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RÉFLEXIONS pour Jn 1:18-28

18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? "
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " -
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. "
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " -
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. "
24 On avait envoyé des Pharisiens.
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? "
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas,
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. "
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
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Dans l’Évangile selon Jean, il est dit très peu de choses sur le ministère de Jean le Baptiste. Cela paraît particulièrement étrange si l’on se souvient que son auteur est un homme qui, avant de suivre Jésus, fut quelque temps disciple de Jean le Baptiste. Mais, d’un autre côté, c’est peut-être précisément pour cela que l’évangéliste ne jugeait pas nécessaire de parler longuement de la personne de Jean : il est probable qu’elle était assez bien connue non seulement de lui-même, mais aussi de son entourage le plus proche, si bien qu’il n’était pas nécessaire d’écrire beaucoup sur Jean le Baptiste. Il fallait mettre en relief l’essentiel de son ministère, et l’essentiel était la manière dont Jean le Baptiste lui-même définissait le sens de son service, en l’exprimant par les paroles d’Isaïe : préparer le chemin de Yahvé. Par là, le prophète voulait dire que sa tâche était de préparer le peuple à la venue du Messie. Et se préparer à sa venue signifiait, comme Jean le Baptiste lui-même en témoignait, se laver, se purifier du péché.

Bien sûr, dans les appels du prophète on peut voir quelque chose qui rappelle les nombreuses confréries de ce temps-là, celles que les historiens des religions appellent les « hémérobaptistes », les « gens qui se lavent sans cesse ». Tels étaient aussi les esséniens, qui pratiquaient régulièrement des ablutions purificatrices. Si, dans la pratique juive traditionnelle, l’ablution était toujours liée à la purification d’un péché concret commis par une personne, les esséniens, y compris les Qumraniens auxquels Jean semble avoir été lié dans sa jeunesse, le faisaient régulièrement, estimant que c’est la vie elle-même qui souille l’homme.

Mais la ressemblance, dans ce cas, n’était qu’extérieure : à la différence de ceux qui se lavaient sans cesse, Jean ne pensait pas que la purification soit un processus infini. Il était seulement certain que l’homme ne pourrait être purifié jusqu’au bout que lorsque la puissance de Dieu transformerait entièrement sa nature. Et il était encore certain que le Messie à venir saurait le faire. Quant à sa tâche, le prophète la voyait, semble-t-il, comme un rappel : la religiosité seule ne suffit pas, et l’homme que les conceptions traditionnelles considèrent comme pur et parfaitement en règle ne l’est pas aux yeux de Dieu. C’est pourquoi il faut être prêt à faire le pas suivant sur le chemin de la résistance à sa propre nature pécheresse. Un pas qui ouvre le chemin du Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Jn 1:18-28
18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? "
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " -
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. "
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " -
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. "
24 On avait envoyé des Pharisiens.
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? "
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas,
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. "
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
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Dans la lecture évangélique d’aujourd’hui, Jean le Baptiste s’applique une prophétie d’Isaïe (plus exactement du Second Isaïe), qui appelait à sortir...  Lire la suite

Dans la lecture évangélique d’aujourd’hui, Jean le Baptiste s’applique une prophétie d’Isaïe (plus exactement du Second Isaïe), qui appelait à sortir de la captivité babylonienne. « Préparez le chemin du Seigneur », disent les deux prophètes. Ce sont les paroles clés de ce jour, car nous sommes témoins des œuvres grandes et glorieuses de Dieu qu’Il accomplit pour le salut des hommes. Jadis, ce fut la délivrance de la captivité babylonienne et le retour en Terre promise. Les penseurs chrétiens ont presque toujours considéré cet événement historique comme une icône, une préfiguration de notre délivrance de la captivité du péché et de notre faiblesse spirituelle, et de notre retour dans notre patrie spirituelle, le Royaume des Cieux. Au temps de Jean le Baptiste, le Seigneur Lui-même est venu à nous en S’incarnant de la Vierge Immaculée ; enfin, dans les derniers temps, nous sommes devenus témoins de Sa Crucifixion et de Sa Résurrection.

À propos de Son second avènement dans la gloire, Il dit qu’il sera comme l’éclair qui va d’une extrémité du ciel à l’autre, si bien qu’il sera impossible de ne pas le voir ni le reconnaître. Mais Sa Mort et Sa Résurrection se produisent dans un silence et une petitesse étonnants. C’est pourquoi, pour que ces événements deviennent partie non seulement de l’histoire de l’univers, mais de ta vie spirituelle personnelle et de ta biographie spirituelle, il faut ouvrir à Dieu le chemin de ton cœur et rendre droits Ses sentiers.

Jean le Baptiste, qui parle, comme le souligne l’évangéliste Jean le Théologien, à des pharisiens connaissant bien l’Écriture, se contente de citer brièvement cette prophétie. Mais il n’est pas inutile pour nous de rappeler ce que dit le prophète : « Voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits dans la steppe les sentiers de notre Dieu ; que toute vallée soit comblée, que toute montagne et toute colline soient abaissées, que les chemins tortueux deviennent droits et les voies raboteuses aplanies ; alors la gloire du Seigneur apparaîtra et toute chair verra le salut de Dieu. »

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Pour Jn 1:19-28
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? "
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " -
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. "
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " -
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. "
24 On avait envoyé des Pharisiens.
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? "
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas,
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. "
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
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« La voix de celui qui crie dans le désert ». Ces mots, si on les arrache à leur contexte, sonnent comme un cri de solitude, ils sonnent désespérés...  Lire la suite

« La voix de celui qui crie dans le désert ». Ces mots, si on les arrache à leur contexte, sonnent comme un cri de solitude, ils sonnent désespérés. L'homme qui crie dans le désert ne sera vraisemblablement entendu par personne. Mais Jean n'est pas celui qui crie dans le désert, il en est la voix. La voix dans le désert est solitaire et ne peut pas ne pas être entendue, s'il y a quelqu'un pour écouter.

La solitude absolue attend toujours. Jean attend avec une grande tension ; dans le désert de la solitude, il est impossible de ne pas entendre les pas de Celui qui peut combler toute solitude. C'est pourquoi Jean devient ermite, afin d'être le premier à entendre et à préparer le chemin, afin de devenir une voix pour ceux qui n'entendent pas eux-mêmes.

Ces paroles peuvent être une consolation pour ceux qui se sentent seuls. Dans la solitude, on entend mieux. Peut-être Dieu nous donne-t-Il la solitude pour qu'il nous soit plus facile de discerner, dans le bruit et la course de la vie moderne, Sa voix douce, Son appel, Son coup frappé aux portes encore fermées de notre cœur ? Et si nous ouvrons, le désert se remplira de la lumière et de la joie de Dieu.

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Pour Jn 1:19-34
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? "
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " -
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. "
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " -
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. "
24 On avait envoyé des Pharisiens.
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? "
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas,
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. "
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était.
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. "
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui.
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. "
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. "
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Nous avons devant nous le témoignage de Jean-Baptiste sur le baptême de Jésus, parvenu jusqu’à nous grâce aux disciples ; et si les autres...  Lire la suite

Nous avons devant nous le témoignage de Jean-Baptiste sur le baptême de Jésus, parvenu jusqu’à nous grâce aux disciples ; et si les autres évangélistes se sont appuyés sur les récits d’autres personnes, l’évangéliste Jean est lui-même témoin. Grâce à cela, nous pouvons approcher la manière dont le plus grand des prophètes a perçu le Plus Grand des fils des hommes.

Nous nous habituons tellement à ce que la prédication soit appelée témoignage que nous finissons par considérer cette définition uniquement comme une figure de style. Pourtant, elle a le sens le plus direct : celui qui prêche doit répondre de la véracité de ses paroles, comme les témoins devant un tribunal ; et, comme un témoignage judiciaire, la prédication peut influer sur le destin de ceux qui l’entendent. Elle peut peser sur le choix d’une décision qui conduit à la vie ou à la mort.

Le baptême lui-même n’est presque pas décrit ; l’attention de l’évangéliste porte sur les événements qui lui sont liés et qui se produisirent en ces jours-là. Remarquons cependant que Jean-Baptiste, lorsqu’il compare l’Esprit à une colombe, ne L’assimile pas littéralement à un oiseau créé, mais établit une comparaison en cherchant une image capable d’exprimer l’inexprimable.

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Pour Jn 1:19-51
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? "
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " -
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. "
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " -
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. "
24 On avait envoyé des Pharisiens.
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? "
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas,
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. "
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était.
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. "
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui.
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. "
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. "
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'agneau de Dieu. "
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.
38 Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Rabbi - ce qui veut dire Maître -, où demeures-tu ? "
39 Il leur dit : " Venez et voyez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui de jour-là. C'était environ la dixième heure.
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus.
41 Il rencontre en premier lieu son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie " - ce qui veut dire Christ.
42 Il l'amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : " Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas " - ce qui veut dire Pierre.
43 Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée ; il rencontre Philippe et lui dit : " Suis-moi ! "
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre.
45 Philippe rencontre Nathanaèl et lui dit : " Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. "
46 Nathanaèl lui dit : " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " Philippe lui dit : " Viens et vois. "
47 Jésus vit Nathanaèl venir vers lui et il dit de lui : " Voici vraiment un Israélite sans détour. "
48 Nathanaèl lui dit : " D'où me connais-tu ? " Jésus lui répondit : " Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. "
49 Nathanaèl reprit : " Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. "
50 Jésus lui répondit : " Parce que je t'ai dit : "Je t'ai vu sous le figuier", tu crois ! Tu verras mieux encore. "
51 Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. "
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À la lecture du passage d'aujourd'hui, une question surgit: pourquoi Jean le Baptiste ne donne-t-il finalement aucune réponse précise à la question qui lui est posée sur son ministère? En effet, il avait tout à fait le droit de définir sa mission comme...  Lire la suite

À la lecture du passage d'aujourd'hui, une question surgit: pourquoi Jean le Baptiste ne donne-t-il finalement aucune réponse précise à la question qui lui est posée sur son ministère (v. 19-23)? En effet, il avait tout à fait le droit de définir sa mission comme proprement prophétique, et une telle réponse aurait pleinement satisfait la commission envoyée par la Synagogue pour vérification (v. 24-25). Mais Jean refuse par principe de parler de son ministère comme de quelque chose ayant sa propre signification: il ne regarde sa mission que comme une étape préparatoire, nécessaire pour préparer le peuple à la venue du Messie-Christ. Hors du contexte de cette tâche, le ministère de Jean perd manifestement tout sens, y compris pour le prophète lui-même (v. 25-27).

Et c'est précisément un tel regard sur sa propre mission qui permet sans doute à Jean de voir et de reconnaître le Messie (v. 29-34). Car pour reconnaître le Christ, il ne suffit pas simplement de le voir physiquement. Extérieurement, Jésus se distinguait peu d'un homme ordinaire. Bien sûr, ce qu'il disait, on ne pouvait pas l'entendre chaque jour ni de la bouche de n'importe qui, mais l'essentiel n'était tout de même pas dans les paroles. L'essentiel était dans ce Royaume qu'il portait avec lui partout où il allait. C'est pourquoi, pour reconnaître en Jésus le Messie-Christ promis par Dieu, il fallait toucher le Royaume et y participer.

Mais on ne peut participer au Royaume qu'à une seule condition très importante: celui qui le cherche doit oublier sa propre importance, oublier que lui-même, tout comme ses œuvres et ses ministères, pourraient signifier quelque chose par eux-mêmes, indépendamment du Royaume dans lequel il veut entrer. C'est peut-être pour cela que Jean ne veut pas témoigner de lui-même comme d'un prophète: car tous les grands prophètes d'Israël avaient leur propre mission, et chacune d'elles était, en un certain sens, autosuffisante. Chaque prophète était une grandeur en soi, et ceux qui l'entouraient le remarquaient toujours, même lorsque, comme cela arrivait le plus souvent, les prophètes eux-mêmes ne voulaient rien de tel. Mais en ce temps-là, la visibilité du prophète aidait à résoudre la tâche principale confiée par Dieu à l'un ou l'autre de ses serviteurs. Désormais, manifestement, la tâche consistait précisément à désigner le Messie tout en restant soi-même aussi peu visible que possible. Et Jean le Baptiste y parvient: il disparaît dans le rayonnement du Messie qui vient, et dans le rayonnement du Royaume que le Messie porte avec lui.

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Pour Jn 1:1-18
Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.
Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean.
Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme; il venait dans le monde.
10 Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
11 Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.
12 Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
13 lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14 Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
15 Jean lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était. "
16 Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
17 Car la Loi fut donnée par Moïse; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
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Que pouvons-nous savoir de Dieu ? Les paroles humaines peuvent-elles exprimer ce qui dépasse les paroles et la pensée ?...  Lire la suite

Que pouvons-nous savoir de Dieu ? Les paroles humaines peuvent-elles exprimer ce qui dépasse les paroles et la pensée ? Quels livres et quels sages enseignements peuvent décrire de manière adéquate le Dieu que personne n'a jamais vu ? Le premier et central message de l'Évangile selon Jean nous parle de la Parole par laquelle l'Inexprimable s'est exprimé lui-même jusqu'au bout, car cette Parole est de même nature que Dieu. Cette Parole n'a pas été écrite dans un livre : elle s'est faite chair, un être humain, l'un de nous. Moïse ne pouvait qu'entendre parler du caractère ineffable du Nom (Dieu lui disait en substance : « Je suis qui je suis ; aucun nom ne peut exprimer mon essence »), tandis que l'auteur de l'Évangile a vu un Homme qui pouvait dire : « Moi et le Père, nous sommes un » et « Qui m'a vu a vu le Père ». Désormais, on peut non seulement entendre parler de Dieu à travers la parole de la Loi, qui n'exprime sa volonté que de manière limitée : l'homme qui a écrit l'Évangile a vu Dieu, entendu ses propres paroles, senti la chaleur de son corps et est devenu son disciple. Il écrit pour témoigner de ce qu'il a vu, de la manière dont le Fils a révélé Celui que personne n'a jamais vu.

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Pour Jn 1:1-18
Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.
Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean.
Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme; il venait dans le monde.
10 Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
11 Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.
12 Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
13 lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14 Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
15 Jean lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était. "
16 Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
17 Car la Loi fut donnée par Moïse; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
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L’Évangile selon Jean, comme l’Ancien Testament, commence par un récit de la Création, donnant ainsi un ton qui nous aide non seulement...  Lire la suite

L’Évangile selon Jean, comme l’Ancien Testament, commence par un récit de la Création, donnant ainsi un ton qui nous aide non seulement à voir les jours de la vie terrestre du Christ dans leur contexte historique et culturel, mais aussi à comprendre leur rapport à l’éternité. La lumière apportée au monde par le Christ n’est pas seulement une métaphore de Son enseignement : c’est précisément la lumière par laquelle la Création a commencé. De même, le Verbe qui était au commencement n’était pas ce mot qui sert d’unité au langage. (Combien de fois l’expression « au commencement était le Verbe » est-elle employée en vain, détachée de son sens véritable !) Mais les paroles humaines ne peuvent sauver du péché et de la mort.

Le récit du Verbe qui a demeuré parmi les hommes s’entrelace avec celui d’un homme nommé Jean. Une fois encore, nous pouvons percevoir le lien mystérieux entre l’éternel et le temporel, car c’est seulement à leur rencontre que nous pouvons comprendre le sens de notre existence révélé par la Bible. Le Seigneur Lui-même, qui appartient à l’éternité, est entré dans le monde temporel et en a montré l’importance.

Le christianisme ne méprise pas le temporel au nom de l’éternel, mais le transforme en le faisant participer à l’éternel.

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Pour Jn 1:1-18
Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.
Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean.
Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme; il venait dans le monde.
10 Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
11 Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.
12 Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
13 lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14 Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
15 Jean lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était. "
16 Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
17 Car la Loi fut donnée par Moïse; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
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Le remarquable hymne qui ouvre l'Évangile selon Jean nous entrouvre le mystère de la vie intérieure de Dieu. Car Dieu est une personne, en un certain sens comme chacun de nous. Seulement, et dans ce « seulement » réside la différence absolue entre Dieu et l'homme, contrairement à chacun de nous, Il est une Personne infinie. Conditionnée par rien, sinon par Sa propre volonté...  Lire la suite

Le remarquable hymne qui ouvre l'Évangile selon Jean nous entrouvre le mystère de la vie intérieure de Dieu. Car Dieu est une personne, en un certain sens comme chacun de nous. Seulement, et dans ce « seulement » réside la différence absolue entre Dieu et l'homme, contrairement à chacun de nous, Il est une Personne infinie. Conditionnée par rien, sinon par Sa propre volonté, et donc par Lui-même. Et par conséquent n'ayant besoin de personne. Et naturellement, n'étant tenue de rien communiquer à personne au sujet de Sa vie. Pourquoi Lui faut-il la création, pourquoi Lui faut-il nous tous : c'est Son énigme. Il faudrait être Lui pour connaître la réponse. Mais le fait demeure : Il a créé le monde et nous comme partie de ce monde. Et Il nous aime. Et Il nous entrouvre un tout petit peu, à peine, le mystère de Sa vie. Il s'avère que, comme nous, Il ne se connaît pas seulement Lui-même. Il se connaît encore continuellement.

Comment Il y parvient, c'est Son mystère. Nous, bien sûr, ne pourrions pas à la fois nous connaître en plénitude, nous connaître dans toute la profondeur, et en même temps demeurer dans un repos complet. Et encore hors de tous les espaces et de tous les temps existant dans le monde créé. Plus exactement, au-dessus d'eux. Comment cela Lui est possible, nous ne le saurons jamais. Mais c'est en cela que consiste la plénitude de Sa vie. Et cette plénitude, Il l'ouvre au monde. Il la projette dans le monde. Et Il fait tenir cette plénitude de Sa vie dans les limites de la nature humaine. Certes, pas telle que la nôtre. Mais tout de même humaine. Telle que notre humanité aurait pu être si la chute n'avait pas eu lieu.

Et pourtant c'est une nature créée. Créée par Lui. Mais dès le commencement, nous, les hommes, n'étions pas seulement une nature. Dès le commencement, nous avons reçu ce souffle de vie qui, à proprement parler, fait de nous des hommes. Or c'est Son souffle. Qui respire en nous. Sa présence en nous. Certes, non dans la plénitude propre à Sa propre vie. Mais tout de même Son souffle. Et sans la chute, nous aurions été tout autres, non pas grâce à quelque nature particulière qui nous aurait été retirée après la chute, mais grâce au fait que notre vie aurait été entièrement déterminée par ce souffle.

Et non pas au degré minimal où elle est déterminée par lui maintenant, quand ce souffle en nous est parfois à peine perceptible même pour nous-mêmes. Mais s'Il le veut, Sa présence dans l'homme peut devenir pleine. Telle qu'elle demeure en Lui-même. Et alors naîtra dans le monde l'Homme avec une majuscule. L'Homme en qui Dieu sera manifesté au monde en plénitude. Et par qui, dans la même plénitude, Sa vie s'ouvrira à chacun de nous. La vie que le Sauveur est venu nous donner. La vie en plénitude et en abondance.

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Pour Jn 1:1-18
Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.
Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean.
Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme; il venait dans le monde.
10 Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
11 Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.
12 Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
13 lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14 Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
15 Jean lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était. "
16 Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
17 Car la Loi fut donnée par Moïse; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
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Le mot grec « Logos », selon les contextes, signifie non seulement « parole », mais aussi « sens », « dessein », « connaissance », « raison » et même « chemin »... Alors l’incarnation du Verbe, c’est...  Lire la suite

Le mot grec « Logos », selon les contextes, signifie non seulement « parole », mais aussi « sens », « dessein », « connaissance », « raison » et même « chemin »... Alors l’incarnation du Verbe, c’est à la fois la manifestation aux hommes de la Raison divine, le dévoilement de Son Dessein, la révélation du Chemin, la manifestation de la plénitude de la Communion, et tout cela dans l’unique personne divino-humaine de Jésus-Christ, qui a vécu dans ce monde, qui a marché sur cette terre auprès des disciples qui L’ont « vu, entendu et touché » (cf. 1 Jn 1:1).

L’Évangile est toujours le témoignage rendu au Christ par ceux qui L’ont connu. Nous avons le droit de ne pas les croire, nous pouvons prendre leurs paroles sur la grâce, la vérité et la gloire pour un mensonge ou une erreur sincère, pour une métaphore poétique ou une exagération enthousiaste ; alors la Bonne Nouvelle ne nous atteindra pas, et nous ne trouverons ni sens, ni communion, ni chemin.

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Pour Jn 1:1-18
Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.
Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean.
Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme; il venait dans le monde.
10 Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
11 Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.
12 Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
13 lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14 Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
15 Jean lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était. "
16 Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
17 Car la Loi fut donnée par Moïse; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
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L'évangéliste Jean parle ici de l'essence de ce dont il est devenu témoin: la vie terrestre de Jésus Christ. En regardant en arrière, soixante ans après les événements décrits, il voit et nomme l'essentiel...  Lire la suite

L'évangéliste Jean parle ici de l'essence de ce dont il est devenu témoin: la vie terrestre de Jésus Christ. En regardant en arrière, soixante ans après les événements décrits, il voit et nomme l'essentiel: le Logos prééternel, Celui en qui se trouve tout le sens de l'univers, tout le dessein sur la création, Celui qui est Dieu, s'est incarné, a abaissé sa vie jusqu'à la vie humaine et a habité sur la terre, en communion avec Jean et les autres contemporains. Ici, dans notre monde, est descendue la plénitude de la grâce et de la vérité; elle est devenue visible, audible, tangible, montrant à tous que la chair humaine peut contenir la présence de Dieu, peut être pure du péché, peut être élevée à la vie éternelle. Le mot même de « gloire », « gloire de Dieu », signifie la manifestation visible et connaissable du Dieu invisible et incompréhensible, non pas seulement un symbole, mais le fait de sa présence agissante. Et l'apôtre Jean témoigne de cette manifestation de Dieu lui-même dans la personne, l'hypostase selon la terminologie patristique, du Fils unique: Fils de Dieu et Fils de l'Homme, Jésus Christ.

Deux questions surgissent ici. La première: croyons-nous à ce témoignage? Ce n'est pas si facile: nous sommes habitués au fait que l'on nous prouve tout, nous contraignant ainsi à être d'accord; ici, il n'y a et ne peut y avoir aucune preuve, aucune contrainte. Il faut prendre sa propre décision, absolument libre...

Et la deuxième question: même si tout cela a eu lieu, cela a-t-il un rapport quelconque avec ma vie? Si l'on y réfléchit, tout cela nous révèle à quelle hauteur peut atteindre la vie humaine, combien elle peut être remplie de sens et de justice. Bien plus: s'il y a une présence de Dieu dans ce monde, on peut y entrer; et si Dieu a pu entrer dans un corps humain, il peut entrer aussi en nous. Ainsi, une union dans les deux sens entre notre vie et la vie de Dieu, la vie éternelle, est possible! C'est assez considérable, n'est-ce pas?

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