36 Quant à la date de ce jour, et à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul. |
Le plus important, sans doute, que l'Écriture sainte nous dise sur la fin du monde, c'est qu'elle viendra. Le Seigneur explique assez en détail aux disciples que la fin sera semblable à une moisson, lorsque la création portera son fruit au Créateur. Mais ce qu'il ajoute ensuite est également très important: nous ne connaissons pas l'heure à laquelle viendra notre Seigneur. Plus tard, après la Résurrection, le Sauveur le dira encore plus nettement: il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Il en résulte que nous devons connaître le fait même de la venue de la fin, puisque le Seigneur lui-même en témoigne, mais nous ne devons pas en connaître le moment. Bien plus, dans ses paraboles, le Christ nous appelle à être toujours prêts pour ce jour.
Les anciens chrétiens attendaient que la fin du monde vienne d'un jour à l'autre. Cette attente, d'une part, les animait et leur donnait la force de résister aux persécutions et aux tentations; mais, d'autre part, après deux ou trois siècles, elle devint la cause d'une certaine perplexité, d'une déception et d'une relecture de l'Évangile. À notre époque, nous avons tellement oublié l'essence même de la fin à venir que les dates et les signes de sa venue nous préoccupent davantage que ce que nous dirons au Jugement dernier.
Il s'agit sans doute de ceci: l'annonce de la fin des temps nous est nécessaire non pour définir autrement nos actions et nos actes. Il faut toujours vivre dans la justice de Dieu, le lendemain de la création du monde comme à la veille de sa fin. Le fait de l'achèvement à venir de l'histoire nous est plutôt nécessaire pour avoir une attitude juste envers ce monde et ses réalités. Les cieux vieilliront comme un vêtement usé, et avec eux disparaîtront le mal et les souffrances, la violence et le mensonge que nous introduisons dans la création. C'est à la fois le jour du jugement et le jour de l'espérance. Nous verrons le Christ, et nous verrons sa création dans toute la beauté qu'il avait pensée pour elle. En comparaison de cela, tout le poids des dépendances et des illusions qui envahit notre conscience et dont il faudra de toute façon nous séparer passe au second plan.
36 Quant à la date de ce jour, et à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul. |
La chose la plus importante que nous dit la Sainte Écriture sur la fin du monde c’est qu’elle viendra. Le Seigneur dit aux disciples d’une manière bien détaillée que la fin du monde sera semblable a la moisson, lorsque la création apportera au créateur son fruit. Mais il est très important de mentionner qu’après Jésus dit que nous ne connaissons pas l’heure à laquelle viendra notre Seigneur. Ensuite, Dieu parlera encore de cela plus explicitement après la Résurrection : ce n’est pas votre affaire de connaitre l’heure et les délais, que le Seigneur a mis en Son pouvoir. Il en ressort qu’il nous faut connaitre le fait de l’arrivée de la fin du monde (si Le seigneur parle lui-même de cela), mais nous ne devons pas connaitre l’heure de son avènement. Le Seigneur nous dit en outre dans la parabole de la moisson d’être toujours prêts pour ce jour.
Les anciens chrétiens attendaient de jour en jour l’avènement de la fin du monde, cette attente d’une part les animait et leurs donnait la force pour tenir aux persécutions et aux scandales ; mais d’autre part, après que le 2-3 siècle soit passé, cette attente s’est avéré une raison pour un certain embarras, déception et nouvel conceptualisation de l’Évangile. Nous avons oublié de nos jours qu’il y a la fin du monde avenir, de sorte que l’heure et les signes de son avènement nous inquiètent plus que ce qu’on parlera au dernier jugement.
Ceci surement parce que la nouvelle de la fin des temps nous est nécessaire non pour définir nos actions et nos actes. Il faut en tout temps vivre dans la vérité de Dieu : et le lendemain de la création du monde, et a la veille de sa fin. Nous avons plutôt besoin du fait de l’achèvement prochain de l’histoire du monde pour une relation juste avec ce monde et les réalités de notre vie. Les cieux se délabreront comme un vêtement usé, et avec eux cesseront le mal et la souffrance, la violence et le mensonge que nous apportons dans les œuvres. C’est en même temps le jour du jugement et jour de l’espoir. Nous verrons Jésus Christ et verrons Sa création dans toute sa beauté imaginée par Lui. En comparaison avec tout cela, cette multitude de dépendances et d’illusions qui envahit notre conscience et avec laquelle il faudra se séparer recule au second plan.
32 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche. |
33 Ainsi vous, lorsque vous verrez tout cela, comprenez qu'Il est proche, aux portes. |
34 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé. |
35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. |
36 Quant à la date de ce jour, et à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul. |
37 " Comme les jours de Noé, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme. |
38 En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, |
39 et les gens ne se doutèrent de rien jusqu'à l'arrivée du déluge, qui les emporta tous. Tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme. |
40 Alors deux hommes seront aux champs: l'un est pris, l'autre laissé; |
41 deux femmes en train de moudre; l'une est prise, l'autre laissée. |
42 " Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître. |
43 Comprenez-le bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur devait venir, il aurait veillé et n'aurait pas permis qu'on perçât le mur de sa demeure. |
44 Ainsi donc, vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. |
45 " Quel est donc le serviteur fidèle et avisé que le maître a établi sur les gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu ? |
46 Heureux ce serviteur que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte! |
47 En vérité je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. |
48 Mais si ce mauvais serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde" |
49 et qu'il se mette à frapper ses compagnons, à manger et à boire en compagnie des ivrognes, |
50 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; |
51 il le retranchera et lui assignera sa part parmi les hypocrites : là seront les pleurs et les grincements de dents. |
Le passage d'aujourd'hui constitue la seconde partie du récit de Jésus sur la fin des temps, rapporté dans l'Évangile selon Matthieu. Et nous y trouvons l'explication de ce prétendu malentendu qui embarrassait déjà les représentants de la première génération chrétienne : l'histoire était terminée, mais Jésus, contrairement à la promesse donnée, ne revenait toujours pas. Ici, Il dit directement que tout ce dont Il a parlé aux disciples arrivera encore de leur vivant (v. 34 ; par « génération », selon le sens du mot grec, il faut entendre ici une génération).
D'autre part, au sujet des délais de Son retour, Il ne communique rien de précis aux disciples ; bien plus, Il dit que ces délais ne sont connus que du Père céleste (v. 36). Il devient alors évident que les événements marquant la fin de l'histoire terrestre et le retour du Sauveur pouvaient être séparés par un certain temps, dont la durée, à ce moment-là, était impossible à déterminer exactement. Jésus, à proprement parler, n'avait pas promis aux disciples qu'Il reviendrait dans la gloire de leur vivant ; Il leur avait seulement promis qu'ils seraient témoins de la fin de cette histoire dont ils avaient vu l'étape finale. Ensuite, il ne reste qu'à attendre le retour du Maître et, autant que possible, à ne pas se relâcher spirituellement (v. 37-51).
Ce n'est pas par hasard que Jésus compare Son retour à la situation décrite dans la parabole biblique du déluge : au temps de Noé, personne ne croyait sérieusement qu'une catastrophe fût possible, et seul Noé lui-même prenait au sérieux le danger suspendu au-dessus de l'humanité. Il est évident que l'on peut plutôt attendre le retour de Jésus précisément lorsque la majorité ne pense pas du tout à ce retour, plongée dans les affaires quotidiennes et ayant oublié le Christ, et peut-être même la vie spirituelle en général.
Mais pourquoi les délais restent-ils inconnus ? Jésus, parlant des délais, se réfère au fait qu'ils ne sont connus que du Père. Or tout ce qui est connu du Père Lui est connu aussi. Il ne reste alors qu'à supposer que, le jour où Jésus racontait à Ses disciples les derniers temps, les délais n'étaient pas encore connus du Père non plus. Cela serait tout à fait possible si, à ce moment-là, Il n'avait pas encore arrêté la date. Certes, pour Dieu le temps n'est pas une réalité autonome comme pour nous, mais toutes Ses décisions, si elles concernent notre monde, s'inscrivent tout de même dans le cadre des notions de passé et d'avenir qui nous sont familières. Et de notre point de vue, Sa décision sur le jour du retour de Jésus était alors encore une affaire d'avenir. Et il était encore trop tôt pour en parler.
Dieu n'a pas pour chacun un plan prédéterminé où chaque pas de l'homme serait connu d'avance ; s'il en était ainsi, le jour du retour du Sauveur aurait été connu et prédéterminé dès la création du monde. Mais Dieu laisse à chacun sa liberté. Et Il réalise Ses plans en tenant compte du libre choix de personnes concrètes. Or ici rien ne peut être prédit d'avance, du moins pour nous, les hommes, qui vivons dans un monde où le passé et l'avenir demeurent une réalité absolue. C'est pourquoi le jour du retour du Sauveur ne peut pas être prédit d'avance. Car, jusqu'à un certain point, il dépend du choix fait par chacun de nous.
32 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche. |
33 Ainsi vous, lorsque vous verrez tout cela, comprenez qu'Il est proche, aux portes. |
34 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé. |
35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. |
36 Quant à la date de ce jour, et à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul. |
37 " Comme les jours de Noé, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme. |
38 En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, |
39 et les gens ne se doutèrent de rien jusqu'à l'arrivée du déluge, qui les emporta tous. Tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme. |
40 Alors deux hommes seront aux champs: l'un est pris, l'autre laissé; |
41 deux femmes en train de moudre; l'une est prise, l'autre laissée. |
42 " Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître. |
43 Comprenez-le bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur devait venir, il aurait veillé et n'aurait pas permis qu'on perçât le mur de sa demeure. |
44 Ainsi donc, vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. |
45 " Quel est donc le serviteur fidèle et avisé que le maître a établi sur les gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu ? |
46 Heureux ce serviteur que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte! |
47 En vérité je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. |
48 Mais si ce mauvais serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde" |
49 et qu'il se mette à frapper ses compagnons, à manger et à boire en compagnie des ivrognes, |
50 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; |
51 il le retranchera et lui assignera sa part parmi les hypocrites : là seront les pleurs et les grincements de dents. |
Ceux qui réfléchissent aux temps du Second Avènement et du Jugement dernier accordent on ne sait pourquoi plus d'attention aux cataclysmes qui accompagnent ces temps de crise qu'aux paroles tout à fait claires de Jésus selon lesquelles, au moment attendu, la vie quotidienne normale continuera: ni les travaux habituels, ni les mariages, ni encore moins les repas ne seront interrompus. Les principaux bouleversements auront lieu non dans la croûte terrestre ou dans l'atmosphère, mais dans la vie des hommes, dans leurs âmes. Le choix que le Seigneur nous propose de faire s'accomplit déjà maintenant, et il s'accomplit dans le silence, sans être remarqué par la plupart de ceux qui nous entourent. Des gens tout à fait semblables font un choix, mais ils le font différemment. Jusqu'à un certain moment ils sont côte à côte, mais viendra l'heure de la séparation, où chacun prendra le chemin qu'il a choisi pour lui-même.
Il est intéressant qu'ici Jésus mentionne de nouveau le figuier, le donnant en exemple aux disciples comme capable de sentir les changements des temps; ces paroles nous obligent une fois encore à nous souvenir de l'autre figuier, celui qui n'a pas donné de fruits. Nous sommes, nous, appelés à être constamment prêts à porter des fruits et à les remettre au Seigneur.
13 Mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé. |
14 " Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier, en témoignage à la face de toutes les nations. Et alors viendra la fin. |
15 " Lors donc que vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, installée dans le saint lieu que le lecteur comprenne ! , |
16 alors que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes, |
17 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas dans sa maison pour prendre ses affaires, |
18 et que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau! |
19 Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! |
20 Priez pour que votre fuite ne tombe pas en hiver, ni un sabbat. |
21 Car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour, et qu'il n'y en aura jamais plus. |
22 Et si ces jours-là n'avaient été abrégés, nul n'aurait eu la vie sauve; mais à cause des élus, ils seront abrégés, ces jours-là. |
23 " Alors si quelqu'un vous dit : "Voici : le Christ est ici ! " ou bien : "Il est là ! ", n'en croyez rien. |
24 Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes, qui produiront de grands signes et des prodiges, au point d'abuser, s'il était possible, même les élus. |
25 Voici que je vous ai prévenus. |
26 " Si donc on vous dit : "Le voici au désert", n'y allez pas ; "Le voici dans les retraites", n'en croyez rien. |
27 Comme l'éclair, en effet, part du levant et brille jusqu'au couchant, ainsi en sera-t-il de l'avènement du Fils de l'homme. |
28 Où que soit le cadavre, là se rassembleront les vautours. |
29 " Aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. |
30 Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine; et l'on verra le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. |
31 Et il enverra ses anges avec une trompette sonore, pour rassembler ses élus des quatre vents, des extrémités des cieux à leurs extrémités. |
32 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche. |
33 Ainsi vous, lorsque vous verrez tout cela, comprenez qu'Il est proche, aux portes. |
34 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé. |
35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. |
36 Quant à la date de ce jour, et à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul. |
37 " Comme les jours de Noé, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme. |
38 En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, |
Parlant de Son retour et des derniers temps, Jésus met spécialement en garde Ses disciples et Ses partisans contre l’attrait des faux prophètes et des faux messies. Mais d’où pouvait venir un tel attrait chez ceux qui, semblait-il, avaient déjà tranché la question du Messie ?
La réponse à cette question pourrait se trouver dans les représentations traditionnelles de l’époque, tant du Messie que du Royaume. En ce temps-là, dans le milieu juif, l’idée était largement répandue que le Temple dans lequel Jésus prêchait deviendrait le Temple messianique. Quant aux représentations du Royaume, elles restaient encore proches de celles d’avant l’exil : dans la conscience religieuse de masse, le Royaume était perçu comme un État terrestre, même s’il était dirigé par le Messie qui en prendrait la tête. Et les apôtres, il faut le dire, n’étaient pas non plus libres de ce genre de représentations ; même le jour de l’Ascension, ils étaient encore persuadés que, cette fois enfin, leur Maître commencerait tout de même à bâtir cet État messianique dont ils attendaient si fortement l’apparition.
Or c’est précisément à la première génération de chrétiens, en partie, et à la seconde, surtout, qu’il revenait d’être témoins de ces événements tragiques mêmes dont Jésus parle maintenant ! La révolte messianique de l’an 70 apr. J.-C., la destruction de Jérusalem et du Temple devinrent pour le peuple non seulement une catastrophe nationale, mais aussi religieuse, car pour les Juifs elle signifiait qu’ils n’avaient finalement pas attendu le Messie, et pour les chrétiens, qu’Il n’était pas revenu avant la fin des temps comme Il l’avait promis. Dans une telle situation, la confusion et les hésitations auraient été tout à fait naturelles. Sans doute seraient apparus des « messies » autoproclamés, des « maîtres » ou des « prophètes » désireux de « corriger » ou de « compléter » l’Évangile. En effet, si le Temple est déjà détruit et que le Royaume n’est toujours pas venu, cela ne signifie-t-il pas que quelque chose a été manqué ? Peut-être le Fondateur de l’Église n’a-t-Il pas tout dit ou n’a-t-Il pas tout fait ?
De tels doutes pouvaient devenir, et sont effectivement devenus en leur temps, un terreau fertile pour toutes sortes de théories et de concepts utilisant le langage chrétien, mais n’ayant au fond rien de commun avec le christianisme. Bien sûr, la réponse principale, comme c’est d’ordinaire le cas dans l’Église, fut la nouvelle révélation reçue de Jésus au sujet de l’époque commencée, du sens spirituel des événements qui s’y produisent et de son achèvement, révélation qui a trouvé son incarnation dans le livre de l’Apocalypse. Mais Jésus juge manifestement nécessaire de prévenir Ses disciples et Ses partisans à l’avance. Car il est question de choses trop sérieuses : du Royaume et du salut.
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