Comme on voit, la Torah prend très au sérieux toute accusation de l’homme d’avoir enfreint la loi, demandant qu'une telle accusation soit soigneusement fondée. Il n’y a rien de surprenant ici : car le principe de la présomption d'innocence est connu par la Torah pas pire, que le droit romain. C'est pourquoi toute accusation doit être fondée et justifiée...
Comme on voit, la Torah prend très au sérieux toute accusation de l’homme d’avoir enfreint la loi, demandant qu'une telle accusation soit soigneusement fondée. Il n’y a rien de surprenant ici : car le principe de la présomption d'innocence est connu par la Torah pas pire, que le droit romain. C'est pourquoi toute accusation doit être fondée et justifiée. Cela va de soi qu’au temps, qu’est apparu au monde le texte du Livre de Deutéronome, l'essentiel et au fond, la seule preuve était une déclaration testimoniale.
Dans une telle situation, on demandait naturellement une vérification particulièrement approfondie de tout témoignage, et l’outil d’une telle vérification pouvait être seulement encore un témoignage confirmant le témoignage déjà reçu. Mais la présomption d'innocence reflétée dans la Torah, a non seulement une mesure juridique s'exprimant dans le fait que toute déclaration testimoniale au soutien de l'accusation dressée doit être vérifiée et revérifiée. Elle a encore une mesure spirituelle, qui ne se jette pas directement aux yeux, et n’est pas moins important que la mesure juridique.
Elle est particulièrement bien remarquée notamment dans la demande d’au moins deux, et dans le cas des accusations plus sérieuses trois témoins. En effet: les sérieux crimes sont rarement accomplis publiquement, plus de deux témoins peuvent apparaître pour un crime sérieux, au fond, seulement à condition qu'un tel crime sera commis ouvertement, ou si l’auteur du crime sera pris en flagrant délit au lieu du crime. Semblerait-il, dans les conditions, lorsqu’il n'y avait aucun moyen technique pour la fixation de ce qui se passe, une telle approche devait rudement réduire les possibilités de l’enquête et baisser les chances de détection des crimes, y compris les graves. Et pourtant la Torah demande notamment une telle approche extrêmement prudente à la formation de la base des preuves de l'accusation.
Peut-être même au prix d'un certain nombre des crimes restant non découverts: car au sens général de la loi reflétée dans la Torah, une accusation non prouvée n'est pas imputée à l'accusé, un crime non prouvé n'est pas considéré comme tel, et n'importe quel doute sur l'authenticité de la preuve de la faute est interprété au profit de l'accusé (presque comme supposent aussi dans la plupart des cas, les normes du droit moderne). En effet, il était clair à chaque juge normal jugeant en vertu de la Torah, comme chaque croyant yahviste ou Juif: le jugement terrestre est préliminaire, la décision finale sera rendue par Dieu Lui-même dans Son jugement.
Et si quelqu'un des criminels reste impuni par la terre parce qu'il n'y avait pas un nombre suffisant de témoins, il recevra au jour de ce Jugement, qui attend tout un chacun, et le juge qui n'a pas condamné un tel criminel sans avoir les preuves nécessaires, ne sera pas fautif devant Dieu. Et voici si le même juge, se fondant sur des preuves de culpabilité insuffisamment sérieuses, condamne un innocent, s'il commet une erreur, dont il aurait pu et aurait dû éviter, ayant en plus toutes les possibilités, il lui faudra répondre au Jugement, pour chacun, dont il a condamné par légèreté ou par crédulité.