Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Jn 6:5-14

Levant alors les yeux et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : " Où achèterons-nous des pains pour que mangent ces gens ? "
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire.
Philippe lui répondit : " Deux cents deniers de pain ne suffisent pas pour que chacun en reçoive un petit morceau. "
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit:
" Il y a ici un enfant, qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? "
10 Jésus leur dit : " Faites s'étendre les gens. " Il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu. Ils s'étendirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
11 Alors Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu'ils en voulaient.
12 Quand ils furent repus, il dit à ses disciples : " Rassemblez les morceaux en surplus, afin que rien ne soit perdu. "
13 Ils les rassemblèrent donc et remplirent douze couffins avec les morceaux des cinq pains d'orge restés en surplus à ceux qui avaient mangé.
14 A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : " C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. "
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Jésus utilise manifestement chaque occasion pour montrer aux gens qui L’écoutent ce qu’est le Royaume. Et souvent ces occasions se trouvent liées au repas, à la nourriture, au rassasiement. Pour certains d’entre nous aujourd’hui, de telles manifestations du Royaume peuvent paraître « basses » et « dépourvues de spiritualité ». Mais il importe de se rappeler qu’un repas, en ce temps-là, n’était jamais une simple absorption de nourriture. Il commençait toujours par la bénédiction du pain et, s’il y avait du vin sur la table, du vin aussi. Sans une telle bénédiction, on ne se mettait pas à table. Et avec une telle approche, tout repas devenait sacré, car Dieu Lui-même était toujours invité à y prendre part. Et la fraction du pain, s’il y avait du pain sur la table, en était aussi une partie indispensable : car le pain, comme le vin, était en tout cas béni séparément. Avec une telle attitude envers le repas, celui-ci devenait une forme de communion avec Dieu, à laquelle participaient tous ceux qui étaient rassemblés à table.

Et Jésus, comme on le voit, s’en sert pour faire participer Ses auditeurs au Royaume, pour leur montrer ce que peut être la vie nouvelle dans le monde renouvelé. Bien sûr, les gens assis par terre dans l’attente du repas savaient parfaitement comment on bénissait le pain et le vin. Mais ils ne s’attendaient guère à ce que la bénédiction produise un tel effet. Et l’effet était manifeste : la nourriture qui semblait tout à fait insuffisante suffit pour tous.

Telle est la nature du Royaume, où la matière est entièrement soumise à l’esprit. Les auditeurs de Jésus ont commencé leur repas dans notre monde, encore non transfiguré, selon ses lois, et ils l’ont achevé dans le Royaume, selon les lois du Royaume. Il ne pouvait y avoir meilleur témoignage : il vaut toujours mieux voir une fois qu’entendre cent fois, et cela s’applique au Royaume plus qu’à toute autre chose. Bien sûr, il est peu vraisemblable que les gens qui écoutaient Jésus aient compris jusqu’au bout ce qui s’était passé. Mais ils ont reçu l’expérience de demeurer dans le Royaume, et une telle expérience ne s’oublie pas.

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