tout instant, nous pouvons nous trouver devant un choix d'une importance vitale ou une rencontre décisive. Malheur à celui qui ne remarque pas le Christ au moment où il est appelé à participer à l'accomplissement du Royaume de Dieu. Ce n'est pas que Dieu S'offensera et le punira, mais qu'en passant à côté de ce Royaume, l'homme manquera l'événement le plus important et la rencontre la plus importante de sa vie. C'est pourquoi, à l'approche de la Rencontre définitive, le Seigneur appelle les hommes à ne pas manquer Sa présence dès ici-bas, en chemin vers le triomphe du Royaume de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Lc 12:35-59
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils!
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? "
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte!
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé !
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois:
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. "
54 Il disait encore aux foules : " Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il.
55 Et lorsque c'est le vent du midi qui souffle, vous dites qu'il va faire chaud, et c'est ce qui arrive.
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas?
57 " Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ?
58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d'en finir avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'exécuteur, et que l'exécuteur ne te jette en prison.
59 Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies rendu même jusqu'au dernier sou. "
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La venue du Royaume de Dieu est un mystère peut-être non moins profond que le mystère du Royaume lui-même...  Lire la suite

La venue du Royaume de Dieu est un mystère peut-être non moins profond que le mystère du Royaume lui-même. C’est pourquoi le Seigneur appelle Ses disciples à veiller, à ne pas manquer ni laisser passer dans leur sommeil la venue du Royaume dans leur vie. Il ne s’agit probablement pas seulement d’être constamment prêt à mourir ou à accueillir le second avènement du Christ. Le Christ entre aussi dans la vie humaine au moment où l’on s’y attend le moins : à tout instant, nous pouvons nous trouver devant un choix vital ou une rencontre décisive. Malheur à celui qui ne remarque pas le Christ au moment où il lui est demandé de participer à l’avènement du Royaume de Dieu. Le problème n’est pas que Dieu S’offensera et le punira, mais qu’en passant à côté de ce Royaume, cette personne passera à côté de l’événement le plus important et de la rencontre la plus importante de sa vie. C’est pourquoi, à l’approche de la Rencontre définitive, le Seigneur appelle les hommes à ne pas manquer Sa présence dès ici-bas, sur le chemin qui mène au triomphe du Royaume de Dieu.

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Pour Lc 12:35-59
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils!
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? "
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte!
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé !
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois:
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. "
54 Il disait encore aux foules : " Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il.
55 Et lorsque c'est le vent du midi qui souffle, vous dites qu'il va faire chaud, et c'est ce qui arrive.
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas?
57 " Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ?
58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d'en finir avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'exécuteur, et que l'exécuteur ne te jette en prison.
59 Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies rendu même jusqu'au dernier sou. "
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La lecture d'aujourd'hui touche un autre thème, très important pour comprendre ce qu'est la vie dans le Royaume. Mais le sens des paroles de Jésus ne devient clair que dans le contexte de la situation de cette époque de transition qui a commencé...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui touche un autre thème, très important pour comprendre ce qu'est la vie dans le Royaume. Mais le sens des paroles de Jésus ne devient clair que dans le contexte de la situation de cette époque de transition qui a commencé avec la venue du Sauveur et dans laquelle nous vivons. On pourrait l'appeler l'époque du Royaume qui vient, et elle s'achèvera par le retour de Jésus. Mais puisque nous ne connaissons pas les dates exactes de ce retour, la disponibilité est requise toujours, chaque jour et à chaque heure.

C'est précisément là le sens des paraboles racontées par Jésus (v. 36-48). Car lorsque, dans l'Évangile, il est question de la proximité du Royaume, il ne s'agit pas de la date de la seconde venue du Christ, mais du fait que le Royaume est déjà entré dans le monde, que sa présence pour nous aujourd'hui n'est déjà plus future mais présente; et si nous ne remarquons rien de semblable, c'est seulement parce que nous ne voulons pas le remarquer. Certes, il arrive que, sur ceux à qui Dieu confie des ministères liés au Royaume, l'éloignement apparent du terme du processus ait un effet relâchant, semblable à celui qu'avait sur le serviteur déchaîné de la parabole la pensée que le maître était loin (v. 45).

Il n'est pas étonnant que ceux qui savaient tout et qui, malgré cela, se sont permis de se relâcher soient l'objet d'une exigence plus sérieuse que ceux qui savaient moins (v. 47-48). Mais autre chose est intéressant. Dans le monde, il y a ceux qui savent davantage et ceux qui savent moins, mais, semble-t-il, il n'y a personne qui ne sache rien. Ce n'est pas un hasard si Jésus compare les signes du Royaume qui vient aux signes par lesquels, en ce temps-là, on déterminait l'approche d'un changement de temps: ils étaient tout aussi évidents et tout aussi compréhensibles pour chacun, de sorte qu'il était tout simplement impossible de ne pas les remarquer du tout et de ne rien comprendre (v. 54-57).

C'est précisément pourquoi la venue du Royaume divise les hommes, et la division, semble-t-il, ne passe pas par une frontière nationale, sociale ou religieuse, mais par-dessus toutes les frontières, séparant ceux qui accueillent le Royaume de ceux qui le rejettent, parfois vivant non seulement dans le même pays et la même ville, mais même dans la même maison (v. 51-53). Et cela arrive non parce que Dieu aurait besoin de divisions, mais parce que le Royaume est une réalité absolue: il est impossible d'y entrer en partie ou à moitié, et même d'y entrer «presque complètement» ne réussira pas. On entre dans le Royaume jusqu'au bout et sans regarder en arrière, ou bien on n'y entre pas du tout. Voilà pourquoi, dans l'Église, selon la parole de l'apôtre Paul, il ne peut y avoir «ni Grec ni Juif»: si l'Église demeure le Royaume et ne se transforme pas en organisation religieuse parmi beaucoup d'autres, une seule division reste actuelle pour elle: entre ceux qui accueillent le Royaume et ceux qui le rejettent. Toutes les autres divisions sont conditionnelles et relatives; celle-ci est absolue, aussi absolue que peut l'être la séparation entre la vie éternelle et la mort éternelle.

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Pour Lc 12:35-48
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils!
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? "
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte!
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
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Toute la prédication terrestre de Jésus parle du Royaume qui s'approche...  Lire la suite

Toute la prédication terrestre de Jésus parle du Royaume qui s'approche. Et Il accorde une très grande attention à notre disponibilité à y entrer. La venue de ce Royaume inclut le jugement et la séparation, car on ne peut pas y être tiède, on ne peut pas servir deux maîtres. Et tant que nous sommes en chemin vers lui, nous avons la possibilité, peut-être la dernière, de nous réconcilier avec celui qui nous accusera au jugement. Cela peut être notre conscience, ce peuvent être les personnes à qui nous avons fait du mal, et ce peut être le Seigneur Lui-même, comme dans la parabole du Jugement dernier (Mt. 25). Et plus la pousse du Royaume du Christ grandit dans nos coeurs, plus il faut courir vite nous réconcilier avec nos adversaires, afin de venir au jugement avec eux, déjà comme des amis.

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Pour Lc 12:35-38
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils!
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L'appel à veiller revient très souvent dans l'Évangile. Entre autres parce qu'être toujours sur ses gardes, toujours...  Lire la suite

L'appel à veiller revient très souvent dans l'Évangile. Entre autres parce qu'être toujours sur ses gardes, toujours se rappeler pourquoi et comment nous vivons, est un labeur insupportable. Insupportable parce que nous vivons dans le temps, tandis qu'il faut veiller dans l'attente de l'éternité.

Après avoir rencontré Dieu, nous sommes tellement éblouis par lui que, les premiers temps, un rappel aussi fréquent de notre inconstance nous paraît risible. Mais le temps passe, et il devient de plus en plus difficile de garder cette tension intérieure des premiers jours de la foi. Comme les premiers chrétiens, nous comprenons soudain que nous attendons avec impatience le second avènement, mais non plus depuis un jour ou deux, plutôt depuis dix, vingt ans ; et combien de décennies encore de cette vie lourde et terrible nous faudra-t-il pour l'attendre ? Et lui ne cesse de dire : « Veillez, ne vous relâchez pas, soyez prêts. L'essentiel, soyez prêts. »

Comme il est lourd d'être prêt. Chaque jour, se rendre compte qu'il faut attendre sa venue à lui, et non autre chose. Comme on voudrait mettre de l'ordre une fois pour toutes. Mais même si l'on cessait de bouger et qu'on restait assis sans remuer, il n'y aurait pas de désordre, certes, mais on se couvrirait de poussière. Et il faudra tout de même, jour après jour, dans l'attente de la venue du Christ, remettre de l'ordre, essuyer la poussière, laver les sols et attendre qu'il vienne.

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Pour Lc 12:35
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
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Dans les différents évangiles, il est beaucoup dit sur la nécessité d'être prêt à agir, qu'il s'agisse du témoignage rendu au Christ ou de la rencontre avec Lui. Beaucoup de paraboles du Sauveur en parlent. Les paroles sur les reins ceints et la lampe allumée nous ramènent au même thème...  Lire la suite

Dans les différents évangiles, il est beaucoup dit sur la nécessité d'être prêt à agir, qu'il s'agisse du témoignage rendu au Christ ou de la rencontre avec Lui. Beaucoup de paraboles du Sauveur en parlent. Les paroles sur les reins ceints et la lampe allumée nous ramènent au même thème. Jésus parle clairement de la disponibilité à agir, à rendre sa vie réellement chrétienne. La ceinture, surtout la ceinture du soldat, disait beaucoup dans l'Antiquité sur son propriétaire; dans l'armée, elle était même un signe distinctif remplaçant les épaulettes.

Un officier qui retirait sa ceinture et la remettait à son supérieur présentait en fait sa démission. Avant une campagne, chacun dans l'armée devait se ceindre, d'abord pour que tous voient son rang militaire. Mais dans la vie ordinaire, civile, retirer sa ceinture signifiait se relâcher et même se débrider; en russe, le mot «se déceindre» a justement ce sens. Sans ceinture, il était difficile d'imaginer un long voyage: on y portait habituellement une outre d'eau, un petit sac spécial pour l'argent et les papiers nécessaires, ainsi que de petits objets indispensables en route, comme le briquet.

Se ceindre signifiait donc habituellement se préparer à partir, et probablement pour une longue route. Mais le Sauveur a clairement en vue non seulement cet aspect extérieur de l'image. Il parle aussi de cette concentration intérieure qui s'obtient par l'observance cohérente des commandements et par le suivi de la Torah intérieure. Un tel suivi forme dans l'homme un noyau spirituel nécessaire à une vie chrétienne pleine.

L'image de la lampe est tout aussi riche de sens, et même plus encore: dans le même Sermon sur la montagne, elle signifie à la fois le témoignage qu'il est impossible, et inutile, de cacher, et la vision spirituelle de l'homme, avec l'image de l'œil comme lampe éclairant le corps humain. Bien sûr, on ne peut parler d'aucune pureté du regard s'il n'y a pas de noyau spirituel, atteint par le suivi de la Torah intérieure. Mais cette pureté ne restera qu'une possibilité si l'homme ne prend pas conscience de l'intégrité intérieure à laquelle il est parvenu et de la mesure de sa plénitude.

Si cette conscience est présente, alors le corps de l'homme est lumineux: l'homme ne se trompe pas sur lui-même, il prend conscience de sa vie intérieure et de chaque intention qui naît dans son cœur. Un tel homme sait qui il est, ce qu'il peut, ce qu'il ne peut pas, et ce qu'il vaut donc mieux qu'il n'entreprenne pas. Cependant, cette conscience est aussi nécessaire au témoignage plénier. Le témoignage chrétien ne peut pas être théorique: seul peut témoigner l'homme qui a vécu dans son expérience ce dont il parle, et une telle expérience ne peut être que celle de la communion avec le Christ et de la vie dans le Royaume.

Or une expérience de ce genre ne peut être acquise sans intégrité intérieure et sans vie consciente: même si une rencontre se produit, ou si advient une expérience de la réalité spirituelle, ou même de la réalité du Royaume, sans intégrité intérieure et sans conscience, l'homme ne pourra ni retenir, ni mémoriser, ni comprendre ce qu'il a vécu. Voilà pourquoi le Sauveur attire l'attention de Ses auditeurs sur les reins ceints et la lampe: sans eux, non seulement le témoignage, mais le chemin même du Royaume sont impossibles. Et il est donc impossible d'être Son disciple.

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Pour Lc 12:37
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
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Le Sauveur compare la situation des serviteurs de Dieu dans le peuple de Dieu à celle d'un esclave intendant. Il nous paraît aujourd'hui étrange de confier le soin de la maison et des serviteurs à un esclave...  Lire la suite

Le Sauveur compare la situation des serviteurs de Dieu dans le peuple de Dieu à celle d'un esclave intendant. Il nous paraît aujourd'hui étrange de confier le soin de la maison et des serviteurs à un esclave. Mais dans l'Antiquité, une telle pratique était assez largement répandue : tout dépendait de la mesure de confiance du maître envers tel ou tel esclave.

Une telle situation était particulièrement répandue là où, comme en Israël puis en Judée, l'esclavage était domestique, de sorte que les esclaves vivaient dans la maison en fait comme des membres plus jeunes de la famille. Si le maître de maison plaçait l'un de ces esclaves comme intendant en son absence, cet esclave ne cessait évidemment pas d'être esclave, mais le cercle de ses devoirs, et donc de ses droits dans la maison, s'élargissait considérablement, se rapprochant des devoirs et des droits du maître.

Mais on ne pouvait parler des devoirs et des droits d'un tel intendant qu'en relation avec les autres esclaves et serviteurs de la maison, qui lui devaient une soumission formelle ; envers le maître, il restait esclave, lié à lui par ces relations en partie formelles et en partie personnelles qui unissaient habituellement maître et esclave dans une situation d'esclavage patriarcal. Et seule la stabilité de ces relations, seule la bienveillance du maître déterminait la position de l'esclave dans la maison, décidait s'il resterait intendant ou non, et comment le maître agirait avec lui à son retour. L'esclave en lui-même, bien sûr, n'avait et ne pouvait avoir aucun droit ; malheur à l'esclave qui l'oubliait. Ce sont précisément de telles relations que Jésus donne en exemple comme analogue terrestre des relations du Royaume.

En un certain sens, dans le Royaume tous sont sans droits, sauf le Roi qui a apporté ce Royaume dans le monde : car personne ne l'a mérité et personne ne peut y entrer par droit. Et lorsque le Royaume se projette dans notre monde encore non transfiguré, il arrive souvent que le serviteur de Dieu reçoive un pouvoir sur les hommes, parce que les lois du monde non transfiguré supposent un tel pouvoir : Dieu agit dans notre monde de telle sorte que Son action procède pour ainsi dire de l'intérieur, sans faire exploser le monde ni le détruire.

Ici tout dépend déjà de ceci : un tel serviteur se sentira-t-il dans la position de l'esclave auquel le vrai Maître a confié l'administration temporaire de Sa maison, ou s'imaginera-t-il disposer de pleins droits, droits qui ne seraient pas conditionnés par la situation concrète du service, mais lui appartiendraient dès l'origine en vertu d'un statut particulier ou d'une position particulière dans le Royaume ? Et il ne s'agit pas de dire que le vrai Maître serait vexé et voudrait punir l'usurpateur, mais de comprendre que toute tentative d'affirmation de soi dans sa propre indépendance sépare celui qui tente de le faire du Royaume. Et donc de Celui qui a apporté le Royaume dans le monde.

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Pour Lc 12:39-48
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? "
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte!
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
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Nous remettons sans cesse le repentir au dernier moment. Maintenant on peut encore pécher, mais tel jour...  Lire la suite

Nous remettons sans cesse le repentir au dernier moment. Maintenant on peut encore pécher, mais tel jour j’irai me confesser et là je me repentirai; ou bien, quand je serai en train de mourir, alors je me repentirai; ou encore, quand le Seigneur m’interrogera au Jugement, alors je me repentirai!

Nous trompons Dieu. Car nous savons qu’Il est tout le temps avec nous, qu’Il nous voit tout le temps. Nous savons qu’il faut toujours tendre à L’imiter, non par peur du châtiment, mais parce que nous enfonçons des clous dans Ses paumes par nos péchés. Et l’on peut demander pardon aussitôt, afin qu’il ne nous semble pas possible «d’accumuler» les péchés, puis de les déverser sur Dieu. Dieu porte tout le temps sur Lui notre fardeau, afin qu’il ne devienne pas impossible à porter.

Mais nous pouvons L’aider à porter au moins un petit coin de la Croix, car Sa Croix est faite de nos croix.

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Pour Lc 12:39-48
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? "
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte!
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
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L'homme s'habitue à tout. Au bien rapidement, au mal plus lentement, mais il s'y habitue aussi. C'est pourquoi, sans doute, l'apôtre Paul accorde tant d'attention à la manière dont vivront ceux qui ont reconnu leur libération du péché...  Lire la suite

L'homme s'habitue à tout. Au bien rapidement, au mal plus lentement, mais il s'y habitue aussi. C'est pourquoi, sans doute, l'apôtre Paul accorde tant d'attention à la manière dont vivront ceux qui ont reconnu leur libération du péché.

Notre salut s'accomplit dans l'éternité, mais nous le recevons dans le temps. Il est facile de s'habituer au don étonnant de la liberté à l'égard du péché et de la vie dans la grâce, et il est tout aussi facile de revenir à une existence selon les anciennes lois. L'Évangile nous rappelle combien la vie est répugnante pour celui qui « savait, mais a oublié » à quel prix notre vie a été payée. Il ne s'agit pas de craindre un châtiment pour le retour au péché. Notre tâche est de ne jamais nous habituer au fait que notre vie et la grâce ont été payées au prix du sang du Christ.

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Pour Lc 12:40
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
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Croyez-nous sérieusement que Jésus reviendra? Et si oui, l’attendons-nous? Et si oui, comment l’attendons-nous, avec une joyeuse impatience (vite ! vite !) ou avec la peur (ouille, seulement pas maintenant !)...  Lire la suite

Croyez-nous sérieusement que Jésus reviendra? Et si oui, l’attendons-nous? Et si oui, comment l’attendons-nous, avec une joyeuse impatience (vite ! vite !) ou avec la peur (ouille, seulement pas maintenant !).

Qu’est ce qui est plus en nous: la foi en Jésus et le désir de Le rencontrer ou alors la peur de Sa justice et l’aspiration à éviter Son regard?

La réponse à cette question dépend de la manière dont nous nous préparons de Son avènement. Il est clair que nous ne pourrons être totalement prêts, raison pour laquelle il est dit qu’Il viendra «comme un voleur, dans la nuit», et d’autre part Il attarde justement Son avènement pour que nous soyons prêts (voir 2 Pierre 3:9). Et si nous avons peur de cet avènement, si pour nous Jésus est un Juge austère, alors nous répéterons tout le temps consciemment ou inconsciemment: «non ! Faut pas venir maintenant, je ne suis pas encore prêt» - et ne nous empressons pas à être prêt. Mais si Son regard est pour nous un regard d’amour, si notre cœur cherche une rencontre avec Lui, alors nous attendrons chaque jour Son avènement, en s’exclamant intérieurement: «Maran atha! Viens, Seigneur Jésus!».

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Pour Lc 12:40
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
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Croyez-nous sérieusement que Jésus reviendra? Et si oui, l’attendons-nous? Et si oui, comment l’attendons-nous, avec une joyeuse impatience (vite ! vite !) ou avec la peur (ouille, seulement pas maintenant !)...  Lire la suite

Croyez-nous sérieusement que Jésus reviendra? Et si oui, l’attendons-nous? Et si oui, comment l’attendons-nous, avec une joyeuse impatience (vite ! vite !) ou avec la peur (ouille, seulement pas maintenant !).

Qu’est ce qui est plus en nous: la foi en Jésus et le désir de Le rencontrer ou alors la peur de Sa justice et l’aspiration à éviter Son regard?

La réponse à cette question dépend de la manière dont nous nous préparons de Son avènement. Il est clair que nous ne pourrons être totalement prêts, raison pour laquelle il est dit qu’Il viendra «comme un voleur, dans la nuit», et d’autre part Il attarde justement Son avènement pour que nous soyons prêts (voir 2 Pierre 3:9). Et si nous avons peur de cet avènement, si pour nous Jésus est un Juge austère, alors nous répéterons tout le temps consciemment ou inconsciemment: «non ! Faut pas venir maintenant, je ne suis pas encore prêt» - et ne nous empressons pas à être prêt. Mais si Son regard est pour nous un regard d’amour, si notre cœur cherche une rencontre avec Lui, alors nous attendrons chaque jour Son avènement, en s’exclamant intérieurement: «Maran atha! Viens, Seigneur Jésus!».

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Pour Lc 12:49-53
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé !
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois:
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. "
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Pour nous, comme pour les disciples de Jésus qui ont entendu les terribles paroles de la lecture d’aujourd’hui, il est difficile d’accepter une telle...  Lire la suite

Pour nous, comme pour les disciples de Jésus qui ont entendu les terribles paroles de la lecture d’aujourd’hui, il est difficile d’accepter une telle perspective. Ils attendaient le Messie qui viendrait comme libérateur et apporterait le triomphe à Israël. Les Romains tomberaient, Israël serait libre, et le monde, enfin, serait beau et bon. Mais Jésus, par sa perfection, par le fait qu’il est la Vérité même, est devenu une pierre d’achoppement pour tous et pour chacun. Sa présence même devient cause de division. Personne ne reste à l’écart ; chacun doit se déterminer sur Celui qui est venu.

Mais même si l’on accepte Jésus comme Messie, la division ne s’arrête pas là. Enfants et parents, frères et sœurs, nous nous tenons tous de côtés différents par rapport à lui, nous voyons tous des choses différentes et nous essayons de considérer comme principal ce que nous avons vu, nous précisément. L’un voit la colère, l’autre la miséricorde, un autre l’amour, un autre la lumière. Chacun juge nécessaire d’affirmer la primauté de sa propre vision de Dieu. C’est ainsi que se manifeste notre humanité abîmée au contact de sa perfection. Les apôtres y ont été confrontés, et cela continue jusqu’à aujourd’hui. D’autre part, nous avons déjà été avertis du danger. Et celui qui est averti est armé : il peut ne pas se permettre de devenir un conducteur de division.

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Pour Lc 12:49-53
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé !
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois:
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. "
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« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! » Ces paroles de la lecture évangélique d'aujourd'hui sont parfois très difficiles à comprendre et à recevoir...  Lire la suite

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! » Ces paroles de la lecture évangélique d'aujourd'hui sont parfois très difficiles à comprendre et à recevoir pour ceux qui sont habitués à ne trouver dans leur religiosité que consolation dans les peines de la vie, paix et repos. Mais le monde des chants d'Église agréables au coeur, le monde des lampes, des cierges et des icônes, ce n'est pas encore toute la foi. La foi est une lutte continue, un combat sans fin contre le péché.

Nous nous habituons souvent au fait que le péché existe dans notre vie, et nous cessons de le remarquer. Mais il existe aussi un état particulier, celui où le coeur brûle. Alors chaque péché, même le plus petit, touche l'âme comme une plaie brûlée. C'est l'état où la grâce descend et où l'on se tient comme Moïse devant le buisson qui ne se consume pas, et l'Esprit de Dieu embrase le visage. C'est l'état où il y a en toi tant de chaleur que tu ne peux tout simplement pas ne pas la partager. C'est l'état où aucune minute ne peut être vide, car alors le feu commence à te consumer toi-même. Vous souvenez-vous de la merveilleuse rencontre sur le chemin d'Emmaüs ? « Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre coeur ne brûlait-il pas en nous lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24:32). C'est sans doute d'un tel feu que le Seigneur nous parle.

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Pour Lc 12:49
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
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Comme les images évangéliques sont polysémiques; coupées du contexte, elles émeuvent. N’est ce pas dans cette même Évangile que les disciples de Jésus voulaient faire descendre le feu du ciel, et Jésus leur interdit...  Lire la suite

Comme les images évangéliques sont polysémiques; coupées du contexte, elles émeuvent. N’est ce pas dans cette même Évangile que les disciples de Jésus voulaient faire descendre le feu du ciel, et Jésus leur interdit (voir Luc 9:54-56)? Il s’agit alors d’un autre feu ici, qui ne sert pas à détruire, mais plutôt à sauver les gens. Peut-être s’agit –il du feu de la pentecôte (voir Actes des apôtres 2:3), ou du feu de la purification (Is 4:4; Rev 3:18); ou peut-être s’agit-il du feu de la foi dans nos cœurs, dont avait merveilleusement dit la mère Marie (Skobstova): «Le christianisme est un feu, ou alors il n’existe pas». Est-ce que ce feu brule en nous, sommes-nous chauds ou simplement tièdes (voir Rev 3:15-16)? Comme notre cœur avait brûlé lorsque Le Seigneur nous offrit la première rencontre avec Lui (Luc 24:32). Ne sommes nous pas refroidis, n’avons nous pas abandonné notre premier amour (voir Rev 2:4)? C’est en effet notre responsabilité de conserver ce feu, que Jésus a fait descendre sur la terre.

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Pour Lc 12:51-52
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois:
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Ces paroles de Jésus sur la division qu'il a apportée dans le monde troublent certains lecteurs de l'Évangile, surtout de nos jours. L'union nous semble aujourd'hui plus appropriée que la division ; nous voudrions que toutes les divisions entre les personnes disparaissent, et l'unité nous paraît...  Lire la suite

Ces paroles de Jésus sur la division qu'il a apportée dans le monde troublent certains lecteurs de l'Évangile, surtout de nos jours. L'union nous semble aujourd'hui plus appropriée que la division ; nous voudrions que toutes les divisions entre les personnes disparaissent, et l'unité nous paraît par définition préférable à la division. Et il en est bien ainsi lorsqu'il s'agit de réalités secondaires. Du point de vue de l'Évangile, comme de celui de la vie spirituelle en général, toutes nos divisions — culturelles, linguistiques, raciales, même religieuses — sont par essence secondaires et ne touchent pas à l'essentiel : notre relation avec Dieu et sa dynamique. C'est la dynamique des relations avec Dieu et avec le prochain qui est essentielle ; tout le reste est secondaire. À cet égard, les personnes ne se répartissent qu'en deux catégories : celles dont la vie comporte une relation avec Dieu et la dynamique qui lui est liée, et celles dont la vie en est dépourvue.

Naturellement, l'absence totale de relation avec Dieu signifie pour l'homme la destruction totale de la personnalité, souvent suivie d'une destruction physique. Mais on peut aussi parler de la formation et du renforcement de cette relation, ou de sa dégradation progressive et de sa tendance à la destruction totale. À la limite, dans le contexte et la perspective du Royaume qui entre dans le monde, il doit être question soit d'aspirer à la plénitude de la vie du Royaume, soit de s'isoler soi-même : tenter de se retrancher, de créer son propre petit monde clos et d'y devenir roi, son unique maître et souverain. Le monde déchu existe précisément dans un tel isolement ; c'est pourquoi la division chrétienne fondamentale sépare ceux qui cherchent la vie du Royaume de ceux qui se contentent de la vie de ce monde, du monde déchu.

Ici, la division est réellement tout à fait inévitable. Les deux vecteurs spirituels évoqués sont incompatibles, non parce que les uns seraient « spirituels » et les autres non, mais parce que les uns cherchent la vie et avancent vers elle, tandis que les autres se contentent d'une vie-qui-meurt, d'une immersion progressive dans la mort qui règne dans le monde déchu. Il ne s'agit pas de points de vue ou de convictions différents, mais de directions opposées du mouvement spirituel, qui séparent inévitablement ceux qui les choisissent. En effet, des personnes qui marchent dans des directions différentes et opposées ne peuvent demeurer unies.

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Pour Lc 12:57
57 " Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ?
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Les paroles du Sauveur, adressées à des gens qui semblaient croyants, font réfléchir à ce que nous remarquons et à ce que nous ne remarquons pas. Ou plutôt à ce que nous voulons remarquer et à ce que nous ne voulons pas remarquer. Aujourd'hui comme en tout temps, il y eut beaucoup de gens, même des gens...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur, adressées à des gens qui semblaient croyants, font réfléchir à ce que nous remarquons et à ce que nous ne remarquons pas. Ou plutôt à ce que nous voulons remarquer et à ce que nous ne voulons pas remarquer. Aujourd'hui comme en tout temps, il y eut beaucoup de gens, même des croyants, qui assuraient plus ou moins sincèrement aux autres et à eux-mêmes que, soi-disant, en ce qui concerne la vie spirituelle, ils faisaient tout leur possible, mais que tout n'était pas en leur pouvoir, et que, s'il en est ainsi, que pouvait-on encore leur demander? On ne peut pas sauter plus haut que sa tête. Entre-temps, Jésus, s'adressant aux gens qui L'écoutent et qui exigent de Lui des signes prouvant sa messianité, leur conseille de prêter attention à eux-mêmes.

Le principe est simple: si vous vous connaissiez vraiment, leur dit Jésus, vous Me reconnaîtriez aussi, et vous n'auriez besoin d'aucun signe. Mais dans l'état où se trouvaient les gens qui écoutaient le Sauveur, aucun signe ne les aurait aidés. Et il ne s'agit pas nécessairement du fait que ceux qui écoutaient Jésus Le trompaient délibérément, ou se trompaient eux-mêmes. Il pouvait aussi s'agir du fait que ses auditeurs n'étaient pas, au sens spirituel, eux-mêmes.

Ils n'étaient pas leur vrai soi, de même que très souvent nous non plus ne sommes pas notre vrai soi. Nous ne vivons pas cette vraie vie que Dieu nous donne, et c'est pourquoi la vie du Royaume n'a nulle part où entrer en nous. En effet, notre vie naturelle, selon la nature, est un courant qui vient de Dieu et qui est lié à son souffle, à ce souffle de vie qui détermine notre existence comme personnes créées à l'image de Dieu. Et si nous ne permettons pas au courant de notre vie de couler librement, si nous le faisons entrer dans des cadres que nous avons créés, les cadres de théories, de concepts, de religions que nous avons inventés, alors le souffle du Royaume n'a nulle part où entrer.

Pour vivre de la vie du Royaume, il faut d'abord devenir soi-même. Alors beaucoup de choses deviendront évidentes, des choses que, tant que notre vie ne coule pas librement, aucun miracle ne pourra nous prouver. C'est de cela que Jésus parle à ceux qui Lui demandent des preuves de sa messianité: devenez vous-mêmes, et vous verrez tout par vous-mêmes. On ne peut imaginer meilleure preuve: car toute preuve, par définition, est extérieure, tandis qu'il s'agit ici de ce qui vient de l'intérieur, de ce dont l'homme se convainc lui-même. Alors il n'a plus besoin d'aucun miracle: sans eux, tout lui est clair.

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Pour Lc 12:32-40
32 " Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume.
33 " Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit.
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils!
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
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«Ne crains pas, petit troupeau!» C'était aussi le titre d'un article du père Gueorgui Tchistiakov, où l'on trouve le passage suivant...  Lire la suite

«Ne crains pas, petit troupeau!» C'était aussi le titre d'un article du père Gueorgui Tchistiakov, où l'on trouve le passage suivant:

«Si l'on analyse la Sainte Écriture à partir de ce que les linguistes appellent la «fréquence» d'emploi de tel ou tel mot, nous découvrons que l'appel «Ne crains pas!» y apparaît presque 370 fois. Il s'adresse tantôt à Abraham, tantôt à Jacob, tantôt à Gédéon dans l'Ancien Testament, tantôt aux apôtres et aux femmes myrophores dans l'Évangile. Cet appel est constant et insistant. Dieu ne dit pas: ne craignez pas ceci ou cela. Il s'adresse à nous avec une simplicité extrême: ne craignez pas. Jamais rien! Bien sûr, la peur est inscrite dès l'origine dans notre nature, comme beaucoup d'autres choses. Mais certaines particularités naturelles doivent être développées, et d'autres dépassées. Surmontées. Dieu s'adresse précisément à notre mémoire animale: «Ne crains pas, petit troupeau!» et même plus durement encore: «Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups»» («Ogoniok», 1999).

Ici tout est dit avec une exactitude et une unité extrêmes, il est difficile d'ajouter quoi que ce soit. Mais on peut tout de même rappeler ces paroles si connues de l'évangéliste: «Il n'y a pas de crainte dans l'amour; mais l'amour parfait bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment. Celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour» (1 Jn 4:18). Pour nous, c'est paradoxal; chez nous, en règle générale, tout est inverse: plus nous aimons, plus nous craignons pour l'être aimé, mais ce n'est que le commencement de l'amour. Car si le Seigneur est tout-bon, et si la «station» finale sera l'état où «Dieu sera tout en tous», de quoi aurions-nous peur? Il ne reste qu'à endurer et attendre; endurer et attendre, cela signifie croire. Mais le terrible se dresse clairement devant nos yeux, tandis que le monde angélique est caché. Comment ne pas avoir peur? Comment ne pas vouloir manger, ne pas vouloir dormir, et ainsi de suite... C'est impossible. Et c'est précisément en vertu de cette impossibilité que c'est quelque chose d'absolument vrai.

J'accepterai tout, je prendrai tout ce que Tu donneras,
Ce que Tu donneras, ce que Tu m'enverras.
Que s'accomplisse le caprice sauvage,
Que le sombre mensonge enveloppe tout.
Donne-moi de T'entendre au milieu du mensonge
Et de ne pas confondre Ta voix avec une autre.
Aide-moi, fortifie-moi, soutiens-moi
Par Ton souffle prudent.
(Juli Schreider)

«Que s'accomplisse le caprice sauvage»: ces mots font vraiment peur d'une certaine manière. Et pourtant, comme l'a dit encore un autre poète, «Nous n'avons pas à craindre cette obscurité, et nous ne ferons pas semblant d'être heureux» (B. Okoudjava).

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