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RÉFLEXIONS pour Lc 5:1-16

Or il advint, comme la foule le serrait de près et écoutait la parole de Dieu, tandis que lui se tenait sur le bord du lac de Gennésaret,
qu'il vit deux petites barques arrêtées sur le bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Il monta dans l'une des barques, qui était à Simon, et pria celui-ci de s'éloigner un peu de la terre; puis, s'étant assis, de la barque il enseignait les foules.
Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : " Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. "
Simon répondit : " Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. "
Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient.
Ils firent signe alors à leurs associés qui étaient dans l'autre barque de venir à leur aide. Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux genoux de Jésus, en disant : " Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! "
La frayeur en effet l'avait envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause du coup de filet qu'ils venaient de faire;
10 pareillement Jacques et Jean, fils de Zébédée, les compagnons de Simon. Mais Jésus dit à Simon : " Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. "
11 Et ramenant les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent.
12 Et il advint, comme il était dans une ville, qu'il y avait un homme plein de lèpre. A la vue de Jésus, il tomba sur la face et le pria en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
13 Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt la lèpre le quitta.
14 Et il lui enjoignit de n'en parler à personne : " Mais va-t'en te montrer au prêtre, et offre pour ta purification selon ce qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
15 Or, la nouvelle se répandait de plus en plus à son sujet, et des foules nombreuses s'assemblaient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies.
16 Mais lui se tenait retiré dans les déserts et priait.
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Les apôtres ont certainement eu beaucoup de chance. Ils ont vu de leurs propres yeux la pêche miraculeuse, des guérisons et bien d'autres miracles. Et même demeurer peu de temps auprès de Jésus suffisait pour comprendre dans son cœur que c'était lui et tomber à ses pieds. Que nous reste-t-il alors?

Il nous reste un miracle qui n'est pas moindre: le reconnaître dans l'Évangile; recouvrer la vue du cœur à travers des dizaines de siècles; après avoir lu un très court récit de la pêche miraculeuse, comprendre soudain qu'il se tient à nos côtés — non dans une barque, peut-être, mais simplement dans la pièce — et nous trouver ainsi peut-être plus près de lui que ne l'étaient les pêcheurs de Galilée.

Autres réflexions

 
Pour Lc 5:1-16
Or il advint, comme la foule le serrait de près et écoutait la parole de Dieu, tandis que lui se tenait sur le bord du lac de Gennésaret,
qu'il vit deux petites barques arrêtées sur le bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Il monta dans l'une des barques, qui était à Simon, et pria celui-ci de s'éloigner un peu de la terre; puis, s'étant assis, de la barque il enseignait les foules.
Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : " Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. "
Simon répondit : " Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. "
Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient.
Ils firent signe alors à leurs associés qui étaient dans l'autre barque de venir à leur aide. Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux genoux de Jésus, en disant : " Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! "
La frayeur en effet l'avait envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause du coup de filet qu'ils venaient de faire;
10 pareillement Jacques et Jean, fils de Zébédée, les compagnons de Simon. Mais Jésus dit à Simon : " Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. "
11 Et ramenant les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent.
12 Et il advint, comme il était dans une ville, qu'il y avait un homme plein de lèpre. A la vue de Jésus, il tomba sur la face et le pria en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
13 Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt la lèpre le quitta.
14 Et il lui enjoignit de n'en parler à personne : " Mais va-t'en te montrer au prêtre, et offre pour ta purification selon ce qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
15 Or, la nouvelle se répandait de plus en plus à son sujet, et des foules nombreuses s'assemblaient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies.
16 Mais lui se tenait retiré dans les déserts et priait.
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Une prise de poissons inattendue et abondante là où, selon tous les signes, elle ne pouvait pas se produire, est l'un des premiers miracles du Sauveur. Qu'est-ce donc: une preuve? Un témoignage de sa propre messianité? Mais Jésus n'a jamais cherché à prouver quoi que ce soit à personne. Un témoignage, peut-être...  Lire la suite

Une prise de poissons inattendue et abondante là où, selon tous les signes, elle ne pouvait pas se produire, est l'un des premiers miracles du Sauveur. Qu'est-ce donc: une preuve? Un témoignage de sa propre messianité? Mais Jésus n'a jamais cherché à prouver quoi que ce soit à personne.

Un témoignage, peut-être. Mais témoignage de quoi? De la puissance de Dieu? Sans doute, oui: ce n'est pas un hasard si Pierre demande à Jésus de s'éloigner, de le laisser. Il comprend qu'un homme pécheur ne devrait pas s'approcher de Dieu: cela pourrait finir par profaner le sanctuaire, par banaliser cette présence divine qui, pour Pierre comme pour les autres, semblait une réalité évidente.

Mais Jésus, au contraire, appelle Pierre à le suivre. Il sait qu'un homme conscient de ses limites, qui se regarde avec sobriété et réalisme, est plus sûr que les enthousiastes sûrs d'eux-mêmes de la vie spirituelle. La pêche miraculeuse devient réellement un témoignage. Mais pas seulement une théophanie. Elle devient témoignage du Royaume qui s'est approché. Dont le souffle peut désormais toucher l'eau du lac de Génésareth au point que même les poissons le sentent.

Ils le sentiront, et se rassembleront là où d'ordinaire ils ne se trouvent pas. Car le souffle du Royaume n'attire pas seulement les hommes: tout ce qui vit sent sa présence. Mais s'il en est ainsi, s'il est question du Royaume, Pierre ne peut pas non plus faire demi-tour. Malgré sa condition pécheresse, malgré son absence de préparation à suivre le Messie. D'autant plus qu'il n'y a de toute façon personne de prêt: où trouver, dans le monde déchu, des hommes sans péché? Mais un pas à la suite du Messie est un pas dans son Royaume. Là où il règne lui-même.

Et désormais, c'est lui-même qui travaillera avec ceux qui ne sont pas prêts à vivre de la vie de son Royaume, mais qui sont prêts à le suivre malgré leur absence de préparation et leur condition pécheresse. Le chemin de la justice a toujours été ainsi, même avant la venue du Christ dans le monde: suivre Dieu malgré sa propre condition pécheresse. Désormais, les possibilités sont autres, et autre est la plénitude absolue de la vie avec Dieu. Mais le chemin est resté le même; aujourd'hui encore, il n'est possible à l'homme qu'en dépit de sa nature déchue. Non pas, bien sûr, parce qu'elle est nature, mais parce qu'elle est déchue.

C'est ainsi que suivront Jésus tous les apôtres, dont Pierre fut le premier. Jusqu'au bout. Jusqu'à cette plénitude de la vie du Royaume sans laquelle le chemin n'a pas de sens.

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Pour Lc 5:1-11
Or il advint, comme la foule le serrait de près et écoutait la parole de Dieu, tandis que lui se tenait sur le bord du lac de Gennésaret,
qu'il vit deux petites barques arrêtées sur le bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Il monta dans l'une des barques, qui était à Simon, et pria celui-ci de s'éloigner un peu de la terre; puis, s'étant assis, de la barque il enseignait les foules.
Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : " Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. "
Simon répondit : " Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. "
Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient.
Ils firent signe alors à leurs associés qui étaient dans l'autre barque de venir à leur aide. Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux genoux de Jésus, en disant : " Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! "
La frayeur en effet l'avait envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause du coup de filet qu'ils venaient de faire;
10 pareillement Jacques et Jean, fils de Zébédée, les compagnons de Simon. Mais Jésus dit à Simon : " Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. "
11 Et ramenant les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent.
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Pêcher en plein jour, quand les poissons se cachent du soleil, est une entreprise sans espoir, d'autant plus que Simon, pêcheur expérimenté, n'avait rien pris même pendant la nuit. Mais Jésus pêche Son poisson aux endroits les moins appropriés et au moment le moins approprié. Et maintenant...  Lire la suite

Pêcher en plein jour, quand les poissons se cachent du soleil, est une entreprise sans espoir, d'autant plus que Simon, pêcheur expérimenté, n'avait rien pris même pendant la nuit. Mais Jésus pêche Son poisson aux endroits les moins appropriés et au moment le moins approprié. Et maintenant, Sa prise principale n'est pas sur le rivage, où des foules étaient prêtes à écouter Ses paraboles, mais dans une petite barque, où se trouvèrent quelques hommes prêts à quitter leur vie habituelle et à suivre le nouveau Maître jusqu'au bout.

Si les autres évangélistes mettent l'accent sur le fait que les pêcheurs qui suivirent Jésus devinrent des «pêcheurs d'hommes» (Mc 1:17), ici, chez Luc, ils sont avant tout eux-mêmes pris en plein jour, pris par Sa lumière, par le miracle de Sa personne. Car sans cette «captivité absolue» devant l'image de Jésus, ils n'auraient rien pu faire pour l'approche de Son Royaume et l'annonce de Son Évangile.

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Pour Lc 5:1-11
Or il advint, comme la foule le serrait de près et écoutait la parole de Dieu, tandis que lui se tenait sur le bord du lac de Gennésaret,
qu'il vit deux petites barques arrêtées sur le bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Il monta dans l'une des barques, qui était à Simon, et pria celui-ci de s'éloigner un peu de la terre; puis, s'étant assis, de la barque il enseignait les foules.
Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : " Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. "
Simon répondit : " Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. "
Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient.
Ils firent signe alors à leurs associés qui étaient dans l'autre barque de venir à leur aide. Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux genoux de Jésus, en disant : " Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! "
La frayeur en effet l'avait envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause du coup de filet qu'ils venaient de faire;
10 pareillement Jacques et Jean, fils de Zébédée, les compagnons de Simon. Mais Jésus dit à Simon : " Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. "
11 Et ramenant les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent.
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Jésus monte dans la barque non pour se séparer de ceux qui sont restés sur le rivage, mais pour que...  Lire la suite

Jésus monte dans la barque non pour se séparer de ceux qui sont restés sur le rivage, mais pour que Sa parole devienne également accessible à tous ceux qui étaient rassemblés. L'évangéliste ne rapporte pas le contenu de la prédication, mais en tout cas les paroles qui retentirent ce jour-là au-dessus du lac de Génésareth conduisaient au salut.

Et voici qu'à la fin de la prédication, Il veille à ce que les pêcheurs qui Lui avaient donné une place dans la barque prennent davantage de poissons. Le passage de la prédication sur les fondements essentiels de la vie au souci des besoins humains quotidiens fut immédiat. On peut certes voir dans cette pêche remarquable une parabole visible montrée aux disciples : de même que la pêche faite sur Sa parole fut fructueuse, de même la prédication des disciples le sera. Une telle compréhension de cet épisode est tout à fait admissible, précisément parce que Jésus répond aussi bien aux aspirations spirituelles les plus élevées qu'aux demandes concernant les besoins matériels quotidiens.

Mais nous rencontrons encore un paradoxe : Simon Pierre, qui s'est reconnu pécheur, est appelé par Jésus, en réponse à cet aveu, à pêcher des hommes, à aller prêcher. Pourtant Jésus ne s'éloigne pas de Pierre effrayé, précisément parce qu'Il n'est pas venu vers des surhommes, mais vers des gens ordinaires, tels que chacun de nous, afin de nous délivrer du péché et de la peur. Il est difficile de dire ce qui effraya Pierre le plus : la rencontre avec le Saint, ou bien la profondeur de sa propre condition pécheresse. Mais, effrayé, même en suppliant Jésus de s'éloigner, lui-même ne recula pas loin de Lui, mais tomba à Ses genoux. Et c'est là le seul chemin possible après que nous devenons capables de voir nos propres ténèbres et notre propre saleté.

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Pour Lc 5:1-11
Or il advint, comme la foule le serrait de près et écoutait la parole de Dieu, tandis que lui se tenait sur le bord du lac de Gennésaret,
qu'il vit deux petites barques arrêtées sur le bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Il monta dans l'une des barques, qui était à Simon, et pria celui-ci de s'éloigner un peu de la terre; puis, s'étant assis, de la barque il enseignait les foules.
Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : " Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. "
Simon répondit : " Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. "
Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient.
Ils firent signe alors à leurs associés qui étaient dans l'autre barque de venir à leur aide. Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux genoux de Jésus, en disant : " Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! "
La frayeur en effet l'avait envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause du coup de filet qu'ils venaient de faire;
10 pareillement Jacques et Jean, fils de Zébédée, les compagnons de Simon. Mais Jésus dit à Simon : " Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. "
11 Et ramenant les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent.
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Vladyka Antoine, dans l’un de ses ouvrages (« Le voyage spirituel »), dans le chapitre sur Bartimée, parle de façon inattendue aussi du fragment d’aujourd’hui sur la pêche miraculeuse, rappelant...  Lire la suite

Vladyka Antoine, dans l’un de ses ouvrages (« Le voyage spirituel »), dans le chapitre sur Bartimée, parle de façon inattendue aussi du fragment d’aujourd’hui sur la pêche miraculeuse, rappelant aussitôt l’histoire de la guérison du serviteur du centurion. Autrement dit, vladyka nous indique la proximité spirituelle de ces deux événements. Et nous devons comprendre ce qui les unit et en faire une règle de notre vie spirituelle. « Il est déraisonnable de chercher une rencontre prématurée. C’est pourquoi tout l’enseignement de l’Église orthodoxe sur la prière et sur la conduite dans la vie dit : "Ne recherchez aucune expérience mystique ; dans une adoration respectueuse, demandez à Dieu, avec toute l’attention et toute la foi qui vous sont accessibles, avec toute la force de l’espérance et de l’élan, qu’Il vous change, qu’Il vous rende tels que, "un jour", vous puissiez Le rencontrer" », écrit vladyka.

Ne contraignons pas le Seigneur à Se manifester à nous. Et même plus que cela : lorsque nous vivons quelque chose qui nous paraît si bouleversant que nous sommes sûrs que le Seigneur nous a donné un signe, que c’est Lui, et que cela nous ravit, que nous sommes dans un état d’enthousiasme spirituel, qu’il nous semble que voilà le miracle, il faut s’efforcer fortement, comme repousser cette expérience loin de soi, tenter de s’en écarter. Alors, si c’est réellement quelque chose de vrai, une fois notre sphère émotionnelle apaisée, nous verrons clairement s’il y a un contenu dans ce qui nous est arrivé ou si c’est une pseudo-mystique, une tentation, etc.

Pierre, comme le centurion, est mû par un sentiment d’humilité très profonde, par le sentiment de sa petitesse devant la face de Dieu et de son indignité à communiquer avec Lui. Mais c’est précisément cela que le Seigneur estime tant, et c’est précisément un tel homme qu’Il n’abandonne pas.

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Pour Lc 5:5
Simon répondit : " Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. "
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Le plus important dans les relations entre les hommes, c'est la confiance. Et dans les relations entre l'homme et Dieu aussi. Une confiance qui se place parfois même au-dessus de sa propre expérience quotidienne et professionnelle, lorsque l'expérience de la relation avec quelqu'un atteste que, dans tel...  Lire la suite

Le plus important dans les relations entre les hommes, c'est la confiance. Et dans les relations entre l'homme et Dieu aussi. Une confiance qui se place parfois même au-dessus de sa propre expérience quotidienne et professionnelle, lorsque l'expérience de la relation avec quelqu'un atteste que, dans ce cas précis, la confiance peut et doit être placée plus haut que sa propre expérience de la vie. Pierre ne comprend pas tout de suite qui est Jésus. Plus tard, il L'appellera Messie et Fils du Dieu vivant; mais pour l'instant, Jésus est pour lui simplement un juste et un maître mystérieux, peut-être un prophète, mais en tout cas un homme de Dieu, ce dont on ne peut absolument pas douter.

Et voici que cet homme de Dieu, qui ne comprend apparemment rien à la pêche, et la pêche dans le lac de Génésareth est une activité très particulière que comprend seulement celui qui l'a pratiquée, conseille de jeter le filet là où cela n'a aucun sens. Absolument aucun, ce que comprend tout pêcheur du Kinneret.

Alors quoi: jeter le filet ou non? Pierre décide que cela vaut la peine d'essayer. Et la prise se révèle inattendue, et même inattendue par son abondance. Dieu récompense-t-Il la confiance? Oui, on peut le dire ainsi. Mais il ne s'agit pas seulement de cela.

Il s'agit aussi de ce que signifie une telle confiance, de ce qui se tient derrière elle. Quoi que Pierre ait pensé de Jésus à ce moment précis, il est évident qu'il s'est confié non seulement à un homme, mais à Dieu. Et à Dieu en premier lieu. Or se confier à Dieu signifie établir avec Lui des relations tout à fait particulières, car la confiance suppose des relations personnelles, et les relations personnelles sont toujours uniques. Elles sont donc toujours tout à fait particulières.

Et des relations particulières incluent l'homme dans le plan de Dieu, d'une façon ou d'une autre, dans une mesure ou une autre, mais nécessairement. Et alors, entre autres, un pêcheur peut très bien rencontrer un banc de poissons là où il n'y en a habituellement pas. Simplement parce que l'inclusion dans le plan de Dieu signifie une vie qui ne suit plus les lois de ce monde, mais les lois du Royaume, même quand ce Royaume paraît encore loin. Car pour Dieu, le monde est toujours demeuré le Royaume. Et dans le Royaume, la création obéit pleinement non seulement à Dieu, mais aussi à l'homme. Les poissons y compris.

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Pour Lc 5:12-16
12 Et il advint, comme il était dans une ville, qu'il y avait un homme plein de lèpre. A la vue de Jésus, il tomba sur la face et le pria en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
13 Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt la lèpre le quitta.
14 Et il lui enjoignit de n'en parler à personne : " Mais va-t'en te montrer au prêtre, et offre pour ta purification selon ce qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
15 Or, la nouvelle se répandait de plus en plus à son sujet, et des foules nombreuses s'assemblaient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies.
16 Mais lui se tenait retiré dans les déserts et priait.
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Dans l'épisode de la guérison du lépreux, ce qu'il y a de plus remarquable est le dialogue entre Jésus et l'homme qu'Il guérit...  Lire la suite

Dans l'épisode de la guérison du lépreux, ce qu'il y a de plus remarquable est le dialogue entre Jésus et l'homme qu'Il guérit. « Si Tu veux, Tu peux me purifier ». — « Je le veux, sois purifié ». Comment comprendre cela ? N'est-ce pas celui qui doit être guéri qui vient au Sauveur, cherchant auprès de Lui la guérison ? D'un côté, tout est effectivement ainsi. Mais le lépreux, comme on le voit, évalue son état non seulement du point de vue de la santé physique, mais aussi du point de vue de son état spirituel, du point de vue de la Torah, qui définit la lèpre non seulement comme une maladie, mais aussi comme un état d'impureté. Et, manifestement, ce qui inquiète surtout l'homme qui s'adresse à Jésus, c'est précisément son impureté. Bien sûr, l'impureté, entre autres, empêchait une vie spirituelle et religieuse pleine : le lépreux, demeurant impur tout le temps de sa maladie, ne pouvait participer au sacrifice, ne pouvait s'approcher de l'autel, et donc ne pouvait pas non plus être sanctifié.

Mais l'homme qui s'adressa à Jésus avait probablement compris son impureté non seulement dans l'aspect religieux, mais aussi dans l'aspect spirituel. Peut-être avait-il compris, à travers l'expérience de sa propre maladie, ce que Jean le Baptiste essayait de transmettre à ceux qui l'écoutaient : personne n'est prêt à entrer dans le Royaume ; tous ont besoin de conversion, de purification de leurs péchés et d'une nouvelle sanctification, d'une sanctification d'une mesure auparavant inaccessible. Et maintenant cet homme souillé par la lèpre comprenait : il ne pourrait se débarrasser de sa maladie et entrer dans le Royaume que si la porte lui était ouverte par le mystérieux Inconnu dont certains pensent qu'Il est le Messie promis par Dieu.

S'il en est ainsi, il faut Lui demander : veut-il ouvrir la porte au lépreux ? Veut-il le purifier ? Et le lépreux, s'adressant à Jésus, Lui pose la question principale : as-Tu besoin de moi dans Ton Royaume ? Veux-Tu me purifier ?

Il n'est pas étonnant qu'à une question posée ainsi Jésus réponde « oui ». Car Il est venu pour que puisse entrer dans le Royaume quiconque cherche ce Royaume. Et, dans une telle situation, il ne pouvait tout simplement pas y avoir d'autre réponse.

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Pour Lc 5:12-16
12 Et il advint, comme il était dans une ville, qu'il y avait un homme plein de lèpre. A la vue de Jésus, il tomba sur la face et le pria en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
13 Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt la lèpre le quitta.
14 Et il lui enjoignit de n'en parler à personne : " Mais va-t'en te montrer au prêtre, et offre pour ta purification selon ce qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
15 Or, la nouvelle se répandait de plus en plus à son sujet, et des foules nombreuses s'assemblaient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies.
16 Mais lui se tenait retiré dans les déserts et priait.
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Le passage d’aujourd’hui sur la guérison du lépreux nous donne une formule de prière étonnante et remarquable, conservée...  Lire la suite

Le passage d’aujourd’hui sur la guérison du lépreux nous donne une formule de prière étonnante et remarquable, conservée par les trois synoptiques: si Tu le veux, Tu peux me purifier. Voilà précisément ce que doit être notre demande dans la prière. Nous ne devons demander à Dieu que ce qu’Il veut Lui-même. Et cela se comprend facilement, mais qu’il est difficile de le réaliser! Quand nous avons un besoin particulier, il envahit tout l’univers, et il n’y a plus qu’une pensée dans notre esprit: Seigneur! délivre-moi donc enfin de cela, ou bien: mon Dieu! fais donc que cela arrive. Et si c’est vraiment quelque chose de sérieux, en règle générale il ne nous vient même pas à l’esprit que notre désir puisse ne pas être agréable à Dieu; tant il nous paraît évident que c’est précisément ce dont tous ont besoin, précisément maintenant.

En considérant cette phrase du lépreux, on comprend qu’en réalité elle heurte quelque peu l’oreille. On a envie de poser deux questions. Premièrement, Dieu peut-Il ne pas vouloir qu’un malade soit guéri? Et deuxièmement, on a envie de lui demander: et toi, le veux-tu toi-même? Les réponses à ces questions semblent évidentes. Bien sûr, Dieu ne peut pas ne pas vouloir que les malades guérissent, et bien sûr, les malades eux-mêmes veulent aussi guérir. Mais, pour une raison quelconque, ces questions surgissent, rendant le texte étrange. C’est là une particularité de la Parole de Dieu: là où elle heurte notre oreille, c’est là qu’elle nous enseigne le plus.

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Pour Lc 5:12-16
12 Et il advint, comme il était dans une ville, qu'il y avait un homme plein de lèpre. A la vue de Jésus, il tomba sur la face et le pria en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
13 Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt la lèpre le quitta.
14 Et il lui enjoignit de n'en parler à personne : " Mais va-t'en te montrer au prêtre, et offre pour ta purification selon ce qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
15 Or, la nouvelle se répandait de plus en plus à son sujet, et des foules nombreuses s'assemblaient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies.
16 Mais lui se tenait retiré dans les déserts et priait.
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En purifiant le lépreux, Jésus le toucha, bien qu'Il n'y fût pas obligé ; Il aurait pu...  Lire la suite

En purifiant le lépreux, Jésus le toucha, bien qu'Il n'y fût pas obligé ; Il aurait pu guérir sans toucher, par exemple d'une seule parole. Mais en le touchant, Il enfreignit l'interdit qui faisait peser sur Lui les règles de l'impureté rituelle ; c'est pourquoi, après que ce contact fut largement connu, Jésus fut contraint de se retirer pour un temps dans des lieux déserts. Lui-même, bien sûr, resta pur ; mais était-ce seulement le pouvoir sur la maladie, seulement le désir de montrer qu'Il était au-dessus des interdits, qui Le poussait lorsqu'Il toucha le malade ? Imaginez seulement la joie de ce rejeté, que quelqu'un toucha sans doute pour la première fois depuis de nombreuses années, ouvrant une brèche dans le mur invisible mais infranchissable qui le séparait du monde autour de lui ! Mais Jésus brise les barrières qui nous séparent de Dieu et les uns des autres. Il les brise en prenant sur Lui les conséquences de leur existence. Son retrait temporaire dans les lieux déserts ne fut pas aussi lourd que la montée au Golgotha ; pourtant, pour libérer l'ancien lépreux de l'isolement, Il paya de Sa propre solitude.

Mais d'autres épisodes évangéliques nous savons que la solitude de Jésus était pour Lui un temps de prière, et c'est là qu'est caché le mystère de Son union avec le Père.

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Pour Lc 5:15-16
15 Or, la nouvelle se répandait de plus en plus à son sujet, et des foules nombreuses s'assemblaient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies.
16 Mais lui se tenait retiré dans les déserts et priait.
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Les évangélistes notent assez souvent une régularité dans le ministère terrestre du Sauveur: plus les foules venaient à Lui pour demander de l'aide, ou même un miracle, plus souvent et plus intensément Il priait, laissant tout le monde pour se retirer dans des lieux déserts...  Lire la suite

Les évangélistes notent assez souvent une régularité dans le ministère terrestre du Sauveur: plus les foules venaient à Lui pour demander de l'aide, ou même un miracle, plus souvent et plus intensément Il priait, laissant tout le monde pour se retirer dans des lieux déserts. Visiblement, Son besoin de prière augmentait à mesure que l'intensité du ministère grandissait. Pourquoi, pourrait-on penser, prier Celui qui est un avec Son Père céleste, un depuis le commencement, depuis Sa naissance dans le monde, depuis Sa conception? Mais, visiblement, les choses ne sont pas si simples. Certes, la plénitude de Dieu et l'union avec le Père étaient propres à Jésus dès le commencement; Sa volonté humaine a toujours été une avec la volonté de Dieu jusqu'à l'indivision complète, de sorte qu'il n'y avait entre elles aucune rupture, rupture propre à la volonté de l'homme déchu.

Le Sauveur n'a vécu une telle rupture qu'une seule fois, sur la croix, et ce fut pour Lui une véritable catastrophe, pire que toutes les souffrances physiques: Il n'avait jamais vécu auparavant la séparation de Sa volonté humaine d'avec la volonté de Son Père. Une telle rupture est toujours une catastrophe existentielle, mais nous, hommes déchus, y sommes tellement habitués que nous ne sentons plus l'anomalie de cet état. Jésus, contrairement à nous, la vit de manière extrêmement vive et nette. Mais tout le reste du temps, Il n'a pas vécu cette rupture et, pourrait-on penser, Il n'aurait pas dû avoir besoin de prière. Plus exactement, toute Sa vie aurait dû être une prière continue, pourrait-on penser en méditant sur la vie spirituelle du Sauveur.

Mais voici qu'il apparaît que l'union de la volonté humaine de Jésus avec la volonté de Son Père céleste ne suffit pas. Il apparaît que la prière Lui est nécessaire autant qu'à chacun de nous. Et cela n'est pas étonnant. En effet, la vie spirituelle suppose non seulement l'être, mais aussi la conscience. La plénitude de la vie spirituelle d'un homme est déterminée par la mesure dans laquelle il prend conscience de sa propre existence.

Et cela sur tous les plans, non seulement sur un seul ou sur quelques-uns. La plénitude de la communion avec Dieu, proche de celle qui était la norme pour le Sauveur, peut en principe être vécue par tout homme, et dans l'histoire de l'humanité, rarement mais réellement, il y eut des hommes prêts, à un moment de leur vie, à dire: «Moi et le Père, nous sommes un».

Mais pour l'homme ordinaire, si cela lui est donné, ce ne seront que des instants, tandis que pour Jésus un tel état était la norme de vie même pendant Son ministère terrestre. Cependant, il fallait prendre conscience de l'unité, il fallait la vivre par toute la plénitude de la volonté humaine. Et c'est pour cela que la prière était nécessaire à Jésus, comme à chacun de nous.

Et même plus qu'à chacun de nous, car Il est Homme non pas moins, mais plus que chacun de nous, Homme véritablement avec une majuscule, contrairement à nous qui, par définition, n'atteignons pas cette majuscule. Et Sa conscience de Sa propre existence dans l'union parfaite avec le Père était plus pleine que notre conscience de notre communion avec Dieu, quelle qu'elle soit. Sa prière était donc plus pleine et plus profonde que celle de chacun de nous. Car c'était une prière de plénitude à plénitude.

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