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RÉFLEXIONS pour Jn 1:36-38

36 Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’agneau de Dieu. »
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.
38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi — ce qui veut dire Maître —, où demeures-tu ? »
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Les mots clés de l'Évangile selon Jean sont sans doute « rencontre » et « disciples ». Presque toutes les situations que décrit l'évangéliste sont des situations de rencontre de Jésus avec diverses personnes, qui deviennent ensuite Ses disciples. Qu'est-ce qu'une rencontre ? Le Maître a vu chacun de nous avant même que nous ayons appris quelque chose de Lui, mais il nous reste un dernier pas (qui est aussi le premier) : venir chez Lui, savoir où Il demeure, puis parler de Lui à ceux que nous aimons. Alors nous deviendrons nous aussi « témoins » de ce que nous avons vu et entendu, témoins de Sa venue dans le monde d'auprès du Père. Alors Il deviendra pour nous l'échelle par laquelle communiquent le monde d'en haut et le nôtre.

Autres réflexions

 
Pour Jn 1:35-51
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’agneau de Dieu. »
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.
38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi — ce qui veut dire Maître —, où demeures-tu ? »
39 Il leur dit : « Venez et voyez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus.
41 Il trouve d’abord son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous l’avons trouvé, le Messie » — ce qui veut dire Christ.
42 Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t’appelleras Céphas » — ce qui veut dire Pierre.
43 Le lendemain, il résolut de partir pour la Galilée, et il trouve Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! »
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. »
46 Nathanaël lui dit : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois. »
47 Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite sans détour. »
48 Nathanaël lui dit : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
49 Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. »
50 Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit : « Je t’ai vu sous le figuier », tu crois ! Tu verras mieux encore. »
51 Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
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Les premiers disciples viennent au Christ, et nous voyons différentes manières de venir à Lui, qui se répéteront au fil...  Lire la suite

Les premiers disciples viennent au Christ, et nous voyons différentes manières de venir à Lui, qui se répéteront au fil des millénaires. Faisant confiance aux paroles de Jean, les premiers disciples le quittent pour Celui qu'il leur a désigné. Jean lui-même n'est pas allé vers Lui, mais il n'a pas non plus retenu jalousement ses disciples : servir Dieu, même autrement que lui, comptait davantage à ses yeux que les ambitions personnelles. Philippe a suivi le Christ en répondant à Son appel personnel ; Nathanaël, lui, est venu après la prédication de Philippe, qui avait cru avant lui, bien que sa première réaction ait été la méfiance. Pourtant, c'est précisément ce sceptique, à l'esprit critique mais capable de « venir voir », que le Christ a appelé « sans ruse ». Un doute honnête n'empêche pas la naissance de la foi.

Les deux premiers disciples ne commencent pas par chercher à résoudre de grandes questions générales ; une simple question les intéresse : où habites-Tu ? Ils reçoivent une réponse simple : venez, et vous verrez. On peut longtemps théoriser, méditer des constructions verbales pour essayer de comprendre les subtilités théologiques ; tout cela, important et nécessaire en soi, sera pourtant dépourvu de sens si l'on ne suit pas le Christ. Mais à quiconque est prêt à venir, Il donnera aussi la possibilité de « voir » : de voir et d'éprouver ce que la seule réflexion ne permet pas d'atteindre.

La vie avec le Christ est l'unité de la conviction intérieure et de l'action.

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Pour Jn 1:35-51
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’agneau de Dieu. »
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.
38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi — ce qui veut dire Maître —, où demeures-tu ? »
39 Il leur dit : « Venez et voyez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus.
41 Il trouve d’abord son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous l’avons trouvé, le Messie » — ce qui veut dire Christ.
42 Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t’appelleras Céphas » — ce qui veut dire Pierre.
43 Le lendemain, il résolut de partir pour la Galilée, et il trouve Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! »
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. »
46 Nathanaël lui dit : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois. »
47 Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite sans détour. »
48 Nathanaël lui dit : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
49 Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. »
50 Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit : « Je t’ai vu sous le figuier », tu crois ! Tu verras mieux encore. »
51 Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
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Que signifie reconnaître le Messie ? Et que signifie cette reconnaissance elle-même ? Certains Le trouvent en suivant les indications d'autres personnes, de celles qui ont déjà vu et reconnu. Pour d'autres, un signe suffit, une allusion à quelque chose de leur vie qui leur est connu...  Lire la suite

Que signifie reconnaître le Messie ? Et que signifie cette reconnaissance elle-même ? Certains Le trouvent en suivant les indications d'autres personnes, de celles qui ont déjà vu et reconnu. Pour d'autres, une allusion suffit : une allusion à quelque chose de leur vie connu d'eux-mêmes et de Dieu. Mais cela signifie-t-il qu'ils ont réellement reconnu le Messie ? Ce n'est pas par hasard que le Sauveur dit à Nathanaël : tu verras davantage. Pour l'instant, il a encore peu vu. On pourrait dire qu'il n'a encore rien vu.

Sauf, peut-être, l'indice de quelque chose qui dépasse manifestement les capacités et les possibilités d'un homme ordinaire. Mais voir cela ne signifie pas encore voir le Messie. Ni Le rencontrer. Ni toucher au Royaume que le Messie a apporté dans ce monde. Bien sûr, tous les miracles sont eux aussi des manifestations du Royaume. Des manifestations de la puissance de Dieu. De l'autorité que le Messie possède dans Son Royaume.

Mais la puissance n'est pas tout, même lorsqu'il s'agit de celle de Dieu. La puissance est toujours quelque chose d'extérieur. Elle entre en contact avec l'homme et peut le changer par ce contact, mais seulement extérieurement. À moins, bien sûr, qu'il ne laisse Dieu entrer en lui. Pour cela, cependant, il doit rencontrer Dieu. Rencontrer le Messie. Non comme une puissance, mais comme une Personne. Non comme ce qui peut accomplir un miracle dans sa vie, mais comme Celui qui peut l'accomplir. Alors seulement, on peut parler de rencontre. Nathanaël n'avait pas encore vu l'essentiel. Il n'avait pas vu le Messie.

Il avait seulement vu Jésus de Nazareth, qui s'était révélé thaumaturge. Un homme extraordinaire. Sans doute un homme de Dieu. Peut-être même le Messie. Mais le Messie n'était pas encore entré dans le cœur de Nathanaël. Cela était encore à venir. Quand Il y entrera, il apparaîtra que l'essentiel n'est ni la puissance ni les miracles, qui n'en sont que les conséquences. La cause est dans le cœur : le cœur où se trouve le souffle de vie qui vient de Dieu, et le souffle du Royaume donné par le Messie. Alors, on découvre que le christianisme n'est ni puissance, ni autorité sur le monde spirituel et naturel, ni miracles. C'est la vie nouvelle d'un homme nouveau. Tout le reste n'est que conséquence de cette vie nouvelle, de la vie donnée en plénitude par Celui qui a apporté le Royaume dans le monde.

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Pour Jn 1:35-51
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’agneau de Dieu. »
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.
38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi — ce qui veut dire Maître —, où demeures-tu ? »
39 Il leur dit : « Venez et voyez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus.
41 Il trouve d’abord son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous l’avons trouvé, le Messie » — ce qui veut dire Christ.
42 Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t’appelleras Céphas » — ce qui veut dire Pierre.
43 Le lendemain, il résolut de partir pour la Galilée, et il trouve Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! »
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. »
46 Nathanaël lui dit : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois. »
47 Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite sans détour. »
48 Nathanaël lui dit : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
49 Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. »
50 Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit : « Je t’ai vu sous le figuier », tu crois ! Tu verras mieux encore. »
51 Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
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Depuis le jour de Pâques, à de rares exceptions près, nous lisons presque sans interruption l’Évangile selon Jean, et se succèdent les uns après les autres des passages étonnants et profonds, dont chacun...  Lire la suite

Depuis le jour de Pâques, à de rares exceptions près, nous lisons presque sans interruption l’Évangile selon Jean, et se succèdent les uns après les autres des passages étonnants et profonds, dont chacun donnerait envie de parler au superlatif. Aujourd’hui encore, nous lisons le récit de l’appel des premiers apôtres, qui est bien sûr coloré par la joie pascale. Les paroles de l’apôtre André le Premier-Appelé y semblent donc les plus significatives : « Nous avons trouvé le Messie ». Les apôtres ne pouvaient même pas imaginer alors ce qu’ils auraient à vivre et ce dont ils seraient témoins. Mais grâce à eux et avec eux, nous aussi maintenant, ayant vécu la Résurrection du Seigneur Jésus, nous pouvons dire : « Nous avons trouvé le Messie ». Et surtout, c’est lui qui nous a trouvés.

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Pour Jn 1:35-51
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’agneau de Dieu. »
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.
38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi — ce qui veut dire Maître —, où demeures-tu ? »
39 Il leur dit : « Venez et voyez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus.
41 Il trouve d’abord son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous l’avons trouvé, le Messie » — ce qui veut dire Christ.
42 Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t’appelleras Céphas » — ce qui veut dire Pierre.
43 Le lendemain, il résolut de partir pour la Galilée, et il trouve Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! »
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. »
46 Nathanaël lui dit : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois. »
47 Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite sans détour. »
48 Nathanaël lui dit : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
49 Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. »
50 Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit : « Je t’ai vu sous le figuier », tu crois ! Tu verras mieux encore. »
51 Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
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Il est intéressant de voir comment se répand la nouvelle du Messie apparu dans le monde. D’un côté, on va vers Lui pour Le regarder...  Lire la suite

Il est intéressant de voir comment se répand la nouvelle du Messie apparu dans le monde. D’un côté, on va vers Lui pour Le regarder. «Où demeures-Tu?» «Viens et vois.» Et il ne peut en être autrement, car il ne suffit pas d’entendre parler du Royaume; il faut absolument le voir soi-même, de ses propres yeux. Il faut rester près du Messie, Lui faire confiance comme on fait confiance à celui dans la maison duquel on entre. Mais pour faire le premier pas, il faut entendre. Entendre la bonne nouvelle que le Messie promis par Dieu est réellement venu. Et prendre soi-même, librement, la décision de savoir comment se rapporter à cette nouvelle.

Car, en fin de compte, l’homme est tout de même libre. Dans le monde déchu, chacun de nous est lié par mille liens conditionnés par les lois de ce monde non transfiguré; et dans le Royaume nous nous remettons entièrement à Dieu. Mais la question du choix, dans quel monde vivre et quelles lois suivre, Dieu nous la laisse.

Bien sûr, lorsque le choix est fait, Dieu intervient et aide, si le Royaume a été choisi. Il ne peut en être autrement: quoi que nous choisissions, nous n’entrerons pas dans le Royaume sans l’aide de Dieu, sans l’intervention directe du Sauveur, quelque désir que nous en ayons. Mais la possibilité même d’une telle intervention est conditionnée avant tout par notre propre choix. Dieu ne fera pas irruption de force dans notre vie.

Bien sûr, Il peut parfois pousser, attirer l’attention, rappeler quelque chose, comme Jésus rappelle quelque chose à Nathanaël. Mais Nathanaël, lui aussi, cherchait et attendait apparemment le Messie avec une sincérité parfaite; et ses paroles sur la Galilée, d’où il ne fallait rien attendre de bon, étaient un hommage à la tradition dont cet homme était sincèrement convaincu de la justesse. Mais il était honnête devant lui-même et devant Dieu, et une telle honnêteté ouvre le cœur à Dieu. Alors on peut pousser l’homme dans la bonne direction, car il ne résiste pas à la conduite de Dieu; il se trompe seulement. Or une erreur, même très grave, n’est pas fatale; seule est fatale la réticence obstinée à voir ses erreurs et à les corriger. Tout le reste peut être corrigé. Et si le chemin du Royaume est tout de même étroit, il ne nous reste à adresser les reproches qu’à nous-mêmes.

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Pour Jn 1:19-51
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : « Je ne suis pas le Christ. » —
21 « Qu’es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? » Il dit : « Je ne le suis pas. » — « Es-tu le prophète ? » Il répondit : « Non. »
22 Ils lui dirent alors : « Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? » —
23 Il déclara : « Moi ?la voix de celui qui crie dans le désert :
Rendez droit le chemin du Seigneur
,comme a dit Isaïe, le prophète. »
24 On avait envoyé des Pharisiens.
25 Ils lui demandèrent : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? »
26 Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas,
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. »
28 Cela se passait à Béthabara au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : « Voici l’agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.
30 C’est de lui que j’ai dit :Derrière moi vient un homme
qui est passé devant moi
parce qu’avant moi il était.
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c’est pour qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l’eau. »
32 Et Jean rendit témoignage en disant : « J’ai vu l’Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui.
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, celui-là m’avait dit : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint. »
34 Et moi, j’ai vu et je témoigne que celui-ci est l’Élu de Dieu. »
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’agneau de Dieu. »
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.
38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi — ce qui veut dire Maître —, où demeures-tu ? »
39 Il leur dit : « Venez et voyez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus.
41 Il trouve d’abord son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous l’avons trouvé, le Messie » — ce qui veut dire Christ.
42 Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t’appelleras Céphas » — ce qui veut dire Pierre.
43 Le lendemain, il résolut de partir pour la Galilée, et il trouve Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! »
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. »
46 Nathanaël lui dit : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois. »
47 Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite sans détour. »
48 Nathanaël lui dit : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
49 Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. »
50 Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit : « Je t’ai vu sous le figuier », tu crois ! Tu verras mieux encore. »
51 Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
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À la lecture du passage d'aujourd'hui, une question surgit: pourquoi Jean le Baptiste ne donne-t-il finalement aucune réponse précise à la question qui lui est posée sur son ministère? En effet, il avait tout à fait le droit de définir sa mission comme...  Lire la suite

À la lecture du passage d'aujourd'hui, une question surgit: pourquoi Jean le Baptiste ne donne-t-il finalement aucune réponse précise à la question qui lui est posée sur son ministère (v. 19-23)? En effet, il avait tout à fait le droit de définir sa mission comme proprement prophétique, et une telle réponse aurait pleinement satisfait la commission envoyée par la Synagogue pour vérification (v. 24-25). Mais Jean refuse par principe de parler de son ministère comme de quelque chose ayant sa propre signification: il ne regarde sa mission que comme une étape préparatoire, nécessaire pour préparer le peuple à la venue du Messie-Christ. Hors du contexte de cette tâche, le ministère de Jean perd manifestement tout sens, y compris pour le prophète lui-même (v. 25-27).

Et c'est précisément un tel regard sur sa propre mission qui permet sans doute à Jean de voir et de reconnaître le Messie (v. 29-34). Car pour reconnaître le Christ, il ne suffit pas simplement de le voir physiquement. Extérieurement, Jésus se distinguait peu d'un homme ordinaire. Bien sûr, ce qu'il disait, on ne pouvait pas l'entendre chaque jour ni de la bouche de n'importe qui, mais l'essentiel n'était tout de même pas dans les paroles. L'essentiel était dans ce Royaume qu'il portait avec lui partout où il allait. C'est pourquoi, pour reconnaître en Jésus le Messie-Christ promis par Dieu, il fallait toucher le Royaume et y participer.

Mais on ne peut participer au Royaume qu'à une seule condition très importante: celui qui le cherche doit oublier sa propre importance, oublier que lui-même, tout comme ses œuvres et ses ministères, pourraient signifier quelque chose par eux-mêmes, indépendamment du Royaume dans lequel il veut entrer. C'est peut-être pour cela que Jean ne veut pas témoigner de lui-même comme d'un prophète: car tous les grands prophètes d'Israël avaient leur propre mission, et chacune d'elles était, en un certain sens, autosuffisante. Chaque prophète était une grandeur en soi, et ceux qui l'entouraient le remarquaient toujours, même lorsque, comme cela arrivait le plus souvent, les prophètes eux-mêmes ne voulaient rien de tel. Mais en ce temps-là, la visibilité du prophète aidait à résoudre la tâche principale confiée par Dieu à l'un ou l'autre de ses serviteurs. Désormais, manifestement, la tâche consistait précisément à désigner le Messie tout en restant soi-même aussi peu visible que possible. Et Jean le Baptiste y parvient: il disparaît dans le rayonnement du Messie qui vient, et dans le rayonnement du Royaume que le Messie porte avec lui.

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