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RÉFLEXIONS pour Ac 2:1

1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
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Lorsque nous lisons plus loin le livre des Actes, nous remarquons que l'unanimité est l'un des fruits de l'Esprit Saint descendu sur les apôtres à la Pentecôte et agissant ensuite puissamment dans l'Église. Mais ici, dans ce verset, il devient clair que l'unanimité parmi les apôtres est apparue déjà avant la descente de l'Esprit Saint, et là ne se cache pas une contradiction, mais une dynamique spirituelle vivante. S'il n'y avait eu aucune unanimité parmi les disciples, la Pentecôte n'aurait sans doute pas eu lieu; cependant ils acquièrent leur unanimité véritable, authentique et indestructible au moment où ils voient les « langues de feu » descendre sur chacun d'eux.

D'où vient donc cette unanimité « préliminaire »? La Pentecôte aurait-elle eu lieu seulement à cause d'une coïncidence fortuite d'humeurs et de pensées chez quelques personnes? Bien sûr que non. Ce ne sont pas des gens quelconques, mais les disciples du Christ, que lui-même a formés pendant trois ans; ce sont ces mêmes disciples auxquels il est apparu après sa Résurrection et dont il « ouvrit l'intelligence à la compréhension des Écritures »; et enfin ce sont ces mêmes apôtres auxquels il dit, en soufflant sur eux: « Recevez l'Esprit Saint ». Ainsi, cette « petite » unanimité est elle aussi le résultat de l'œuvre de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Ac 2:1-11
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
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Aujourd'hui est pour Dieu une fête particulière: après avoir traversé l'horreur de la perte de Son Époux, Sa Résurrection et...  Lire la suite

Aujourd'hui est pour Dieu une fête particulière: après avoir traversé l'horreur de la perte de Son Époux, Sa Résurrection et Son retour au ciel, l'Église reçoit le Consolateur longtemps attendu. C'est le jour de naissance de l'Église, l'Épouse du Christ. Celle qui vient de naître proclame au monde d'une voix forte, pleine de joie. Comme le psalmiste a décrit avec justesse les événements d'aujourd'hui: «Vous tous, peuples, battez des mains, acclamez Dieu par des cris de joie; car le Seigneur Très-Haut est redoutable, grand Roi sur toute la terre (...) Dieu monte au milieu des acclamations, le Seigneur au son de la trompette (...) Dieu règne sur les nations, Dieu siège sur Son trône saint; les princes des peuples se rassemblent avec le peuple du Dieu d'Abraham, car les boucliers de la terre sont à Dieu; Il est souverainement élevé» (voir Ps. 46). Aujourd'hui le Seigneur accomplit Sa promesse: «Celui qui croit en Moi, comme dit l'Écriture, de son sein couleront des fleuves d'eau vive» (Jn 7:38).

Aujourd'hui ces flots se répandent sur le monde. La joie dont les apôtres sont remplis déborde: une telle chose ne peut ni ne doit être gardée en soi. Ce vent violent qui remplit la chambre haute où les disciples étaient réunis continue de souffler dans le monde. Et chacun de ceux qui «les entendait parler dans sa propre langue» comprend que, dans le miracle qui s'accomplit presque sous ses yeux, il y a aussi une place pour lui. Le feu contamine les gens autour des apôtres. Et à l'Église «s'ajoutèrent ce jour-là environ trois mille âmes» (Ac 2:41). C'est ainsi, et seulement ainsi, que se produit la «transmission» vivante de la foi: l'Esprit Saint nous «contamine», et nous sommes saisis d'étonnement et d'admiration devant les grandes oeuvres de Dieu (voir Ac 2:7, 2:11).

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Pour Ac 2:1-11
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
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Pour tout chrétien, la Pentecôte est le jour de la naissance de l'Église. Nous pensons un peu moins souvent qu'elle marque aussi le début de l'histoire du Royaume qui entre dans le monde. Il nous paraît généralement étrange que le Royaume puisse avoir une histoire qui lui soit propre ; nous l'associons plus souvent à...  Lire la suite

Pour tout chrétien, la Pentecôte est le jour de la naissance de l'Église. Nous pensons un peu moins souvent qu'elle marque aussi le début de l'histoire du Royaume qui entre dans le monde. Il nous paraît généralement étrange que le Royaume puisse avoir une histoire qui lui soit propre ; nous l'associons plus souvent à quelque chose d'intime et de caché, à ce que nous gardons dans notre cœur ou à ce qui se révèle à nous dans l'assemblée eucharistique.

Pourtant, le Royaume entre dans le monde en le transfigurant. C'est un processus objectif, avec sa dynamique, sa logique et donc son histoire, même si celle-ci ressemble fort peu à l'histoire du monde ancien que nous connaissons si bien. Le premier événement de l'histoire du Royaume fut la prédication des apôtres, ce même jour de la Pentecôte, aux pèlerins rassemblés sur la place.

Une foule nombreuse s'était réunie. Parmi les personnes présentes se trouvaient non seulement des Juifs, mais aussi d'anciens païens ayant embrassé le judaïsme, et peut-être ceux que l'on appelait alors les « craignant Dieu » : des païens qui adoraient le Dieu d'Israël et s'intéressaient au judaïsme sans l'adopter dans son intégralité. Il n'est pas étonnant que cette foule ait parlé des langues exceptionnellement diverses : on aurait difficilement trouvé ailleurs, à cette époque, une telle diversité ethnique et linguistique.

Il était donc d'autant plus étonnant pour chacun d'entendre la prédication dans sa propre langue : ceux qui écoutaient les apôtres comprenaient parfaitement qu'ils ne pouvaient connaître la plupart des langues maternelles de leurs auditeurs. Que s'était-il passé ? Au fond, rien de particulier : tous ceux qui se trouvaient alors sur cette place s'étaient simplement retrouvés dans le Royaume, qui s'était ouvert à cet instant à toutes les personnes présentes.

Dans le Royaume, la parole n'est pas une condition nécessaire à la communication. Celle-ci peut prendre la forme d'un échange de sens, d'un sens qui dépasse les mots et ne s'incarne en eux que lorsque nous en prenons pleinement conscience. C'est ainsi, au niveau du sens, que les auditeurs des apôtres percevaient leur prédication. Les mots naissaient ensuite dans leur propre âme et, naturellement, dans la langue maternelle de chacun.

Ainsi, la première prédication fut pour ses auditeurs une révélation du Royaume non seulement par les mots, mais aussi par leur propre expérience. Ils n'ont pas seulement entendu un témoignage sur le Royaume : ils y ont directement pris part. Il s'est produit précisément ce sans quoi les mots restent de simples mots : ceux qui étaient venus ont vu de leurs propres yeux et vécu personnellement ce dont leur parlaient les apôtres. Rien d'étonnant à ce que les conversions aient été nombreuses : l'expérience était trop manifeste, trop évidente. C'est ainsi, de l'union du témoignage et de l'expérience vivante, personnelle, qu'est née l'Église. Et la véritable Église a toujours été telle : elle est le Royaume ouvert au monde.

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Pour Ac 2:1-11
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
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La descente de l'Esprit sur les disciples de Jésus, réunis dans l'une des maisons de Jérusalem, peut être comparée au phénomène de la glossolalie décrit...  Lire la suite

La descente de l'Esprit sur les disciples de Jésus, réunis dans l'une des maisons de Jérusalem, peut être comparée au phénomène de la glossolalie décrit par Paul en 1 Co 12. Cela n'explique naturellement pas entièrement toutes les circonstances et tous les détails mystérieux que Luc rapporte dans son récit de la Pentecôte. Mais une chose peut être affirmée avec certitude : les disciples ont vécu ensemble une expérience extatique extrêmement profonde de communion avec Dieu.

Cette expérience fut pour eux la source d'une révélation : porter le Message du Christ à tous les peuples du monde. Il faut ici tenir compte d'un point : l'Israël ancien avait conclu l'Alliance avec Dieu au Sinaï, ce qui marqua sa naissance comme peuple choisi parmi tous les peuples. C'est cet événement que les Juifs célébraient le jour de la Pentecôte, ou « fête des Semaines », Chavouot. Par analogie avec la Pentecôte juive, Luc comprend manifestement l'événement de la descente de l'Esprit comme le renouvellement de l'Alliance et la reconstitution d'Israël sur un fondement nouveau : la foi au Christ.

Il apparaît donc que l'Église chrétienne repose sur deux impératifs : d'abord, la nécessité d'un renouvellement constant de la vie ecclésiale ; ensuite, la diffusion dans le monde du Message de cette nouveauté et de cette transfiguration incessante dans le Christ.

Ce renouvellement concerne tous les aspects de la vie de l'Église : la doctrine, qui doit toujours être compréhensible et convaincante pour toute personne ; le culte, qui doit être accessible et riche de sens ; l'action sociale, qui doit reposer sur un désir sincère et compatissant d'aider et, si nécessaire, de réhabiliter la personne pour qu'elle puisse vivre pleinement au sein de la société. Mais, à sa source, le renouvellement s'enracine sans aucun doute dans les profondeurs spirituelles de chaque chrétien et de chaque chrétienne. Car c'est précisément dans les paroles vraies et vivantes adressées à Dieu, et dans le cœur ouvert, prêt à suivre les appels imprévisibles et transformateurs de l'Esprit, que Dieu est présent et agit.

Alors seulement peut-on espérer que le Message du Christ trouvera un écho dans le cœur de ceux qui n'ont pas entendu parler de Lui et fera d'eux des membres du Monde nouveau, où s'ouvrent pour chacun des possibilités de croissance créatrice et de renouvellement éternels.

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Pour Ac 2:1-11
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
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Le miracle de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres s’accompagne de tous les signes extérieurs traditionnels d’une théophanie...  Lire la suite

Le miracle de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres s’accompagne de tous les signes extérieurs traditionnels d’une théophanie (manifestation de Dieu) : bruit, vent, feu... Le changement intérieur qui s’opère chez les disciples du Christ demeure imperceptible, mais c’est à partir de ce moment que l’Église fait remonter son existence : présence invisible de Dieu dans les cœurs transformés de personnes qui ressentent et reconnaissent leur unité les unes avec les autres.

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Pour Ac 2:1-13
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l’un à l’autre : « Que peut bien être cela ? »
13 D’autres encore disaient en se moquant : « Ils sont pleins de vin doux ! »
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Il est devenu banal de désigner le jour de la Pentecôte comme le jour de naissance de l'Église. C'est absolument vrai. Mais de quoi s'agit-il exactement? Le plus souvent, on parle de la communauté apostolique sur laquelle est descendu l'Esprit Saint, faisant d'elle l'Église, la première communauté ecclésiale sur la terre...  Lire la suite

Il est devenu banal de désigner le jour de la Pentecôte comme le jour de naissance de l'Église. C'est absolument vrai. Mais de quoi s'agit-il exactement? Le plus souvent, on parle de la communauté apostolique sur laquelle est descendu l'Esprit Saint, faisant d'elle l'Église, la première communauté ecclésiale sur la terre. C'est vrai, bien sûr. Mais avec cette perspective, l'Église se trouve tout de même un peu limitée. Elle devient une communauté, certes inhabituelle, conduite par le Christ ressuscité Lui-même, guidée par l'Esprit Saint, mais tout de même une communauté humaine.

D'ailleurs, en mentionnant la primauté du Christ et la conduite de l'Esprit Saint, beaucoup disent: divino-humaine. Mais même cette définition limite encore l'Église. Il sera sans doute plus exact de dire que l'Église n'est pas une communauté. Pas une société de personnes. C'est un processus. Un processus spirituel. Un courant du souffle de Dieu, dans lequel entrent les personnes qui ont accueilli ce souffle dans leur coeur. Ce souffle de Dieu fait irruption dans le monde le jour de la Pentecôte. Ce «comme un vent» qui envahit la pièce où étaient réunis les apôtres et ceux qui partageaient leur pensée n'était pas un vent ordinaire, physique.

Le souffle de Dieu est parfois réellement ressenti comme une brise légère, les livres bibliques en parlent. Mais ici ce n'est plus une brise légère: c'est un vent violent, presque un ouragan, qui entre dans la maison. Ainsi le Royaume, son souffle, entre dans le monde. Comme si la porte du Royaume s'était ouverte et qu'il avait afflué ici, vers nous. Précisément ainsi: non seulement dans l'assemblée des fidèles, mais dans le monde. Toutes les assemblées, aussi nombreuses soient-elles dans l'histoire de l'Église, ne sont que dérivées de ce processus. Et lui-même, ce courant du Royaume dans le monde, est proprement l'Église. Ce souffle du Royaume rassemble les hommes en assemblées, et le mot grec qui, dans les livres du Nouveau Testament, désigne l'Église se traduit justement par «assemblée».

Il fait d'eux une église. Et aussi l'Église avec une majuscule. Même ceux qui se trouvent là comme par hasard, à la manière de ces gens dans la rue qui écoutent la prédication de Pierre. Ils n'entendent pas seulement des mots: les apôtres ne connaissaient pas autant de langues que l'auteur des Actes en énumère, et ces langues étaient même plus nombreuses que les apôtres. Ils entendent ce qui est derrière les mots. Seul un habitant du Royaume peut entendre ainsi. Et donc tous ceux qui écoutaient alors Pierre sont devenus pour un temps des habitants du Royaume. Et donc une partie de l'Église.

Combien de temps ils sont restés dans le Royaume, et donc dans l'Église, c'est une autre question. Les «langues de feu» mentionnées par l'auteur du livre ne couvrent pas par hasard chacun de ceux qui se trouvaient alors dans la pièce. La lumière de la présence de Dieu est propre à chacun. Comme la Présence elle-même est propre à chacun. Sa mesure et sa permanence ne dépendent pas seulement de Dieu, mais aussi de l'homme. C'est cela qui détermine la mesure de la participation d'une personne concrète à la vie du Royaume. Mais c'est déjà la question du chemin spirituel de cette personne concrète. Le Royaume est entré dans le monde. La porte est ouverte. Et chacun se tient devant cette porte. Entrer ou non ne dépend que de l'homme.

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Pour Ac 2:1-13
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l’un à l’autre : « Que peut bien être cela ? »
13 D’autres encore disaient en se moquant : « Ils sont pleins de vin doux ! »
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L'Esprit Saint est descendu sur les apôtres alors qu'ils étaient tous ensemble, et non séparés, mais surtout alors qu'ils étaient unanimes...  Lire la suite

L'Esprit Saint est descendu sur les apôtres alors qu'ils étaient tous ensemble, et non séparés, mais surtout alors qu'ils étaient unanimes. L'unanimité ne signifiait pas l'uniformité : la singularité et les traits personnels de chaque apôtre n'avaient pas disparu, mais leurs différences ne divisaient pas les disciples, pas plus que les nombreuses langues dans lesquelles leur prédication se fit entendre. Son contenu était le même dans toutes les langues. Et si, lors de la construction de la tour de Babel, les différences linguistiques avaient contribué à la dislocation de l'humanité, au jour de la Pentecôte, le témoignage apostolique exprimé dans des langues différentes marquait le début de la réunification de peuples jusque-là dispersés. Mais, tandis que la séparation de Babel avait empêché l'anéantissement de peuples destinés à devenir une masse de travailleurs sans visage, la Pentecôte indiquait le chemin d'une unité qui préserve la singularité de chacun de ceux auxquels le Seigneur s'adresse.

Les personnes présentes à ce moment-là entendaient la même chose, mais les unes percevaient les paroles des apôtres comme une prédication intelligible, tandis que les autres les accusaient d'ivresse. Les premières, même sans comprendre une grande partie de ce qui était dit et tout en s'étonnant de ce qui se passait, étaient, comme Thomas dans son doute, ouvertes à l'inconnu et se sont révélées capables, peut-être pas tout de suite, d'accueillir les paroles des apôtres. Les autres, qui ironisaient, doutaient elles aussi de ce qu'elles voyaient et entendaient, mais tous les doutes ne se valent pas. En niant ce qui ne s'accordait pas avec leurs représentations habituelles, ces personnes se sont fermé la possibilité de recevoir des apôtres l'annonce d'un salut possible.

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Pour Ac 2:1-37
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l’un à l’autre : « Que peut bien être cela ? »
13 D’autres encore disaient en se moquant : « Ils sont pleins de vin doux ! »
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : « Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n’est d’ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c’est bien ce qu’a dit le prophète :
17 Il se fera dans les derniers jours, dit Dieu,
que je répandrai de mon Esprit sur toute chair.
Alors vos fils et vos filles prophétiseront,
vos jeunes gens auront des visions
et vos vieillards des songes.
18 Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes
je répandrai de mon Esprit.
19 Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel
et des signes ici-bas sur la terre.
20 Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang,
avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21 Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 « Hommes d’Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès. Aussi bien n’était-il pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir ;
25 car David dit à son sujet :Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi,
car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26 Aussi mon cœur s’est-il réjoui
et ma langue a-t-elle jubilé ;
ma chair elle-même reposera dans l’espérance
27 que tu n’abandonneras pas mon âme à l’Hadès
et ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
28 Tu m’as fait connaître des chemins de vie,
tu me rempliras de joie en ta présence.
29 « Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd’hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d’avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n’a pas été abandonné à l’Hadès, et dont la chair n’a pas vu la corruption :
32 Dieu l’a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint, objet de la promesse, et l’a répandu. C’est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n’est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même :Le Seigneur a dit à mon Seigneur :
Siège à ma droite
,
35 jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. »
37 D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
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Il se passe nécessairement quelque chose lorsque l'Esprit Saint remplit une personne. Cela ne s'exprime pas toujours comme chez les apôtres au jour de la Pentecôte, loin de là, mais toujours...  Lire la suite

Il se passe nécessairement quelque chose lorsque l'Esprit Saint remplit une personne. Cela ne s'exprime pas toujours comme chez les apôtres au jour de la Pentecôte, loin de là, mais l'Esprit apporte toujours avec Lui un changement, une « disposition » au bien (voir Ep 5:9). En outre, l'Esprit porte des fruits bien précis, que l'apôtre Paul énumère : « amour, joie, paix, patience, bonté, miséricorde, foi, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5:22). Qu'a donc apporté l'Esprit aux apôtres le jour de Sa descente ? Ils se mirent à parler en d'autres langues, mais ce n'était pas un bruit dépourvu de sens et incompréhensible pour leur entourage. « Tous étaient stupéfaits et s'étonnaient », car chacun entendait sa propre langue maternelle. Ainsi, la Parole de Dieu devenait accessible à tous ceux qui se trouvaient là et souhaitaient écouter. Nous voyons donc que cette action de l'Esprit Saint a aussitôt uni un grand nombre de personnes, qui ont compris qu'ici on les comprenait ! Si nous nous rappelons l'expression « nous parlons des langues différentes », nous pouvons dire qu'aucun des sens qu'elle recouvre ne s'applique au passage d'aujourd'hui. L'Esprit unit ! Il peut bâtir des relations, réconcilier ceux qui s'opposent et suggérer les mots nécessaires. C'est précisément pourquoi le Seigneur nous appelle à ne pas compter uniquement sur nos propres forces. Et cela concerne même une chose aussi petite qu'un simple échange avec la personne assise à côté de nous dans le métro.

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Pour Ac 2:1-47
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l’un à l’autre : « Que peut bien être cela ? »
13 D’autres encore disaient en se moquant : « Ils sont pleins de vin doux ! »
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : « Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n’est d’ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c’est bien ce qu’a dit le prophète :
17 Il se fera dans les derniers jours, dit Dieu,
que je répandrai de mon Esprit sur toute chair.
Alors vos fils et vos filles prophétiseront,
vos jeunes gens auront des visions
et vos vieillards des songes.
18 Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes
je répandrai de mon Esprit.
19 Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel
et des signes ici-bas sur la terre.
20 Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang,
avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21 Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 « Hommes d’Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès. Aussi bien n’était-il pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir ;
25 car David dit à son sujet :Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi,
car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26 Aussi mon cœur s’est-il réjoui
et ma langue a-t-elle jubilé ;
ma chair elle-même reposera dans l’espérance
27 que tu n’abandonneras pas mon âme à l’Hadès
et ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
28 Tu m’as fait connaître des chemins de vie,
tu me rempliras de joie en ta présence.
29 « Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd’hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d’avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n’a pas été abandonné à l’Hadès, et dont la chair n’a pas vu la corruption :
32 Dieu l’a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint, objet de la promesse, et l’a répandu. C’est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n’est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même :Le Seigneur a dit à mon Seigneur :
Siège à ma droite
,
35 jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. »
37 D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
38 Pierre leur répondit : « Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c’est pour vous qu’est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
40 Par beaucoup d’autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : « Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. »
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s’adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
42 Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s’emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
44 Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ;
45 ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun.
46 Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur.
47 Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.
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Le jour de la Pentecôte ouvre un temps nouveau : le temps de la prédication des apôtres et de l'action de l'Esprit Saint dans l'Église. Lorsque nous parlons de l'Esprit, il est important de comprendre comment Celui qui est invisible et incompréhensible se manifeste dans la vie humaine et...  Lire la suite

Le jour de la Pentecôte ouvre un temps nouveau : le temps de la prédication des apôtres et de l'action de l'Esprit Saint dans l'Église. Lorsque nous parlons de l'Esprit, il est important de comprendre comment Celui qui est invisible et incompréhensible se manifeste dans la vie humaine et dans la vie de l'Église.

Tout d'abord, l'ardeur de leur cœur pousse les apôtres, qui craignaient encore récemment de paraître en public, à sortir sur les places de Jérusalem et à prêcher le Royaume manifesté en Jésus. Dans la prédication de Pierre, nous voyons une audace extraordinaire — certains l'appelleraient sans doute « originalité » — dans l'interprétation de l'Écriture, en particulier des psaumes de David. Cela aussi est un don de l'Esprit : la capacité de voir et de percevoir la révélation de Dieu dans l'Écriture et dans les événements qui se déroulent.

Enfin, la dernière partie du chapitre montre comment l'Esprit a fait croître et a transformé la communauté apostolique. Ces versets (41–47) méritent d'être relus attentivement afin de comprendre sur quels principes le Seigneur commence à bâtir Son Église.

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Pour Ac 2:1-47
1 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
2 quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
3 Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
4 Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5 Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
7 Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ?
9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! »
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l’un à l’autre : « Que peut bien être cela ? »
13 D’autres encore disaient en se moquant : « Ils sont pleins de vin doux ! »
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : « Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n’est d’ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c’est bien ce qu’a dit le prophète :
17 Il se fera dans les derniers jours, dit Dieu,
que je répandrai de mon Esprit sur toute chair.
Alors vos fils et vos filles prophétiseront,
vos jeunes gens auront des visions
et vos vieillards des songes.
18 Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes
je répandrai de mon Esprit.
19 Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel
et des signes ici-bas sur la terre.
20 Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang,
avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21 Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 « Hommes d’Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès. Aussi bien n’était-il pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir ;
25 car David dit à son sujet :Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi,
car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26 Aussi mon cœur s’est-il réjoui
et ma langue a-t-elle jubilé ;
ma chair elle-même reposera dans l’espérance
27 que tu n’abandonneras pas mon âme à l’Hadès
et ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
28 Tu m’as fait connaître des chemins de vie,
tu me rempliras de joie en ta présence.
29 « Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd’hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d’avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n’a pas été abandonné à l’Hadès, et dont la chair n’a pas vu la corruption :
32 Dieu l’a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint, objet de la promesse, et l’a répandu. C’est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n’est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même :Le Seigneur a dit à mon Seigneur :
Siège à ma droite
,
35 jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. »
37 D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
38 Pierre leur répondit : « Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c’est pour vous qu’est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
40 Par beaucoup d’autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : « Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. »
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s’adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
42 Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s’emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
44 Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ;
45 ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun.
46 Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur.
47 Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.
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La lecture d’aujourd’hui nous parle de ce triomphe du Royaume que Jésus avait promis à Ses disciples. Et ce triomphe...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui nous parle de ce triomphe du Royaume que Jésus avait promis à Ses disciples. Et ce triomphe ne fut rien d’autre que la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, décrite avec tant de détail par l’évangéliste (v. 1-4). Au premier regard, cette description contient tous les éléments traditionnels propres à la tradition prophétique de l’Ancien Testament: car, dans l’Antiquité aussi, l’action de l’esprit de Dieu se manifestait parfois par un souffle de vent (2 S 5:22-24), et la présence de Dieu, habituellement appelée dans la Bible « gloire », rappelait souvent le feu ou la lumière (Ex 40:34-38). Mais maintenant cette présence ne touche pas seulement ceux qui se trouvaient dans la chambre. Elle s’étend aussi à ceux qui écoutaient les apôtres dans les rues de Jérusalem. Et ils perçoivent la prédication des apôtres comme si ceux-ci parlaient dans la langue maternelle des pèlerins venus à Jérusalem pour la fête depuis des pays très divers (v. 5-13).

Et il ne s’agit évidemment pas du fait que les apôtres auraient soudain reçu des capacités surnaturelles pour les langues étrangères. Car, même si c’était le cas, dans les rues de Jérusalem aux jours de la fête de Chavouot (la Pentecôte), il y avait tant de nations et de langues représentées que les apôtres n’auraient pas pu prêcher simultanément à tous, même si chacun d’eux avait réellement parlé une langue étrangère: dans la liste donnée par l’évangéliste, manifestement incomplète, il y en a nettement plus que douze. Il s’agit, semble-t-il, du fait que ceux qui écoutaient les apôtres se sont eux aussi trouvés dans le Royaume, où il n’existe aucune barrière linguistique. Ici, les sens sont perçus non par le mot, mais directement, de cœur à cœur; leur incarnation se fait déjà dans l’âme de l’auditeur, qui exprime naturellement ce qu’il a reçu avec les mots de sa langue maternelle. Ainsi s’accomplirent les paroles du Sauveur sur le Royaume et sur l’Esprit, dites aux apôtres au moment de l’Ascension (Ac 1:8).

Mais la Pentecôte n’était que le commencement de l’histoire du Royaume entrant dans le monde, et maintenant les apôtres l’ont parfaitement compris. Ainsi Pierre, d’une part, parle de la fin des temps, qui est déjà venue (v. 14-21), et d’autre part de cette époque nouvelle qui a commencé après la résurrection du Sauveur (v. 25-36). Le sens principal de sa prédication est que, malgré tout, il n’est pas trop tard pour se convertir et recevoir le Messie crucifié et ressuscité; bien que le dernier jour soit déjà arrivé, les portes du Royaume ne sont pas du tout fermées, au contraire, elles s’ouvrent toutes grandes pour quiconque est prêt à entrer (v. 37-40).

Un tel témoignage était extrêmement inhabituel: car, selon les représentations traditionnelles, on associait à la fin des temps seulement le Jugement; il n’était déjà plus question d’aucune conversion, on estimait qu’il était trop tard pour se repentir au jour du Jugement. Or maintenant il apparaissait que l’histoire du salut, au fond, ne faisait que commencer, et que chacun avait une chance de salut, même ceux qui se trouvaient directement ou indirectement impliqués dans cette mort que le Sauveur dut subir sur la croix (v. 36-38). Ainsi s’acheva l’histoire terrestre et commença l’histoire du Royaume entrant dans le monde.

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